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La finance dans l’ère du Covid – maintenant et tout de suite ? (1/3)

L’année 2020 a vu la rencontre de plusieurs phénomènes majeurs.

Tout d’abord, la première grande pandémie de l’ère numérique, entraînant des réactions “incroyables”. Parmi elles, la voie monétaire pour tenter de gérer le problème des dettes Covid, grâce à la planche à billets “infinie”.

Ensuite, la perte d’influence à la fois économique, mais aussi scientifique, des Etats-Unis (et de l’Occident en général), au profit de la Chine notamment, et de l’Asie en général.

Enfin, l’arrivée d’une nouvelle génération d’investisseurs.

Première partie: la planche à billets

L’agrégat M1  contient seulement l’ensemble des pièces et des billets en circulation ainsi que les dépôts à vue domiciliés auprès des banques (comptes courants), c’est-à-dire les avoirs les plus liquides. ll est donc directement représentatif de la quantité de dollars en circulation (excluant les crédits et les livrets d’épargne).

En faisant une analyse technique simpliste de M1, on voit que depuis la crise des subprimes, le RSI weekly est suracheté, signe d’une forte tendance haussière. Et quant à ce qu’il s’est produit en avril 2021, le graphique se passe de commentaires.

Si on se replace un peu plus loin dans le passé, on comprend encore mieux la situation en cours…

Il n’est pas étonnant de voir que les prix de ce qui est calculé en dollars explosent: matières premières et actions sont tous les deux au plus haut !

L’inflation reste pour le moment sous contrôle, mais ce qui est certain, c’est que plus il y a de dollars en circulation, et moins ils valent quelque chose.

Ceci expliquant en partie l’explosion du bitcoin, qui est perçu comme une réserve de valeur puisqu’on ne peut pas en imprimer de nouveaux. Mais d’autres facteurs expliquent également cette poussée des cryptomonnaies dans leur ensemble, ne serait-ce que les réelles applications technologiques des blockchains et de la de Defi (finance décentralisée).

Mais nous y reviendrons dans la suite de cette série.

La crise du Covid révèle plusieurs choses:

  • la plupart des gouvernements naviguent à vue entre la nécessité de limiter la casse de l’économie et d’éviter des scènes de mouroirs dans les couloirs d’hôpitaux surchargés (je reste persuadé que le nombre de morts, qui n’est “pas si élevé que ça” – si on compare à une guerre par exemple, est secondaire dans les calculs politiques, contrairement à l’image négative que cela donnerait).
  • la réaction massive (et qui, pour le moment, a fonctionné) de résoudre la crise par la voie monétaire aura des conséquences à plus long terme, en raison de l’explosion des dettes
  • à force de faire comme si de rien n’était en simulant un retour à la normale, on s’éloigne de ce retour dans la réalité
  • il faut toujours voir une crise à long terme, car cela dure toujours plusieurs années
  • la Bourse peut être décorrélée en partie avec l’économie, et cette décorrélation est de plus en plus importante en raison des interventions monétaires justement
  • Keynes a gagné clairement le titre d’idéologue économique dominant dans la plupart des pays
  • “pour le moment, tout va bien”

La question que peut se poser l’investisseur particulier, c’est que si la solution des Etats passe par la dévaluation monétaire de facto en raison de l’impression monétaire, que faut-il faire avec son argent ?

La réponses est forcément multiple, en fonction de chaque profil.

On peut évoquer :

  • une diversification entre des actions (ou indices) solides, en rapport avec le monde réel
  • un peu d’or, dont le cours reste relativement stable (à la baisse pour le moment)
  • du bitcoin, qui représente une diversification du cash, mais dont le cours est instable (en pleine tendance haussière extrême)
  • s’assurer d’avoir de l’immobilier acheté à un prix raisonnable sous la main
  • éviter de s’endetter, ou alors de manière très raisonnée, car personne n’est à l’abri d’une perte importante de revenus

Evidemment, la répartition entre ces 4 poches d’actifs dépend fortement des objectifs de chacun, de ses besoins et de son âge. Quoiqu’il en soit, rien ne vaut une étude personnelle pour choisir ses propres investissements. Suivre la mode du moment sans comprendre n’est en tout cas que rarement une bonne idée !

A suivre…

ZEBITEX, première crypto-banque européenne ?

Je suis avec attention le monde des cryptomonnaies depuis fin 2020. Aucun investisseur ne peut pas ignorer cette dimension, car les applications des technologies blockchains vont s’étendre à de nombreux domaines. Evidemment, chacun est libre de ses choix d’investissements, et on peut très bien se tenir à l’écart de ces technologies.

Cependant, il n’y a plus un jour où une grosse entreprise n’annonce pas un projet cryptocompatible (VISA, Paypal, même Boursorama propose d’agréger des comptes de trading crypto avec les comptes bancaires classiques pour avoir une vision d’ensemble !). La machine est lancée et s’emballe, car la prime reviendra aux premiers.

Je cherchais un opérateur français, et évidement, notre gouvernement semble frileux avec ce concept, car tout est toujours traité du point de vue de l’évasion fiscale, alors que la plupart des particuliers n’ont aucun intérêt à prendre des risques pour si peu… Et que les très grosses fortunes s’arrangent autrement de toute manière. Heureusement, qu’il y a tout de même des gens pour reconnaître que d’avoir des entreprises françaises dans les domaines technologiques d’avenir, ce n’est pas une si mauvaise idée !

Donc la nouvelle est tombée aujourd’hui !

« Depuis le 18 décembre 2020, l’enregistrement PSAN auprès de l’AMF est obligatoire. Nous sommes fiers de vous annoncer que ce jour le 30 mars 2021 nous avons reçu un avis favorable à notre enregistrement portant le numéro N°E2021-012 pour DIGITAL EXCHANGE qui édite ZEBITEX et le N°E2021-013 pour DIGITAL BROKER qui édite ZeBitcoin. Notre service est donc désormais ré-ouvert aux inscriptions et pleinement opérationnel.

Il est à noter que cette obtention d’enregistrement pour la partie fiat/crypto est suspensif à la condition que notre dossier d’agent PSP soit finalisé, les derniers éléments de celui-ci sont en cours de finalisation cependant nous pouvons tout de même exercer.

L’objet de ce second enregistrement concerne l’obtention du statut d’agent Prestataire de Service de Paiement, ce qui nous permettra de pouvoir offrir une vraie gamme de services bancaires. Cette offre comprendra :

– un compte bancaire personnel gratuit avec un IBAN Français ou Luxembourgeois, qui permettra d’émettre ou recevoir des virements comme n’importe quel compte bancaire pour l’ensemble de nos utilisateurs !

– la délivrance d’une carte de paiement Mastercard liée à ce compte bancaire (optionnel).

Une fois cet enregistrement finalisé, nous serons la première crypto banque européenne ! D’autres développements sont aussi en cours, tels que l’ajout de fonctionnalités, de nouveaux partenariats, de nouvelles crypto-monnaies et aussi la sortie de l’application mobile (actuellement en bêta). C’est avec une grande fierté que nous partageons avec vous toutes ces nouvelles. » 

Christopher Villegas.

En dehors de mes investissements traditionnels basées sur de l’investissement progressif sur quelques actions diversifiées, j’ai placé à 5% mon curseur d’investissement sur les cryptomonnaies, avec une autre part de 5% dédiée au trading. Je reviendrai sur mon trading, qui me sert essentiellement à décompresser en évitant de toucher à mes vrais investissements, mais aussi “à sentir l’actualité des marchés”, préférant grandement des longs swing trades sur plusieurs mois et de l’investissement progressif sur plusieurs années.

J’ai l’impression de revivre le début des années 2000, où j’étais peu actif, extrêmement prudent et où j’ai appris beaucoup de choses sur les marchés. Nous sommes en 2021 à un tournant, entre la crise Covid (qui ne fait que commencer à mon avis personnel) et l’explosion des technologies (GAFA & autres), je pense qu’il faut s’adapter. C’est pour cela que je suis attentivement l’univers crypto. Cela ne m’empêche en rien de continuer à investir sur Imerys ou Sanofi pour ne donner que deux exemples bien de chez nous et bien terre à terre. Mais, j’aime comprendre la psychologie des foules des investisseurs…

Bref, une société française qui propose quelque chose de sûr et “Bercy-compatible”, m’intéresse grandement !

Je ne suis absolument pas dans l’esprit “affiliation” et je n’en ai jamais proposé, mais très franchement, pour des personnes qui veulent une certaine sécurité et tenter l’aventure crypto (attention, il faut vraiment le voir comme un investissement long terme, car le trading dans ce domaine me semble encore plus extrême que sur Forex), n’hésitez pas à passer par mon lien (ça me fera toujours de quoi me payer un café !)

Je précise que je n’ai AUCUN lien avec cette société, si ce n’est celui de client (mon compte est cours d’ouverture et de vérification à l’heure où j’écris ces lignes).

Attention à ne pas succomber à la folie des gains faciles, mais comprendre le fonctionnement des principales cryptomonnaies comme le bitcoin ou l’ethereum me parait indispensable pout tout investisseur qui s’intéresse au monde dans lequel il vit !

Bons investissements et n’oubliez pas que vous êtes les seuls responsables de votre argent. Ceci n’est pas un conseil d’investissement !

“Les déterminants de la richesse” de Jérôme Rousseau

Les déterminants de la richesse: La science au service de l'indépendance  financière eBook: Rousseau, Jérôme: Amazon.fr

Quand un ami bloggeur que j’apprécie et que je suis depuis des années à travers son site www.dividendes.ch écrit un livre, je me dois au moins de le lire !

Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce site, sachez que la blogosphère francophone se divise en gros en trois types de sites:

  • les vendeurs de méthodes blingbling version “la question elle est vite répondue” (en effet, ma réponse est rapide: je ne regarde même pas ce genre de sites pour pigeons)
  • les sites d’informations/sociétés de presse, mais qui proposent tout de même une “formation”, au contenu plus ou moins sponsorisé et intéressant
  • les particuliers/amateurs de Bourse, qui pour la plupart veulent simplement se diriger vers une des premières catégories, et qui manquent donc d’expériences dans tous les domaines
  • les quelques exceptions, à compter sur les doigts d’une main, où les informations résultent d’une passion et qui sont durables et donc basées sur une réelle expérience de l’auteur

La durabilité d’un site internet est généralement un critère primordial. La plupart des blogs disparaissent, que ce soit pour de “bonnes” raisons (l’auteur a autre chose à faire et s’est lassé de sa phase “investisseur/trader” ou a réalisé qu’il n’allait pas gagner des millions avec des pubs Google), ou de “mauvaises” (le succès de la méthode miracle n’est pas au rendez-vous, les comptes de trading ont cramés les uns après les autres…).

Dividendes.ch fait partie des quelques survivants qui dépassent la dizaine d’années, ce qui en “temps-équivalent internet” représente bien une demi-éternité ! Et comme on le dit souvent “ce qui ne me tue pas me rend plus fort”. La preuve en est avec la parution de l’e-book “Les déterminants de la richesse”, désormais également disponible en broché et qui résulte des années d’expérience de son auteur.

Personnellement, je me méfie beaucoup des “e-books”. Il est très facile d’en éditer un grâce à des entreprises comme Amazon par exemple. Il est beaucoup moins facile d’en écrire un. En conséquence, il existe de nombreux ouvrages numériques de qualité médiocre, écrits à la va-vite et surtout par n’importe qui. Si la plupart des auteurs “savent de quoi ils parlent”, tous ne sont pas doués en écriture ni en pédagogie, donc le résultat est souvent au mieux, médiocre.

De plus, la lecture sur tablette ne m’enchante guère, si ce n’est lors de voyages où c’est beaucoup plus pratique que de traîner des tonnes de livres.

Avec tous ces aprioris, j’ai donc contacté Jérôme en lui disant que j’allais acheter son ebook, par curiosité et si j’en voyais l’intérêt, j’allais rédiger un petit article sur le sujet… Pour être honnête, il m’a proposé de me rembourser mes frais d’achat, mais très sincèrement, pour le prix d’un café (en Suisse), je vais transférer une partie de mes investissements “autoformation/lecture” vers ses investissements “gains générés par le blog”. Au pire, j’aurai fais un mauvais investissement d’un montant absolument négligeable.

Au mieux, j’aurai appris un truc ou deux…

Le contenu

Le livre se lit relativement vite, quelques heures, comme beaucoup d’e-books, qui sont calibrés pour les temps modernes. Les “Guerres & Paix” ne sont plus à la mode. Ceci dit, un livre sur l’investissement n’a pas besoin d’être un pavé pour contenir des informations intéressantes.

L’approche est orientée vers le temps nécessaire à devenir rentier et la meilleure manière d’y parvenir. Cette thématique est très courante, puisqu’au final, c’est dans l’air du temps. Sortir de la “rat race” est l’objectif de beaucoup de personnes captives de cette course effrénée. Au final, un rentier est un investisseur qui a réussi !

Nous avons donc un rappel des principaux livres sur le développement personnel de l’investisseur, qui sont des classiques que de nombreuses personnes ont lu (la semaine des quatre heures, Rich Dad Poor Dad, l’homme le plus riche de Babylone…) et qui ont tous le mérite de faire réfléchir sur sa relation à l’argent.

Les arguments sont confrontés au faits, et les diverses solutions globalement proposées (frugalité, travail, épargne, investissements …) sont décortiquées.

Que du bon sens, mais rien qu’en s’inspirant de tous ces conseils, on aura déjà fait un grand pas vers la richesse !

Par contre, ce que j’ai apprécié, c’est que tout ceci n’est pas rédigé en tant que guide de coaching comme trop de livres (y compris dans la liste citée dans l’introduction) avec ce ton positif obligatoire “vous voulez agir ou subir ?” Cela m’a toujours insupporté, même si le message porté est cohérent.

Ici, nous avons plutôt une étude technique des différentes méthodes possibles, en les ramenant au temps nécessaire pour atteindre l’indépendance financière.

Vient ensuite le cœur de l’ouvrage: les différentes manières d’investir.

L’auteur va bien au-delà de ce qui est proposé d’habitude: trop souvent une variation sur les mérites des intérêts composés et une méthode “miracle” consistant à épargner pendant 30 ans. (Ce qui en passant n’est pas une mauvaise manière d’investir).

Il compare plusieurs approches qui ont fait leurs preuves (momentum, permanent portfolio…), mais aussi certaines approches plus originales.

Il en résulte quelques stratégies, qui vont être étudiées selon le temps nécessaire pour devenir rentier. Le tout est accompagné de diverses astuces (que je connaissais pour la plupart, mais il est toujours intéressant de voir les choses sous un autre angle).

Les conseils données sont précieux, car n’importe quel investisseur les suivant devraient pouvoir s’en sortir honorablement. Certains dépendent de la psychologie propre à chacun, et on peut être en désaccord, mais l’ensemble des recommandations devraient être suivies.

J’ai d’ailleurs découvert que j’en suivais une très grande majorité dans mes propres investissements. Je n’ai pas forcément suivi le même chemin pour aboutir à mes conclusions, mais je suis tout à fait en accord avec ce qui est écrit.

Un des points forts de cet ouvrage est la pédagogie employée. A la fin de chaque partie, nous retrouvons les “enseignements principaux” qui résument bien les concepts exposés et facilitent la compréhension.

Le livre s’adresse à tous.

Quand Jérôme m’a dit que j’allais sans doute apprendre quelque chose, il avait raison. J’avais un fort doute, car cela reste un livre qui s’adresse a priori à des débutants, et sans vouloir me jeter des fleurs, cela fait tout de même un certain temps que je roule ma bosse dans le monde de la bourse et des investissements, et j’ai lu beaucoup de choses.

Mais comme souvent, un point de vue différent est souvent un moyen de (re)découvrir ce qu’on avait oublié/mal assimilé soi-même et de conforter les points communs dans divers raisonnements.

L’une des stratégies proposées est quasiment l’opposée de ce que je pratique le plus (à savoir l’investissement sur des écarts de la moyenne, lorsque tout baisse justement) et la combinaison avec le taux de chômage US est une approche que je n’avais jamais envisagée. Ceci dit, j’ai bien envie d’y consacrer un petit portefeuille secondaire…

Bref, tout investisseur peut y trouver quelque chose d’intéressant, ne serait-ce que les compilations d’études interprétées. Le sous-titre accrocheur “La science au service de l’indépendance financière” a donc bien un fond de vérité…

Le livre donne des pistes pour élaborer sa propre méthode, et c’est bien le plus essentiel : se poser ses propres questions pour élaborer sa propre méthode pour atteindre ses propres objectifs !

De plus, avoir les réflexions personnelles et authentiques d’un véritable investisseur particulier est toujours intéressant. Même si l’auteur espère sans doute un petit retour financier pour cet ouvrage, cela n’est certainement pas sa motivation principale, et ça se remarque…

En conclusion, c’est bien un achat que je ne regrette pas et pourtant, j’en ai lu des livres !

PS: Si j’ai rédigé cet article, c’est aussi parce que j’apprécie le travail de Jérôme, mais je ne me consacre plus qu’aux choses qui m’intéressent sur mon propre blog. Pas d’articles sponsorisés ou autre, juste mon point de vue d’investisseur (très) particulier ! Faites-en ce que vous voulez !

Retour sur un investissement “raté”: Nutrien (ex-PotashCorp)

Source: Nutrien.com

Sur la partie de mon portefeuille consacrée à l’investissement “moyen-long terme” (sur plusieurs années), le temps joue le rôle principal pour déterminer un succès.

J’ai dénoué une une position prise en deux temps à l’époque de Potash Corporation of Saskatchewan (PotashCorp). Cette entreprise canadienne produisait des engrais (potasse, phosphate et nitrate) pour l’agriculture intensive.

Je suis entré en deux temps: le 30/10/2015 avec un PRU (converti en euros, frais inclus) de 20,18 $ (18,37 € au cours de l’époque d’après mes notes) et le 8/04/2016 avec un PRU de 16,21 $ (14,28 €). Le PRU final était donc de 16,08 €.

En septembre 2016, PotashCorp annonce la fusion de ses activités avec Agrium, ce qui créerait la plus grande entreprise d’intrants agricoles au monde. De par la position dominante de cette nouvelle structure, en ayant un contrôle de deux tiers du marché de la potasse en Amérique du Nord et un tiers du marché de phosphate et d’azote dans ce même espace.

Nutrien est finalement née au 1er janvier 2018 de la fusion entre PotashCorp et Agrium, deux sociétés canadiennes du secteur des engrais. Les actionnaires de Potash ont reçu 1 action de la nouvelle entité pour 2,5 actions détenues.

Si on calcule en “équivalent Potash”, il faut donc multiplier l’ancien cours par 2,5 pour avoir une équivalence. Mon PRU de 16,08 € vaut donc 40,2 € (donc environ 48,24 $ pour un cours actuel EUR/USD de 1,20 $) sur le graphique boursier de Nutrien. Autrement dit, mon PRU est plutôt dans la moyenne haute des cours depuis 2018. J’appelle cela un “mauvais investissement”.

Le cours a plus ou moins stagné dès lors, à l’exception de la chute des marchés du krach de mars 2020.

Certes, j’aurais pu (dû) renforcer en mars, mais j’avais d’autres priorités et opportunités lors de cette brutale correction de tous les marchés. Et, comme je le disais, les cours de Nutrien stagnent, ce qui ne m’a pas spécialement motivé pour investir davantage. D’autant plus que pour ces investissements à “moyen-long terme”, j’ai plutôt tendance à attendre et un excès de marché pour revendre.

Il peut paraître étrange de vendre maintenant alors que cela fait 5 ans que je conserve cette action en portefeuille.

Ceci dit, la Bourse offre de nombreuses opportunités et les liquidités dégagées peuvent servir à d’autres choses.

Mes arguments en faveur de la vente sont:

  • je ne vois pas d’amélioration réelle de la situation de cette entreprise, que je classe dans “potentiel à long terme, mais pas plus que d’autres, voir plutôt moins”
  • le Marché dans son ensemble a beaucoup progressé depuis mars, prendre quelques bénéfices n’est peut-être pas une mauvaise idée
  • le prix de la potasse est au plus bas depuis des années, cela peut changer, ou pas.
  • sur un graphique en données quotidiennes, une zone d’excès (de vente) semble avoir été atteinte
  • je déteste les fusions, qui rendent compliqué le suivi des cours boursiers (même si au final, les cours de Potash se retrouvent en cherchant un peu, et qu’un multiplicateur de 2,5 n’est pas un calcul si complexe…)
  • j’ai d’autres idées pour les fonds dégagés

Tous ces arguments se discutent, mais toujours est-il qu’il faut bien prendre la décision un jour.

Mon objectif initial, indiqué sur mon journal d’investissement était “potentiel à doubler la valorisation boursière + dividendes réguliers quasi-certains – à voir d’ici quelques années. Sortir avant si stagnation sur plusieurs années”.

J’attendais donc un +100%. Cela peut paraître optimiste, mais sur 5 ans, cela ne fait “que” +20% par an. Et je ne compte pas l’inflation !

Le résultat: je suis sorti le 13/01/2021 à 54,95 $, ce qui donne après conversion en euros un gain de + 24,8 % au total (dividendes inclus, qui représentent un peu plus de la moitié des gains, ce qui est logique vu que c’était pour moi une valeur de rendement de fond de portefeuille).

Cela donne, pour un investissement sur 5,25 années, un gain moyen de +4,72%/an. Le tout hors imposition.

Voilà donc ce que j’appelle un investissement “raté”.

J’aurai donc mieux fait de placer cet argent ailleurs (sur Tesla ?).

Mais…….

  1. Mon portefeuille est diversifié, je n’attends pas beaucoup plus de 5%/an pour la partie “fond de portefeuille”.

2. On ne peut pas savoir à l’avance

3. Au final, c’est toujours bien mieux qu’un livret A ou une assurance-vie.

4. Le “potentiel” de Nutrien est toujours là, je pourrais faire le même raisonnement qu’il y a 5 ans et racheter après une correction… Ou regretter que le cours s’envole vers 100 $ d’ici quelques années. C’est la vie de la Bourse ! L’aspect “investissement value” de Nutrien est toujours présent.

Donc, si c’est un exemple d’investissement “raté”, pourquoi se priver d’investir en Bourse ?

(J’aurais pu vous parler de mon investissement sur Pandora d’il y a quelques années, mais je n’ai jamais été convaincu que de montrer les bonnes affaires permet de progresser en trading/investissement).

Je conclurai par une citation que je garde toujours à l’esprit:

 “C’est quand la mer se retire qu’on voit ceux qui se baignent nus.” (Buffet)

Disclaimer: Cet article n’est pas un conseil en investissement, mais une présentation à but pédagogique pour VOUS faire réfléchir sur VOTRE manière d’investir. Vous êtes le seul responsable de VOS investissements !

L’or ou le bitcoin (en 2021)?

La question est de savoir quel est le réel ennemi…

Le Bitcoin a beaucoup de qualités par rapport à l’or et ses défenseurs vantent ses mérites d’autant plus que son cours explose à la hausse, enchaînant des performances hallucinantes en 2020 notamment.

La dernière fois que cela s’est produit, c’était en 2018, juste avant un krach où le discours global a changé : “c’est la fin du Bitcoin”, etc.

Il est extrêmement difficile voir impossible de faire du market timing, mais il n’en reste pas moins que pour un investisseur à long terme, mieux vaut acheter “bas” que “haut”. Evidemment, l’investissement progressif permet de lisser les cours, pour peu que l’on investisse dans un actif ayant une tendance haussière à long terme, voire même pas de réelle tendance, mais avec quelques pics de temps en temps, on finira par être plus ou moins gagnant.

La théorie dit que même en commençant son investissement vers les plus hauts historiques, pouvant être dépassés un peu plus tard, on reste gagnant.

Ceci dit, si le seul moyen d’être gagnant, c’est d’entrer un jour ou l’autre dans le marché et que les corrections peuvent mettre des années à se produire, il est toujours préférable de commencer après un krach.

Je surveille attentivement le Bitcoin & la cryptosphère, et m’intéresse beaucoup à son sujet (mais j’y reviendrai dans d’autres articles), mais tout de même. Si je pense que la blockchain a un véritable avenir, cela ne m’empêche pas de la comparer avec les mêmes critères que pour tous mes investissements: sommes-nous “au pire moment” pour investir sereinement ?

Prix de l’or vs Bitcoin (en données hebdo)

Si on regarde le graphique, le Bitcoin vaut actuellement près de 15 fois le prix de l’once d’or. La dernière fois que cela s’est produit, c’est fin 2018, juste avant un krach du Bitcoin.

Certes, nous sommes peut-être à un tournant majeur des cryptomonnaies, avec les gros fonds d’investissements et les banques qui entrent dans le jeu. Ce qui va forcément augmenter la valeur du Bitcoin. Donc, ce rapport bitcoin/or peut encore augmenter, comme il l’a déjà fait depuis la création du Bitcoin. Peut-être que sa “juste valeur” serait de 30 ou 40 fois le prix de l’or…

Peut-être…

[MISE A JOUR DU 3/1/2021]:

Décidemment tout va très vite depuis 2020… Visiblement, la valeur du Bitcoin par rapport à l’or n’est pas seulement de 15 fois en tout cas… Quelle belle explosion exponentielle. Il est amusant de voir que l’adage “les cours ne montent pas jusqu’au ciel” est pris totalement à contre-pied par les adeptes des cryptomonnaies qui parlent de “to the moon”. Deux paradigmes s’affrontent. Est-ce que la logique de tous les investissements va être respectée, à savoir des corrections lors des phases d’excès ? J’ai ma petite idée sur la question. Le tout est de trouver le bon timing, ou plutôt s’arranger pour que le timing n’ait pas une importance cruciale. Ceci dit, il ne me viendrait vraiment pas à l’idée de shorter le BTC, par contre, le rachat lissé sur des corrections me semble pertinent.

[MISE A JOUR DU 11/4/2021]:

Le bitcoin a doublé encore par rapport à l’or en un trimestre… Avec une tendance forte en hebdomadaire qui ne semble pas encore s’essouffler… Cela en dit long sur le rôle de valeur refuge actuelle du bitcoin. La perception globale du marché a changé. C’est un phénomène très intéressant, et c’est bien pour cela que je m’intéresse autant aux cryptomonnaies depuis quelques temps…

[reprise de l’article d’origine paru en décembre 2020]

Cependant, ce changement de paradigme peut-il se faire sans accrocs ?

Le pic de 2018 a déjà été créé par la prise de conscience (à un degré bien moindre, certes) de la valeur intrinsèque du Bitcoin par (certains) financiers. Ce pic peut être dépassé en 2020/21.

Néanmoins, il est probable qu’il y ait au moins une correction, ou un mini-Krach, après des excès. Tous les indicateurs de surachat sont au taquet et la tendance haussière actuelle est très forte.

D’autre part, la dernière fois qu’il y a eu un excès du Bitcoin, l’or en a profité, pas tout de suite certes, mais tout de même de manière importante.

Or en données hebdo

Nous saurons bientôt quelle est la vraie valeur refuge entre le Bitcoin et l’or…

Remarquez que je suis haussier sur les deux, à long terme, mais à moyen terme, j’aurais tendance à favoriser l’or pour les raisons évoquées ci-dessus. Cela ne m’empêchera certainement pas d’entrer dans l’investissement à long terme sur le Bitcoin prochainement, mais probablement pas aux niveaux actuels des cours, ou alors avec une stratégie de DCA (dollar cost averaging, ou simplement investissement progressif).

Ce petit article n’a pour but que de vous faire réfléchir. Vous êtes seul responsable de vos investissements et ceci n’est certainement pas un conseil d’investissement !

Bonne fin d’année 2020, soyez prudent (dans tous les sens du terme !)

Transférer et acheter des cryptomonnaies – Ethereum, WOZX, MetaMask et Uniswap v2

Comme je le disais dans l’article précédent, je suis entrain de me documenter sérieusement sur l’univers passionnant des cryptomonnaies.

Rien ne valant mieux que l’expérience personnelle, je procède en testant.

D’ailleurs, si vous voulez tester un transfert de n’importe quelle crypto compatible avec ERC-20 (basé sur l’ETH donc) vers mon wallet test et me témoigner votre intérêt pour cette page, n’hésitez pas à tester avec cette adresse:

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ou en flashant ce QR code:

Je propose ce moyen de paiement “coup de pouce” non pas parce que je veux, tout d’un coup après des années, monétiser ce site qui a pour vocation de rester à tout jamais gratuit et à aider les particuliers à ne pas se faire avoir dans le monde impitoyable de l’investissement, mais car j’aimerai réellement tester ces moyens. Accessoirement, je compte faire grossir ce portefeuille, exclusivement avec l’investissement en cryptomonnaies, sans ambition autre que de partager l’expérience. Si parmi vous quelqu’un a quelques Bitcoins ou Ethereum dont il ne sait pas quoi faire après être devenu millionnaire, qu’il n’hésite pas à en mettre un paquet, sinon même avec une somme de quelques centimes, ça sera une autre manière de soutenir ce site, qui me coûte chaque année en frais d’hébergement, sans aucun retour si ce n’est la sensation que cela contribue à mon karma. J’en profite aussi pour préciser qu’aucun des services cité ici n’a de lien commercial avec moi. J’ai simplement cherché sur internet ce qui semblait être valable !

Cette parenthèse étant faite, voilà donc la suite de ce (plutôt long) article consacré aux cryptomonnaies !

Il me semble que deux grandes limites de l’adoption des cryptomonnaies sont:

  • la complexité des procédures (même si des efforts ont été faits, cela reste un “truc de geek”)
  • le manque de transparence des frais et des risques

Après avoir acheté des bitcoins sur une plateforme “grand public” (Kraken), j’ai voulu en apprendre plus.

J’ai cherché un token rare et compliqué à acquérir, histoire de bien voir ce que ça pouvait donner dans des conditions extrêmes. C’est totalement déconseillé pour un débutant, mais en même temps, j’aime bien voir la limite de difficulté tout de suite, plutôt que de l’apprendre beaucoup trop tard, autant savoir à quoi on s’expose dès le début.

Je suis tombé sur un token ERC-20 (basé sur la chaine Ethereum donc, qui est le challenger actuellement en tête face au Bitcoin) dont le projet présentait un intérêt à long terme.

En effet, ce n’est pas parce que je voulais tester, quitte à tout perdre (ce sont des frais d’apprentissage, bien plus efficace que de prendre des cours à mon avis), que je ne vais pas m’empêcher de raisonner en investisseur !

J’ai donc choisi le WOZX de la société Efforce, qui veut “révolutionner le marché des énergies vertes”. Certes, comme tant d’autres, mais si cette société n’a encore rien fait de concret à part émettre des tokens, elle se sert de l’image de Steve Wozniak qui soutient le projet (vous savez, le cofondateur d’une petite entreprise devenue grosse: Apple). Je ne suis pas entrain de vous dire que ce projet est top et que le WOZX va devenir le nouveau Bitcoin de 2030, mais en tout cas, je préfère autant en acheter plutôt qu’un des milliers de “shitcoins” (bien nommés en général) qui pullulent. De plus, il répondait à mes critères de complexité pour un débutant dans les cryptos.

Et en plus, on ne sait jamais, sa valeur peut très bien être décuplé à un moment donné, ça me paiera le temps que j’ai passé sur cet article !

1. La sécurité des fonds

Les “échanges” ne sont pas des courtiers, ni des portefeuilles (wallet) sécurisés ni encore moins un moyen de stockage à long terme. Ils sont, comme le nom l’indique, un moyen d’échanger une devise contre une autre. Comme pour le Forex vous me direz, à ceci près qu’il n’y a pas de véritable régulation, et que l’on se trouve au même niveau qu’au début du Far West du Forex. De la même manière, il valait mieux ouvrir un compte chez un “gros courtier” plutôt qu’une obscure plateforme perdue quelque part aux Seychelles ou à Hong Kong (pour ne citer que ceux-là). Je ne vais pas passer en revue ici les possibilités, mais dans tous les cas, il me semble risqué de laisser ses cryptomonnaies sur un échange, quel qu’il soit.

Il existe2 solutions majeures pour sécuriser ses fonds:

  • les hard wallets, qui reposent sur du matériel physique déconnecté d’internet (et donc sécurisés au mieux)
  • le reste : hot wallets, etc.

Un bon article résumant tout ceci se trouve chez Cryptoast (il me semble qu’il s’agit d’un site bourré de liens sponsorisés, donc leurs conseils sont à prendre avec des pincettes, mais les articles de fond m’ont l’air tout à fait sérieux).

En ce qui me concerne, je ne me vois pas investir sérieusement dans des cryptomonnaies sans un hard wallet sécurisé.

Mais en attendant, pour faire mes tests et comprendre le principe, j’ai essayé My Crypto, qui me semble offrir de bonnes sécurité si on suit à la lettre les méthodes de sécurisation les plus sérieuses (mais cela pourrait faire un article entièrement consacré à ce sujet compliqué).

Au final, j’ai opté pour MetaMask, un plugin de navigateur (c’est beaucoup moins sécurisé, mais je vais expliquer plus loin pourquoi ce choix semblait s’imposer…).

2. Acheter des Bitcoins, c’est facile, acheter du WOZX, c’est compliqué !

Pour commencer, le WOZX ne se trouve (à l’heure actuelle) que sur 4 échanges (source: https://www.coingecko.com/en/coins/efforce )

(données au 21/12/2020)

La société Efforce a introduit son token sur HBTC, puis sur Bithumb Global et clame que ce sont les seuls à être habilité à en fournir.

J’ai exclu Indodax, parce que je maîtrise mal la roupie, et un échange non soutenu par Efforce ne m’inspire pas.

Bithumb Global a des frais importants sur les transferts et globalement, leur site m’a donné mal au crâne.

J’ai donc ouvert un compte chez HBTC. En 10 minutes, juste en donnant mon adresse mail. Apparemment, pour faire des retraits, il faut passer par le NYC avec vérification d’une carte d’identité, sauf qu’il est indiqué quelque part que s’il n’y a pas de vérification de faite, la limite de retrait est juste abaissée (je n’ai pas réussi à retrouver l’information en rédigeant cet article, c’est pour vous donner une idée de ce que je pense de ce site). Bref, chez HBTC, tout est possible, des ETF à leviers, etc. Très franchement, c’est exactement la même chose que les vieux brokers douteux sur Forex d’il y a quelques années… Bref, une brève tentative de discuter en chat avec un conseillé dont la moitié était incompréhensible et dont l’option “afficher l’original” était en un idiogramme asiatique inconnu m’a convaincu que non.

Je ne comprend pas pourquoi Efforce a fait son lancement sur ces deux plateformes, mais deux hypothèses me viennent à l’esprit: 1. ils n’ont pas assez de contacts/ de soutien pour convaincre des grosses plateformes, 2. ils testent leur token en attendant de faire une vraie diffusion. Tant mieux pour les early birds.

Il reste donc Uniswap v2. Cette échange est un peu différent, en ce sens qu’il s’agit surtout d’une place de marché publique et décentralisée (enfin, plus que les plateformes centralisées citées plus haut en tout cas). Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais il n’y a pas de risque particuliers si on prend la peine de bien vérifier ce que l’on achète (n’importe qui peut proposer un token bidon ou faire circuler des faux WOZX) en utilisant notamment le numéro du contrat d’Efforce (source: Coingecko) à savoir : 0x34950ff2b487d9e5282c5ab342d08a2f712eb79f

Toute la difficulté d’Uniswap est qu’il s’agit tout de même d’une plateforme brute de décoffrage, absolument peu claire pour un débutant.

Pour faire une transaction sur Uniswap, il faut lier un wallet. Comme My Crypto n’est pas dans la liste proposée, je me décide de créer un wallet MetaMask. C’est assez facile, il faut sécuriser avec une liste de 12 mots et mon navigateur secondaire que j’utilise, Brave, est dans la liste proposée, ce qui tombe bien. Il faut évidement sécuriser cette liste d’une manière physique (un papier, une gravure…).

3. Les étapes pour acheter un token WOZX

Après avoir choisi les différents intervenants, je vais vous résumer mon parcours (du combattant !) pour avoir mes (pas forcément précieux) tokens !

1ère étape: Acheter des ETHereum sur Kraken

Voilà une étape facile. Remarquez en passant qu’il y a 0,19 € de frais.

J’ai donc acheté 0.25 ETH pour 126,07 € (126,26 € avec les frais) qui se sont transformés en 0.25 ETH. Notez que la transaction semble s’être faite en deux parties: 0.245 ETH puis 0,005 ETH.

Notez que cela n’est pas hyper clair, mais on s’y retrouve avec l’horodatage.

2ème étape: envoyer mes ETH sur mon wallet MetaMask

Il faut tout d’abord ajouter l’adresse de retrait (c’est à dire correspondant à mon wallet crée par MetaMask) SANS SE TROMPER (par un copier/coller en vérifiant à deux reprises !) car sinon les fonds sont perdus en cliquant sur “ajouter l’adresse”, puis saisir le montant (en ETH donc).

On remarque qu’il y a des frais de 0,005 ETH (qui correspondent à 2,52 € à ce moment).

Donc mes 126,26 € du début ne font plus que 123,74 € soit 0,245 ETH.

3ème étape: Lier mon wallet MetaMask à Uniswap v2 pour convertir mes ETH en WOZX

Il suffit de cliquer sur “connect Wallet” et de choisir le bon à savoir “Metamask” (sur mon image, on me propose “Install Metamask” car j’ai utilisé un navigateur non relié à MetaMask pour rédiger cet article).

4ème étape: Convertir des ETH en WOZX

J’ai choisi d’acheter 50 WOZX, ce qui se converti en 0,13293 ETH au cours du moment. Remarquez qu’il y a également 0,026831 ETH de frais de transaction (nommé “gas fee” pour toutes les transactions sur le réseau d’Ethereum). Ce qui fait tout de même 16 $ (!!!). Donc au final, cela m’a coûté 0,159761 ETH !

On peut voir par ailleurs ma transaction (j’ai caché les adresses publiques, même si c’est sans doute une précaution inutile).

Il ne me reste donc plus que 0,0928 ETH et 50 WOZX, ce qui au cours du moment (sachant que les deux cryptos ont déjà variés…) représente 139.32 $ soit avec un dollar à 1,22 € cela nous fait 114,20 € qu’il me reste de mes 126,6 € de toute à l’heure.

Notez qu’il vaut mieux calculer en dollars directement, car cela complique les estimations en passant par l’euro (pas de chance, je vis en zone euro!).

Ceci dit, si on prend en compte les 16$ de frais de “gas” lors de l’échange ETH/WOZX, on devrait avoir mois que cela (126,60-114,20=12,4 € ce qui fait seulement 15,13 $). Où est passé la différence ?

Apparemment, les frais d’une transaction ne sont que des estimations, puisque cela dépend de l’encombrement du réseau à un instant T et de la vitesse de confirmation voulu. En vérité, les frais ont été de 0,020573901 ETH comme le confirme le relevé d’Etherscan (qui permet de visualiser les réels échanges dans la blockchain):

(Notez en passage que les frais de retrait de Kraken de 0,005 ETH couvrent largement les 0,001911 ETH réellement dépensés…)

Au final, je me retrouve avec:

MISE A JOUR DU 22-12-2020: Petite remarque importante !

Pour que le WOZX apparaisse à sur MetaMask, il faut aller à l’onglet “Ajouter des jetons” / “Jeton personnalisé” et y inscrire l’adresse du contrat. Sinon, on peut angoisser et penser que ce token a disparu !

Conclusion:

On voit donc que tout cela n’est pas si simple que cela et surtout, l’ensemble manque de transparence pour l’utilisateur quand aux vrais coûts. Dans cet exemple, les frais de transferts sont importants, mais si on cherche à acheter des actions d’une nanocap exotique, cela peut être comparable.

Certes, j’ai pris un exemple complexe, qui passe de l’euro à l’ETH puis au WOZX, qui est tout de même un token rare et peu disponible.

Pour les très nombreuses cryptomonnaies listées sur les échanges majeurs, tout cela s’arrête à la deuxième étape.

Le risque d’erreur pour le néophyte est important, car chaque étape est cruciale: si on se trompe dans l’adresse de son wallet, les fonds sont perdus sans possibilité de retour en arrière. De plus, le risque de piratage de son wallet existe, même s’il devient nul (enfin, le risque 0 n’existe pas vraiment) en utilisant un hard wallet (Ledger, Trezor, etc).

A cela s’ajoute le risque de perdre sa clé privée ou sa liste de mots.

Personne n’est à l’abri d’un accident de voiture, d’un AVC ou d’Alzheimer ! Le fait de déléguer sa gestion à une banque simplifie les choses. On dit souvent que d’avoir des cryptos, c’est être sa propre banque, ce qui entraîne une indépendance, mais aussi une responsabilité plus importante !

Il est plus simple d’acheter des actions.

Ceci dit, en tant que technologie d’avenir, je crois à titre personnel à la blockchain, et donc indirectement, à l’essor des cryptomonnaies, du moins sur un horizon de temps assez long pour intéresser un investisseur (très) particulier. Cela ne veut pas dire qu’il faille se précipiter au moment où les cours explosent, mais il faut bien commencer un jour…

Il faut garder l’esprit ouvert et exercer sa curiosité. C’est pourquoi je cherche réellement à comprendre le fonctionnement des cryptomonnaies.

L’investisseur particulier doit rester très prudent et ne pas investir des sommes conséquentes sans comprendre ce qu’il fait. Ceci est valable pour n’importe quel investissement, crypto ou non !

PS: Je découvre cela avec vous, et j’ai pu commettre des erreurs d’interprétations n’étant pas un spécialiste de ce domaine. N’hésitez pas à le signaler dans les commentaires (tout en sachant que je valide manuellement les commentaires à un rythme totalement aléatoire)…

Quant aux exemples proposés, ils ne sont là qu’à titre d’exemple et ne constituent en rien un conseil d’investissement. Chacun est responsable de ses propres investissements !

La folie du Bitcoin (et des altcoins) – mon premier compte chez Kraken

Cette année 2020 est tellement incroyablement… Historique !

Entre une pandémie qui bloque la moitié de la planète, et dont l’histoire n’est toujours pas finie et des cours de bourse qui s’envolent malgré la plus grosse crise économique depuis les guerres mondiales, le modèle des investissements blockchains explose.

Rien de tout cela n’était prévisible, mais tout était possible et donc plausible.

Cela me conforte dans l’idée qu’il faut se diversifier, mais aussi voir sur le long (très long) terme.

Un investisseur est comme un chercheur d’or, il lui suffit d’une grosse pépite pour “avoir réussi”, d’un petit filon pour être “riche” et d’un gros filon pour devenir millionnaire.

Je suis un investisseur qui touche à tout, ou presque. Cela a ses inconvénients, mais cela présente également ses avantages.

J’ai toujours eu deux raisonnements opposés en apparence:

  • investir sur le long terme
  • faire du trading (sur du moyen, court et parfois même du très court terme)

Ma théorie personnelle est la suivante : “Je ne suis ni particulièrement doué ni devin, cela veut donc dire que je vais me tromper, et même parfois totalement me tromper. Mais je vais aussi avoir parfois raison, et parfois totalement raison. Je ne vois que la diversification pour m’en sortir sur le long terme.”

Je crois également en la notion de karma, de destin, de chance. Mais pas passivement, avec fatalité en me répétant “pas de chance, c’est mon destin”, mais plutôt positivement “la chance, ça se provoque”. Parfois, on a l’occasion devant les yeux, mais on ne la saisit pas. Parfois, on le fait à moitié, parfois on le fait totalement.

Mon expérience des bitcoins:

Forcément un peu geek sur les bords, j’ai suivi l’invention du Bitcoin et de la blockchain. Je ne suis pas informaticien, ni particulièrement matheux, même si j’ai un solide background scientifique (mais dans les sciences de la vie), mais j’ai cherché à comprendre. Je me souviens même qu’en 2013, alors que le Bitcoin tournait vers 50 $ (de mémoire, je n’ai pas vérifié, mais peu importe, l’ordre de grandeur est bon), j’étais entrain d’installer une mini station de minage sur mon PC, en me disant “je vais comprendre par la même occasion le principe”. Que voulez-vous, j’aime bien tester par moi-même pour comprendre: mon côté sciences expérimentales sans doute !

Je ne comprenais pas tout ce que je faisais, et suivais des tutoriels sur des forums de passionnés bien plus geeks que moi.

Malheureusement, j’avais d’autres chats à fouetter, et cela restait une activité secondaire de loisir. J’ai dû laisser traîner tout ça quelques semaines, et le karma m’a envoyé un signe: l’alimentation de mon PC avait grillée (cela m’est arrivé deux fois dans ma vie, pour dire que cela reste assez rare). Comme l’ordinateur avait déjà quelques années et que je me disais qu’il faudrait le remplacer, j’en ai profité pour m’en acheter un neuf.

J’ai fini néanmoins de remplacer l’alimentation grillée, pour avoir un ordinateur de secours, que j’utiliserai “plus tard”.

Malheureusement, avec le temps perdu pour tout réinstaller sur un PC neuf, logiciels et paramétrages, j’étais passé “à autre chose”. La vie continuant par ailleurs, avec ses histoires de rencontres, etc.

J’ai laissé passer cette occasion en or.

Des années passaient, et je gardais vaguement un œil sur ce fameux Bitcoin. Mais voilà, mes marchés principaux, les actions et le Forex, sont déjà assez vastes pour m’occuper en ce qui concerne mon temps consacré à l’investissement.

Je trouvais aussi que son principal problème était l’absence de réelle possibilité de paiement, ce qui pour une (crypto)monnaie était tout de même un problème.

Fin 2019, début 2020, je me suis réintéressé d’un peu plus près à la cryptosphère qui commençait à déborder de toutes parts. Je me disais qu’il fallait investir, dans le doute. J’hésitais entre un ETN (notamment le BITCOIN XBT, BITCOIN TRACKER ONE XBT PROVIDER, SE0007126024) et l’achat direct sur une plateforme type Kraken. L’ETN est plus “sérieux”, mais dépend d’une contrepartie et je n’aime pas spécialement ce genre de produits. J’ai eu quelques mésaventures avec des produits annulés par l’émetteur (avec certes un remboursement à la valeur du jour…) et il existe des ETN corrompus (voir un vieil exemple ici : https://www.investisseur-particulier.fr/comment-investir-dans-les-matieres-premieres ).

L’achat “en direct” sur une plateforme spécialisée ne me rassure pas non plus, car cela ressemble fort à la “grande époque des courtiers Forex qui clignotent”. Aucune réelle régulation ni garantie !

Je prends ici l’exemple de Kraken, qui est un exchange ayant le mérite de n’avoir jamais été piraté. Mais :

source: Kraken.com / 17-12-2020

Cela signifie surtout qu’ils ne sont responsables de rien…

Je ne suis pas expert juridique, mais il me semble clairement qu’un courtier a plus d’obligations qu’un Money Service Business..

Source: Kraken.com / 17-12-2020

D’ailleurs… Même des pannes informatiques de leur part ne sont pas couvertes…

Source: Kraken.com / 17-12-2020

Pour toutes ces raisons, j’ai laissé passé la seconde occasion (en argent…).

J’ai cependant ouvert un compte chez Kraken car:

  • c’est une plateforme tout de même très sécurisée (avec notamment l’authentification à deux facteurs ou 2FA (Google Authenticator et Yubikey))
  • il n’y a pas vraiment mieux (certes, cela se discute selon différents critères, avec par exemple Binance ou d’autres…)
  • le principe même de cet exchange est seulement d’offrir la possibilité… d’acheter et de vendre. Il est tout à fait possible de sécuriser ses bitcoins dans un wallet…

J’en profite pour préciser que je n’ai aucun lien commercial avec Kraken, que ce n’est pas un article sponsorisé, et que j’aurais pu très bien en choisir un autre, mais toujours est-il que le “hasard” a fait que mon premier compte “test” s’est retrouvé être Kraken, donc je ne parle que de ce que je connais… D’ailleurs, je ne dis pas qu’il est meilleur ou moins bon qu’un autre exchange. Je vais peut-être le regretter !

J’ai donc ouvert un petit compte (500 €) le 10 décembre 2020. Certes, cela aurait été mieux de le faire en 2013 (et d’acheter environ 3 BTC pour 125 € qui vaudrait au cours de maintenant de l’ordre de 57 000 € (!!!)), ou encore en début d’année, quand le cours se trainait vers 5000 ou même 8000 € encore en été. Mais non, je l’ai fait vers les plus hauts historiques à environ 15 000 €. J’ai mis 125 € pour obtenir l’incroyable somme (équivalente donc) de 0.00818000 BTC ! J’en ai profité pour “investir” la même somme sur le Tezos (qui grimpe aussi, mais beaucoup moins que le bitcoin en ce moment) et de garder le reste en cash pour tester la plateforme en mode trading. Entre temps, je n’ai pas encore eu l’occasion, et voilà donc que…

Vous remarquerez en passant, que le nouveau plus haut marqué il y peu a déjà été retracé, mais c’est normal, la volatilité est au top ! (mon point d’entrée est sur le cercle vert).

Je ne vais pas m’appesantir ici sur le trading avec cette interface, mais je peux déjà vous dire que cela ne me viendrait pas à l’idée de risquer quelques milliers d’euros avec ce truc.. Il faut voir le Bitcoin à long terme, ou alors utiliser un VRAI courtier (avec des Futures sur BTC par exemple ou quelque chose de régulé correctement) tout en se disant que c’est du yoyo catching !

Bref, la limite est bien là: le marché du Bitcoin reste “nouveau” et quand je vois les offres qui pullulent, avec des “bonus à l’ouverture” et des “rewards”, je m’inquiète un peu sur la sécurité des fonds.

Il y a eu de nombreux cas de piratage (Mt Gox: https://www.bitpanda.com/academy/fr/lecons/une-crypto-comme-le-bitcoin-peut-elle-se-faire-pirater/ ou plus récemment KuKoin) et comme il n’y a aucune réelle garantie, les propriétaires légitimes peuvent juste dire adieu à leurs avoirs (même si dans le cas de Mt Gox une action est en cours pour redonner quelques bitcoins, dont le prix a flambé entre temps, aux clients lésés, mais cela peut encore prendre des années avant de, peut-être, se concrétiser…). Ce n’est pas le Bitcoin qui est vulnérable au piratage, mais bien les exchange et les wallets.

C’est donc là tout le problème.

Les gens qui ne savent pas ce qu’ils font et qui ont parié sur le bitcoin il y a quelques années sont riches sans n’avoir rien compris. Certains ont tout perdu.

Les gens qui cherchent à savoir ce qu’ils font, se méfient, légitimement, d’autant plus qu’il faut quand même s’accrocher pour réellement comprendre le principe de la blockchain. Tout cela est bien compliqué si l’on veut sécuriser au mieux ses avoirs (par un cold wallet comme Ledger X par exemple). Certes, l’industrie a bien compris qu’il fallait simplifier et sécuriser, mais c’est encore loin d’être fait réellement.

Néanmoins, vu que les cours des cryptomonnaies explosent, avec des gains en centaines de pourcent annuels (!!!), le grand public, mais aussi les fonds d’investissements, s’y intéressent clairement.

Des prévisions diverses annoncent que le Bitcoin peut atteindre des valorisations à 6 chiffres. Cela parait certes hallucinant, mais pas irréalisable…

Quoiqu’il en soit, la volatilité extrême restera encore présente un certain temps… Et les risques sont là… Mais est-il plus risqué d’investir dans une biotech ? Ou bien sur Google ou Netflix, il y a quelques années ?

Il est clair que l’économie financière est dans une ère 3.0, avec des mouvements en trilliards de dollars.

Ce n’est pas plus incroyable qu’une montagne de pièce d’or durant l’Antiquité… Le modèle a évolué, mais les investisseurs restent toujours des chercheurs d’or.

En ce qui me concerne, je compte monter progressivement à 5% de mon patrimoine en altcoins (en majorité du Bitcoin), sur des corrections, comme à mon habitude en ce qui concerne le long terme. Avec comme seul regret, le fait de devoir commencer cet investissement après la rupture des 20 000 $ (je ne compte pas mes 0.00818000 BTC “test”), ce qui me semble risqué s’il n’y a pas une correction importante dans les prochains mois. A long terme, il y a également un soucis avec l’énergie que ce genre de blockchain consomme, et de ce côté avec le Bitcoin, avec son proof of work, n’est pas bien placé. Je vous laisse chercher la différence entre proof of work et proof of stake, et vous comprendrez que l’avenir est sans doute à la seconde catégorie.

Le risque est bien là, mais il n’est pas uniquement et forcément exclusif au domaine des cryptomonnaies quand on voit les montagnes de crédits à droite et à gauche et les valorisations de certaines actions (Airbnb pour ne citer que cette introduction récente, qui flambe en pleine pandémie empêchant de voyager)…

En attendant, il me semble nécessaire, pour un succès à long terme, de comprendre ce que l’on achète et comment la sécurité est assurée. Donc, faites vos devoirs consciencieusement, comme je le fais actuellement. Je ne compte pas devenir trader en altcoins en deux mois. Si j’investis à long terme, je veux m’assurer au mieux que ce que j’achète existera encore “à long terme”.

Le point d’entrée est un véritable casse-tête pour tous les investisseurs, mais ce qui est certain, c’est à force d’attendre, on laisse passer des occasions. Mais un vrai filon ne s’épuise pas si rapidement…

Par exemple, deux sociétés qui ont su innover et faire évoluer le monde vers de nouveaux horizons: la “old tech” IBM et l’actuel mastodonte Google.

Google: On voit clairement qu’au début de la décennie, on pouvait se dire que 500 $, c’était cher…
IBM: en remettant le graphique à l’échelle, on voit que l’heure de gloire était dans les années 80/89 où IBM dominait clairement le marché. Cela n’a pas empêché le cours d’exploser entre temps (certes, avec l’inflation sur le dollar pour booster les cours), y compris après le krach des technologiques en 2001/2002… Donc 50$ en 1999, sur les plus hauts, c’était cher.. Mais au final, pas tant que ça…

Bon investissements et n’oubliez pas que vous êtes seuls responsables de ceux-ci, ne suivez l’avis de personne, mais réfléchissez par vous-même !

Gérer l’over-trading & quelques conseils pour les investisseurs particuliers

“Les tricheurs” de Michelangelo Merisi da Caravaggio

Ce terme désigne la tendance naturelle de vouloir passer des ordres de trading, en nombre excessif, pour :

  • ne pas avoir l’impression de perdre son temps (et de l’argent) devant une plateforme de trading
  • exploser sa performance (quotidienne, ou hebdomadaire)
  • contenter son système dopaminique et de dépendance

Le problème avec ce phénomène est qu’il touche tout le monde, débutant, confirmés, professionnels. En effet, il se base sur le comportement humain et les neurosciences.

Il est très difficile pour un humain de prendre une décision de ne rien faire (je ne parle pas de la procrastination qui consiste tout de même à “faire” des choses comme rester devant un jeux ou Netflix…)

Lors du confinement entre avril/mai, j’ai pris du temps pour tester un système de trading “adaptatif”. J’avais pris la précaution de prendre un petit compte de quelques milliers d’euros, pour tout de même ressentir la réalité. Perdre cent euros est embêtant psychologiquement, même s’il faut relativiser son importance dans la vie.

Beaucoup d’apprentis traders perdent bien plus, y compris et SURTOUT des personnes qui ont des illusions sur la facilité du trading et pour qui, 100 euros représente une part non négligeable de leurs ressources mensuelles.

A part pour tester une plateforme, je n’aime pas les comptes virtuels car ils donnent de très mauvaises habitudes psychologiques. J’avais compris ça dès le départ. Il faut rester en “démo” quelques mois pour apprendre l’utilisation de la plateforme, mais rien ne vaut un compte réel, même avec des petites sommes.

Perdre dix euros m’embête, même si je peux me le permettre sans remarquer la différence à la fin du mois, je me dis que cela représente un ou deux verres dans un bar (enfin, quand ils seront à nouveau ouverts!) ou une belle pâtisserie avec un café. Ce n’est rien, mais je préfère donner un petit billet à une personne en difficulté que de le voir perdre dans les méandres du Marché. Bref, j’utilise des comptes réels pour tous mes tests, pour avoir le “real feel”.

J’ai donc testé à la fois Telegram, en essayant de faire un “live report”.

J’ai arrêté l’expérience avec le confinement et j’en ai conclu des choses importantes pour moi:

  • Je ne suis vraiment pas à l’aise sur du daytrading.
  • Un système multi-système est très dangereux, car le choix entre la stratégie à utiliser est très complexe, donc hasardeux
  • Il me faut (en fonction de ma psychologie personnelle), un compte “loisir” pour relâcher la pression de mon swing trading et de mes investissements à long terme
  • Je retombe dans les travers classiques dès lors que je suis sur des petites échelles de temps (overtrading, stop loss remontés trop tôt).

1. Le day trading

Ouvrir des positions pendant quelques minutes ou quelques heures demande une grande concentration et une auto-discipline digne d’un sociopathe.

Autrement dit, il faut avoir un cerveau particulier pour faire cela. Dans les banques, les traders pros ont du personnel dédié juste pour les empêcher de continuer trader en excès.

Seul chez soi, il est quasiment impossible de s’auto-discipliner à ce point. Le trading est un travail d’équipe et il est très difficile de trouver la bonne équipe.

Je ne crois pas à un day trading gagnant sur le long terme.

Personnellement, il m’arrive d’en faire sur certaines journées, mais ce n’est que pour relâcher la pression par une autre forme de stress. Le tout avec un budget alloué. On peut faire le parallèle avec le casino.

Le petit moment marquant de ce 20 avril 2020…

2. Les systèmes multi-stratégies

Depuis mes débuts, j’ai toujours apprécier la diversification, y compris dans les stratégies d’investissement.

C’est un point qui peut se discuter. Je ne rentrerai pas dans un débat philosophique s’il faut ou non diversifier pour avoir un rendement maximum ou s’il faut le faire pour limiter le risque. J’ai l’intime conviction que la limitation du risque est plus importante que la recherche du gain, sur le très long terme (= ma vie, enfin je l’espère en tout cas).

Ce qui est sûr, c’est que se disperser est dangereux.

J’ai tenté d’élaborer un système basé sur plusieurs stratégies, en fonction des situations de marché.

Pour faire simple, lorsqu’un actif est en tendance, certaines stratégies fonctionnent mieux que s’il est en consolidation. S’il y a une grosse volatilité, les meilleures stratégies ne sont pas les même qu’en son absence.

J’ai donc essayer de choisir plusieurs stratégies qui fonctionnent (ou ont bien fonctionnées pour moi) et de les utiliser en faisant un point hebdomadaire.

Les résultats ont été variables, et globalement mauvais.

La seule chose qui a sauvé le bilan de mon compte, c’est d’avoir utilisé une bonne vieille stratégie de swing trading en parallèle, qui s’est révélée gagnante et qui est venu éponger les pertes. Mais c’est clairement le signe que ma “méta-stratégie” était mauvaise, puisque j’utilisais ma stratégie “principale” sur un compte secondaire de test, pour me couvrir.

J’ai donc eu confirmation que:

  • il faut utiliser une seule stratégie à la fois
  • pour limiter les risques, et se diversifier, on peut utiliser des stratégies différentes sur différents comptes/supports/unités de temps, mais il faut clairement rester dans une même logique pour un même produit (par exemple, je n’utilise pas la même logique pour l’or, le Forex ou mon PEA !) L’erreur est de changer de stratégie pour un même support.
  • les meilleures stratégies sont celles que l’on connait depuis des années, ce qui permet de mieux “ressentir” les situations, qui se répètent selon certains schémas.

3. La gestion de sa psychologie grâce à des “comptes loisirs”

Sans aller jusqu’à généraliser à tous, car par définition, chacun a sa propre psychologie, il me semble très salvateur de trouver un moyen pour relâcher ses mauvais instincts. Ceci est valable dans tous les domaines. Par exemple, pratiquer des sports de combats peut aider à réguler l’agressivité, élément naturel de la nature humaine. Regarder des vidéos stupides sur tiktoks peut permettre de relâcher la pression d’une journée passée à réfléchir intensément, etc.

De même, en ce qui me concerne, j’ai besoin:

  • de prendre du recul (grâce à ce blog par exemple)
  • de tenter des paris en mode “casino” (cela ne veut pas dire au hasard sans stratégie…). Disons que cela remplace le tiercé ou le loto, avec un peu plus de réflexion, et sans doute aussi plus de rentabilité.
  • chercher des nouvelles stratégies, comme s’il s’agissait d’énigmes à résoudre

J’ai donc régulièrement un petit compte pour tester des choses. Cela me prend en moyenne une fois tous les ans. En attendant, je continue selon mes méthodes habituelles sur actions et Forex.

Il faut par contre garder des règles strictes sur ce type de “trading”: pas plus de 5% du total, en le considérant comme une possibilité de bonus !

Cela veut aussi dire qu’un débutant ne doit risquer que 5% (de ses liquidités épargnées) sur son premier compte, qui sera pour lui un “compte-loisir” tant qu’il n’aura pas survécu à quelques troubles des marchés et ainsi peaufiné sa formation.

Bilan (personnel):

Mon expérience m’a permis de finir positif sur le compte, mais l’énergie dépensée n’a pas été rentabilisée, si ce n’est dans ma construction psychologique.

J’ai voulu savoir si, avec du temps et de l’expérience, je pouvais être plus rentable en me consacrant davantage au (day) trading. Je sais maintenant que je ne suis pas fait pour du day trading. Je ne m’éclate que dans des swings de plusieurs semaines/mois et bien sûr dans l’investissement à long terme.

Il ne faut jamais tricher avec soi-même !

Le confinement d’avril/mai m’a donné l’occasion également de comprendre que je ne suis pas un addict aux réseaux sociaux. Je les suis avec un certain intérêt cependant.

Je vais garder mon compte Telegram, mais seulement comme “bloc-note” personnel sur certaines configurations. Je continue mon journal de trading personnel (sur OneNote, lié à Excel) que je tiens depuis des années et qui ne regarde que moi (et aussi un peu ma déclaration d’impôts).

Certes, chacun est différent, mais il me semble que cette conclusion devrait pouvoir inspirer et s’adapter à beaucoup d’investisseurs particuliers.

N’oubliez pas que vous êtes seuls responsables de vos investissements, et que les courtiers veulent surtout que vous leur donniez des commissions ! Ne croyez surtout pas que le trading est facile ! J’ai commencé activement vers 2008, et plus passivement depuis 2001 (en voyant donc 2 krachs en direct, qui au final, m’ont été très favorables). Les investisseurs qui ne connaissent que la Bourse depuis 2010 croient forcément que tout est facile, surtout avec l’explosion d’internet qui rend les choses accessibles (ce qui ne veut pas dire facile).

J’espère que certains débutants tomberont sur cet article et comprendront son message réel…

Bons investissements !

S’adapter aux conditions de marché ou comment investir en cas de crise

Les “meilleurs traders du monde” (ou du moins ceux qui sont reconnus comme tel, avec des salaires en conséquence) peinent en ce moment.

https://www.bloomberg.com/news/articles/2020-04-16/hedge-fund-hotshots-suffer-humbling-losses-in-coronavirus-chaos

Donc que peut faire un particulier ?

Se lancer dans l’investissement et le trading ? Parce que forcément, il va s’en sortir mieux ?

https://www.latribune.fr/bourse/bourse-en-pleine-crise-le-courtage-en-ligne-bat-des-records-historiques-844172.html

Oui. Il faut se lancer. Le plus tôt est le mieux. Mais pas n’importe comment.

On apprend mieux pendant les crises. Moi même, j’ai commencé à trader sérieusement pile en 2008/2009 et j’ai donc très rapidement compris ce que le mot volatilité signifiait vraiment. J’ai eu la chance d’avoir déjà une certaine prudence et mes pertes étaient très limitées.

Sans une stratégie dûment réfléchie et testée, on court à la catastrophe. Au mieux, en suivant une méthode cohérente comme pratiquer un investissement progressif et diversifié par exemple, on peut s’en sortir sur le moyen/long terme. Mais cela demande d’être capable de suivre une stratégie réellement et régulièrement. Et ça, croyez-moi, ce n’est pas une capacité donnée à tout le monde.

Je ne suis pas un investisseur particulier, je suis un investisseur très particulier. J’entends par là que je suis un passionné du fonctionnement des marchés et de l’économie en général et que j’ai de l’expérience (une vingtaine d’années dont environ douze de manière réellement active). D’autre part, par mes différentes activités professionnelles et autres, j’ai acquis un certain nombre de connaissances utiles, à commencer par la connaissance de soi, qui me semble être le point fondamental pour réussir durablement en Bourse & co.

La volatilité est élevée en ce moment…

Que fais-je en ce moment ?

Depuis début février/mars, j’ai complètement arrêté d’investir en Bourse. J’étais déjà fortement exposé en BX4 (trackers short du CAC40). J’ai réduit la voilure sur mon portefeuille actions, en vendant une part de mes positions en bénéfice et j’ai commencé à augmenter mon compte de trading.

Actuellement, je ne pratique plus que du day trading tant la volatilité est grande et l’incertitude de la reprise énorme.

Je vois beaucoup trop de signaux contradictoire pour penser réellement que les plus bas ont été atteints. Certes, la Fed et les autres banques centrales mettent le paquet à un degré inédit et cela pourrait suffire. Ou pas. Les dégâts économiques sont énormes (et pas encore quantifiés) et les cours de Bourse, qui rappelons le, ont grimpé en flèche depuis une dizaine d’années, me semblent surévalués.

Notez que je n’ai toujours pas de boule de cristal et donc ce n’est qu’une opinion.

De toute façon, entre le confinement et la volatilité, nous sommes clairement dans un marché de traders.

Cela tombe bien car j’ai à la fois du temps et les compétences pour cela. Si je n’ai pas choisi de passer ma vie au day trading, c’est parce que j’apprécie aussi de faire autre chose que de rester des heures devant des graphiques. L’autre raison, c’est que pour en vivre correctement, il faudrait que je modifie tellement mes habitudes de vie que cela ne m’a pas encore tenté suffisamment. On oublie souvent la tension psychologique qui accompagne des “gros” comptes. Quand on voit les centaines et milliers d’euros défiler en gain ou en perte en quelques minutes, il faut avoir le cœur bien accroché.

C’est pour cela que je préfère la Bourse classique, avec du swing trading sur plusieurs semaines ou mois, parfois même quelques années, le tout couplé avec un investissement progressif et diversifié. C’est beaucoup moins chronophage et plus reposant psychologiquement. De plus, l’expérience m’a prouvé que je ne pouvais être réellement rentable que lorsque j’étais bien dans ma tête et donc dans ma vie. Ce qui est le cas actuellement, mais ce qui ne l’a pas toujours été (comme tout le monde me direz vous).

J’ai cependant toujours gardé un côté trader qui est sans doute un mélange inhabituel entre des styles d’investissement diamétralement opposés. Mais j’ai toujours eu un fonctionnement polyvalent dans tous les domaines, donc… A chacun sa psychologie !

Si je vous explique cela, ce n’est pas pour vous conseiller de vous mettre au trading. Cette activité est un grand piège pour les particuliers. Il n’y a qu’à voir les statistiques des brokers pour s’en rendre compte… En moyenne, plus de 70% des clients sont perdants… Et encore, parmi ceux-là, combien gagnent réellement une somme significative ? Logique, il faut bien que les (quelques) gagnants récupèrent leur argent quelque part…

C’est d’autant plus un piège si on s’y met en ce moment, parce qu’on a le temps… Faire du day trading sans expérience, en confinement, je ne parle même pas du cas où on doit gérer compagne(on) et enfants, est une garantie d’échec. Un échec qui peut être certes constructif et formateur, mais un échec tout de même. Si vous voulez vous y mettre, alors faites le d’abord avec un micro-compte de quelques centaines d’euros. Vous verrez bien si vous arrivez à terminer le mois avec +10% de gains. Si oui, rajoutez un dixième de votre salaire et refaites le tant que vous terminez avec +10% mensuels. Vous verrez qu’au bout de l’année, vous aurez perdu votre argent, mais gagné de l’expérience.

Je ne vais pas renommer mon site en “le trader (très) particulier”, même si c’est le cas en ce moment, mais je voulais simplement vous dire que nous sommes actuellement dans un marché de court terme. Le reste, c’est un pari risqué (à moins de voir les choses à très long terme, mais il y a sans doute un meilleur point d’entrée).

Je vous rappelle que je ne donne ici aucun conseil en investissement et que je me contente de vous faire réfléchir avec des exemples pédagogiques.

Soyez prudents !

PS: Je teste à la fois une stratégie de day trading (Forex & CFDs) et Telegram, qui me semble être un réseau social intéressant. Vous pouvez me suivre ici depuis quelques jours:

https://t.me/journaldetrading_investissement

C’est un canal publique, où je poste en temps réel (enfin, le temps d’écrire les trades que je viens d’effectuer) toutes mes activités liées à une stratégie en test final, qui a été justement pensé pour ce genre de situations.

Je me sert surtout de ce canal Telegram comme d’un journal de trading plus simple et facile à utiliser que mon habituel tableau Excel (que je n’abandonne pas pour autant, mais je fais des copier/coller du fil Telegram). Mais c’est plus intéressant d’avoir du public. N’hésitez d’ailleurs pas à faire des remarques ou poser des questions ici en commentaires. Je sais que j’ai mis de côté ce blog depuis trop longtemps, et même s’il est encore très suivie si j’en crois les statistiques de consultations, j’aimerai le redynamiser quelque peu.

“Be Water My Friend…”… Tout est dit.

“Cette fois, c’est différent” – Crise du Coronavirus & Investissement

https://gisanddata.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/bda7594740fd40299423467b48e9ecf6

[MISE A JOUR AU 14/02/2020 et commentaires:] Je garde bien en mémoire cet article qui prouve avant tout qu’il faut suivre un système mécanique dans les situations de panique boursière. Bien que nous soyons dans l’hypothèse b), les banques centrales ont inondé les marchés de cash, ce qui a fait monter en flèche les indices. C’est un choix qui a d’autres conséquences (dévaluation de la valeur de la monnaie notamment), mais en tout cas, les indices sont au plus haut en attendant… Heureusement que j’avais a) vendu pas mal d’actions aux plus hauts début 2020 et donc pas mal de cash à disposition me permettant d’entrer certes en retard, mais en profitant tout de même de la hausse b) mine de rien, mon trading me permet d’avoir un sous-compte qui est rentable quel que soit la situation du marché et amorti les mauvaises décisions d’investissements c) j’aurais dû suivre mon propre avis sur le BX4 (quitte à faire du trading, autant le faire avec d’autres outils)

Je viens de me rendre compte que j’ai mis de côté ce blog pendant très longtemps. Le dernier article date de fin 2018 !

Et nous voilà en pleine pandémie mondiale de Covid-19 !

J’aurais préféré un autre prétexte pour mettre à jour ce site, mais ainsi va la vie: on doit s’adapter.

1. L’aspect pandémique

Je ne suis ni médecin ni spécialiste, même si j’ai de bonnes connaissances en microbiologie, je me garderai bien de donner un avis, alors que visiblement les spécialistes se contredisent partout dans le monde. La seule chose qui me semble sensée en ce moment, c’est de respecter au mieux le confinement, de limiter au maximum les contacts, de respecter les règles d’hygiène et de se consacrer sur l’essentiel. Laissons faire la science en espérant que les politiques ne fassent pas trop n’importe quoi.

[MISE A JOUR AU 25/03/2020: Je vous conseille vivement cette synthèse, qui me semble très sérieuse et objective :

  Synthèse sur le Coronavirus (4,5 MiB, 555 hits)

(source: www.Quoidansmonassiette.fr – Thibault Fiolet )

En passant, je vous conseille vivement de regarder le film “Contagion” (2011) qui explique très bien ce qui se passe (avec évidemment un aspect plus catastrophiste, Hollywood oblige !).

Non, ce n’est pas la fin du monde. Peut-être la fin d’un monde trop globalisé, à flux tendu sans réels stocks, avec des politiques qui ne raisonnent qu’en terme de rentabilité et de coûts, peu soucieux du respect de la Nature, qui prône l’invulnérabilité de l’Occident, etc.

Quoiqu’il en soit, retenons plusieurs points importants:

  • ne pas prévoir entraîne des difficultés supplémentaires en cas de besoin immédiat
  • la discipline doit parfois être imposée, surtout à des populations qui ont oublié en grande partie la définition de ce terme
  • le cycle de la Nature veut que les plus faibles et les plus vieux meurent en premier
  • la médecine n’est pas une science exacte et les médecins ne sont pas omniscients
  • l’épidémie actuelle peut tuer une certaine proportion (très faible) de la population mondiale
  • l’épidémie peut devenir une endémie et revenir dans les années qui viennent, tout comme d’autres… Cela se fait depuis la préhistoire et les fléaux ont toujours affligé l’humanité.
  • tout cela reste “normal”, même si en Occident, nous avons oublié que tout repose sur un équilibre précaire.

Autrement dit: non, ce n’est pas la fin du monde à cause d’un virus tueur.

2. L’aspect économique et boursier

Une pandémie mondiale n’est pas bonne pour le PIB planétaire, c’est certain.

Je ne suis ni économiste ni intéressé par faire des calculs et des extrapolations et je me contente de dégager des grandes hypothèses argumentées par des chiffres et des courbes exponentielles.

a) l’épidémie est enrayée “rapidement” (en 6-12 mois : médicaments, confinements enfin efficaces après quelques mois de galère…) et ne revient plus ou alors avec des cas sporadiques rapidement identifiés et isolés

Dans cette situation, la Bourse va remonter, probablement en flèche, mais quoiqu’il en soit, dans cette hypothèse toute action achetée avec un CAC entre 2500-3500 points finira par être une bonne affaire, et pour peu qu’on se diversifie un peu, il y a de quoi à pouvoir garder un porte-feuille très longtemps avec un excellent rendement…

Certes, les économies auront soufferts, les dettes explosées un peu plus, mais comme cela touche plus ou moins tout le monde de manière semblable, cela ne devrait pas trop être pénalisant sur le long terme.

Avant les crises environnementales (qui seront peut être repoussées avec une prise de conscience des peuples, mais je suis sans doute trop optimiste sur ce point). En attendant, business as usual.

b) L’épidémie est enrayée, mais avec des difficultés majeures en une ou plusieurs années (traitements peu efficaces, vagues saisonnières, vaccin qui peine à être trouvé en moins de deux ans, mortalités très élevées (rappel: 5% de 10 millions d’habitants, cela fait tout de même 500 000 morts) dans plusieurs pays majeurs car les systèmes de santé ont été dépassés pendant les pics épidémiques).

D’une part, la chute actuelle n’en sera qu’au mieux à la moitié et le CAC devrait logiquement se retrouver sous 3000, voir 2500 et qui sait ce qui peut se passer en cas de vraie panique – exagérée certes, mais imaginez l’effet psychologique si une personne sur 10 ou même sur 20 décédait en France et/ou aux USA par exemple ?

Il est fort à parier que dans cette situation, les économies mondiales vont souffrir énormément. Des faillites auront lieu en masse et la fin du monde s’approchera. Comme en 2009 par exemple, mais avec une autre cause. Mais… 5/10 % de la planète en moins, cela devrait plutôt être une bonne nouvelle sur le moyen/long terme. D’un point de vue purement rationnel, bien qu’avec une touche de cynisme, la disparition massive de personnes âgées/malades va soulager des systèmes sociaux déjà saturés. La pollution va diminuer bien davantage qu’avec des réunions du G20 ou des politiques “vertes”.

Nous devrions donc survivre, avec en conséquence un CAC qui finira par remonter, bien que péniblement, probablement avec des à coups, après avoir touchés des abysses.

Dans ce cas, tout dépend de l’ampleur de la chute. Si vous achetez sur un CAC entre 3500 et 4000 (donc maintenant), cela peut prendre des années avant d’y retourner, mais avec des actions diversifiées et solides, vous devriez vous en sortir gagnant à long terme. Evidemment, si vous vous lancez vers 3000, 2500 ou même moins, cela sera d’autant plus rapide et sécurisant…

c) L’épidémie devient une endémie à répétions avec des mutations complexes du virus et d’autres troubles éclatent en raison de la situation catastrophique de certains pays (guerres de territoires stratégiques, guerres commerciales, cyberattaques mondiales…)

Le monde entrera dans un âge (vraiment) sombre. Notre structure économique peut s’écrouler et ne plus se relever avant longtemps.

Le CAC pourra descendre très très bas et des niveaux de 4000 points peuvent ne plus être atteints avant très longtemps, ou à des échéances trop lointaines pour un investisseur.

En fonction du niveau d’achat, vos investissements seront dans le rouge très longtemps, sans parler qu’un bon nombre, y compris parmi des sociétés solides, feront faillite et afficheront un -100% dans votre portefeuille.

Vous aurez sans doute d’autres problèmes prioritaires que la Bourse (les Etats peuvent devenir totalitaires, spoliations pour la défense de la Nation, etc). Mais dans le cas le moins grave, vous serez content d’avoir quelques actions qui dateront de “la Grande CoronaCrise”.

d) Même chose, mais les Chinois attaquent les Russes qui attaquent l’Europe qui attaquent les USA qui attaquent… Bref, c’est la fin du monde. Quelle qu’en soit la cause exacte, on ne se relèvera pas et… Cette fois, c’était vraiment différent.

Pas de chance. Espérons que les Pangolins mutants irradiés du futur bâtiront un monde meilleur.

Je ne considère pas cette dernière hypothèse, car mon site et internet aura de toute façon disparu.

e) Quelque chose d’imprévu se passe

Le virus mute en augmentant son danger, mais avec une répartition géographique inégale, des petites guerres locales éclatent, certains pays importants souffrent plus que d’autres qui s’en sortent plus ou moins, un médicament est trouvé, mais on se rend compte dans quelques années qu’il y avait des effets secondaires majeurs, etc.

Le CAC va faire du yo-yo et la situation va être comme en b) ou c) mais avec des conséquences globales “modérées”.

3. Que peut faire l’investisseur particulier ?

Tout d’abord, il me semble que l’on doive prendre en compte les 3 hypothèses a,b ou c énoncées plus haut, en espérant éviter la d et on se disant que la e peut venir mettre du chaos dans nos jolis plans…

Personnellement, je pense que nous serons quelque part entre a et b, et plus proche du b que a. Mais je n’exclu pas c et e…

Les vrais problèmes n’ont pas encore commencé aux USA ni chez les leaders européens… Même s’ils vont être maîtrisés, la psychologie des foules va faire plonger les cours, banques centrales ou pas…

En ce qui me concerne, j’ai adopté la stratégie suivante:

  • Depuis le printemps 2019, j’ai fortement ralenti l’acquisition/renforcement de nouvelles actions à long terme: seulement du swing trading sur quelques semaines/mois.
  • en janvier/ février, j’ai vendu une partie de mes actions qui étaient en bénéfices, car j’estimais qu’un point haut avait été atteint, indépendamment du coronavirus. Courant février, j’ai considéré la possibilité d’une panique irraisonnée à cause de l’épidémie, comme un prétexte pour revenir à des valorisations plus raisonnables des actions américaines notamment. Je ne pensais personnellement pas à la possibilité d’une pandémie !
  • début mars, j’ai vendu d’autres actions sur des stop loss sur les prix d’entrée, tant pis pour la plus-value ratée, ainsi que certaines que je comptais garder (Sanofi par exemple) mais qui étaient toujours en bénéfice important (j’avais un PRU de 66 dans cet exemple), car je sentais venir la chute: le Cygne Noir était bien là.
  • grosse position BX4 de 20% de mon portefeuille, malheureusement commencée trop tôt (en 2019). Mon plan est de l’alléger de 30% avec un CAC à 4000 (ce qui est déjà fait donc), 20% à 3500, 20% à 3000, les 30% restants vers 2500.
  • j’ai basculé 20% de mon cash sur du trading de CFD (je ne trade plus que le CAC et le DAX + Crude Oil + Forex: EUR/USD + EUR/GBP) en raison de la forte volatilité. Je fais du day trading avec un fort levier de 10-15, mais avec un plan de trading et des risques maîtrisés, avec stop loss et take profit. Je ne recommande absolument pas cela, c’est un piège pour les particuliers. J’ai commencé le trading en 2009, donc j’ai compris beaucoup de choses qu’on ne peut comprendre que dans le feu de l’action !
  • 40% de cash
  • 20% en actions : tout est évidemment dans le rouge, mais ce n’est pas si grave au final sur le portefeuille dans son ensemble.

Mon hypothèse est un CAC entre 2500 et 3000 points au pire de la crise.

Pour moi, nous sommes en phase 6/7…

Tant que le CAC n’est pas à 3000, je reste cash à part quelques achats très faibles pour lisser le PRU de certaines de mes actions en portefeuille qui ont décrochées.

A partir de ce niveau, j’investirais progressivement mon cash (dont les fonds dégagés par la vente de BX4) sur des actions de qualité (j’essaierai de publier la liste ici si je n’oublie pas de le faire) et de rendement, avec quelques coups spéculatifs minoritaires (je suis avec attention Beyond Meat par exemple).

Avec cette stratégie, mes BX4 se solderont au pire (au mieux en vérité, car cela signifiera que nous serons dans l’hypothèse a) sur leur PRU me dégageant du cash.

Comme je suis bien incapable de deviner le point bas, il me semble qu’un CAC sous 3000 ne présente pas trop de risques à long terme. Si le CAC ne descend pas nettement sous ce niveau, je me retrouve avec du cash que j’utiliserai sur du swing trading et du lissage de PRU de mes actions encore en portefeuille.

Je donne ma stratégie à titre d’exemple pédagogique, je ne conseille rien du tout ici. C’est une stratégie multiple très personnelle qui correspond à ma psychologie propre et à mon expérience des marchés. Je ne suis pas un adepte du buy & hold, mais du swing trading (dont certaines positions que je garde pendant plusieurs années).

Une stratégie bien plus sûre et adaptée aux investisseurs particuliers me semble être l’investissement (très) progressif sur un portefeuille diversifié.

En ce moment, n’oubliez pas l’essentiel: nos proches, la vie, la vie et la vie !

Soyez prudents !