Pendant des années, l’investisseur français qui voulait « tout le monde » dans son PEA devait bricoler : un ETF MSCI World d’un côté, un ETF émergents de l’autre, et un petit tableur pour garder les proportions. Depuis juillet 2026, Amundi propose enfin un seul ETF qui fait les deux : le GPEA, alias Amundi PEA Global (MSCI ACWI).
Sur le papier, c’est le produit rêvé pour le particulier qui veut investir simplement, sans se prendre la tête, et pour très longtemps. Mais comme toujours, le diable se cache dans les détails : des frais un peu plus élevés que ses cousins, un encours encore modeste et surtout une réplication synthétique qui fait parfois peur (à tort ou à raison, on va en parler).
J’en ai acheté, et je garde aussi mes WPEA. Pourquoi ? Et bien, je vais vous l’expliquer…
GPEA : la fiche d’identité
GPEA réplique le MSCI ACWI, c’est-à-dire environ 2 500 entreprises de 47 pays : les 23 pays développés du MSCI World, plus 24 pays émergents (Chine, Taïwan, Inde, Brésil, Corée du Sud…).
Caractéristique
GPEA
Nom complet
Amundi PEA Global (MSCI ACWI) UCITS ETF Acc
Code ISIN
FR0014017NX3
Ticker
GPEA (Euronext Paris)
Société de gestion
Amundi Asset Management
Date de création
6 juillet 2026 (cotation le 15 juillet 2026)
Indice répliqué
MSCI AC World Daily Net Total Return
Méthode de réplication
Synthétique (swap non financé)
Frais de gestion
0,30 % par an
Encours
Environ 80 millions d’euros (14 octobre 2026)
Dividendes
Capitalisation (réinvestis)
Prix de la part
Environ 5 euros
Éligibilité
PEA, compte-titres, assurance-vie selon les contrats
Quelques points à garder en tête :
Les émergents ne pèsent qu’environ 11 à 12 % de l’indice. GPEA reste donc d’abord un ETF « pays riches », avec une touche d’émergents.
Les États-Unis représentent près de 64 % de l’ensemble, et la technologie environ 30 %. Nvidia, Apple et Microsoft restent en tête. Diversifié, oui. Neutre, certainement pas.
Le prix de la part (environ 5 euros) est parfait pour un investissement progressif avec de petites sommes : 50 euros par mois, ça fait 10 parts, pas besoin de fractions.
Un ETF tout neuf n’a pas d’historique. On ne connaît pas encore son écart de suivi réel par rapport à l’indice (la tracking difference). Il faudra attendre six mois à un an pour juger sur pièces. Mais ceci dit, il n’y a aucune raison de douter qu’Amundi ne fera pas aussi bien que d’habitude.
Comparaison avec les autres ETF éligibles au PEA
Pour être exposé au « monde » dans un PEA, on a aujourd’hui trois grandes familles : le MSCI World seul, le MSCI ACWI (GPEA), ou le bricolage World + émergents.
ETF
Ticker
Indice
Frais
Encours (environ)
Création
Amundi PEA Global
GPEA
MSCI ACWI
0,30 %
80 M€
2026
iShares MSCI World Swap PEA
WPEA
MSCI World
0,20 %
2,3 Md€
2024
Amundi PEA Monde
DCAM
MSCI World
0,20 %
1,2 Md€
2025
Amundi MSCI World Swap
CW8
MSCI World
0,38 %
6,5 Md€
2009
Amundi PEA Emergent ESG Transition
PAEEM
MSCI EM ESG Transition
0,30 %
270 M€
2019
Tous ces ETF sont capitalisants et tous utilisent un swap (on verra pourquoi plus bas). Les encours sont arrondis et datés de l’été ou de l’automne 2026 selon les sources.
Quelques remarques :
WPEA et DCAM sont les champions des frais sur le MSCI World (0,20 %). Ils laissent de côté les émergents.
CW8 est le doyen, avec le plus gros encours, mais ses 0,38 % ne se justifient plus pour de nouveaux versements. Son prix de part (près de 700 euros) n’aide pas non plus les petits budgets.
Le bricolage WPEA (88 %) + PAEEM (12 %) revient à environ 0,21 % de frais pondérés, soit 0,09 point de moins que GPEA. Mais PAEEM suit un indice filtré ESG, qui n’est pas exactement le MSCI Emerging Markets, et il faut rééquilibrer soi-même.
GPEA coûte 0,10 point de plus que WPEA. Sur 10 000 euros, cela fait 10 euros par an. Ce n’est pas rien sur trente ans, mais c’est le prix de la simplicité et des émergents « inclus ».
Pour mémoire, d’autres ETF PEA très utilisés, qui ne jouent pas dans la même catégorie :
ETF
Ticker
Indice
Frais
iShares S&P 500 Swap PEA
SPEA
S&P 500
0,10 %
Amundi PEA S&P 500
PSP5
S&P 500
0,12 %
BNP Paribas Easy S&P 500
ESE
S&P 500
0,14 %
Amundi PEA MSCI Europe
PCEU
MSCI Europe
0,15 %
Amundi PEA Nasdaq-100
PUST
Nasdaq-100
0,30 %
Ces ETF sont plus concentrés (un seul pays ou un seul secteur). Ils peuvent compléter un cœur de portefeuille « monde », mais pas le remplacer si l’objectif est la diversification. J’avais d’ailleurs consacré un article au PUST l’an dernier.
Physique ou synthétique : comment un ETF réplique son indice
Un ETF promet de faire « comme l’indice ». Il y a trois façons de tenir cette promesse, et aucune n’est parfaite.
1. La réplication physique complète
L’ETF achète réellement toutes les actions de l’indice, dans les mêmes proportions. C’est la méthode la plus intuitive : vous savez ce que vous possédez.
Ses limites :
Elle coûte cher sur les gros indices. Acheter et rééquilibrer 2 500 lignes, dont des petites valeurs émergentes peu liquides, génère des frais de transaction qui rongent la performance.
Le prêt de titres. Beaucoup d’ETF physiques prêtent leurs actions à des tiers pour gagner quelques points de base. Cela réintroduit… un risque de contrepartie, ce qu’on pensait justement éviter.
La fiscalité des dividendes étrangers. Un ETF physique subit les retenues à la source des pays où il investit, ce qui pèse sur la performance.
Elle est impossible dans un PEA pour un indice mondial, puisque le PEA exige au moins 75 % d’actions européennes.
2. La réplication physique par échantillonnage
L’ETF n’achète qu’une partie des titres, choisis pour reproduire au mieux le comportement de l’indice. C’est la solution courante pour les indices très larges (MSCI ACWI IMI, FTSE All-World…).
Sa limite principale : l’écart de suivi. En ne détenant pas tout, l’ETF peut s’écarter de l’indice, surtout lors des mouvements brutaux sur les petites valeurs.
3. La réplication synthétique (par swap)
C’est la méthode utilisée par GPEA, WPEA, DCAM, CW8 et quasiment tous les ETF « monde » du PEA. Le fonctionnement est un peu plus subtil :
L’ETF achète un panier de substitution, composé d’actions européennes liquides. C’est ce panier qui rend l’ETF éligible au PEA (au moins 75 % d’actions européennes).
Il signe un contrat d’échange (swap) avec une banque : l’ETF lui verse la performance de son panier, la banque lui verse la performance de l’indice visé (ici le MSCI ACWI).
Chaque jour, la valeur du swap est calculée. Si la banque doit de l’argent à l’ETF, cette dette est plafonnée à 10 % de l’actif par la réglementation européenne UCITS, et le swap est remis à zéro (reset) dès que ce seuil approche.
Dans le cas d’un swap non financé (celui de GPEA), l’ETF reste propriétaire de son panier d’actions. Dans un swap financé, l’ETF verse le cash à la banque, qui lui remet en échange des titres en garantie (le collatéral).
Les avantages sont réels : un suivi d’indice souvent très précis, des frais bas, et parfois un léger avantage fiscal sur les dividendes américains. Mais les limites existent aussi :
Le risque de contrepartie. Si la banque fait défaut, l’ETF peut perdre jusqu’à ce qu’elle lui doit, soit au maximum 10 % de l’actif. En pratique, le panier de substitution reste dans le fonds et il faudrait un scénario systémique pour en arriver là. Mais Lehman Brothers aussi, c’était « impossible »…
Ce que vous détenez n’est pas ce que vous suivez. Votre GPEA est rempli d’actions européennes, pas de Nvidia ni de TSMC. En temps normal, on s’en moque. En cas de crise de marché grave, on peut se poser des questions.
L’opacité. La composition du panier et l’identité de la contrepartie ne sont pas toujours mises en avant. Il faut aller les chercher dans la documentation de l’émetteur.
Le risque réglementaire, propre au PEA. L’éligibilité de ces ETF repose sur une règle (le panier européen) que l’État peut changer. On a eu un sérieux coup de chaud cet été.
Méthode
Ce que détient l’ETF
Point fort
Limite principale
Physique complète
Toutes les actions de l’indice
Transparence
Coûts sur les gros indices, impossible en PEA pour le monde
Physique par échantillonnage
Une partie des actions
Coûts réduits
Écart de suivi
Synthétique (swap)
Un panier de substitution + un swap
Suivi précis, éligible au PEA
Contrepartie, risque réglementaire
L’été où les ETF swappés ont failli quitter le PEA
Ce risque réglementaire n’a rien de théorique. Petit rappel de l’été 2026 :
Date
Événement
26 août 2026
Le ministre David Amiel annonce que le gouvernement ne proposera pas d’exclure les ETF swappés du PEA
25 août 2026
Question écrite du député Corentin Le Fur sur les intentions du gouvernement pour le budget 2027
24 juillet 2026
Note de quatre fédérations professionnelles (AFG, AMAFI, FBF, France Post-Marché) : la DG Trésor envisagerait de rendre ces fonds inéligibles
15 juillet 2026
GPEA arrive en bourse… en plein dans la tempête
14 mai 2026
Question écrite du sénateur Hervé Maurey demandant leur retrait du PEA
L’idée de Bercy était simple : le PEA a été créé pour financer les entreprises européennes, pas pour acheter le S&P 500 avec un avantage fiscal. On peut comprendre la logique. Mais pour des millions d’épargnants qui ont construit leur stratégie long terme sur ces ETF, le changement aurait été brutal, même avec une « clause du grand-père ».
Le gouvernement a donc reculé. Tant mieux. Mais je retiens surtout une leçon : ce que la loi donne, la loi peut le reprendre. Surtout en France, où la stabilité réglementaire n’est pas vraiment une tradition française (malheureusement). Le sujet reviendra sûrement un jour. C’est une raison de plus pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier… ni dans la même enveloppe.
Que fait l’investisseur (très) particulier ?
Ceci n’est évidemment pas un conseil en investissement, mais simplement ce qu’un simple particulier fait de son côté.
Je l’avais déjà écrit : je n’ai jamais été un grand fan des ETF, je préfère détenir les titres en direct, même si je reconnais l’efficacité et la simplicité de ces produits, et que j’augmente chaque année leur part dans mon portefeuille global . Mais de toute façon pour la partie « très long terme », en mode DCA permanent, de mon PEA, celle que je ne veux pas avoir à surveiller, l’ETF monde reste l’outil le plus raisonnable. Et là, j’utilise les deux.
1. WPEA reste mon socle. J’en détiens; il coûte 0,20 % par an, son encours dépasse les 2 milliards d’euros et ses écarts achat-vente sont serrés. Je n’ai aucune raison de le vendre. Je le garde, tout simplement. Avec un achat régulier (en Value Averaging pour ceux que ça intéresse).
2. GPEA reçoit mes nouveaux versements. Il m’apporte les émergents sans avoir à gérer une deuxième ligne ni à rééquilibrer. Et il évite PAEEM, dont l’indice filtré ESG ne me convainc pas pour cette poche. Avec une part à 5 euros, il se prête parfaitement à l’investissement progressif, que je pratique et défends sur ce site depuis 2011.
3. Deux émetteurs, deux structures, deux contreparties. WPEA est un fonds iShares (BlackRock) domicilié en Irlande. GPEA est un FCP français géré par Amundi. Les swaps ne sont pas signés avec les mêmes banques ni dans le même cadre juridique. Si l’un des deux rencontrait un problème (contrepartie, fermeture du fonds, changement de règle propre à un type de structure), l’autre ne serait pas forcément touché. C’est de la diversification… de la tuyauterie.
4. Le résultat est un « World légèrement émergent ». En combinant les deux, je suis un peu sous-pondéré en émergents par rapport au MSCI ACWI. C’est un choix assumé : je garde une petite exposition à ces marchés, sans en faire un pari. Mécaniquement, je vais favoriser le GPEA sur le long terme car j’y investi davantage que sur WPEA.
Et pour la partie que je veux vraiment « blinder », celle qui doit traverser toutes les crises, je reste fidèle à ce que j’écrivais au printemps 2025 : un ETF à réplication physique sur compte-titres, en complément du PEA. Pas parce que les ETF synthétiques sont dangereux, mais parce qu’un investisseur long terme doit pouvoir dormir tranquille même quand le monde ne l’est pas.
Pour finir, un mot sur le timing. Je ne cherche pas le point d’entrée parfait sur ce type d’ETF : je verse régulièrement, quelle que soit la météo boursière. Sur vingt ou trente ans, la discipline compte bien plus que le jour d’achat. Et comme disait Keynes, « à long terme, nous sommes tous morts »… raison de plus pour commencer tôt.
Avertissement et sources
Cet article ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et un ETF actions peut perdre une part importante de sa valeur. Mes chiffres sont arrêtés mi-octobre 2026, à vérifier sur les documents officiels des émetteurs avant tout investissement.
Avec une offre totale de 19,93 millions de bitcoins en circulation, un cours à 1 000 000 $ par BTC porterait la capitalisation de l’ensemble du réseau à 19 930 milliards de dollars (soit 19,93 billions de dollars). Ce seuil, longtemps jugé utopique, placerait Bitcoin parmi les mastodontes de la finance mondiale.
Le million, c’est tout un symbole comme le rappelait si bien les Inconnus. Allez, une petite relaxation avant de passer aux choses sérieuses !
Une valorisation historique
Atteindre la barre du million de dollars n’est pas qu’une victoire psychologique : c’est la reconnaissance d’un actif numérique à la rareté extrême. La formule est simple :Nombre total de BTC×Prix unitaire=19,93 millions×1 000 000 $=19,93 T$
Cette capitalisation dépasserait largement celle de nombreuses entreprises cotées : pour la comparer, elle représenterait par exemple près de deux fois la valeur actuelle de Microsoft ou d’Apple.
Actif
Taille approximative
Bitcoin à 1 000 000 $
19,93 T$
Or (haut de gamme des estimations)
28,787 T$
Marché actions mondial (fin Q3 2025)
144,8 T$
Marché Forex (volume quotidien d’échanges)
9,6 T$ par jour
Bitcoin versus l’or : un duel de titans
L’or reste la référence de la rareté matérielle. Selon les estimations, la valeur totale de l’or extrait et en circulation se situe entre 23 000 milliards et 34 500 milliards de dollars. À 1 000 000 $ par BTC, Bitcoin s’approcherait de la fourchette basse de l’or, à environ 19,9 T$ contre 28,8 T$ pour l’estimation la plus souvent citée. Il ne deviendrait pas le nouvel or, mais confirmerait sa place en tant qu’« or numérique ».
Le bitcoin exprimé en or ne dépasse pas ses plus hauts. Cela montre aussi que ce n’est certainement pas le bitcoin qui s’apprécie, mais bien le dollar (et autres monnaies) qui se déprécient. Le même raisonnement est bien sûr valable pour l’or.
Comparaison avec le marché actions mondial
Le marché des actions cotées affiche une valorisation record de 144,8 000 milliards de dollars fin du troisième trimestre 2025 (source: https://www.voronoiapp.com/markets/-Global-Stock-Market-Capitalization-Reaches-Record-145-Trillion-in-Q3-2025-5178 ), un poids colossal dominé par les géants technologiques et les grands indices mondiaux. Avec 19,93 T$, Bitcoin ne pèserait qu’environ 14% de ce total, ce qui souligne qu’il reste un marché de « niche », même à un million par unité !
Le Forex : le champion de la liquidité
La taille du marché des changes est rarement exprimée en capitalisation, mais en volume d’échanges. En avril 2025, la Banque des Règlements Internationaux estimait les transactions quotidiennes à 9 600 milliards de dollars. À titre de comparaison, Bitcoin à 1 000 000 $ représenterait plus de deux jours de transactions Forex, mais ne concurrencerait pas ce marché ultra-liquide dans son modèle de fonctionnement.
Enjeux et perspectives
Rareté et attrait institutionnel : pour atteindre un tel prix, Bitcoin devrait attirer des flux massifs d’investisseurs institutionnels et voir son utilisation comme réserve de valeur considérablement renforcée.
Impact sur la finance traditionnelle : une capitalisation de près de 20 000 milliards repositionnerait Bitcoin non plus comme un actif alternatif, mais comme un pilier à part entière de la finance mondiale.
Risques de volatilité : plus la valorisation grimpe, plus l’actif devient sensible aux chocs macroéconomiques et aux régulations.
Atteindre 1 000 000 $ par Bitcoin n’est pas une fin en soi, mais un jalon symbolique qui témoignerait de l’adoption croissante de la cryptomonnaie. Pour l’investisseur particulier, il s’agit d’un champ d’observation majeur : comprendre les dynamiques d’offre et de demande, les décisions réglementaires et les grandes tendances économiques qui pourraient propulser, ou freiner, cette trajectoire hors norme.
Autrement dit, ce fameux million n’est pas un nombre totalement utopique. Evidemment, rien n’est certain et surtout pas la date à laquelle cette valeur symbolique serait atteinte.
En ce qui concerne l’Investisseur(très)Particulier. J’ai pris une bonne part de bénéfices sur le cycle actuel, et le reste, je l’ai mis en ETF avec mon portefeuille boursier. En effet, garder un montant conséquent de bitcoin en direct est beaucoup trop risqué pour un simple particulier. Sans parler des problématiques de la succession. Un compte-titre est tout de même beaucoup plus simple à gérer, non ? Mais ceci est un autre débat !
Disclaimer:
Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif et ne constituent en aucun cas un conseil en investissement ou une recommandation d’achat ou de vente de produits financiers. Avant toute décision d’investissement, il est fortement recommandé de consulter un conseiller financier indépendant et de prendre en compte votre situation personnelle, votre profil de risque et vos objectifs. Investir comporte des risques, y compris la perte partielle ou totale du capital.
Depuis septembre 2025, Trade Republic fait sensation en proposant l’accès au private equity dès 1€, en partenariat avec les géants Apollo et EQT. Une révolution pour les particuliers ou un coup marketing potentiellement dangereux pour l’investisseur (très) particulier ? Analysons les risques…
L’offre qui fait trembler la gestion traditionnelle
Trade Republic bouscule les codes en rendant accessible une classe d’actifs historiquement réservée aux investisseurs institutionnels et aux ultra-riches. Avec un ticket d’entrée symbolique de 1€ et la promesse d’un objectif de rendement à 12% par an, l’offre séduit. Mais comme souvent dans la finance, le diable se cache dans les détails.
Ce que Trade Republic promet
Accessibilité maximale : ticket minimum de 1€ contre plusieurs dizaines de milliers d’euros traditionnellement
Liquidité améliorée : possibilité de rachat mensuel sans période de blocage
Diversification : accès à 9 fonds sélectionnés par Apollo et EQT
Objectif de performance : 12% de rendement annuel cible
Source: Trade Republic
Les risques cachés derrière les (belles) promesses
1. Des frais qui plombent la performance
Les frais « cachés » : Une analyse approfondie révèle que les fonds proposés comportent des frais de gestion annuels pouvant atteindre 2,6% à 4,5%, auxquels s’ajoutent des commissions de performance de 1,7% et des frais de sortie jusqu’à 5%.
Ces frais, souvent qualifiés de « cachés », ne sont pas clairement communiqués avant investissement. Sur 5 ans, ils peuvent représenter jusqu’à la moitié des sommes investies, réduisant drastiquement les rendements nets.
2. Un objectif de 12% non garanti et peu réaliste
Performance hypothétique : L’objectif de 12% annoncé par Trade Republic n’est aucunement garanti. Les données historiques du private equity français montrent un TRI net moyen de 11,3% depuis 1987 (source: France Invest), mais avec une dispersion énorme des performances. Sans parler que nous sommes tout de même plutôt en haut de cycle sur les indices ces derniers temps…
La réalité des chiffres : Environ 25% des fonds de private equity affichent des performances négatives ou très faibles. Même avec une diversification sur 9 fonds, le risque de perte permanente de capital peut atteindre près de 1%.
3. Une liquidité en trompe-l’œil
Illiquidité structurelle : Malgré les promesses de rachats mensuels, la liquidité des fonds de private equity reste fondamentalement contrainte par la nature illiquide des actifs sous-jacents. Les rachats dépendent entièrement des conditions de liquidité disponibles du fonds.
Durée d’engagement réelle : Le private equity nécessite traditionnellement des engagements de 5 à 10 ans minimum. Les particuliers doivent être préparés à immobiliser leurs capitaux sur de longues périodes, malgré la flexibilité annoncée.
4. La complexité des produits ELTIF
Véhicules sophistiqués : Les fonds proposés sont structurés sous forme d’ELTIF (European Long Term Investment Funds), avec des règles complexes et des contraintes réglementaires que les investisseurs particuliers maîtrisent rarement.
Absence d’avantages fiscaux : Contrairement aux FCPR traditionnels, ces fonds ne bénéficient pas d’avantages fiscaux spécifiques comme l’exonération d’impôt sur les plus-values après 5 ans.
Les risques de marché spécifiques au private equity
Les entreprises non cotées présentent des difficultés de valorisation accrues, avec des estimations parfois approximatives par rapport aux marchés cotés. Cette opacité peut masquer des risques importants.
Échec entrepreneurial
Il faut garder à l’esprit que 30% des entreprises financées par du capital-risque échouent, et que les performances passées ne présagent pas des résultats futurs.
Que fait l’investisseur (très) particulier ?
Ma position personnelle
À titre personnel, je reste très sceptique sur cette offre. Le private equity est une classe d’actifs complexe qui nécessite une expertise et une capacité d’analyse que la plupart des particuliers n’ont pas. Le ticket d’entrée faible peut créer une illusion de simplicité dangereuse.
Mes recommandations si vous souhaitez malgré tout investir
Allocation limitée : Ne jamais investir plus de 5-10% de son patrimoine total dans cette classe d’actifs
Compréhension des mécanismes : S’assurer de bien comprendre les frais réels et les mécanismes de sortie
Horizon d’investissement long : Être préparé à un engagement de 7-10 ans minimum
Diversification préalable : S’assurer d’avoir déjà un portefeuille diversifié avant d’envisager le private equity
Alternative plus sage (et probablement plus rentable à long terme) : les ETF
Pour une exposition au dynamisme entrepreneurial avec plus de transparence et de liquidité, je préfère personnellement les ETF spécialisés sur les petites et moyennes capitalisations, les secteurs innovants ou simplement un indice large tel que le MSCI World par exemple. Ils offrent une diversification similaire avec des frais incomparablement plus bas et une liquidité quotidienne.
Le verdict de l’investisseur (très) particulier
L’offre de Trade Republic démocratise certes l’accès au private equity, mais les risques inhérents à cette classe d’actifs restent entiers. Pire, la facilité d’accès peut inciter les particuliers à sous-estimer ces risques.
Cette offre me rappelle les promesses des crypto-actifs ou des OPCVM structurés : beaucoup de marketing, des rendements mirobolants annoncés, mais au final des risques disproportionnés pour l’investisseur lambda.
Mon conseil : Avant de succomber à la mode du private equity « démocratisé », assurez-vous d’abord d’avoir optimisé vos placements traditionnels (PEA rempli, assurance-vie diversifiée, compte-titres avec des ETF larges et peu chers). Le private equity, même accessible à 1€, reste un placement de diversification pour investisseurs avertis, pas un placement de base.
Gardez en tête que dans l’investissement, ce qui semble trop beau pour être vrai l’est généralement !
Cela n’empêche en rien d’avoir un compte chez Trade Republic, qui présente aussi un certain intérêt (je vous laisse voir mon ancien article à ce sujet):
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Disclaimer: Je n’ai aucun lien commercial avec Trade Republic, si ce n’est la position de client et utilisateur de leur services. Faites vos propres recherches ! Chacun est responsable de ses propres investissments !
Le contenu de cet article n’exprime qu’une opinion personnelle et montre, à titre informatif, les risques associés à un investissement. Ceci ne correspond en aucun cas à un conseil en investissement. Chacun est responsable de ses propres décisions en investissement !
Lorsqu’on est un investisseur français lambda, on cherche avant tout à remplir son PEA.
Par contre, on peut vouloir se diversifier géographiquement et sectoriellement. Certes, la France compte de belles entreprises de la tech, mais soyons réaliste, le NASDAQ l’emporte haut et fort sur ce créneau.
Un exemple d’ETF sur le Nasdaq compatible avec un PEA: Amundi PEA Nasdaq-100 (PUST)
L’ETF Amundi PEA Nasdaq-100 (PUST) se distingue comme le principal ETF français permettant aux investisseurs d’accéder au Nasdaq 100 via une enveloppe PEA, avec des performances historiques impressionnantes (+154,9% sur 5 ans), en cohérence avec l’exceptionnelle progression du Nasdaq.
Malgré sa réplication synthétique qui introduit un risque de contrepartie, ses frais modérés (0,30%) et sa liquidité satisfaisante en font un véhicule d’investissement simple et attractif pour une exposition au secteur technologique américain.
L’ETF Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc (PUST) est un fonds indiciel coté qui permet aux investisseurs français d’accéder à la performance des 100 plus grandes entreprises non financières cotées sur le Nasdaq. Créé le 20 mai 2014, cet ETF présente plusieurs caractéristiques qui le distinguent.
Encours sous gestion : Environ 568 millions d’euros
Politique de dividendes : Capitalisation (les dividendes sont réinvestis)
Éligibilité PEA. Coté en euros.
La particularité principale de cet ETF est son éligibilité au Plan d’Épargne en Actions (PEA), qui offre un cadre fiscal avantageux pour les investisseurs français.
Performances historiques L’ETF PUST a affiché des performances aussi remarquables que son indice de référence au fil des années :
Performance sur 1 an : +5,81% (au 31 mars 2025)
Performance sur 3 ans : +35,24%
Performance sur 5 ans : +154,9%
Performance sur 10 ans : +364,43%
Les performances annuelles sur les dernières années montrent une forte volatilité, caractéristique des investissements centrés sur le secteur technologique :
Ces mesures indiquent que l’ETF suit de près son indice de référence (R² élevé et Beta proche de 1) tout en générant un léger alpha positif, signe d’une bonne gestion de la réplication.
Comparaison avec ses principaux concurrents
ETF éligibles au PEA:
L’ETF PUST fait face à une concurrence limitée dans l’univers des ETF PEA répliquant le Nasdaq 100 :
Nom de l’ETF
Code ISIN
Encours
Frais
Réplication
Performance 5 ans
Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc
FR0011871110
568-605 M€
0,30%
Synthétique
+154,54%
Amundi PEA US Tech ESG UCITS ETF
FR0013412269
420-430 M€
0,30%
Synthétique
+156,24%
Amundi Nasdaq-100 Daily (2X) Lev UCITS ETF
FR0010342592
954 M€
0,60%
Synthétique
N/A
Le principal concurrent direct est l’Amundi PEA US Tech ESG, qui suit un indice différent (Solactive ESG US Tech 100) mais offre une exposition similaire, avec une légère surperformance sur 5 ans. La différence principale réside dans les critères ESG appliqués à la sélection des titres, ce qui entraîne une concentration plus importante sur certaines valeurs.
Remarque: Le LQQ (Amundi Nasdaq-100 Daily (2X) Lev UCITS ETF) est un produit à levier qui n’a pas réellement d’intérêt pour l’investisseur à long terme. Le risque est supérieur pour un rendement semblable comme le montre la comparaison entre les deux ci-dessous.
Comparaison avec des ETF Nasdaq 100 non-PEA:
Si on élargit la comparaison aux ETF Nasdaq 100 non éligibles au PEA, d’autres alternatives existent :
Nom de l’ETF
Encours (M€)
Frais
Réplication
iShares Nasdaq 100 UCITS ETF (Acc)
13 292
0,30%
Physique
Invesco EQQQ Nasdaq-100 UCITS ETF
6 618
0,30%
Physique
Amundi Nasdaq-100 II UCITS ETF Acc
3 313
0,22%
Synthétique
Ces ETF non-PEA présentent généralement des encours plus importants et parfois des frais légèrement inférieurs (comme l’Amundi Nasdaq-100 II avec 0,22%). Certains utilisent également une réplication physique plutôt que synthétique, ce qui peut réduire le risque de contrepartie.
Les risques:
Evidemment, il y a le risque de marché, car rien ne dit que le Nasdaq va continuer de performer à l’avenir, mais si vous souhaitez investir dans cet indice, c’est que vous pensez le contraire !
Risque de change
Pour les ETF comme PUST qui investissent sur des marchés étrangers (ici les États-Unis), les fluctuations des taux de change entre l’euro et le dollar peuvent affecter la performance. Cet ETF n’est pas couvert en change. Ce n’est pas forcément un problème, il faut juste en avoir conscience et le prendre en compte dans sa diversification en devises.
Risque de contrepartie
Spécifique aux ETF à réplication synthétique comme PUST, ce risque provient de l’utilisation de swaps. Si la contrepartie du swap (ici BNP Paribas) fait défaut, l’ETF pourrait ne pas répliquer correctement la performance de l’indice. Evidemment, il y a d’autres garanties prises par la contrepartie et il faudrait tout de même des conditions systémiques pour qu’on en arrive là… Ceci dit, cela s’est déjà vu avec des plus acteurs plus gros que la BNP !
Risques liés aux produits dérivés
Pour les ETF synthétiques comme PUST, l’utilisation de produits dérivés ajoute une couche de complexité et potentiellement de risque. Ces instruments peuvent introduire une opacité sur la composition réelle du portefeuille et amplifier certains risques en cas de conditions de marché extrêmes.
Or justement, l’investisseur long terme veut se sécuriser lorsqu’il y a justement des conditions extrêmes !
Que fait l’investisseur (très) particulier ?
A titre personnel, j’envisage l’ETF PUST pour le placer dans mon PEA. Sur du long terme en mode « buy & hold », je prendrai plutôt un ETF à réplication physique sur compte-titre. Mais chacun sa vision sur le sujet. A moins d’un scénario « fin du monde », je ne pense pas qu’il y ait un véritable risque avec les ETF synthétiques pour les PEA (j’ai d’ailleurs du WPEA en portefeuille « très long terme »). Je n’ai jamais vraiment apprécié les ETF, préférant la détention directe des titres.
Graphiquement, le « krach Trump » n’est peut-être pas fini, mais en tout cas, il représente une correction équivalente à celui provoqué par le Covid en 2020, ce qui suggère un niveau d’entrée acceptable, soit environ -30% par rapport aux plus hauts. Le RSI hebdomadaire est à l’achat et on a frôlé la MM200 hebdo, ce qui sur le Nasdaq est rare.
Evidemment, cela implique de penser que les techs américaines vont continuer à performer dans l’avenir…
En ce qui me concerne, j’utiliserai l’ETF PUST pour un long swing trade (rebond d’au moins 50% avant une prise de bénéfices) ou, ce que je fais réellement sur mon propre portefeuille, une stratégie de Value Averaging à long terme (car au final, le risque spécifique de l’ETF est dilué dans ma diversification d’actifs). Mais bien sûr, à chacun sa stratégie.
Rappelons que les stratégies sur les ETF indiciels sont en général plus performantes que le stock-picking, c’est d’ailleurs pour cette raison que je leur accorde une place de plus en plus importantes dans mon porte-feuille global.
Disclaimer: Le contenu de cet article n’exprime qu’une opinion personnelle et montre, à titre informatif, les risques associés à un investissement. Ceci ne correspond en aucun cas à un conseil en investissement. Chacun est responsable de ses propres décisions en investissement !
Novo Nordisk, le géant danois de la santé, est une entreprise qui ne cesse de faire parler d’elle, notamment grâce à ses traitements « révolutionnaires » contre le diabète et l’obésité.
Le cœur battant de Novo Nordisk
Novo Nordisk génère ses revenus principalement à travers deux segments clés :
Diabète et soins contre l’obésité : Ce segment inclut des produits phares comme l’insuline, les agonistes GLP-1 (Ozempic, Wegovy), ainsi que des médicaments oraux contre le diabète. Ces traitements représentent plus de 57 % des ventes aux États-Unis, un marché crucial pour l’entreprise.
Biopharmaceutiques : Ce segment couvre les traitements pour l’hémophilie, les troubles de croissance et les thérapies hormonales. Bien que moins dominant, il reste essentiel pour diversifier les revenus.
La demande pour les médicaments contre l’obésité (notamment Wegovy) a explosé ces dernières années, doublant les ventes en 2024. Cependant, cette croissance rapide a entraîné des contraintes d’approvisionnement que Novo s’efforce de résoudre grâce à des investissements massifs dans ses capacités de production.
Cours boursier : montagnes russes, couteau qui tombe ou ascension durable ?
Le cours boursier de Novo Nordisk a connu une volatilité importante.
Novo Nordisk, en données hedbomadaires. En passant, je vous laisse mon point d’entrée et mon PRU actuel. Ceci n’est pas un conseil en investissement !
L’action a atteint un sommet à plus de 1000 DKK en juin 2024 avant de chuter de plus de 50 % depuis cette période.
En avril 2025, l’action se négocie autour de 400 DKK, marquant une baisse significative par rapport à son apogée.
Malgré cette chute, l’entreprise conserve un « moat économique » solide grâce à ses actifs intangibles dans les maladies cardiométaboliques et ses capacités d’innovation. Les analystes estiment que Novo pourrait capturer jusqu’à 75 milliards USD du marché mondial des GLP-1 d’ici 2031 (voir par exemple https://www.morningstar.com/stocks/is-novo-nordisk-stock-buy-after-its-collapse ).
Que nous réserve Novo Nordisk d’ici 2035 ?
Les perspectives à long terme pour Novo Nordisk sont prometteuses :
Croissance des revenus : Les ventes devraient atteindre 567 milliards DKK en 2030, soit une augmentation impressionnante par rapport aux 355 milliards DKK prévus en 2025. Si on considère le passé, on ne peut que constater une croissance continue, même si les marges ont baissé.
Expansion du marché : La demande mondiale pour les traitements contre l’obésité et le diabète devrait croître rapidement. Cependant, la concurrence féroce avec Eli Lilly pourrait limiter la domination totale de Novo Nordisk.
Risques : L’entreprise devra faire face à des pressions réglementaires (notamment aux États-Unis, où l’administration Trump ne va certainement pas faire de cadeaux à des entreprises non-américaines) et à des défis liés à la production. De plus, la dépendance aux GLP-1 expose Novo à des risques liés aux brevets expirant en 2032.
La concurrence et les pressions sur les prix jouent un rôle central dans les prévisions de Novo Nordisk, en particulier dans le marché des médicaments contre l’obésité et le diabète, où l’entreprise est un acteur dominant.
Depuis 2017, le cours d’Eli Lilly semble l’emporter face à Novo Nordisk (ici cotations dollars à N-Y)
Novo Nordisk fait face à une concurrence virulente, notamment d’Eli Lilly, qui a lancé des alternatives puissantes comme Mounjaro (tirzepatide) et Zepbound. Ces produits ont rapidement gagné des parts de marché grâce à leur efficacité et à des résultats cliniques impressionnants. Par exemple, le nouveau médicament d’Eli Lilly, retatrutide, a montré une perte de poids moyenne de 24,4 % en 48 semaines, dépassant légèrement les 22 % obtenus par Novo Nordisk avec Amycretin.
Cette montée en puissance des concurrents exerce une pression sur Novo pour innover et maintenir sa position dominante. Bien que le marché de l’obésité soit en forte croissance (estimé à plus de 100 milliards USD dans les années à venir), il devient évident qu’il y a de la place pour plusieurs acteurs majeurs. Cependant, chaque part de marché perdue pourrait affecter significativement les revenus futurs de Novo Nordisk.
Les pressions sur les prix proviennent de plusieurs fronts !
Pour rester compétitif face à Eli Lilly et d’autres acteurs émergents, Novo Nordisk a annoncé des baisses importantes du prix de Wegovy via son initiative NovoCare. Ce programme propose des réductions allant jusqu’à 50 % pour attirer davantage de patients.
Ces pressions tarifaires affectent directement la marge bénéficiaire de Novo Nordisk et limitent sa capacité à investir dans la recherche et le développement.
Novo Nordisk s’efforce de diversifier son portefeuille avec des médicaments prometteurs comme CagriSema, dont l’approbation réglementaire est prévue en 2026. Cependant, certains essais cliniques récents ont déçu les attentes, ce qui pourrait ralentir cette stratégie.
Malgré la pression actuelle, le potentiel du marché mondial reste énorme grâce à l’augmentation du nombre de patients souffrant d’obésité et de diabète.
Investir ou patienter ?
Novo Nordisk ressemble un peu à un sprinter qui se prépare pour un marathon. Avec ses médicaments vedettes comme Ozempic et Wegovy, elle court vite… mais attention au souffle ! Entre une concurrence acharnée et des défis logistiques, l’entreprise devra maintenir son rythme sans trébucher.
Pour les investisseurs particuliers, Novo Nordisk pourrait être une opportunité intéressante si vous êtes prêt à supporter quelques turbulences. Après tout, qui n’aime pas une bonne dose d’adrénaline sur le marché boursier ?
Attention cependant à ne pas essayer d’attraper un couteau qui tombe. Même si l’analyse technique a ses limites, on ne peut que noter que le RSI hebdomadaire n’est passé sous 20 que deux fois (une fois en 2002 et une fois en 2017) et cela représentait à chaque fois d’excellents points d’entrée.
Certes, la concurrence est présente, mais c’était également le cas ces 20 dernières années. Novo Nordisk a toujours su s’adapter jusqu’à présent et très souvent, les cycles d’innovations sont décalés entre des concurrents, l’un prenant l’avantage pendant quelques années sur l’autre, et vis-versa.
En ce qui me concerne, j’ai commencé à un DCA « aggressif » car le prix peut encore baisser grandement, ne serait-ce qu’en raison du contexte global, mais je veux profiter de cette correction pour me constituer une petite poche d’actions Novo.
Mes propres règles de diversification m’indiquent que je cible 2 à 3 % de mon portefeuille global.
Disclaimer: Le contenu de cet article n’exprime qu’une opinion personnelle et montre, à titre informatif, un exemple d’ analyse d’une entreprise. Ceci ne correspond en aucun cas à un conseil en investissement. Chacun est responsable de ses propres décisions en investissement !
Il est préférable de faire croire aux gens que vous êtes un mauvais trader, puis de trader et d’enlever tous les doutes, que de trader pour impressionner les autres et de « gagner ».
Ne pas avoir de succès, c’est vous mentir.
Avoir du succès, c’est mentir au marché.
12. SAVOIR CE QUE L’ON VEUT
Le trader professionnel trade pour vivre. Le perdant vit pour trader.
Placez vous dans une situation où vous ne pouvez pas perdre.
Le problème dans le trading, c’est l’amusement. La plupart des professionnels ne trouvent pas amusant de risquer et de perdre de l’argent ! Et c’est ce qui fait la différence entre un pro et un amateur.
13. CONTRÔLER SES PULSIONS
Vouloir prendre rapidement ses profits et jouer avec ses pertes sont deux tendances humaines instinctives qui sonnent le glas pour tout trader.
Le trader à succès doit combattre ces deux instincts primordiaux et doit contrer ses pulsions naturelles.
Au lieu d’espérer, il doit avoir peur; au lieu d’avoir peur, il doit espérer. Il doit craindre que ses pertes deviennent d’encore plus grandes pertes et espérer que ses profits deviennent d’encore plus grands profits.
14. ACCEPTER LE RISQUE
Suivant le degré avec lequel vous n’acceptez pas un risque, vous éviterez d’autant le risque.
Essayer d’éviter qui est inévitable va avoir des effets désastreux sur votre capacité à trader avec succès.
Un comportement nihiliste et la peur détruisent la discipline. Vous devez agir au mieux de vos intérêts.
Si vos stop de protection sont touchés régulièrement, cela signifie que soit votre analyse est souvent erronée soit que vos ordres stop sont mal placés. Chacune de ces raisons rendra vos stops inefficaces.
Vos ordres stops vont limiter vos pertes, mais ils ne vont pas accroître votre richesse !
15. RESTER DISCIPLINÉ
Vos ordres stops devraient être à un niveau où l’inversion des cours est inévitable. Ne changez donc vos opinions que lorsque le marché a prouvé que vous aviez tort en raison du déclenchement de vos stops.
Certains disent qu’ils ne peuvent plus clôturer un trade car ils vont encaisser une perte. Mais si le prix du marché est sous votre prix d’entrée, ce n’est pas la clôture du trade qui vous fera perdre de l’argent, vous l’avez déjà perdu !
Vous devez parvenir à acquérir et à garder la discipline nécessaire à quitter une position en perte.
Quelles que soient les conditions que vous définissez, le marché peut toujours trouver un moyen de vous envoyer de faux signaux.
16. NE PAS CHERCHER A AVOIR RAISON
Les traders qui gagnent régulièrement veulent faire des bons trades. Ils acceptent qu’ils ne peuvent pas contrôler les résultats et comprennent qu’il est néfaste de chercher à reprendre une position supplémentaire lorsque le trade part mal car cela signifie qu’il est important pour eux d’avoir raison.
La seule façon qu’une mauvaise position peut vous faire perdre et de reprendre une position et d’accepter que les pertes se creusent alors qu’il n’y a plus de raison valable de garder la position. Vous finissez par espérer que le cours revienne en votre faveur.
17. NE PAS SE SOUCIER DU RÉSULTAT D’UN TRADE MAIS DE LA MANIÈRE QU’IL A ÉTÉ MENÉ
L’issue d’un trade n’est pas important. Ce qui compte, c’est l’issue moyenne de nombreux trades !
Chaque trade est le portrait du trader qui l’a réalisé. La manière que vous gérez vos trades est en relation directe avec votre niveau actuel en tant que trader.
18. MAÎTRISER SES ÉMOTIONS
Ne laissez pas vos émotions de la journée interférer avec vos prises de position.
N’interférez jamais avec un trade: n’ouvrez pas, ne fermez pas, ne touchez pas à un trade à moins que le marché ne vous dise de le faire. Restez toujours calme, si vous paniquez, vous perdrez votre argent.
Si vous pensez ne pas pouvoir maîtriser vos émotions aujourd’hui, alors ne tradez pas et faites autre chose.
19. AVOIR LE COURAGE DE SES CONVICTIONS
Ayez le courage de vos convictions, mais soyez toujours conscients qu’il peut y avoir deux scénarios différents.
Dans le domaine du trading, la chance ne favorise que ceux qui y sont préparés.
Tradez comme VOUS l’entendez, pas comme le marché l’entend. Lorsque vous avez des doutes, restez en retrait.
Le marché se comporte comme un adversaire qui voudrait vous pousser à l’erreur.
20. CHERCHEZ VOTRE VERITE
Les traders ne sont pas récompensés avec un trade profitable à chaque fois qu’ils font quelque chose de correct. De même, ils ne sont pas punis avec une perte à chaque fois qu’ils commettent des erreurs. Tout ceci rend très difficile la distinction entre la vérité et l’erreur.
21. SUIVRE VOS RÈGLES
Vos règles sont ce en quoi vous allez placer votre confiance afin de vous aider à survivre à l’anarchie du marché et vous aider à être profitable sur le long terme.
Assurez vous que vos règles soient cadrées et objectives, de manière à laisser vos émotions en dehors de votre trading pour que vous puissiez rester discipliné.
Ceux qui savent ne font pas des prédictions et ceux qui prédisent n’ont pas la connaissance.
22. ESSAYER DE VOUS AMÉLIORER SANS CESSE
Lorsque vous ne vous entraînez pas, quelqu’un d’autre est entrain de le faire et lorsque vous le rencontrerez, il vous battra. Les marchés sont remplis d’adversaires entraînés.
Avec les 10 règles déjà citées dans un article précédent, il y a donc 22 règles à suivre.
En relisant plusieurs fois ces règles, vous allez vous rendre compte que certaines demandent une bonne dose de réflexion pour être comprises correctement. Je sais que c’est difficile. Moi-même suis encore loin de les maîtriser toutes. Mais, vous remarquerez que la première et la dernière ne font qu’une: apprendre et se perfectionner sans cesse est la clé du succès.
Donc, faites vôtres ces 22 règles et n’oubliez pas la 23ème, celle que vous seul pouvez écrire !
Je teste actuellement une stratégie simple, basée sur l’indicateur Stochastic 3. Je vais vous la faire partager pour illustrer le principe d’élaboration d’une stratégie de trading.
J’utilise un graphique en 4 H.
Le principe de la méthode en quelques mots:
A chaque fois que l’indicateur revient d’une zone de survente/surachat, il faut prendre position. Soit l’indicateur nous a correctement guidé et le trade partira dans le bon sens, soit nous sommes dans une période de tendance marquée et le dernier plus bas/haut sera dépassé; il faut donc protéger son premier ordre par un stop loss et une nouvelle position dans le sens opposé dont l’objectif est de regagner ce qui a été perdu à cause du stop loss.
Le système est multipaires (en donnant la priorité aux paires à faibles spreads) car il faut qu’il y ait suffisamment de signaux et cela permet d’éviter de rester coller devant son écran. Il suffit de regarder sa plate-forme de trading quelques fois par jour, et tant pis si l’on rate des signaux, il y en aura toujours assez sur d’autres paires.
La méthode dans le détail:
Gestion du risque:
1 – A chaque trade initial, on fixe son risque à 1% de son compte.
2 – Les ordres de « rattrapage », opposés au trade initial, ont un risque pouvant aller jusqu’à 5%
3 – Si on a engagé plusieurs trades simultanément, tant que leur risque total dépasse 10%, on ne prend plus de nouvelles positions.
Conditions d’entrées et de sorties:
1 – Lorsque l’indicateur Stochastic 3 est vert et repasse orange, on prend une position de vente avec un Stop Loss (SL) à environ 5 à 10 pips au-dessus du dernier plus haut. La taille de la position est calculée de manière à ce que ce stop, s’il était déclenché, représenterait une perte de 1% du compte.
1 b – On fait l’inverse lorsque l’indicateur est rouge et repasse orange (position à l’achat).
2 – On pose un ordre opposé de taille double à la position initiale.
3 – On pose un TP (take profit) sur un niveau significatif (retracement de Fibonacci, moyenne mobile 50, niveau de résistance/support…) strictement supérieur à SL X 1,5 et de préférence à X2.
4 – Dès que le TP est atteint, on supprime l’ordre opposé restant.
En cas de déclenchement du stop initial:
1 – On prend un TP égal au moins à la moitié du SL (ce qui permet donc de gagner la même somme que ce que le stop a fait perdre puisque la position de « rattrapage » est doublée) ou un peu plus s’il y a un niveau significatif proche.
2 – On fixe un nouveau SL sur un niveau significatif (par exemple le dernier sommet/creux). On fixe un nouvel ordre de rattrapage, de même taille que le premier (c’est à dire que ce dernier n’est pas doublé !) sur ce point. Là, l’objectif est de rattraper la valeur de la première position de rattrapage
3 – On répète le point 2 plusieurs fois éventuellement si les cours sont dans un range étroit et erratique.. Cela arrive et les pertes vont s’accumuler, mais ce phénomène est rare et en raison du faible levier utilisé, « on peut se le permettre de temps à autre » !
Il peut y avoir grosso modo 3 situations:
– nous sommes dans une période de range et d’oscillations des cours, l’indicateur Stochastic 3 devrait donc donner des signaux corrects
– nous sommes en tendance. Les Stop sont donc déclenchés, mais la position de rattrapage va atteindre son objectif.
– nous sommes dans un range étroit, avec des pics occasionnels qui déclenchent les stop à la fois de la position initiale et de la position de rattrapage. Dans la plupart des cas, le second rattrapage sera suffisant pour absorber une partie des pertes. Dans le cas contraire, cela occasionnera des pertes plus importantes, mais c’est ainsi, il n’existe aucune méthode qui ne perd jamais (d’où la nécessité de respecter un money management cohérent !)
Comme nous travaillons sur plusieurs paires à la fois, les probabilités que nous soyons dans la dernière situation sur plusieurs paires en même temps sont très faibles.
D’autre part, l’ordre initial ayant un ratio gain/risque moyen de 1.5 à 2 environ, cela signifie qu’une l’on peut se permettre de ne gagner qu’un trade sur 2 ou 3. Sachant de plus que dans la grande majorité des cas les positions de rattrapage vont permettre justement de rattraper la plupart des trades perdants, on voit que ce système a toutes les chances d’être gagnant à terme.
Évidemment, cette stratégie demande à être testée de manière plus approfondie.
Je vous conseille vivement de le faire en respectant les règles de money management.
Je vous ai concocté une petite vidéo explicative, avec quelques cas concrets. Je précise que la ligne rouge que vous voyez est une moyenne mobile exponentielle à 50 périodes. Je l’ai toujours utilisé pour mettre en évidence les tendances à moyen terme, mais libre à vous d’en utiliser d’autres. Je trouve cependant que les périodes proches de 50 (ou 55 pour les adeptes de Fibonacci !) « attirent » souvent les cours et sont donc très utiles pour prévoir une zone de rebond par exemple. Pour ceux qui ont de bons yeux, vous verrez également que ma plate-forme est réglée en 1/10ème de pips, en conséquence, quand dans la vidéo je parle de 20 pips, l’affichage indique 200.
Je vais vous livrer ici les secrets pour atteindre la réussite en trading…
Malheureusement, la plupart d’entre vous ne seront pas capables d’appliquer ces secrets. C’est comme dans la vie, certains savent qu’il suffirait qu’ils fassent un peu plus de sport, qu’ils boivent ou fument un peu moins, qu’ils passent un peu moins de temps devant leur télé, qu’ils mangent un petit peu plus équilibré, etc. Mais combien appliquent leur savoir ?
En trading, il en est de même.
LES 10 PREMIERS SECRETS DU TRADING
1. APPRENDRE, TOUJOURS APPRENDRE
Combien de temps cela vous prendra-t-il d’apprendre à trader ?
Toute votre vie.
On dit qu’il suffit d’une journée pour l’apprendre et le reste de sa vie à maîtriser.
Lorsqu’on veut vraiment réussir à accomplir quelque chose, quoique ce soit, il faut y dédier toute son énergie.
2. CHERCHER A SE SURPASSER POUR S’AMÉLIORER
Devant une difficulté, la plupart des gens cherchent à prendre le chemin le plus facile, alors qu’il faudrait qu’ils se confrontent à la vraie difficulté afin de la surpasser et de s’améliorer.
3. NE PAS CROIRE AU PÈRE NOËL
En poker, il y a un vieux dicton qui dit qu’après une vingtaine de minutes de jeu, si vous n’avez pas réussi à repérer qui était le pigeon, c’est que c’est vous qui êtes le pigeon !
Les marchés financiers sont là pour vous plumer.
4. NE PAS SE FOCALISER SUR L’ARGENT
Le secret d’un trader à succès est d’être capable de prendre du recul par rapport aux marchés, de parvenir à voir leur schéma général au lieu de les laisser vous hypnotiser parce que vous les regarder de trop près.
Il ne faut pas vous focaliser sur l’argent, mais sur le fait d’être un bon trader.
5. ÊTRE PRÉPARÉ
Il y a une différence entre un guerrier victorieux qui sait gagner, puis s’en va en guerre et un guerrier vaincu qui s’en va à la guerre en premier, puis cherche à gagner.
Chaque trade doit être gagné avant même d’avoir été effectué. Ce qui compte, c’est que le trade se déroule comme vous l’aviez prévu (avec succès ou non).
Les traders qui sont profitables régulièrement sont capables de s’adapter, mais avant cela, il faut que vous maîtrisiez les bases.
6. SE CONCENTRER SUR LA METHODE
De nombreux investisseurs sont plus intéressés par le plaisir d’acheter, de passer des ordres à leurs courtiers, que de faire de l’argent.
Vous devez apprendre à exécuter inlassablement et sans faute un système de trading.
Il faut vous concentrer sur le procédé, la méthode et non pas sur vos résultats.
7. SAISIR LES OPPORTUNITÉS
Le succès n’est rien d’autre que de saisir avantageusement une opportunité.
Il faut donc chercher à investir sur les opportunités de profits et non pas sur le prix en lui-même.
8. AFFINER SON JUGEMENT
Le trader professionnel sait comment attraper dans son filet les petits poissons. Mais personne ne peut vous transformer en investisseur médiocre sans votre consentement.
Dans chaque exécution d’un ordre de trading, il y a trois éléments cruciaux: la direction (achat ou vente), la cible et le stop de protection. Le fait qu’un investissement s’avère être profitable dépend de votre capacité à évaluer avec justesse ces trois éléments.
9. RESPECTER SA STRATÉGIE
Une stratégie de trading est seulement aussi bonne que ne l’est sa stricte application.
La plupart des erreurs de trading font parties de la catégorie des mauvaises applications plutôt que des mauvaises anticipations des marchés. Si vous voulez améliorer votre profitabilité, il faut que vous supprimiez ces erreurs en vous concentrant exclusivement que sur l’exécution correcte de vos trades.
Vous ne devez vous jugez vous-même que sur votre capacité à exécuter correctement vos ordres.
10. SAVOIR RESTER SIMPLE
Si votre trading n’est pas amusant, c’est que vous vous y prenez mal.
Le trading est simple, ne cherchez pas à le compliquer.
. Il s’agit d’une simple stochastique réglée en 5,3,3 mais calculée sur 3 périodes de temps différentes.
Sur le graphique, on voit:
– une stochastique en période de temps quotidienne (en pointillés rouges)
– une en période hebdomadaires (en pointillés verts)
– une en période mensuelle (en pointillés bleus)
– l’indicateur, qui correspond à la moyenne de ces 3 stochastiques (en ligne orange)
L’idée derrière cet indicateur, c’est de regarder les deux périodes de temps supérieures pour passer des ordres quand les stochastiques sont en zones survendue (en rouge) ou surachetée (en vert) sur les 3 périodes de temps simultanément.Rappelons bien entendu que les stochastiques sont des oscillateurs, c’est à dire qu’ils ne donnent des indications valables qu’en période de consolidation (range). Enfin, tout dépend de la méthode de trading que l’on utilise. On peut par exemple obtenir des résultats intéressants avec des stratégies de breakout dans des périodes en forte tendance. Par exemple, sur la chute de décembre 2009 à juin 2010, on pouvait placer des ordres de vente sur les plus bas à chaque fois que l’indicateur était rouge.
Il fonctionne pour toutes les périodes de temps à partir de 1 minute. Par exemple, si le graphique principal est réglé sur 1 H, il affichera les stochastiques 1 H, 4 H et quotidienne.
– la valeur en dollars d’un point pour 1 lot de base (suivant les réglages du courtier)
– les intérêts à l’achat (buy swap, en pips)
– les intérêts à la vente (sell swap, en pips)
– le levier maximal de votre compte (sans intérêt à priori si vous respectez des règles de prudence évidente, vous devriez en être très éloigné)
– un nombre de lot recommandé par trade (rec. lot size) dont le calcul m’échappe et ne m’intéresse guère vu que j’utilise mes propres règles de money management.
Encore un peu de patience, et je vais vous présenter prochainement une méthode de trading basée sur l’indicateur Stochastic 3, pour illustrer un peu davantage son utilisation…
Vous voulez investir sur des secteurs larges ou des marchés (émergents…) difficiles d’accès directement, mais vous vous y perdez dans la liste et les sigles des nombreux produits proposés par votre courtier ?
Tout d’abord, je vous renvoie à mon article sur les différents produits boursiers pour vous rappeler les différences exactes entre OPCVM, SICAV, FCP, Tracker et ETF.
Nous allons prendre quelques exemples concrets que j’ai choisi dans le secteur des énergies renouvelables (pourquoi pas en ces temps de catastrophes nucléaires et de pressions sur les ressources énergétiques…).
Il s’agit d’un fond dont l’objectif de gestion est de répliquer l’évolution de l’indice World Alternative Energy Index CW, qui, comme son nom l’indique, s’intéresse aux secteur de l’énergie renouvelable.
Les frais de gestion de ce fond sont de 0,60 % (ce qui est valeur représentative des frais habituels des trackers).
Mes frais d’achat sont donc de :
– 5 € (j’ai pris une valeur habituelle de frais de courtage sur les actions, on peut trouver un peu moins cher…) de frais
Mes frais de revente seront de:
– 5 €
– les frais de gestion, déjà déduits de la valeur du tracker (0,60% annuel) donc 6 €
– le spread (c’est à dire la différence entre les prix offerts à l’achat et ceux à la vente) plus important que sur des actions du CAC40, soit environ 10 €
Si on regarde le carnet d’ordre de ce matin, on voit que le spread tourne autour de 0.20-0.30 € (vente :19.70 € achat 19.87), soit environ 1% (donc 10 € pour 1000 €), :
Donc, au total, pour 1 an de conservation, on aura des frais de l’ordre de 5 + 5 +6 +10 = 26 € soit 2,6 %
Pour 2 ans, on aura: 5 + 5 + 12 + 10 = 3,2 % soit 1,6 %/an.
Pour 3 ans: 5 + 5 + 18 + 10 = 3,8 % soit 1,3%/an
Pour 5 ans: 5 + 5 + 30 + 10 = 5% soit 1 %/an
Pour 10 ans: 5 + 5 +60 + 10 = 8 % soit 0,8%/an.
On peut donc conclure que plus la durée de détention est élevée, moins les frais de courtage et le spread ont une importance et plus les frais totaux convergent vers les frais de gestion du fond (0,6 % annuel).
Cas n°2: j’investis 10 000 € dans ce même tracker.
Si on prend des frais de courtage de 20 € (là encore, on peut trouver moins cher…)
On aura:
– pour 1 an: 20 + 20 + 60 +100 = 200 € soit 2%
– pour 2 ans: 20 + 20 +120 + 100 = 260 € = 2,6% soit 1,3%/an
– pour 3 ans: 20 + 20 + 180 + 100 = 320 € = 3,2 % soit 1,1%/an
– pour 5 ans: 20 + 20 +300 + 100 = 440 € = 4,4 % soit 0,9%/an
– pour 10 ans: 20 +20 +600 + 100 = 740 € = 7,4 % soit 0,8%/an
Là encore, on constate que les ce qui compte le plus en cas de détention longue, ce sont les frais de gestion pris par les gérants du fond. De plus, on voit que le fait d’investir davantage réduit les frais de courtage.
Remarque: on voit que ce tracker n’a jamais réellement repris les pertes de la crise de 2008. Cela fait depuis mi-2009 qu’il se trouve dans un canal étroit autour des 20 €. Il me parait sensé d’acheter sous 20 € et de viser un rebond sur 30 €, soit un gain d’au moins 50%. Les énergies renouvelables me paraissent intéressantes si on pense que les prix du pétrole vont continuer à grimper et que la demande des pays émergents continuera de croître. Mécaniquement, toutes les formes d’énergie vont s’enchérir et il faudra bien trouver un jour une solution, au moins partielle, aux énergies fossiles polluantes et/ou au nucléaire…
Il s’agit d’un FCP dont utilise une gestion discrétionnaire orientée sur les sociétés concernées directement ou indirectement par les problèmes des énergies renouvelables, que ce soit pour les produire ou les économiser. L’indice de référence est le MSCI Word Energy.
Il est possible aujourd’hui de trouver de nombreuses offres d’OPCVM sans frais d’entrée ni de sortie. Je prend donc cette hypothèse favorable. Les frais de gestion de ce fond sont de 1,5% annuel.
Cela donne donc:
– pour 1 an: 1,5 % de frais
– pour 2 ans: 3 %
– pour 3 ans : 4,5 %
– pour 5 ans: 6 %
– pour 10 ans: 15 %
Nous constatons donc que même avec les hypothèses les plus favorables (pas de frais ni d’entrée, ni de courtage, ni de sortie), les frais sont plus importants à partir de 3 ans de conservation, si on les compare au cas n°1.
Remarquez également, que si on augmente l’investissement à 10 000 €, les frais restant les mêmes en proportion (toujours 1,5 %/an), les frais sont plus importants à partir de 2 ans seulement de conservation, si on les compare au cas n°2.
De plus, alors que les trackers sont côtés en bourse en temps réel, les OPCVM sont achetés et vendus à « cours inconnu » car ils ne sont calculés qu’une fois par jour voir moins souvent, ce qui à mes yeux est un désavantage.
Que peut en conclure l’investisseur particulier ?
Je préfère investir dans des trackers dans une optique de long terme (>3 ans) car les frais de gestion sont inférieurs.
Je préfère investir dans des OPVCM sur du moyen terme (6 mois – 2 ans).
Cela signifie, que comme toujours, il faut se fixer un objectif d’investissement à chaque fois, pour savoir où on va et pour éviter d’accumuler des parts de fonds qui traînent dans son porte-feuille, et qui génèrent des coûts de gestion…
Enfin, il ne faut pas oublier de regarder avec précision ce que l’on achète. En effet, deux fonds ayant une dénomination voisine peuvent être très différents en fonction des choix faits par leurs gérants. Ceci est d’autant plus vrai pour des fonds qui ont des appellations rassurantes (fond supersécurité, protection+, etc).
Petite remarque: si on veut suivre une stratégie d’investissement programmé (c’est à dire acheter très régulièrement, par exemple tous les mois, une petite part d’un fond, l’absence de frais de courtage des OPVCM les rend à nouveaux compétitifs par rapport aux trackers).
Exceptionnellement (si, je vous assure !), je vais citer la Bible, pour des raisons d’éponymie évidentes.
Thomas ne croit pas à la résurrection de Jésus-Christ jusqu’à ce que ce qu’il le voie.
« Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. » (Jean 20:25)
J’aime bien cette citation pour diverses raisons:
– il faut toujours se méfier de ce qu’on vous raconte et vérifier par vous même : l’investisseur particulier devrait donc comprendre les investissements qu’il fait et pas seulement suivre les « bons » conseils des autres, fussent-ils prétendument des experts en la matière… (rappelez-vous ce que disait votre conseiller financier en 2007 sur l’avenir radieux de la Bourse…)
– d’une manière un peu librement interprétée, si on ne ressent pas soi-même la douleur, on ne peut pas la comprendre. L’investisseur doit donc tirer profit de ses erreurs passées. Il est normal de faire des erreurs douloureuses (perdre de l’argent par exemple), car sans cela, on ne peut pas apprendre la prudence. Le mieux évidemment, c’est d’avoir juste assez mal pour se dire qu’on vous y reprendra plus, un peu comme un enfant qui touche un plat chaud et constate que, comme sa mère le lui avait pourtant dit, c’est brûlant et désagréable !
Alors, soyez incrédules et faites vos propres expériences !
MT4 est certainement la plate-forme de trading pour le Forex (et les CFDs) la plus répandue, proposée par de nombreux courtiers forex notamment.
Personnellement, je l’utilise car j’aime sa simplicité d’utilisation et sa consommation légère des ressources de mon ordinateur.
De plus, il existe une multitudes d’indicateurs programmés que l’on peut trouver, plus ou moins facilement, sur le net.
Je vous propose donc de répertorier progressivement ici les indicateurs les plus intéressants que j’ai testé.
Tous ces indicateurs sont, à priori et à ma connaissance, libres de droit (si toutefois vous trouviez par hasard ici un indicateur qui vous appartienne, contactez moi au plus vite et je l’enlèverai aussitôt).
Les objectifs de cette rubrique sont:
– créer un catalogue d’indicateurs
– vous aider à trier ceux qui sont les plus utiles
Je ne suis pas un adepte des Expert Advisors (EA), sortes de « robots » programmés pour trader automatiquement. Je ne récuse pas cette approche du trading, mais je pense qu’avant de pouvoir modéliser une stratégie de trading, il faut déjà avant tout en maîtriser une. De plus, l’immense majorité des EA que l’on peut trouver sur internet ne fonctionnent que pendant une période de temps limitée avant de commencer à perdre. En effet, les marchés changent régulièrement… Bref, vous l’aurez compris, les EA sont pas ma tasse de thé ! En conséquence, vous n’en trouverez pas ici.
Comment installer un nouvel indicateur sur votre ordinateur ?
Les indicateurs MT4 possèdent l’extension .ex4 (version compilée, non modifiable) ou .mq4 (version décompilée, dont vous pourrez modifier le code grâce à l’éditeur fourni avec MT4).
Pour installer un nouvel indicateur, il suffit de:
– le télécharger (dans un des articles de ce blog par exemple…) exemple:l’indicateur
– le copier dans le répertoire où vous avez installé MT4 sur votre ordinateur (en général dans /programmes/Meta Trader – nom de votre courtier/experts/indicators)
– lancer votre plate-forme MT4
– cliquer sur les onglets « insertion » puis « indicateurs » puis « personnalisés »: vous devriez alors voir votre nouvel indicateur
Voilà, ce n’est pas plus difficile que ça, et pas besoin de s’y connaître en programmation !
Ce terme anglo-saxon très utilisé est l’équivalent de « l’ordre de vente à seuil de déclenchement » en bon français (reconnaissez que l’anglais à le mérite d’être plus court!).
Son but premier est de fixer une limite à ses pertes en cas de baisse (ou de hausse si on est vendeur) des cours.
Par exemple, on peut décider d’utiliser un stop loss de 2%, ce qui signifie que si le cours pars « dans le mauvais sens » par rapport à ce qu’on a prévu, on perdra 2% de son capital.
Prenons deux exemples:
Tout d’abord, l’action Sanofi-Aventis, à New York (cotation en dollars):
Imaginons que vous ayez décidé d’acheter ces actions sur un rebond au-dessus de la MM50 à 34.40 $. Vous espérez que le cours va rebondir sur ses plus hauts récents vers 37 $. Cependant, par prudence, vous avez fixé un stop loss sous le dernier plus bas à 32.70 $,ce qui représentera une perte de 1.70 $ par action achetée. Vous voulez que ce stop loss représente 2% de votre capital. Admettons que vous disposiez de 10 000 $ sur votre compte titre, vous voulez donc risquer 2% soit 200 $ sur cette opération. Vous pouvez donc acheter 117 (= 200 / 1.70) actions.
Remarquez que dans cet exemple, vous auriez pu, sans stop loss, rentrer dans vos frais vers le 15 janvier, quand le cours est revenu au-dessus de votre prix d’achat. Cependant, vous ne pouviez pas savoir à l’avance que l’action allait se reprendre. Elle aurait très bien pu s’écrouler bien plus bas.
Deuxième exemple sur le Forex:
EUR/USD en graphique 4H.
Imaginons que vous ayez anticipé un rebond de la paire EUR/USD sur franchissement du dernier plus haut. Vous placez un ordre d’achat limite qui se déclenche à 1.3443. Malheureusement, le cours ne parvient pas à franchir ce niveau de résistance et s’effondre rapidement. Heureusement, vous avez placé un ordre stop loss sous un plus bas mineur récent à 1.3320 (en effet, en cas de réel rupture du plus haut, le cours devrait partir rapidement à l’assaut des 1.3550 au moins, donc il vaut mieux placer des stop relativement serrés).
Vous avez pris un risque de 123 pips (1.3443 – 1.3320). Imaginons toujours que votre compte de trading compte 10 000 $. Vous voulez un risque de 2% donc 200 $ soit, ce qui représente sur le forex, sur un compte à marge donc, un achat de 0.16 lots (soit 16 000 $).
Si vous n’aviez pas fixé de stop et simplement espéré que le cours finira par remonter, vous auriez dû supporter une perte jusqu’à 571 pips (1.3443 – 1.2872 au plus bas), ce qui avec 0.16 lot représenterait 914 $. Par chance, l’euro a repris de la vigueur et finira quelques semaines plus tard à revenir au prix d’achat, mais là encore, vous ne pouviez pas le savoir (je me rappelle que des analystes parlaient au début 2011 de « la fin de l’euro » ou du moins qu’il pouvait atteindre la parité avec le dollar ! De plus, pendant tout ce temps, outre le fait que vous attendiez angoissé que le cours veuille bien remonter, vous ne pouvez pas initier d’autres ordres avec cette somme « bloquée ».
De l’intérêt d’un stop loss:
– Placer un stop loss vous permet de fixer dès le début d’un trade le risque maximal que vous prenez. Cela permet d’avoir un money management efficace: vous prenez un risque de tant pour un profit espéré de tant. Les choses sont claires.
– Vous n’avez pas à vous soucier de ce que vont donner vos ordres. Vous pouvez éteindre vos ordinateur, aller vous promener ou même partir en vacances si vous utilisez des périodes de temps plus longues. Soit vous aviez raison et vous êtes gagnant, soit vous aviez tord et vous perdez X % de votre capital, ni plus, ni moins.
– Vous disposez de tout votre capital pour initier de nouveaux trades. Vous n’avez pas à attendre, des semaines, parfois des années, que le prix veuille bien remonter à votre prix d’achat (ou redescendre à votre prix de vente).
– Cela vous oblige à vous perfectionner car vous devez choisir un point d’entrée correct, un stop correct et fixer un objectif de profit correct. Évidement, c’est plus facile à dire qu’ç faire, mais cela est indispensable si on veut faire du trading sérieusement (et donc de manière rentable !).
Des inconvénients d’un stop loss:
– Il est déjà difficile de trouver un bon point d’entrée et de sortie, vous devez en plus trouver un stop cohérent.
– Parfois, voir souvent, votre stop loss sera exécuté et un peu plus tard, le prix reviendra à votre prix initial, voir continuera à grimper bien au-delà. Sans stop loss, vous n’auriez au final rien perdu.
– Plus la période de temps est courte, et plus la « chasse aux stops » est effectuée par les traders pros des banques et des hedge funds, augmentant encore leurs déclenchements « de peu »…
Alors, stop loss ou pas stop loss ?
Ce qui est clair, c’est qu’il faut quantifier le risque que vous prenez quand vous initiez un trade. Vous devez savoir clairement combien vous risquez de perdre. Ce qui signifie aussi combien vous acceptez de perdre, plus précisément combien vous supportez de pouvoir perdre ! Et surtout, vous devez vous tenir rigoureusement à ce risque initial. Tous les traders à succès vous le diront: le jour où vous ne respecterez pas votre plan de trading et votre risque, vous ouvrez une brèche psychologique qui pourra s’avérer fatal pour votre compte à long terme !
Ensuite, vous pouvez également vous couvrir plutôt que de fixer un stop loss. Par exemple, si l’eur/usd baisse, vous pouvez, à la place d’un stop loss, passer un ordre de vente tout en gardant votre ordre d’achat (c’est la technique du hedging). En général, cela revient à déplacer le problème puisqu’après, vous devrez savoir quand racheter votre position à la vente, alors que votre position à l’achat est fortement négative. Ceci dit, il y a des stratégies de hedging très intéressantes à utiliser.
Enfin, vous pouvez fixer un stop loss lointain de sécurité « au cas où » et laisser respirer votre trade, mais cela est risqué tout de même car votre rapport risque/gain sera dégradé (surtout ces derniers temps avec des « flash crash » qui vont chercher des stops très lointains) tout de même.
Que fait l’investisseur (très) particulier ?
– Il faut apprendre à trader correctement et donc planifier un trade avec une entrée, un objectif et un stop loss.
– sur des trades à plus longs termes (plusieurs semaines/mois voir années), on peut se permettre quelques petites positions (risque inférieur à 1% du capital) en fixant un niveau stop loss « mental » (mais toujours inférieur à 5%) assez large et sortir manuellement si la position évolue défavorablement (par contre, il faut s’y tenir IMPERATIVEMENT). Dans ce cas, on peut se permettre de moyenner une fois à la baisse (technique décriée, mais souvent efficace, malheureusement parfois mortelle) TOUT EN RESPECTANT SON RISQUE MAXIMAL (5% par exemple).
Personnellement, je considère que la première manière de gérer son risque (donc avec un stop loss fixe) est plus sereine et convient mieux à la psychologie de nombreuses personnes car cela enlève le stress du suivi d’un trade. Certains, A CONDITION DE NE RISQUER QU’UNE TOUTE PETITE PART DU CAPITAL, ne sont pas gênés par la seconde méthode.
En ce qui me concerne (mais à chacun sa psychologie!), j’utilise les deux méthodes sur différentes stratégies, ce qui lisse encore davantage le risque global. Disons globalement que plus le trade est sur du long terme et moins un stop fixe me parait intéressant.
Ce qui compte ici, c’est de trouver sa propre gestion du risque, pourvu qu’il y en ait une et qu’on s’y tienne !
(Triste) Actualité oblige, mes pensées vont vers le Japon.
Regardons ensemble quelques graphiques hebdomadaires.
Tout d’abord, face au dollar index (qui représente la force du dollar face à un panier de devises):
On remarque:
– le yen est en haut d’un canal ascendant
– la semaine passée, une étoile filante s’est formée. Il s’agit d’une figure en chandelier pouvant entraîner une fin de tendance haussière
– une divergence entre des indicateurs (RSI et MACD) et le prix est en formation. Il s’agit aussi d’un signe baissier.
Ensuite, face à l’euro index:
– Les mêmes divergences entre indicateurs et prix sont apparues
– Le yen s’est déjà affaiblit, passant sous la moyenne mobile 50.
Enfin, par rapport à l’or:
Le yen, valeur refuge habituelle, a cédé lui aussi (tout comme le dollar…) du terrain face à l’or depuis des années.
Même si une divergence entre MACD et le prix apparait, rien ne dit que cette tendance baissière va s’arrêter.
Et si elle s’arrêtait, ce sera probablement plus due à une correction sur l’or (qui a beaucoup, beaucoup grimpé ces derniers temps…) que sur un nouveau regain de vigueur du yen.
Et le marché action dans tout ça ?
Si on compare le yen à l’indice Nikkei de la bourse de Tokyo, on voit que depuis fin 2008 (et la crise des subprimes), il est fortement apprécié.
Même si on considère que la crise n’est pas vraiment terminée (ou que sa sortie est ralentie à cause du tsunami/crise nucléaire), il parait peu probable que le yen grimpe plus haut qu’au plus fort de la crise de 2008 !
Que doit en conclure l’investisseur particulier ?
Comme nous venons de le voir à travers ces 4 graphiques, de nombreux arguments techniques plaident pour l’affaiblissement du yen.
De plus, le bilan de la catastrophe au Japon est loin d’être fait. Et je ne parle pas de la probabilité, toujours existante que la centrale de Fukushima échappe à tout contrôle et provoque un second Tchernobyl dans un archipel nippon densément peuplé ! Bien que le yen soit une valeur refuge, il est fort à parier que devant une nouvelle catastrophe, il perdrait une partie de ce rôle et s’affaiblirait.
Si au contraire (espérons le !), les exploitants de la centrale parvenait à la sécuriser (par un sarcophage de béton par exemple ou un miraculeux refroidissement des réacteurs endommagés), il conviendra alors de tirer le bilan du tsunami et de commencer la reconstruction. Or, les périodes de reconstructions sont toujours propices à une progression de la Bourse, et donc à un affaiblissement du yen.
Tous ces arguments plaident en faveur d’une faiblesse prochaine du yen. N’oublions cependant pas que nous venons d’étudier des graphiques hebdomadaires et qu’il peut encore se passer un ou deux mois avant que la devise nippone modifie son comportement.
Cependant, en ce qui me concerne, je surveille avec attention tous les signaux d’achats sur EUR/JPY et USD/JPY à plus courts termes…(tout en n’hésitant pas à shorter sur des hedges… et oui, on est sur le Forex… Et n’oubliez pas votre gestion des risques !!!)
Si on regarde la définition de la volatilité (en finance), d’après Wikipédia, il s’agit de la mesure de l’ampleur des variations du cours d’un actif financier. Elle sert de paramètre de quantification du risque de rendement et de prix d’un actif financier. Lorsque la volatilité est élevée, l’espérance de gain est plus importante, mais le risque de perte aussi. C’est par exemple le cas de l’action d’une société plus endettée, ou disposant d’un potentiel de croissance plus fort et donc d’un cours plus élevé que la moyenne. Si la croissance des ventes est moins forte qu’espérée ou si l’entreprise peine à rembourser sa dette, la chute du cours sera très forte.
On peut résumer cela simplement: dès qu’il y a quelque chose d’inattendu, d’exceptionnel, la volatilité augmente et si tout se passe « comme prévu », la volatilité reste faible.
En ce moment, entre les révoltes dans les pays arabes, la guerre civile en Lybie et les catastrophes climatiques et nucléaires au Japon, on peut facilement comprendre que l’indice VIX (représentant la volatilité sur le marché américain, également surnommé « indice de la peur ») vient de bondir.
Les conséquences sur le Forex sont visibles, la majorité des paires a subi de violents mouvements, notamment les paires liées au yen.
Ceci pour deux raisons principales:
– les conséquences des tremblements de terre/tsunami/accidents nucléaires au Japon
– une spéculation et des contre-mesures des Banques Centrales
Bref, le mélange parfait pour voir apparaître de gros mouvements sur le yen !
Qui dit volatilité, dit bénéfices importants possibles, mais aussi grosses pertes si on est imprudent !
Je prend l’exemple de la paire CHF/JPY.
Nous avons là deux devises, le Franc Suisse et le Yen, qui sont perçus généralement des valeurs refuges. La paire CHF/JPY connait donc souvent une volatilité relativement faible.
Or, en moins de 2 jours, nous avons eu ceci:
Impressionnant, non ?
Sur les autres paires, le phénomène est le même, en plus important encore :
– même sur des paires réputées peu volatiles, on n’est jamais à l’abri d’un mouvement brusque et de grande amplitude : toujours avoir un stop (ou un hedge) !
– si on travaille avec des graphiques à plus long termes, on voit qu’il y a des opportunités intéressantes et avec peu de risques à saisir…
– si on a le temps de travailler avec des graphiques à court terme, on peut exploiter ces pics de volatilité, mais par définition, un investisseur particulier n’a pas le temps de passer ses journées devant son terminal puisqu’il n’est pas un professionnel ! Il vaut donc mieux travailler avec des horizons à plus longs termes.
Arnaques / scam . Mise à jour d'une page qui a 15 ans, et rien n'a changé (ou en pire !) Réfléchissez, renseignez vous et apprenez pour éviter les pièges #scam
Livret A : le plafond pourrait passer de 22 950 à 30 000 €. Officiellement pour financer la transition écologique, mais en réalité le plafond n'a jamais suivi l'inflation depuis 2013 (+20 % selon l'INSEE). À prix constants,il devrait déjà être à 27 600 € https://share.google/xafZAzd0vq49ebEMN
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