Pendant des années, l’investisseur français qui voulait « tout le monde » dans son PEA devait bricoler : un ETF MSCI World d’un côté, un ETF émergents de l’autre, et un petit tableur pour garder les proportions. Depuis juillet 2026, Amundi propose enfin un seul ETF qui fait les deux : le GPEA, alias Amundi PEA Global (MSCI ACWI).
Sur le papier, c’est le produit rêvé pour le particulier qui veut investir simplement, sans se prendre la tête, et pour très longtemps. Mais comme toujours, le diable se cache dans les détails : des frais un peu plus élevés que ses cousins, un encours encore modeste et surtout une réplication synthétique qui fait parfois peur (à tort ou à raison, on va en parler).
J’en ai acheté, et je garde aussi mes WPEA. Pourquoi ? Et bien, je vais vous l’expliquer…
GPEA : la fiche d’identité
GPEA réplique le MSCI ACWI, c’est-à-dire environ 2 500 entreprises de 47 pays : les 23 pays développés du MSCI World, plus 24 pays émergents (Chine, Taïwan, Inde, Brésil, Corée du Sud…).
Caractéristique
GPEA
Nom complet
Amundi PEA Global (MSCI ACWI) UCITS ETF Acc
Code ISIN
FR0014017NX3
Ticker
GPEA (Euronext Paris)
Société de gestion
Amundi Asset Management
Date de création
6 juillet 2026 (cotation le 15 juillet 2026)
Indice répliqué
MSCI AC World Daily Net Total Return
Méthode de réplication
Synthétique (swap non financé)
Frais de gestion
0,30 % par an
Encours
Environ 80 millions d’euros (14 octobre 2026)
Dividendes
Capitalisation (réinvestis)
Prix de la part
Environ 5 euros
Éligibilité
PEA, compte-titres, assurance-vie selon les contrats
Quelques points à garder en tête :
Les émergents ne pèsent qu’environ 11 à 12 % de l’indice. GPEA reste donc d’abord un ETF « pays riches », avec une touche d’émergents.
Les États-Unis représentent près de 64 % de l’ensemble, et la technologie environ 30 %. Nvidia, Apple et Microsoft restent en tête. Diversifié, oui. Neutre, certainement pas.
Le prix de la part (environ 5 euros) est parfait pour un investissement progressif avec de petites sommes : 50 euros par mois, ça fait 10 parts, pas besoin de fractions.
Un ETF tout neuf n’a pas d’historique. On ne connaît pas encore son écart de suivi réel par rapport à l’indice (la tracking difference). Il faudra attendre six mois à un an pour juger sur pièces. Mais ceci dit, il n’y a aucune raison de douter qu’Amundi ne fera pas aussi bien que d’habitude.
Comparaison avec les autres ETF éligibles au PEA
Pour être exposé au « monde » dans un PEA, on a aujourd’hui trois grandes familles : le MSCI World seul, le MSCI ACWI (GPEA), ou le bricolage World + émergents.
ETF
Ticker
Indice
Frais
Encours (environ)
Création
Amundi PEA Global
GPEA
MSCI ACWI
0,30 %
80 M€
2026
iShares MSCI World Swap PEA
WPEA
MSCI World
0,20 %
2,3 Md€
2024
Amundi PEA Monde
DCAM
MSCI World
0,20 %
1,2 Md€
2025
Amundi MSCI World Swap
CW8
MSCI World
0,38 %
6,5 Md€
2009
Amundi PEA Emergent ESG Transition
PAEEM
MSCI EM ESG Transition
0,30 %
270 M€
2019
Tous ces ETF sont capitalisants et tous utilisent un swap (on verra pourquoi plus bas). Les encours sont arrondis et datés de l’été ou de l’automne 2026 selon les sources.
Quelques remarques :
WPEA et DCAM sont les champions des frais sur le MSCI World (0,20 %). Ils laissent de côté les émergents.
CW8 est le doyen, avec le plus gros encours, mais ses 0,38 % ne se justifient plus pour de nouveaux versements. Son prix de part (près de 700 euros) n’aide pas non plus les petits budgets.
Le bricolage WPEA (88 %) + PAEEM (12 %) revient à environ 0,21 % de frais pondérés, soit 0,09 point de moins que GPEA. Mais PAEEM suit un indice filtré ESG, qui n’est pas exactement le MSCI Emerging Markets, et il faut rééquilibrer soi-même.
GPEA coûte 0,10 point de plus que WPEA. Sur 10 000 euros, cela fait 10 euros par an. Ce n’est pas rien sur trente ans, mais c’est le prix de la simplicité et des émergents « inclus ».
Pour mémoire, d’autres ETF PEA très utilisés, qui ne jouent pas dans la même catégorie :
ETF
Ticker
Indice
Frais
iShares S&P 500 Swap PEA
SPEA
S&P 500
0,10 %
Amundi PEA S&P 500
PSP5
S&P 500
0,12 %
BNP Paribas Easy S&P 500
ESE
S&P 500
0,14 %
Amundi PEA MSCI Europe
PCEU
MSCI Europe
0,15 %
Amundi PEA Nasdaq-100
PUST
Nasdaq-100
0,30 %
Ces ETF sont plus concentrés (un seul pays ou un seul secteur). Ils peuvent compléter un cœur de portefeuille « monde », mais pas le remplacer si l’objectif est la diversification. J’avais d’ailleurs consacré un article au PUST l’an dernier.
Physique ou synthétique : comment un ETF réplique son indice
Un ETF promet de faire « comme l’indice ». Il y a trois façons de tenir cette promesse, et aucune n’est parfaite.
1. La réplication physique complète
L’ETF achète réellement toutes les actions de l’indice, dans les mêmes proportions. C’est la méthode la plus intuitive : vous savez ce que vous possédez.
Ses limites :
Elle coûte cher sur les gros indices. Acheter et rééquilibrer 2 500 lignes, dont des petites valeurs émergentes peu liquides, génère des frais de transaction qui rongent la performance.
Le prêt de titres. Beaucoup d’ETF physiques prêtent leurs actions à des tiers pour gagner quelques points de base. Cela réintroduit… un risque de contrepartie, ce qu’on pensait justement éviter.
La fiscalité des dividendes étrangers. Un ETF physique subit les retenues à la source des pays où il investit, ce qui pèse sur la performance.
Elle est impossible dans un PEA pour un indice mondial, puisque le PEA exige au moins 75 % d’actions européennes.
2. La réplication physique par échantillonnage
L’ETF n’achète qu’une partie des titres, choisis pour reproduire au mieux le comportement de l’indice. C’est la solution courante pour les indices très larges (MSCI ACWI IMI, FTSE All-World…).
Sa limite principale : l’écart de suivi. En ne détenant pas tout, l’ETF peut s’écarter de l’indice, surtout lors des mouvements brutaux sur les petites valeurs.
3. La réplication synthétique (par swap)
C’est la méthode utilisée par GPEA, WPEA, DCAM, CW8 et quasiment tous les ETF « monde » du PEA. Le fonctionnement est un peu plus subtil :
L’ETF achète un panier de substitution, composé d’actions européennes liquides. C’est ce panier qui rend l’ETF éligible au PEA (au moins 75 % d’actions européennes).
Il signe un contrat d’échange (swap) avec une banque : l’ETF lui verse la performance de son panier, la banque lui verse la performance de l’indice visé (ici le MSCI ACWI).
Chaque jour, la valeur du swap est calculée. Si la banque doit de l’argent à l’ETF, cette dette est plafonnée à 10 % de l’actif par la réglementation européenne UCITS, et le swap est remis à zéro (reset) dès que ce seuil approche.
Dans le cas d’un swap non financé (celui de GPEA), l’ETF reste propriétaire de son panier d’actions. Dans un swap financé, l’ETF verse le cash à la banque, qui lui remet en échange des titres en garantie (le collatéral).
Les avantages sont réels : un suivi d’indice souvent très précis, des frais bas, et parfois un léger avantage fiscal sur les dividendes américains. Mais les limites existent aussi :
Le risque de contrepartie. Si la banque fait défaut, l’ETF peut perdre jusqu’à ce qu’elle lui doit, soit au maximum 10 % de l’actif. En pratique, le panier de substitution reste dans le fonds et il faudrait un scénario systémique pour en arriver là. Mais Lehman Brothers aussi, c’était « impossible »…
Ce que vous détenez n’est pas ce que vous suivez. Votre GPEA est rempli d’actions européennes, pas de Nvidia ni de TSMC. En temps normal, on s’en moque. En cas de crise de marché grave, on peut se poser des questions.
L’opacité. La composition du panier et l’identité de la contrepartie ne sont pas toujours mises en avant. Il faut aller les chercher dans la documentation de l’émetteur.
Le risque réglementaire, propre au PEA. L’éligibilité de ces ETF repose sur une règle (le panier européen) que l’État peut changer. On a eu un sérieux coup de chaud cet été.
Méthode
Ce que détient l’ETF
Point fort
Limite principale
Physique complète
Toutes les actions de l’indice
Transparence
Coûts sur les gros indices, impossible en PEA pour le monde
Physique par échantillonnage
Une partie des actions
Coûts réduits
Écart de suivi
Synthétique (swap)
Un panier de substitution + un swap
Suivi précis, éligible au PEA
Contrepartie, risque réglementaire
L’été où les ETF swappés ont failli quitter le PEA
Ce risque réglementaire n’a rien de théorique. Petit rappel de l’été 2026 :
Date
Événement
26 août 2026
Le ministre David Amiel annonce que le gouvernement ne proposera pas d’exclure les ETF swappés du PEA
25 août 2026
Question écrite du député Corentin Le Fur sur les intentions du gouvernement pour le budget 2027
24 juillet 2026
Note de quatre fédérations professionnelles (AFG, AMAFI, FBF, France Post-Marché) : la DG Trésor envisagerait de rendre ces fonds inéligibles
15 juillet 2026
GPEA arrive en bourse… en plein dans la tempête
14 mai 2026
Question écrite du sénateur Hervé Maurey demandant leur retrait du PEA
L’idée de Bercy était simple : le PEA a été créé pour financer les entreprises européennes, pas pour acheter le S&P 500 avec un avantage fiscal. On peut comprendre la logique. Mais pour des millions d’épargnants qui ont construit leur stratégie long terme sur ces ETF, le changement aurait été brutal, même avec une « clause du grand-père ».
Le gouvernement a donc reculé. Tant mieux. Mais je retiens surtout une leçon : ce que la loi donne, la loi peut le reprendre. Surtout en France, où la stabilité réglementaire n’est pas vraiment une tradition française (malheureusement). Le sujet reviendra sûrement un jour. C’est une raison de plus pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier… ni dans la même enveloppe.
Que fait l’investisseur (très) particulier ?
Ceci n’est évidemment pas un conseil en investissement, mais simplement ce qu’un simple particulier fait de son côté.
Je l’avais déjà écrit : je n’ai jamais été un grand fan des ETF, je préfère détenir les titres en direct, même si je reconnais l’efficacité et la simplicité de ces produits, et que j’augmente chaque année leur part dans mon portefeuille global . Mais de toute façon pour la partie « très long terme », en mode DCA permanent, de mon PEA, celle que je ne veux pas avoir à surveiller, l’ETF monde reste l’outil le plus raisonnable. Et là, j’utilise les deux.
1. WPEA reste mon socle. J’en détiens; il coûte 0,20 % par an, son encours dépasse les 2 milliards d’euros et ses écarts achat-vente sont serrés. Je n’ai aucune raison de le vendre. Je le garde, tout simplement. Avec un achat régulier (en Value Averaging pour ceux que ça intéresse).
2. GPEA reçoit mes nouveaux versements. Il m’apporte les émergents sans avoir à gérer une deuxième ligne ni à rééquilibrer. Et il évite PAEEM, dont l’indice filtré ESG ne me convainc pas pour cette poche. Avec une part à 5 euros, il se prête parfaitement à l’investissement progressif, que je pratique et défends sur ce site depuis 2011.
3. Deux émetteurs, deux structures, deux contreparties. WPEA est un fonds iShares (BlackRock) domicilié en Irlande. GPEA est un FCP français géré par Amundi. Les swaps ne sont pas signés avec les mêmes banques ni dans le même cadre juridique. Si l’un des deux rencontrait un problème (contrepartie, fermeture du fonds, changement de règle propre à un type de structure), l’autre ne serait pas forcément touché. C’est de la diversification… de la tuyauterie.
4. Le résultat est un « World légèrement émergent ». En combinant les deux, je suis un peu sous-pondéré en émergents par rapport au MSCI ACWI. C’est un choix assumé : je garde une petite exposition à ces marchés, sans en faire un pari. Mécaniquement, je vais favoriser le GPEA sur le long terme car j’y investi davantage que sur WPEA.
Et pour la partie que je veux vraiment « blinder », celle qui doit traverser toutes les crises, je reste fidèle à ce que j’écrivais au printemps 2025 : un ETF à réplication physique sur compte-titres, en complément du PEA. Pas parce que les ETF synthétiques sont dangereux, mais parce qu’un investisseur long terme doit pouvoir dormir tranquille même quand le monde ne l’est pas.
Pour finir, un mot sur le timing. Je ne cherche pas le point d’entrée parfait sur ce type d’ETF : je verse régulièrement, quelle que soit la météo boursière. Sur vingt ou trente ans, la discipline compte bien plus que le jour d’achat. Et comme disait Keynes, « à long terme, nous sommes tous morts »… raison de plus pour commencer tôt.
Avertissement et sources
Cet article ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et un ETF actions peut perdre une part importante de sa valeur. Mes chiffres sont arrêtés mi-octobre 2026, à vérifier sur les documents officiels des émetteurs avant tout investissement.
Avec une offre totale de 19,93 millions de bitcoins en circulation, un cours à 1 000 000 $ par BTC porterait la capitalisation de l’ensemble du réseau à 19 930 milliards de dollars (soit 19,93 billions de dollars). Ce seuil, longtemps jugé utopique, placerait Bitcoin parmi les mastodontes de la finance mondiale.
Le million, c’est tout un symbole comme le rappelait si bien les Inconnus. Allez, une petite relaxation avant de passer aux choses sérieuses !
Une valorisation historique
Atteindre la barre du million de dollars n’est pas qu’une victoire psychologique : c’est la reconnaissance d’un actif numérique à la rareté extrême. La formule est simple :Nombre total de BTC×Prix unitaire=19,93 millions×1 000 000 $=19,93 T$
Cette capitalisation dépasserait largement celle de nombreuses entreprises cotées : pour la comparer, elle représenterait par exemple près de deux fois la valeur actuelle de Microsoft ou d’Apple.
Actif
Taille approximative
Bitcoin à 1 000 000 $
19,93 T$
Or (haut de gamme des estimations)
28,787 T$
Marché actions mondial (fin Q3 2025)
144,8 T$
Marché Forex (volume quotidien d’échanges)
9,6 T$ par jour
Bitcoin versus l’or : un duel de titans
L’or reste la référence de la rareté matérielle. Selon les estimations, la valeur totale de l’or extrait et en circulation se situe entre 23 000 milliards et 34 500 milliards de dollars. À 1 000 000 $ par BTC, Bitcoin s’approcherait de la fourchette basse de l’or, à environ 19,9 T$ contre 28,8 T$ pour l’estimation la plus souvent citée. Il ne deviendrait pas le nouvel or, mais confirmerait sa place en tant qu’« or numérique ».
Le bitcoin exprimé en or ne dépasse pas ses plus hauts. Cela montre aussi que ce n’est certainement pas le bitcoin qui s’apprécie, mais bien le dollar (et autres monnaies) qui se déprécient. Le même raisonnement est bien sûr valable pour l’or.
Comparaison avec le marché actions mondial
Le marché des actions cotées affiche une valorisation record de 144,8 000 milliards de dollars fin du troisième trimestre 2025 (source: https://www.voronoiapp.com/markets/-Global-Stock-Market-Capitalization-Reaches-Record-145-Trillion-in-Q3-2025-5178 ), un poids colossal dominé par les géants technologiques et les grands indices mondiaux. Avec 19,93 T$, Bitcoin ne pèserait qu’environ 14% de ce total, ce qui souligne qu’il reste un marché de « niche », même à un million par unité !
Le Forex : le champion de la liquidité
La taille du marché des changes est rarement exprimée en capitalisation, mais en volume d’échanges. En avril 2025, la Banque des Règlements Internationaux estimait les transactions quotidiennes à 9 600 milliards de dollars. À titre de comparaison, Bitcoin à 1 000 000 $ représenterait plus de deux jours de transactions Forex, mais ne concurrencerait pas ce marché ultra-liquide dans son modèle de fonctionnement.
Enjeux et perspectives
Rareté et attrait institutionnel : pour atteindre un tel prix, Bitcoin devrait attirer des flux massifs d’investisseurs institutionnels et voir son utilisation comme réserve de valeur considérablement renforcée.
Impact sur la finance traditionnelle : une capitalisation de près de 20 000 milliards repositionnerait Bitcoin non plus comme un actif alternatif, mais comme un pilier à part entière de la finance mondiale.
Risques de volatilité : plus la valorisation grimpe, plus l’actif devient sensible aux chocs macroéconomiques et aux régulations.
Atteindre 1 000 000 $ par Bitcoin n’est pas une fin en soi, mais un jalon symbolique qui témoignerait de l’adoption croissante de la cryptomonnaie. Pour l’investisseur particulier, il s’agit d’un champ d’observation majeur : comprendre les dynamiques d’offre et de demande, les décisions réglementaires et les grandes tendances économiques qui pourraient propulser, ou freiner, cette trajectoire hors norme.
Autrement dit, ce fameux million n’est pas un nombre totalement utopique. Evidemment, rien n’est certain et surtout pas la date à laquelle cette valeur symbolique serait atteinte.
En ce qui concerne l’Investisseur(très)Particulier. J’ai pris une bonne part de bénéfices sur le cycle actuel, et le reste, je l’ai mis en ETF avec mon portefeuille boursier. En effet, garder un montant conséquent de bitcoin en direct est beaucoup trop risqué pour un simple particulier. Sans parler des problématiques de la succession. Un compte-titre est tout de même beaucoup plus simple à gérer, non ? Mais ceci est un autre débat !
Disclaimer:
Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif et ne constituent en aucun cas un conseil en investissement ou une recommandation d’achat ou de vente de produits financiers. Avant toute décision d’investissement, il est fortement recommandé de consulter un conseiller financier indépendant et de prendre en compte votre situation personnelle, votre profil de risque et vos objectifs. Investir comporte des risques, y compris la perte partielle ou totale du capital.
Depuis septembre 2025, Trade Republic fait sensation en proposant l’accès au private equity dès 1€, en partenariat avec les géants Apollo et EQT. Une révolution pour les particuliers ou un coup marketing potentiellement dangereux pour l’investisseur (très) particulier ? Analysons les risques…
L’offre qui fait trembler la gestion traditionnelle
Trade Republic bouscule les codes en rendant accessible une classe d’actifs historiquement réservée aux investisseurs institutionnels et aux ultra-riches. Avec un ticket d’entrée symbolique de 1€ et la promesse d’un objectif de rendement à 12% par an, l’offre séduit. Mais comme souvent dans la finance, le diable se cache dans les détails.
Ce que Trade Republic promet
Accessibilité maximale : ticket minimum de 1€ contre plusieurs dizaines de milliers d’euros traditionnellement
Liquidité améliorée : possibilité de rachat mensuel sans période de blocage
Diversification : accès à 9 fonds sélectionnés par Apollo et EQT
Objectif de performance : 12% de rendement annuel cible
Source: Trade Republic
Les risques cachés derrière les (belles) promesses
1. Des frais qui plombent la performance
Les frais « cachés » : Une analyse approfondie révèle que les fonds proposés comportent des frais de gestion annuels pouvant atteindre 2,6% à 4,5%, auxquels s’ajoutent des commissions de performance de 1,7% et des frais de sortie jusqu’à 5%.
Ces frais, souvent qualifiés de « cachés », ne sont pas clairement communiqués avant investissement. Sur 5 ans, ils peuvent représenter jusqu’à la moitié des sommes investies, réduisant drastiquement les rendements nets.
2. Un objectif de 12% non garanti et peu réaliste
Performance hypothétique : L’objectif de 12% annoncé par Trade Republic n’est aucunement garanti. Les données historiques du private equity français montrent un TRI net moyen de 11,3% depuis 1987 (source: France Invest), mais avec une dispersion énorme des performances. Sans parler que nous sommes tout de même plutôt en haut de cycle sur les indices ces derniers temps…
La réalité des chiffres : Environ 25% des fonds de private equity affichent des performances négatives ou très faibles. Même avec une diversification sur 9 fonds, le risque de perte permanente de capital peut atteindre près de 1%.
3. Une liquidité en trompe-l’œil
Illiquidité structurelle : Malgré les promesses de rachats mensuels, la liquidité des fonds de private equity reste fondamentalement contrainte par la nature illiquide des actifs sous-jacents. Les rachats dépendent entièrement des conditions de liquidité disponibles du fonds.
Durée d’engagement réelle : Le private equity nécessite traditionnellement des engagements de 5 à 10 ans minimum. Les particuliers doivent être préparés à immobiliser leurs capitaux sur de longues périodes, malgré la flexibilité annoncée.
4. La complexité des produits ELTIF
Véhicules sophistiqués : Les fonds proposés sont structurés sous forme d’ELTIF (European Long Term Investment Funds), avec des règles complexes et des contraintes réglementaires que les investisseurs particuliers maîtrisent rarement.
Absence d’avantages fiscaux : Contrairement aux FCPR traditionnels, ces fonds ne bénéficient pas d’avantages fiscaux spécifiques comme l’exonération d’impôt sur les plus-values après 5 ans.
Les risques de marché spécifiques au private equity
Les entreprises non cotées présentent des difficultés de valorisation accrues, avec des estimations parfois approximatives par rapport aux marchés cotés. Cette opacité peut masquer des risques importants.
Échec entrepreneurial
Il faut garder à l’esprit que 30% des entreprises financées par du capital-risque échouent, et que les performances passées ne présagent pas des résultats futurs.
Que fait l’investisseur (très) particulier ?
Ma position personnelle
À titre personnel, je reste très sceptique sur cette offre. Le private equity est une classe d’actifs complexe qui nécessite une expertise et une capacité d’analyse que la plupart des particuliers n’ont pas. Le ticket d’entrée faible peut créer une illusion de simplicité dangereuse.
Mes recommandations si vous souhaitez malgré tout investir
Allocation limitée : Ne jamais investir plus de 5-10% de son patrimoine total dans cette classe d’actifs
Compréhension des mécanismes : S’assurer de bien comprendre les frais réels et les mécanismes de sortie
Horizon d’investissement long : Être préparé à un engagement de 7-10 ans minimum
Diversification préalable : S’assurer d’avoir déjà un portefeuille diversifié avant d’envisager le private equity
Alternative plus sage (et probablement plus rentable à long terme) : les ETF
Pour une exposition au dynamisme entrepreneurial avec plus de transparence et de liquidité, je préfère personnellement les ETF spécialisés sur les petites et moyennes capitalisations, les secteurs innovants ou simplement un indice large tel que le MSCI World par exemple. Ils offrent une diversification similaire avec des frais incomparablement plus bas et une liquidité quotidienne.
Le verdict de l’investisseur (très) particulier
L’offre de Trade Republic démocratise certes l’accès au private equity, mais les risques inhérents à cette classe d’actifs restent entiers. Pire, la facilité d’accès peut inciter les particuliers à sous-estimer ces risques.
Cette offre me rappelle les promesses des crypto-actifs ou des OPCVM structurés : beaucoup de marketing, des rendements mirobolants annoncés, mais au final des risques disproportionnés pour l’investisseur lambda.
Mon conseil : Avant de succomber à la mode du private equity « démocratisé », assurez-vous d’abord d’avoir optimisé vos placements traditionnels (PEA rempli, assurance-vie diversifiée, compte-titres avec des ETF larges et peu chers). Le private equity, même accessible à 1€, reste un placement de diversification pour investisseurs avertis, pas un placement de base.
Gardez en tête que dans l’investissement, ce qui semble trop beau pour être vrai l’est généralement !
Cela n’empêche en rien d’avoir un compte chez Trade Republic, qui présente aussi un certain intérêt (je vous laisse voir mon ancien article à ce sujet):
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Disclaimer: Je n’ai aucun lien commercial avec Trade Republic, si ce n’est la position de client et utilisateur de leur services. Faites vos propres recherches ! Chacun est responsable de ses propres investissments !
Le contenu de cet article n’exprime qu’une opinion personnelle et montre, à titre informatif, les risques associés à un investissement. Ceci ne correspond en aucun cas à un conseil en investissement. Chacun est responsable de ses propres décisions en investissement !
Lorsqu’on est un investisseur français lambda, on cherche avant tout à remplir son PEA.
Par contre, on peut vouloir se diversifier géographiquement et sectoriellement. Certes, la France compte de belles entreprises de la tech, mais soyons réaliste, le NASDAQ l’emporte haut et fort sur ce créneau.
Un exemple d’ETF sur le Nasdaq compatible avec un PEA: Amundi PEA Nasdaq-100 (PUST)
L’ETF Amundi PEA Nasdaq-100 (PUST) se distingue comme le principal ETF français permettant aux investisseurs d’accéder au Nasdaq 100 via une enveloppe PEA, avec des performances historiques impressionnantes (+154,9% sur 5 ans), en cohérence avec l’exceptionnelle progression du Nasdaq.
Malgré sa réplication synthétique qui introduit un risque de contrepartie, ses frais modérés (0,30%) et sa liquidité satisfaisante en font un véhicule d’investissement simple et attractif pour une exposition au secteur technologique américain.
L’ETF Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc (PUST) est un fonds indiciel coté qui permet aux investisseurs français d’accéder à la performance des 100 plus grandes entreprises non financières cotées sur le Nasdaq. Créé le 20 mai 2014, cet ETF présente plusieurs caractéristiques qui le distinguent.
Encours sous gestion : Environ 568 millions d’euros
Politique de dividendes : Capitalisation (les dividendes sont réinvestis)
Éligibilité PEA. Coté en euros.
La particularité principale de cet ETF est son éligibilité au Plan d’Épargne en Actions (PEA), qui offre un cadre fiscal avantageux pour les investisseurs français.
Performances historiques L’ETF PUST a affiché des performances aussi remarquables que son indice de référence au fil des années :
Performance sur 1 an : +5,81% (au 31 mars 2025)
Performance sur 3 ans : +35,24%
Performance sur 5 ans : +154,9%
Performance sur 10 ans : +364,43%
Les performances annuelles sur les dernières années montrent une forte volatilité, caractéristique des investissements centrés sur le secteur technologique :
Ces mesures indiquent que l’ETF suit de près son indice de référence (R² élevé et Beta proche de 1) tout en générant un léger alpha positif, signe d’une bonne gestion de la réplication.
Comparaison avec ses principaux concurrents
ETF éligibles au PEA:
L’ETF PUST fait face à une concurrence limitée dans l’univers des ETF PEA répliquant le Nasdaq 100 :
Nom de l’ETF
Code ISIN
Encours
Frais
Réplication
Performance 5 ans
Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc
FR0011871110
568-605 M€
0,30%
Synthétique
+154,54%
Amundi PEA US Tech ESG UCITS ETF
FR0013412269
420-430 M€
0,30%
Synthétique
+156,24%
Amundi Nasdaq-100 Daily (2X) Lev UCITS ETF
FR0010342592
954 M€
0,60%
Synthétique
N/A
Le principal concurrent direct est l’Amundi PEA US Tech ESG, qui suit un indice différent (Solactive ESG US Tech 100) mais offre une exposition similaire, avec une légère surperformance sur 5 ans. La différence principale réside dans les critères ESG appliqués à la sélection des titres, ce qui entraîne une concentration plus importante sur certaines valeurs.
Remarque: Le LQQ (Amundi Nasdaq-100 Daily (2X) Lev UCITS ETF) est un produit à levier qui n’a pas réellement d’intérêt pour l’investisseur à long terme. Le risque est supérieur pour un rendement semblable comme le montre la comparaison entre les deux ci-dessous.
Comparaison avec des ETF Nasdaq 100 non-PEA:
Si on élargit la comparaison aux ETF Nasdaq 100 non éligibles au PEA, d’autres alternatives existent :
Nom de l’ETF
Encours (M€)
Frais
Réplication
iShares Nasdaq 100 UCITS ETF (Acc)
13 292
0,30%
Physique
Invesco EQQQ Nasdaq-100 UCITS ETF
6 618
0,30%
Physique
Amundi Nasdaq-100 II UCITS ETF Acc
3 313
0,22%
Synthétique
Ces ETF non-PEA présentent généralement des encours plus importants et parfois des frais légèrement inférieurs (comme l’Amundi Nasdaq-100 II avec 0,22%). Certains utilisent également une réplication physique plutôt que synthétique, ce qui peut réduire le risque de contrepartie.
Les risques:
Evidemment, il y a le risque de marché, car rien ne dit que le Nasdaq va continuer de performer à l’avenir, mais si vous souhaitez investir dans cet indice, c’est que vous pensez le contraire !
Risque de change
Pour les ETF comme PUST qui investissent sur des marchés étrangers (ici les États-Unis), les fluctuations des taux de change entre l’euro et le dollar peuvent affecter la performance. Cet ETF n’est pas couvert en change. Ce n’est pas forcément un problème, il faut juste en avoir conscience et le prendre en compte dans sa diversification en devises.
Risque de contrepartie
Spécifique aux ETF à réplication synthétique comme PUST, ce risque provient de l’utilisation de swaps. Si la contrepartie du swap (ici BNP Paribas) fait défaut, l’ETF pourrait ne pas répliquer correctement la performance de l’indice. Evidemment, il y a d’autres garanties prises par la contrepartie et il faudrait tout de même des conditions systémiques pour qu’on en arrive là… Ceci dit, cela s’est déjà vu avec des plus acteurs plus gros que la BNP !
Risques liés aux produits dérivés
Pour les ETF synthétiques comme PUST, l’utilisation de produits dérivés ajoute une couche de complexité et potentiellement de risque. Ces instruments peuvent introduire une opacité sur la composition réelle du portefeuille et amplifier certains risques en cas de conditions de marché extrêmes.
Or justement, l’investisseur long terme veut se sécuriser lorsqu’il y a justement des conditions extrêmes !
Que fait l’investisseur (très) particulier ?
A titre personnel, j’envisage l’ETF PUST pour le placer dans mon PEA. Sur du long terme en mode « buy & hold », je prendrai plutôt un ETF à réplication physique sur compte-titre. Mais chacun sa vision sur le sujet. A moins d’un scénario « fin du monde », je ne pense pas qu’il y ait un véritable risque avec les ETF synthétiques pour les PEA (j’ai d’ailleurs du WPEA en portefeuille « très long terme »). Je n’ai jamais vraiment apprécié les ETF, préférant la détention directe des titres.
Graphiquement, le « krach Trump » n’est peut-être pas fini, mais en tout cas, il représente une correction équivalente à celui provoqué par le Covid en 2020, ce qui suggère un niveau d’entrée acceptable, soit environ -30% par rapport aux plus hauts. Le RSI hebdomadaire est à l’achat et on a frôlé la MM200 hebdo, ce qui sur le Nasdaq est rare.
Evidemment, cela implique de penser que les techs américaines vont continuer à performer dans l’avenir…
En ce qui me concerne, j’utiliserai l’ETF PUST pour un long swing trade (rebond d’au moins 50% avant une prise de bénéfices) ou, ce que je fais réellement sur mon propre portefeuille, une stratégie de Value Averaging à long terme (car au final, le risque spécifique de l’ETF est dilué dans ma diversification d’actifs). Mais bien sûr, à chacun sa stratégie.
Rappelons que les stratégies sur les ETF indiciels sont en général plus performantes que le stock-picking, c’est d’ailleurs pour cette raison que je leur accorde une place de plus en plus importantes dans mon porte-feuille global.
Disclaimer: Le contenu de cet article n’exprime qu’une opinion personnelle et montre, à titre informatif, les risques associés à un investissement. Ceci ne correspond en aucun cas à un conseil en investissement. Chacun est responsable de ses propres décisions en investissement !
Novo Nordisk, le géant danois de la santé, est une entreprise qui ne cesse de faire parler d’elle, notamment grâce à ses traitements « révolutionnaires » contre le diabète et l’obésité.
Le cœur battant de Novo Nordisk
Novo Nordisk génère ses revenus principalement à travers deux segments clés :
Diabète et soins contre l’obésité : Ce segment inclut des produits phares comme l’insuline, les agonistes GLP-1 (Ozempic, Wegovy), ainsi que des médicaments oraux contre le diabète. Ces traitements représentent plus de 57 % des ventes aux États-Unis, un marché crucial pour l’entreprise.
Biopharmaceutiques : Ce segment couvre les traitements pour l’hémophilie, les troubles de croissance et les thérapies hormonales. Bien que moins dominant, il reste essentiel pour diversifier les revenus.
La demande pour les médicaments contre l’obésité (notamment Wegovy) a explosé ces dernières années, doublant les ventes en 2024. Cependant, cette croissance rapide a entraîné des contraintes d’approvisionnement que Novo s’efforce de résoudre grâce à des investissements massifs dans ses capacités de production.
Cours boursier : montagnes russes, couteau qui tombe ou ascension durable ?
Le cours boursier de Novo Nordisk a connu une volatilité importante.
Novo Nordisk, en données hedbomadaires. En passant, je vous laisse mon point d’entrée et mon PRU actuel. Ceci n’est pas un conseil en investissement !
L’action a atteint un sommet à plus de 1000 DKK en juin 2024 avant de chuter de plus de 50 % depuis cette période.
En avril 2025, l’action se négocie autour de 400 DKK, marquant une baisse significative par rapport à son apogée.
Malgré cette chute, l’entreprise conserve un « moat économique » solide grâce à ses actifs intangibles dans les maladies cardiométaboliques et ses capacités d’innovation. Les analystes estiment que Novo pourrait capturer jusqu’à 75 milliards USD du marché mondial des GLP-1 d’ici 2031 (voir par exemple https://www.morningstar.com/stocks/is-novo-nordisk-stock-buy-after-its-collapse ).
Que nous réserve Novo Nordisk d’ici 2035 ?
Les perspectives à long terme pour Novo Nordisk sont prometteuses :
Croissance des revenus : Les ventes devraient atteindre 567 milliards DKK en 2030, soit une augmentation impressionnante par rapport aux 355 milliards DKK prévus en 2025. Si on considère le passé, on ne peut que constater une croissance continue, même si les marges ont baissé.
Expansion du marché : La demande mondiale pour les traitements contre l’obésité et le diabète devrait croître rapidement. Cependant, la concurrence féroce avec Eli Lilly pourrait limiter la domination totale de Novo Nordisk.
Risques : L’entreprise devra faire face à des pressions réglementaires (notamment aux États-Unis, où l’administration Trump ne va certainement pas faire de cadeaux à des entreprises non-américaines) et à des défis liés à la production. De plus, la dépendance aux GLP-1 expose Novo à des risques liés aux brevets expirant en 2032.
La concurrence et les pressions sur les prix jouent un rôle central dans les prévisions de Novo Nordisk, en particulier dans le marché des médicaments contre l’obésité et le diabète, où l’entreprise est un acteur dominant.
Depuis 2017, le cours d’Eli Lilly semble l’emporter face à Novo Nordisk (ici cotations dollars à N-Y)
Novo Nordisk fait face à une concurrence virulente, notamment d’Eli Lilly, qui a lancé des alternatives puissantes comme Mounjaro (tirzepatide) et Zepbound. Ces produits ont rapidement gagné des parts de marché grâce à leur efficacité et à des résultats cliniques impressionnants. Par exemple, le nouveau médicament d’Eli Lilly, retatrutide, a montré une perte de poids moyenne de 24,4 % en 48 semaines, dépassant légèrement les 22 % obtenus par Novo Nordisk avec Amycretin.
Cette montée en puissance des concurrents exerce une pression sur Novo pour innover et maintenir sa position dominante. Bien que le marché de l’obésité soit en forte croissance (estimé à plus de 100 milliards USD dans les années à venir), il devient évident qu’il y a de la place pour plusieurs acteurs majeurs. Cependant, chaque part de marché perdue pourrait affecter significativement les revenus futurs de Novo Nordisk.
Les pressions sur les prix proviennent de plusieurs fronts !
Pour rester compétitif face à Eli Lilly et d’autres acteurs émergents, Novo Nordisk a annoncé des baisses importantes du prix de Wegovy via son initiative NovoCare. Ce programme propose des réductions allant jusqu’à 50 % pour attirer davantage de patients.
Ces pressions tarifaires affectent directement la marge bénéficiaire de Novo Nordisk et limitent sa capacité à investir dans la recherche et le développement.
Novo Nordisk s’efforce de diversifier son portefeuille avec des médicaments prometteurs comme CagriSema, dont l’approbation réglementaire est prévue en 2026. Cependant, certains essais cliniques récents ont déçu les attentes, ce qui pourrait ralentir cette stratégie.
Malgré la pression actuelle, le potentiel du marché mondial reste énorme grâce à l’augmentation du nombre de patients souffrant d’obésité et de diabète.
Investir ou patienter ?
Novo Nordisk ressemble un peu à un sprinter qui se prépare pour un marathon. Avec ses médicaments vedettes comme Ozempic et Wegovy, elle court vite… mais attention au souffle ! Entre une concurrence acharnée et des défis logistiques, l’entreprise devra maintenir son rythme sans trébucher.
Pour les investisseurs particuliers, Novo Nordisk pourrait être une opportunité intéressante si vous êtes prêt à supporter quelques turbulences. Après tout, qui n’aime pas une bonne dose d’adrénaline sur le marché boursier ?
Attention cependant à ne pas essayer d’attraper un couteau qui tombe. Même si l’analyse technique a ses limites, on ne peut que noter que le RSI hebdomadaire n’est passé sous 20 que deux fois (une fois en 2002 et une fois en 2017) et cela représentait à chaque fois d’excellents points d’entrée.
Certes, la concurrence est présente, mais c’était également le cas ces 20 dernières années. Novo Nordisk a toujours su s’adapter jusqu’à présent et très souvent, les cycles d’innovations sont décalés entre des concurrents, l’un prenant l’avantage pendant quelques années sur l’autre, et vis-versa.
En ce qui me concerne, j’ai commencé à un DCA « aggressif » car le prix peut encore baisser grandement, ne serait-ce qu’en raison du contexte global, mais je veux profiter de cette correction pour me constituer une petite poche d’actions Novo.
Mes propres règles de diversification m’indiquent que je cible 2 à 3 % de mon portefeuille global.
Disclaimer: Le contenu de cet article n’exprime qu’une opinion personnelle et montre, à titre informatif, un exemple d’ analyse d’une entreprise. Ceci ne correspond en aucun cas à un conseil en investissement. Chacun est responsable de ses propres décisions en investissement !
Les chiffres correspondent à des niveaux psychologiques, à ce titre, ils vont donc nécessairement avoir une importance particulière en trading.
Prenons par exemple l’exemple de la paire EUR/USD
Le 4 mars 2011, le cours touchait la première fois 1,40 $ pour un euro.
Quand on regarde les graphiques en données horaires par exemple entre cette date et le 17 mars, on se rend bien compte que 1,40 $ joue un rôle de résistance forte.
Si on plaçait un stop vers 1.4020, sur 6 franchissements, on était stoppé que deux fois. Si on plaçait un ordre profit à 40 pips, on était gagnant 4 fois sur 6. Ce qui donnait donc un ratio gain/risque de 2 et un gain total de 120 pips.
Mieux encore, toujours avec le même stop, si on plaçait un ordre profit à 100 pips, on était gagnant 3 fois sur 6. Cela donnait un ratio gain/risque très intéressant de 5 et un gain total de 240 pips.
On peut en déduire qu’avec un risque de 2% à chaque trade, on pouvait gagner 12% dans le premier cas et 24% dans le second (sans compter les spreads). Ce qui pour 6 trades pris en moins de 10 jours est fort respectable.
Bien sûr, cette période de temps début mars était très propice à cette stratégie de trading, mais vous pouvez regarder d’autres périodes de contacts avec des « chiffres ronds » et vous verrez que, la plupart du temps, les réactions des cours sont du même acabit.
On regardant le graphique EUR/USD en données hebdomadaires depuis trois ans, on voit assez clairement que les niveaux correspondants aux dizaines de cents sont toujours importants. Soit ils provoquent une zone de congestion soit il y a une cassure nette.
Le même raisonnement est bien sûr valable pour n’importe que paire sur le Forex, mais aussi pour les actions, en adaptant les intervalles. Par exemple, pour USD/JPY, il faut regarder les dizaines de yens au lieu des dizaines de cents pour EUR/USD, pour les actions, on s’intéressera aux dizaines de dollars ou d’euros.
Les chiffres ronds et les actions
Le même raisonnement est bien entendu valable en Bourse, pour les actions par exemple.
J’ai choisi d’illustrer cela avec le graphique hebdomadaire de Sanofi, mais vous pourrez constater de vous même que cela marche très bien avec d’autres valeurs…
Comment savoir si les « chiffres ronds » vont servir de résistance ou vont être traversés par les prix ?
Et bien, comme toujours en trading, on ne peut jamais connaître à l’avance la direction des prix !
Par contre, on peut émettre des hypothèses.
Dans notre cas de figure, on considère que si les prix montent, le prochain « chiffre rond » va servir de résistance car il sera un palier psychologique pour les investisseurs qui étaient « longs » mais aussi un bon point pour shorter. Même si la tendance continue, il y a tout de même de bonnes chances que le prix rebondisse sur ce niveau. (Le raisonnement symétrique étant vrai pour le cas où les prix baissent).
Par exemple, si l’EUR/USD vient de la zone 1.30 $, il est probable que la zone 1.40 $ soit une résistance, au moins quelques temps.
Après, avec une gestion des risques et des rapports gains/risques corrects, on peut donc facilement développer un système de trading basé sur cette constatation.
L’autre hypothèse, c’est de se dire qu’un palier psychologique sera enfoncé et que la tendance se poursuivra. Il est donc intéressant d’entrer sur clôture au-delà du « chiffre rond » considéré, en plaçant un stop sous ce palier, à moins que… finalement le prix ne rebondisse tout de même sur le palier.
J’espère que cet article vous aura donné quelques idées d’applications intéressantes…
Et n’oubliez pas, ce qui compte, c’est de construire et de respecter VOTRE METHODE de trading !
J’ai choisi de l’appliquer sur un CFD couramment utilisé, à savoir un CFD sur le CAC40. Bien sûr, il n’y a aucune raison que la méthode ne fonctionne pas sur un autre CFD ou sur le Forex.
Le Bband Stop utilise la loi normale à travers les bandes de Bollinger. Comme je le disais dans mon article précédent, les marchés NE SUIVENT PAS TOUJOURS la loi normale, mais souvent tout de même. En tout cas, assez souvent pour que les indicateurs basés sur ce principe puissent s’avérer utile, à condition BIEN SÛR d’utiliser une gestion du risque rigoureuse !
1. Trouver un point d’entrée
Le Bband Stop est souvent utilisé de deux manières:
– sur cassure du stop, au changement de direction de l’indicateur
– sur rebond sur la ligne de stop, dans le sens de la tendance en cours.
Je vais l’utiliser ici de la seconde manière, dans le sens de la tendance.
L’indicateur est réglé par défaut (7 périodes, écart type de 2).
J’utilise une période de 4 heures (ce qui évite de rester coller sur l’écran pour guetter un signal et évite aussi des mouvements trop amples qui existent sur des petites unités de temps et qui sont essentiellement provoqués par des mouvements spéculatifs des « grosses mains »).
Je me fixe donc une règle d’entrée:
– 1ère condition: la ligne de stop vient de changer de niveau (c’est à dire qu’il ne s’agit pas d’une ligne plate pouvant indiquer une période de range sans tendance)
– 2ème condition: le prix vient de toucher la ligne stop, de préférence avec une bougie ayant une mèche longue
Par exemple, ma dernière entrée était sur 4023.5 ce vendredi matin vers 11h, après que la bougie précédente ait touché de justesse la ligne stop.
2. Gérer son risque
Je place mon stop au-dessus de la ligne de Bband stop, au-dessus d’un point extrême récent. Si le stop est trop éloigné sur le graphique, c’est que le point d’entrée n’est pas bon et il ne faut donc pas prendre ce trade.
Dans mon exemple, je l’ai placé à 4060, à savoir au-dessus du départ du signal BBand Stop et accessoirement au-dessus d’une chiffre « rond » à savoir 4050. Vous remarquerez que j’aurai pu le placer à 4050.
Je risque donc 4060-4023.5 = 36.5 points. Vous prendrez donc un nombre de lots fonction de votre gestion du risque (1% du compte, 2 %, 5%, 0,1 %… ce que vous voulez, tant que cela reste raisonnable par rapport à votre prise de risque globale, à votre expérience en trading et aussi à votre expérience avec un système donné).
3. Fixer un point de sortie
Si vous ne trouvez pas de point de sortie cohérent avec un rapport bénéfice/risque au moins très proche de 2, il ne faut pas prendre le trade.
Personnellement, sur les indices, je n’hésite pas à placer ordre de sortie de la moitié de ma position très loin, mais sur un niveau significatif. En effet, un flash crash est si vite arrivé de nos jours et on peut donc toucher une cible très éloignée en très peu de temps. Cela reste rare (ça ne m’est arrivé qu’une fois, mais j’étais très content de ma journée…), mais sait-on jamais. Ces derniers temps, les mouvements brusques surviennent régulièrement plusieurs fois par an. Dans notre, exemple un point de sortie lointain serait vers 3600 (plus bas de mars 2011 et de novembre 2010). Un autre niveau intéressant serait la zone 3800 (plus bas d’avril).
Un point de sortie proche serait vers 3950 points. Personnellement, compte-tenu des plus bas récents, je fixerai une sortie à 3960 points. Ce qui donnerait 4023.5-3960 = 63.5 points de gain.
Le rapport gain/risque serait donc: 63.5 / 36.5 = 1.74, ce qui est un peu juste.
Dans ce cas précis, je prendrai tout de même le trade (je l’ai pris d’ailleurs!) car si cette zone des 3950 est enfoncée, nous avons une cible vers 3800.
Dans ce cas, pour avoir un rapport gain/risque correct, je prendrai un premier niveau de sortie à 3960 et un second vers 3880 (niveau de gap à l’ouverture du 20 avril , soit à 143.5 points de l’entrée, avec un rapport G/R=3.93), ce qui nous fait un rapport G/R moyen de 2.83 pour l’ensemble du trade.
Remarque: n’ayant pas eu le temps de terminer cet article vendredi après-midi, je constate donc en ce samedi matin que mon premier objectif a été atteint. Dès, l’ouverture de lundi, je remonterai mon stop de ma demi-position restante à 4036 (juste au-dessus du dernier plus haut). Ensuite dès que le cours descendra, même brièvement sous 3950, je baisserai mon stop sur mon point d’entrée et je laisserai courir jusqu’à ma deuxième cible à 3880.
4. Commentaires sur ce système de trading – être dans la tendance
Comme je l’ai dis au début de cet article, nous sommes dans un système de suivi de tendance (même s’il fonctionne avec des « tendances » très courtes). Cela signifie donc que de longues périodes de range lui sont fatales.
Il en découle deux conséquences:
– il FAUT avoir un rapport Gain/Risque minimal de 2 pour rattraper les périodes de pertes
– il faut être dans la tendance
Pour cela, le moyen le plus simple est de regarder un graphique dans une unité de temps supérieure (ici donc en quotidien) et ne prendre les trades que dans le même sens que le signal du BBand Stop.
On voit clairement que sur les 4 derniers signaux (en période 4H, représentés par les flèches rouges), les 3 qui étaient dans le même sens que le graphique quotidien (à la vente donc) ont été des succès alors que le seul qui était à contre-tendance a été stoppé.
Conclusion
Cet exemple d’application du BBand Stop n’est…qu’un exemple. A ne pas suivre aveuglément bien sûr !
Pour réussir en trading, il FAUT vous approprier un système, cela signifie aussi le modifier à VOTRE convenance et SURTOUT, vous devez TOUJOURS penser à votre gestion du risque et donc au rapport gain/risque.
J’espère également que vous avez retenu les principales étapes de l’élaboration d’un système.
En trading, comme ailleurs, c’est en forgeant qu’on devient forgeron…!
Avoir un vocabulaire précis est important, quel que soit le domaine concerné. Cela permet aussi d’être clair avec soi-même, ce qui est une qualité indispensable en matière d’investissement.
Les objectifs:
Un objectif, c’est un but, une finalité que l’on s’est fixé. On l’atteint à travers un projet.
En trading, un objectif, c’est un niveau de prix qui doit être atteint. Le trade en lui-même est l’équivalent d’un projet. Cela signifie qu’il doit avoir:
– un point de départ, où « on se lance » (un point d’entrée)
– un budget (le risque pris initalement)
– un point d’invalidation, où l’on est forcé de reconnaître que l’objectif ne pourra pas être atteint (un ordre stop loss)
– et bien sûr, un (ou plusieurs) objectif(s) que notre trade doit atteindre avant de pouvoir dire qu’il s’agit d’une réussite (un ordre de prise de profit, éventuellement en plusieurs temps)
– on peut aussi ajouter une échéance de temps à son projet (le temps où l’argent investis est bloqué dans un trade)
Exemple: on peut shorter la paire CHF/JPY à 93.88 , avec un risque de perdre 2% de son capital, un stop loss à 94.55 et un objectif à 90.77
Les attentes:
Une attente, c’est l’action de compter sur quelqu’un ou quelque chose. C’est aussi une prévision que l’on fait. On « s’attend » à ce que « quelque chose » se produise.
En trading, cela signifie que l’on « pense » que le cours va aller dans une certaine direction.
L’inconvénient, c’est que rien ne nous permet d’être sûr qu’une attente soit réalisée. On peut être surpris (« contre toute attente »), or la surprise n’est pas un élément sur lequel on doit compter en trading.
Il arrive qu’il y ait une bonne surprise. Mais cela revient à laisser le hasard décider à sa place, ce qui est attitude fatale à long terme en matière d’investissement.
Bref, on peut avoir des attentes, mais il faut néanmoins se fixer des objectifs.
Exemple: on peut s’attendre à ce que le yen se renforce.
Les rêves:
Un rêve est un espoir irrationnel. On rêve d’être riche. On rêve de trouver l’amour de sa vie. On rêve à des choses lointaines.
En trading, on peut rêver découvrir une méthode qui nous fera gagner 100% par an, durablement. Dès que l’on redevient rationnel, par exemple, en calculant ce que donnerait un doublement de son capital tous les ans, même en partant de 1000 €, on se rend rapidement compte que c’est irréaliste (ce qui ne signifie pas que c’est impossible sur quelques années, simplement très improbable). Gagner au loto est également irréaliste, cela n’empêche pas que certains y parviennent.
Il est bon d’avoir des rêves, mais il faut être parfaitement conscient de ce qu’ils sont: des chimères que l’immense majorité des gens ne réaliseront jamais. Or, il est toujours imprudent de compter sur quelque chose qui a d’énormes chances de ne jamais se produire. Il faut donc laisser les rêves à leur place, de préférence en dormant paisiblement.
Ceci dit, on peut avoir pour objectif de réaliser une petite part de ses rêves…
Bref, ayez des rêves et des attentes, mais fixez-vous des objectifs clairs, au risque d’être déçu…
En général, les banques distinguent 3 profils d’investisseurs différents:
– le « prudent« , à qui on conseille de placer 75% environ en obligations et en monétaires et 25% en actions françaises et européennes. Il ne faut pas espérer plus de 4-5% par an de rendement.
– l' »équilibré« , à qui on recommande une répartition 50/50. Le rendement peut atteindre 5-6% par an.
– le « dynamique« , à qui on suggère 75% d’actions dont une part d’actions internationales et 25% d’obligations et de monétaires. Le rendement peut dépasser les 8% mais au prix d’une grosse fluctuation de son porte-feuille.
Pourtant, mon allocation de porte-feuille est la suivante (je n’inclus ni ma résidence principale ni mes économies de précautions):
Bref, je suis grosso modo 1/3 en actions et 2/3 sur Forex, que j’assimile à du monétaire.
Autrement dit, j’ai une allocation située entre « prudente » et « équilibrée ». Ce qui me convient bien mieux du point de vue du vocabulaire.
Certains vont certainement remarquer qu’assimiler le Forex, secteur hautement spéculatif très risqué, à des sicav monétaires est un peu osé non ?
Et bien non. Tout dépend de la manière dont on investi !
Mes 5% de SICAV:
J’utilise essentiellement des SICAV actions achetées dans des creux de marchés avec un « lissage » du prix de revient par un achat mensuel. Je m’en sers comme une sorte de fond de réserve à échéance un ou deux ans. Disons que j’échange une moindre disponibilité (c’est à dire que je ne les vends JAMAIS à perte, ce qui m’oblige parfois à les garder plusieurs mois au moins) contre un meilleur rendement qu’un compte à terme géré par quelqu’un d’autre ou qu’un livret (il est très facile de dépasser 5% par an sur des SICAV actions).
Mes 28% d’actions:
Elles sont essentiellement investis sur des actions américaines ou canadiennes (enfin, en tout cas depuis quelques années). L’objectif ici est de faire des gains en dizaines voir centaines de pourcents. Évidemment, cela implique un risque plus élevé et/ou une échéance à plus long terme en fonction de l’horizon de trading fixé pour chaque trade. Parmi elles, je peux (toujours en fonction des conditions générales du marché) conserver quelques lignes de fond de porte-feuille avec des objectifs plus modestes (disons 10%) avec des valeurs « solides » types CAC40 ou grosses sociétés américaines. J’inclus ici un PEA qui sert surtout à me couvrir à l’occasion avec un tracker short sur le CAC40.
Mes 67% Forex:
La majorité des mes investissements se font depuis quelques années sur le Forex. M’y étant intéressé à partir de mi-2008, j’ai pu constaté l’intérêt que ce marché présentait en temps de crise ! Bien sûr, il s’agit indéniablement d’un marché « piège à débutants », mais on peut s’en sortir pour peu qu’on ait l’état d’esprit et la patience nécessaires.
Pour éviter une défaillance d’un courtier (bien que les fonds des clients d’un courtier sérieux soient garantis par l’Etat, cela risque d’être long et compliqué en cas de faillite), j’ai réparti mes investissements en plusieurs comptes.
Comme j’utilise peu de levier, et donc peu de marge, je peux à tout moment retirer une bonne part de mes avoirs. C’est pour cela que je considère que c’est de l’argent cash, disponible assez facilement.
Par exemple, si je sens une opportunité importante sur un titre, je n’hésite pas à faire un transfert d’un compte forex vers un compte titre, en réduisant provisoirement mes activités forex (pour ne pas dépasser mes règles strictes de money management). Ceci dit, cela reste assez rare car, en ce qui concerne mes activités boursières, j’ai plutôt une optique à moyen/long terme, donc j’ai rarement un besoin urgent en cash pour investir sans que je l’ai prévu suffisamment à l’avance.
L’un des gros pièges en finance est d’ailleurs le besoin compulsif de faire des placements/trades que la plupart des gens ont. Ils ne cessent de prendre des positions (et donc de payer des frais à leurs courtiers, en plus de surinvestir et donc de devoir parfois vendre à perte par besoin réel de liquidités).
Bref, le Forex est bien du monétaire à fort rendement, si on a conscience de ce que l’on fait !
Petites remarques sur les allocations classiques « prudentes »:
Personnellement, quand je lis qu’en période de chute des marchés, il faut vendre des actions et acheter des obligations, cela me fait bien rire.
Non seulement les actions que l’on conserve vont baisser, mais en plus, je ne vois pas comment les obligations peuvent, de nos jours, être un investissement plus « prudent » qu’autre chose. Sans parler de leur rentabilité médiocre.
Mieux vaut profiter de ces périodes de chute pour acheter des vraies VALEURS à prix bradés, tout en shortant les indices et en continuant tranquillement à trader le forex, où il y aura bien toujours une devise qui monte par rapport à une autre qui baisse !
En faisant le tour de divers blog boursiers, je suis tombé sur un commentaire (plutôt désabusé en passant) concernant les adages boursiers. J’ai bien tenté de donner mon avis, mais j’ai senti rapidement que cela méritait un peu plus qu’une simple réponse à un commentaire.
Je vais donc essayer de décortiquer ces dix adages.
1. « On achète au son du canon et on vend au son du clairon. »
Sans doute un de mes préférés. On peut effectivement faire les meilleures affaires lorsque tout le monde pense que la situation est mauvaise et revendre quand tout le monde pense que le ciel est rose et le restera (ça se saurait si ça pouvait être possible !). Le tout c’est de ne pas miser sur un cheval malade, car une situation peut toujours empirer…
2. « Il faut quitter les oripeaux du joueur et revêtir l’habit du patron du casino. »
Le joueur cherche des sensations. Il est la proie de la peur et de la cupidité. Il investit pour soigner son égo plutôt que son portefeuille. Il ne mesure pas les risques qu’il prend. D’ailleurs il n’a souvent même pas conscience de ces risques. Le patron du casino quant à lui s’appuie sur les statistiques et les probabilités. Il est serein, même si certains joueurs feront parfois sauter la banque,car il sait ! L’investisseur se doit donc d’essayer de se mettre dans la peau du patron et non pas du joueur.
3. « Qu’est-ce qu’un placement à long terme ? Un placement à court terme qui a mal tourné.
Si on ne se fixe pas des objectifs clairs (et donc des stops de protection), on risque en effet de de voir attendre en mode « espoir » qu’un trade se rattrape. Inutile de préciser que c’est très risqué et peu rentable, car on immobilise de l’argent pour rien et surtout, on subit son trade au lieu de le maîtriser.
4. « Ils m’ont dit d’acheter cette action pour mes vieux jours. Cela a remarquablement fonctionné. En moins d’une semaine, j’étais devenu vieux. »
Il ne faut jamais écouter les « bons conseils » des autres sans analyser ce qu’ils affirment par soi-même, de manière objective, au risque de se faire plumer.
5. « Mieux vaut se couper un doigt que le bras. »
Quitte à se retrouver dans une situation où l’on doit perdre (invalidation de son hypothèse de départ), autant assumer sa perte plutôt que de ne rien faire et d’être contraint de perdre encore davantage. Bref, mieux vaut au stop loss déclenché que de subit un appel de marge par exemple !
6. « On achète la rumeur et on vend les faits. »
Celle ci, je me sens bien incapable de l’appliquer. Elle signifie qu’il faut guetter les moindres informations sur un titre pour l’acheter si on a des raisons de croire que son potentiel va s’améliorer. Bref, il faut essayer sans cesse d’anticiper. Par la suite, devant des faits évidents (baisse des bénéfices, pertes de marchés, etc), il ne faut pas hésiter à vendre. Pour appliquer l’achat de la rumeur, il faut avoir les oreilles qui traînent au bon endroit. A moins d’être en permanence avec les bonnes personnes, je ne vois pas comment on peut faire cela efficacement (et encore moins en ce qui me concerne, moi qui ne me renseigne que par internet, où pullulent les rumeurs et autres hoax). Par contre, l’anticipation (et donc l’élaboration de plusieurs hypothèses) est nécessaire pour être efficace. On peut anticiper grâce à un graphique (ouf, je m’en sors mieux ainsi qu’avec des délits d’initiés).
7. « Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. »
Si un titre s’envole sur une longue période de temps, il faut savoir le vendre (ou cesser de l’acheter) car il finira par retomber de ses sommets. C’est le phénomène des bulles créé par la cupidité des investisseurs.
8. « Il y a deux règles dans le placement. La première est: ‘Ne perdez pas votre argent’, la seconde: ‘N’oubliez pas la première’. »
Cette citation de Benjamin Graham est facile à comprendre: la conservation de son capital est la priorité pour tout investisseur. Ceci dit, c’est plus facile à dire qu’à faire. D’autre part, les pertes FONT partis du trading, car sans pertes, pas de risque, et sans risque, pas de gain !
9. « Un économiste est un expert qui vous dira demain pourquoi ce qu’il avait prévu hier ne s’est pas passé aujourd’hui. »
Que dire de plus ? C’est très véridique, même si le fait que les économistes se contredisent entre eux implique que certains ont forcément raisons de temps à autres !
10. « Après la pluie, le beau temps »
Celle-là n’a à priori que peu de rapport avec l’investissement. Ceci dit, elle a le mérite d’affirmer qu’il faut toujours garder espoir et que les phénomènes naturels sont toujours cycliques… Bref, il faut relativiser les périodes de crise.
En ce qui me concerne, je trouve que les expressions populaires sont souvent fondées, mais il faut bien avouer que « le bon sens paysan » peut aider à éviter des problèmes, mais ne suffit pas à lui seul pour s’enrichir…
Je suis tombé par hasard sur un article du Wall Street Journal sur les « Food Stamps », qui sont des tickets repas pour les plus démunis.
Les chiffres m’ont interpellés, même s’ils ne m’ont pas surpris.
En février dernier, il y a eu 44,2 millions d’américains (soit 14,3 % de la population, un américain sur sept !) qui ont bénéficié de ce programme fédéral.
Il faut savoir que pour accéder à ces food stamps, il ne faut pas posséder plus de 2000 $ (moins de 1400 €) sur ses comptes, bien matériels compris (y compris véhicule personnel, mais la résidence personnelle est exclue). Je n’ai pas creusé le détail du calcul, car il y a de nombreuses exceptions (personnes âgées, handicapées, véhicule utilisé professionnellement…), mais tout de même cela ne fait pas lourd.
Ce programme de food stamps a connu un pic avec la montée du chômage et les pertes de revenus conséquentes. Le nombre de bénéficiaires semble se stabiliser ces derniers mois mais, de février 2010 à février 2011, il est toujours en augmentation de 11,6%.
Quand on pense que l’état fédéral finance ces food stamps avec l’aide de billets fraîchement sortis du QE2, avec un déficit budgétaire de plus de 10% depuis 2009 (et ce n’est pas prêt de s’arrêter quand on pense que la limite légale de dette publique a déjà été atteinte, et que l’administration américaine d’Obama a due faire des pirouettes pour voter une loi repoussant cette « limite » alors que nous sommes en mai seulement…).
Mais ce n’est pas grave, Ben Laden est mort (coût estimé de la traque en Afghanistan à plus de 400 milliards de dollars) donc tout va bien se passer…
Ceci dit, le SP500 se porte encore bien.
Tiens, jetons un petit coup d’oeil sur le rapport SP500 / dollar index.
Le RSI indique bien une zone de surachat avec un repli possible. Repli qui peut signifier deux choses:
– le SP500 baisse
– ou le dollar se renforce
Personnellement, j’aurai tendance à dire que si le QE2 prend fin en juin, le SP500 baissera (dans une correction bienvenue) ET le dollar se renforcera. S’il est reconduit dans un QE3, alors le SP500 grimpera ET le dollar faiblira encore davantage.
Comme je suis long sur le dollar, il serait donc logique que je sois court sur le SP500.
Cependant, le bon moment ne semble pas encore arrivé.
J’attends d’une part une confirmation sur le CAC40, après qu’il ait touché lui aussi la zone suracheté du RSI (qui sera pour moi un bon point d’entrée pour shorter les indices) et surtout quand il aura clôturé sous la ligne de tendance oblique (en rouge sur le graphique suivant).
N’oubliez cependant pas que:
– ce ne sont pas les graphiques qui décident où vont les cours, mais l’inverse !
– il faut considérer chaque trade séparément pour éviter de se perdre dans des analyses contradictoires. Par exemple, je suis toujours long sur le dollar (voir mon analyse sur l’USD/CHF de février https://www.investisseur-particulier.fr/analyse-long-terme-sur-usdchf-fevrier-2011 qui reste valable pour moi, bien que le dollar ait continué à chuter, d’une part j’ai fais pas mal de gains sur mes hedges et d’autre part, il s’agit bien d’une analyse à long terme à échéance 2012 ou plus…)
– il faut toujours avoir un rapport gain/risque correct (environ 2 au moins), ce qui permet de se tromper de nombreuses fois tout en restant gagnant sur le long terme.
« Acheter au son du canon » est un vieil adage boursier que j’apprécie particulièrement. Bien sûr, il faut le manier avec discernement, car, acheter quand tout va mal présente le risque que la situation empire encore au point de provoquer la faillite de l’entreprise que l’on a choisi, et donc de tout perdre ou bien qu’une entreprise décôtée reste durablement au plus bas. Mais comme vous le savez, pas de profit sans risque. Le tout, c’est de bien gérer ce risque…
Je vais profiter de cet article pour, non pas vous donner un conseil d’achat, mais vous donner un aperçu de mon raisonnement en matière d’actions.
1. Se fixer des hypothèses
Je pars sur l’hypothèse suivante: le marché action ne va pas chuter, par contre une période de correction est probable OU l’embellie boursière va se poursuivre encore cette année. Autrement dit, n’importe quel scénario global est valable sauf une nouvelle crise comme en 2008. Je pense qu’il y aura une étape clé au moment où le QE2 de la Fed prendra fin (ou sera remplacé par un QE3 ?), donc en juin…
D’autre part, je suppose que l’accident nucléaire de Fukushima ne va pas nettement s’aggraver. Autrement dit, la situation peut se maintenir ou empirer quelque peu, mais il n’y aura pas d’aggravation CATASTROPHIQUE (c’est à dire l’équivalent ou pire que Tchernobyl).
Vous remarquerez que ce ne sont que des hypothèses, ni moi ni personne n’est devin et nul ne peut donc prévoir l’avenir. On peut regarder et décortiquer autant de graphiques que l’on veut, cela ne changera rien: ce qui doit arriver arrivera de toute manière.
2. Repérer un secteur et une société présentant un potentiel intéressant
Je suis avec attention le secteur de l’énergie. En ce moment, l’un d’entre est eux est attaqué, il s’agit du nucléaire, en raison des craintes liées à la centrale de Fukushima.
Pourtant, ce secteur est nécessairement un secteur d’avenir (je ne donne pas à ce sujet mon avis politique sur le nucléaire, en passant je pense qu’il faudrait en sortir au plus vite, mais mon avis en tant qu’investisseur):
– il n’y a pas, actuellement, de réelle alternative à l’énergie nucléaire (faible coût de production, combustible disponible), et cela le restera encore pendant un certain temps même si des GROS efforts pour développer les énergies alternatives étaient faits à l’échelle mondiale (et ça, malheureusement, c’est loin d’être sûr).
– de nombreuses constructions sont planifiées en Asie (64 centrales en Chine, même si leur construction est aujourd’hui suspendue, je ne vois pas comment les chinois pourraient faire autrement que de les construire tout de même dans l’avenir)
Bref, à moins d’une énorme catastrophe au Japon qui montrerait clairement à l’Humanité les dangers de cette énergie, je pense qu’on va continuer à faire « comme si de rien n’était » (alors qu’il y a une catastrophe nucléaire par décennie, ce qui me parait beaucoup pour une technologie soit disant maîtrisée à risque « quasiment » nul). Et encore, même si une telle catastrophe se produisait, il faudrait malgré tout du temps pour trouver d’autres solutions et surtout les appliquer à l’échelle mondiale !
Un autre facteur est la possibilité de spéculation pure et simple. Si les grosses mains se mettent à acheter des valeurs liées à l’uranium, il peut y avoir une flambée spéculative comme en 2007 qui entraînera forcément toutes les valeurs minières du secteur. Vous trouverez davantage de graphique sur l’U3O8 (le minerai d’uranium de référence) sur le site http://www.uxc.com/
Donc, le secteur du nucléaire a encore de nombreuses années devant lui.
Bref, il s’agit donc de rechercher une société qui présente un bon potentiel dans un secteur qui lui même possède un bon potentiel.
En ce qui me concerne, je trouve que Laramide Ressources Ltd, une société canadienne prospectant les minerais d’uranium, essentiellement aux États-Unis et en Australie, semble posséder ce potentiel tant recherché.
Il s’agit d’une société d’exploitation minière, qui:
– possède des gisements et donc du minerai (= a une valeur tangible)
– possède des terrains ayant des gisements à exploiter ainsi que des parts dans d’autres minières prometteuses ( = une valeur potentielle plus élevée)
Si vous voulez davantage de détails, n’hésitez pas à lire la très intéressante séries d’articles sur Laramide, toujours chez Olivier Crottaz : http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3982
Ce sont d’ailleurs ces articles qui m’ont fait (re)découvrir cette société (et accessoirement empocher une belle plus-value en 2010 !).
Remarquez que, comme je vous l’ai déjà dis, il ne FAUT JAMAIS prendre pour argent comptant les bonnes idées des autres que l’on trouve dans la presse ou sur internet. Par contre, rien n’interdit de vérifier si ces « bonnes idées » en sont réellement par rapport à SES PROPRES CRITÈRES.
3. Rechercher un rendement gain/risque intéressant
Lorsqu’on regarde le graphique mensuel de Laramide, on voit clairement, que le titre présente un potentiel intéressant sur du court terme, mais aussi du long terme.
Le premier objectif se situe sur 2,50 $ CAD (dans la zone de la moyenne mobile 50 mois). Il est probable que cette moyenne mobile soit à nouveau testée dans les mois à venir. Rappelons que la chute récente n’est pas due à la société, dont les cours progressaient depuis fin 2010, mais aux spéculations liées à la catastrophe de Fukushima.
Le second objectif est aux alentours de 5 $ CAD. Il correspond au niveau des cours avant la crise de 2008.
Le troisième objectif, à long terme, est sur 10 $ CAD. Il correspond à la fois à un niveau psychologique important et à un niveau tout à fait raisonnable de retracement depuis les plus hauts à plus de 16 $ CAD début 2007, quand le prix de l’uranium s’envolait (et il est tout à fait possible qu’ils s’envolent à nouveau…)
Si on prend un prix d’achat de 1,15 $ CAD, on obtient tout de même des gains potentiels de +117% pour l’objectif 1, +335% pour l’objectif 2 et 770% pour l’objectif 3.
Cela signifie que même si on perd TOUT (à savoir la société fait faillite), on reste dans un rapport gain/risque intéressant.
On peut aussi mettre un stop loss sous les plus bas de la crise de 2008, vers 0,50 $ CAD par exemple, ce qui améliore encore ce rapport, puisqu’on aura perdu dans ce cas « que » 56%.
Vous voyez que je n’hésite pas à placer des ordres d’achat sans stop de protection à condition que:
– je pense réellement que sur du long terme il y a une forte plus-value à faire !
– malgré une perte totale de l’investissement initial, le rapport gain/risque reste intéressant (c’est à dire voisin de 2).
– l’investissement dans une valeur donnée respecte mon money management global et ne représente qu’une faible part de mon capital total. Il ne s’agit pas de risquer la moitié de son capital en se disant que c’est pas très grave, car le ratio gain/risque est bon ! Cela n’empêchera pas de perdre gros si on se trompe !
4. Obtenir une confirmation de l’analyse technique
Lorsque l’on observe le graphique hebdomadaire, on constate que:
– La zone proche de 1 $CAD est intéressante à l’achat (en vert sur le graphique) car elle correspond à l’ancienne ligne de tendance baissière récente qui a été brisée en septembre 2010. Cette ligne de résistance peut servir de support et les prix pourraient rebondir dessus.
– La zone entre 1 $ et 0.75 $CAD constitue une zone de résistance horizontale datant des plus bas de puis la crise de 2008. Il n’y a aucune raison qu’elle soit enfoncée, à moins d’une nouvelle crise globale (ou d’une détérioration catastrophique de la centrale de Fukushima)
– Le RSI(14) est proche de la zone de survente de même que les stochastiques. Ce ne sont que des indicateurs, mais ils donnent cependant des signaux intéressants.
Le graphique quotidien fait apparaître encore plus clairement l’incidence de la catastrophe nucléaire au Japon. On voit nettement deux gaps sous la ligne de tendance haussière datant de juillet 2010. Le RSI et les stochastiques donnent des signaux d’achat.
La cible de 2 $CAD, c’est à dire dans le second gap, parait intéressante à moyen moyen terme.
5. Je fixe clairement les conditions de mon trade
Après avoir franchi les 4 étapes décisionnelles pour choisir un titre, je place un ordre limite d’achat sur 1.01$. Si je constate qu’en données quotidiennes, les cours semblent stagner au-dessus de ce prix (par exemple dans la région 1.10$), j’entre près des plus bas récents, à condition que le prix d’achat ne dépasse pas 1.15$. Je fixe comme objectifs les objectifs 1 et 2, chacun en sortant la moitié de ma position. Si l’objectif 1 est touché, je place un stop légèrement au-dessus du prix d’entrée.
Si le prix chute vers 0.75$, je reprend une position et je sors en trois temps sur les objectifs 1,2 et 3. Je place un stop au prix d’entrée sur atteinte de l’objectif 1 et au niveau de cet objectif en cas d’atteinte de l’objectif 2.
Si le prix descend sous les plus bas de 2008, j’ai deux solutions: soit je sors sur perte vers 0,50 $ si j’estime à ce moment là que le titre a perdu son potentiel de long terme (en raison d’événements futurs imprévisibles), soit que la faiblesse du prix n’est que dues aux conditions du marché mais que le titre conserve son intérêt et que je le conserve donc en porte-feuille.
En ce qui me concerne, je risque 10% de mon porte-feuille sur ce trade. Cela peut paraître beaucoup, mais je suis un fervent adepte de Warren Buffet et de la concentration de porte-feuille, et accessoirement je suis cash à 67% actuellement… Cela veut dire qu’au pire du pire (la société fait faillite), je perd 10%, ce qui est à la fois beaucoup mais pas tant que ça en fait, mais par contre je peux gagner plus de 20% voit plus en ne risquant que 10, donc avec un ratio gain/risque > 2.
Le fait d’être clair avec soi-même par rapport à ses objectifs et le risque accepté permet d’éviter une part de la pression psychologique lorsqu’un trade part dans le mauvais sens.
J’accepterai ici une perte latente de plus de 50% (sur les 10% investis) éventuellement sur des années, ce qui n’est pas acceptable pour tous les investisseurs, mais au risque de me répéter, il FAUT SE CONNAÎTRE SOI-MÊME AVANT DE VOULOIR VAINCRE LES AUTRES !
CONCLUSION
J’espère que vous avez compris que mon but à travers cet article n’était pas de vous conseiller l’achat de telle ou telle société, mais bien de vous présenter une méthodologie simple de prise de décision.
J’utilise ce petit indicateur qui est, comme son nom l’indique, purement informatif !
Il affiche sur le graphique où il est ajouté :
– un rappel sur les informations « administratives » du compte (nom et numéro de compte, les sommes déposées et retirées, la balance – c’est à dire l’argent sur le compte sans compter les trades en cours (le « floating »), le profit, la marge utilisée et le levier maximal, l’équité – c’est à dire l’argent réellement disponible sur le compte en temps réel, et la différence équité – balance, c’est à dire le gain ou la perte latente)
– mais surtout, il affiche les cours d’ouverture et de clôture de tous les trades passés ainsi qu’une ligne en pointillés représentant le gain ou la perte de chaque trade.
Le tout est bien sûr paramétrable au niveaux des couleurs.
Voici un exemple de ce que ça peut donner (en rouge, les prix des ordres de vente, en vert les prix des ordres d’achat, en gris les prix de clôture avec les pointillés rouge pour des positions perdantes et vertes pour les gagnantes). Il s’agit de l’EUR/USD au 19/04/11 en graphique 4H. En passant pour les curieux, c’est aussi un exemple d’utilisation de la méthode stochastic 3 que je teste actuellement dans une configuration difficile: premier ordre short stoppé, deuxième ordre de rattrapage long stoppé, mais 3ème et dernier ordre short gagnant. Conclusion du trade: résultat nul (enfin, pas tout à fait, j’ai quand même un gain total de +0,24%, spreads et swaps inclus, ce qui pour un trade à priori perdant n’est pas si mal que ça…).
Le trading est une pratique épuisante psychologiquement. Même ceux qui affirment que cela ne les affecte pas, qui s' »amusent » soit disant, sont souvent inconsciemment rongés par leurs positions ouvertes, leurs pertes potentielles ou réelles, etc.
Cela vient de notre relation à l’argent, qui nous a été inculquée par notre entourage et par la société, qui est souvent calquée sur un modèle argent -> réussite -> vie heureuse. Ce qui signifie aussi pauvreté -> échec -> vie malheureuse et frustrante.
En fait, cela devrait être le contraire : vie heureuse -> réussite -> argent.
Je dirais même vie malheureuse et frustrante -> recherche d’une amélioration -> vie heureuse -> réussite -> argent.
Le fait de perdre de l’argent, de ne pas réussir dans ses investissements, créé un stress et des frustrations. C’est aussi une sources d’angoisses (« et si je perdais plus ? et suis j’étais nul ? »).
Malheureusement, un humain qui est stressé et angoissé, réagit souvent de deux manières:
– l’agressivité: en trading, il s’agit d’en « remettre une couche », de prendre des plus gros risques, de plus gros leviers, « pour se rattraper »
– la résignation: soit on abandonne l’idée du trading, soit on se résigne à être un « perdant ». J’ai déjà vu des gens qui affirmaient, presque fièrement, avoir perdu de l’argent et de savoir qu’en faisant un investissement, ils allaient certainement mal s’en sortir. Ils acceptaient donc d’avoir un rendement négatif, alors qu’en mettant leurs sous sur un livret A, au moins, ils n’auraient rien perdu !
Pourtant, la solution est toute autre: il faut accepter son stress et le gérer, pour qu’il disparaisse naturellement. Et oui, l’organisme a des soupapes de sécurité. Vous vous imaginez ce qu’aurait donné l’humanité si nos lointains ancêtres étaient tous stressés, téméraires au point d’être suicidaires ou dépressifs ? Le stress fait parti de la vie humaine, mais il faut savoir l’évacuer.
Quand je compare mes résultats avec d’autres investisseurs ou traders autour de moi, je me dis parfois que j’ai finalement assez vite compris ce qu’il fallait faire pour réussir. Je me suis demandé souvent quel était mon avantage par rapport à eux. Même si, pour être certain de cette « réussite », il faudra attendre ma « retraite » car RIEN ne m’empêche de perdre tout dans 13 ans, demain, dans 8 mois SAUF MA CERTITUDE de suivre MES RÈGLES.
Est-ce que je suis doué d’une intelligence supérieure ? Hum, même si je ne pense pas être déficient de ce côté là, il y a plein de gens qui comprennent mieux les calculs complexes utiles en investissement alors que je me contente généralement de saisir l’essentiel.
Est-ce que je suis particulièrement chanceux ? Je dirais qu’une pièce lancée en l’air a surtout une chance sur deux de retomber sur face et une chance sur deux de retomber sur pile. Que je la lance moi-même n’y changera rien sur du long terme.
Est-ce que j’ai miraculeusement développé un système de trading infaillible ? Certainement pas, cela n’existe pas !
Est-ce que je maîtrise mieux mes émotions ? Hum… Attendez, en y réfléchissant bien, je peux supporter l’idée de perdre « gros », tant que c’était un risque calculé à l’avance. Je peux me dire que je ne vais pas me laisser emporter par l’appât du gain en me disant qu’en augmentant un peu mon levier, je pourrai gagner tant de fois plus. Je peux aussi me dire que si j’ai tort 5 fois de suite, on verra bien la 6ème fois… Je peux aussi me dire que si j’ai tort, c’est que j’ai dû ne pas comprendre quelque chose. Mais tant pis, je finirai par progresser sur ce point. Je peux aussi me dire que finalement, si je ne tiens pas 20% par an comme Warren Buffet, et bien, tant que je fais au moins 2% comme mon livret A, je n’aurai perdu que mon temps et j’aurai tout de même économisé quelque chose.
Bref, je suis capable d’accepter la difficulté et de contrôler mes émotions car j’évacue mon stress.
Est-ce que parce que je suis un Vulcain, fils spirituel de Spock ? Certainement pas !
Par contre, je pratique les arts martiaux.
Plutôt beaucoup en fait. Je dirais même presque tous les jours, un peu, ou plus suivant mes disponibilités.
Cela m’aide beaucoup en trading. Je trouve que c’est exactement la même chose:
– un adversaire à combattre: soi-même avant les autres
– un sens de l’effort à long terme
– la certitude que toute action a une conséquence
– une prise de risque contrôlée
– un soucis constant de s’améliorer
De plus, cela m’apporte des qualités utiles en trading:
– un meilleur contrôle de ma propre peur
– un exutoire physique au stress de l’esprit
– un accomplissement qui m’éloigne du besoin de me prouver quelque chose et d’une trop grande focalisation sur l’argent
Accessoirement, c’est aussi bon pour la santé !
Je ne dis pas que tous les investisseurs devraient s’entraîner pour la ceinture noire avant de toucher une plate-forme de négoce, mais chacun devrait trouver son équilibre dans une activité sans aucun rapport apparent avec le trading.
« Un esprit sain dans un corps sain, et un esprit sain pour des investissements gagnants ! »
PS: Bon, je vais appliquer ma recherche de l’équilibre en commençant par prendre une semaine de congés loin de tout trading. N’hésitez pas à poser des questions ou à réagir à cet article, en me disant par exemple vos propres solutions pour rester zen, je vous répondrais dès mon retour.
Je vais poursuivre ma série d’articles consacrés aux indicateurs pour MT4.
L’objectif est de vous présenter des indicateurs utilisables, puis de vous proposer une application possible.
Attention, je ne vous livrerai pas de méthode « clés en main », car c’est tout simplement inutile. Chaque trader doit s’approprier SA méthode (même s’il peut tenter d’appliquer celle de quelqu’un d’autre, et parfois même y parvenir… ). Cependant, en y réfléchissant un peu, vous pouvez en tirer une stratégie tout à fait valable.
Mais trêve de discussion, parlons maintenant de ce fameux indicateur.
L’indicateur Bband Stop est basé sur les bandes de Bollinger. Sans rentrer dans le détails de ces dernières, on peut simplifier en disant qu’elles sont calculées par rapport à l’écart type autour d’une moyenne mobile (par défaut, une moyenne mobile de période 20, avec 2 écarts types autour). Mathématiquement, quand on parle d’écarts-type, c’est qu’on suit la loi normale. Or (et mon but n’est pas ici de faire une longue et complexe démonstration mathématique !), les marchés NE SUIVENT PAS une loi normale. Enfin, plus précisément, ils ne les suivent pas toujours, mais souvent quand même. On peut donc utiliser des indicateurs basées sur cette fameuse loi normale, tout en sachant que parfois, cela ne va pas fonctionner du tout ! Mais si vous avez bien suivis mes précédents articles, vous savez que ce n’est pas très grave, puisque vous avez un money management adapté et des ordres stops…
Le Bband Stop suit le plus haut de la bande de Bollinger inférieure lorsque le cours grimpe, et le plus bas de la bande de Bollinger supérieure lorsque le cours baisse.
Si vous n’avez rien compris à ma dernière phrase, jetez un coup d’œil sur le graphique ci-dessous, ça va être beaucoup plus clair. L’indicateur Bband Stop est en bleu et rouge, les bandes en pointillés. Au milieu, vous reconnaîtrez une moyenne mobile exponentielle à 50 périodes.
(Le graphique représente le cours EUR/GBP en données quotidiennes; remarquez que l’indicateur Bband Stop et les bandes de Bollinger sont réglées ici tous deux sur une période de 7 jours avec un écart-type de 1, ce qui correspond au réglage par défaut de l’indicateur)
En général, on considère que la clôture d’une bougie sous les lignes bleues est un signal de vente, et au-dessus d’une ligne rouge signifie un signal d’achat.
Bien sûr, cela ne suffit pas pour faire un système de trading complet, mais c’est un début.
Une autre utilisation de cet indicateur est de s’en servir comme stop suiveur. Par exemple, on peut conserver une position acheteuse tant qu’aucune bougie ne clôture sous la ligne bleue (et vis-versa pour une position vendeuse).
Et bien sûr, comme tout indicateur, il y a certainement encore de très nombreuses manières de s’en servir, sans parler des possibilités de modifier ses réglages de période et d’écart-type.
Dans un prochain article, je vais essayer de vous concocter un système de trading basé sur cet indicateur. Dans mon propre trading, je ne l’utilise pas à proprement parlé, mais cela ne signifie en rien qu’il n’est pas valable et est tout à fait utilisable. D’autre part, mon but est aussi de vous aider à comprendre comment on élabore un système de trading et pourquoi ce qui est important ce n’est pas le système en lui-même (il y en a des tonnes…), mais la manière de l’appliquer et de se l’approprier.
Arnaques / scam . Mise à jour d'une page qui a 15 ans, et rien n'a changé (ou en pire !) Réfléchissez, renseignez vous et apprenez pour éviter les pièges #scam
Livret A : le plafond pourrait passer de 22 950 à 30 000 €. Officiellement pour financer la transition écologique, mais en réalité le plafond n'a jamais suivi l'inflation depuis 2013 (+20 % selon l'INSEE). À prix constants,il devrait déjà être à 27 600 € https://share.google/xafZAzd0vq49ebEMN
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