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Catastrophes naturelles et spéculations sur le Forex

Je parle ici de la spéculation sur les devises, car je trouve que la spéculation sur les matières premières est scandaleuse, car  il s’agit de marchés beaucoup plus étroits où les gros investisseurs peuvent détenir à eux seuls une majorité des contrats futures d’une matière et donc en manipuler le cours (par exemple:j’achète pour… 1,2 milliard d’euros de cuivre s’il vous plaît ! Le mystérieux opérateur ne l’est plus : le Daily Telegraph a révélé début décembre qu’il s’agissait de J.P. Morgan. La banque d’investissement américaine avait acquis peu avant pour un milliard de livres sterling de cuivre (environ 1,2 milliard d’euros), soit « entre 50% et 80% » des 350 000 tonnes en réserve, selon les informations du LME. L’acquisition avait fait grimper les cours spot à 8 700 dollars, soit son plus haut niveau depuis la crise financière.) Inutile de préciser qu’il en est de même pour les matières premières agricoles, ce qui est bien plus graves avec les conséquences que l’on connait sur les habitants des pays pauvres…

J’ai choisi de vous parler de catastrophes naturelles tout simplement parce qu’il y a eu des cas récents, et qu’il s’agit d’événements qui font bouger les cours des devises. Nous allons voir deux des plus récents événements de plus près: le séisme en Nouvelle-Zélande pendant la nuit du 22 février 2011 et celui au Japon ce matin même vers 8h.

Le séisme du 22 février 2011 en Nouvelle-Zélande:

Le séisme du 22 février 2011 en Nouvelle-Zélande (appelé aussi séisme de Christchurch de 2011) est un tremblement de terre d’une magnitude de 6,3 survenu à 12 h 51 min 42 s heure locale (21 février à 23 h 51 min 42 s UTC), dans la région de Canterbury sur l’île du Sud en Nouvelle-Zélande. Une réplique de magnitude 5,6 est survenue à 13 h 4 heure locale (0 h 4 le 22 février UTC).

En regardant par exemple le cours du « kiwi », le dollar néo-zélandais (NZD) contre le dollar US (en graphique 1 H):

On voit clairement que le NZD a chuté à l’instant même où l’événement s’est produit. Il faut préciser cependant, que depuis début février, la parité était en baisse.

La rupture de la ligne de tendance haussière à court terme donnait donc un signal de vente assez clair. Ce dernier s’est d’ailleurs poursuivi jusqu’à aujourd’hui (11 mars).

La logique a été respectée. Le petit pays qu’est la Nouvelle-Zélande a fait face à un séisme assez important. En conséquence sa monnaie s’est affaibli pendant quelques semaines.

Séisme du 11 mars 2011 au Japon:

Un séisme de magnitude 8,9, le plus fort jamais enregistré au Japon, a frappé vendredi à 5h46 GMT (6h46 heure de Paris) le nord-est du pays, déclenchant un tsunami de plusieurs mètres de haut sur les côtes Pacifique et faisant des centaines de morts et de disparus.

D’importants dégâts matériels

L’ampleur des dégâts est difficile, pour l’heure, à établir. Mais de nombreuses maisons ont été enfouies sous une gigantesque coulée de boue et plusieurs bâtisses ont brûlé dans les zones rurales les plus proches de l’épicentre. Au moins six incendies ont été signalés dans la capitale, et 80 dans l’ensemble des zones touchées.

Au centre de Tokyo, le toit d’un bâtiment s’est écroulé au moment où 600 étudiants participaient à une cérémonie de remise de diplôme, faisant plusieurs blessés.

D’ores et déjà, le coût de cette catastrophe naturelle s’élève à des dizaines de milliards. En 1995, la catastrophe de Kobé avait coûté 100 milliards de dollars au Japon, et 3 milliards aux assureurs.

Source: http://www.lefigaro.fr/international/2011/03/11/01003-20110311ARTFIG00338-tres-violent-seisme-dans-le-nord-est-du-japon.php#degats

Apparemment, il s’agit d’un événement de plus grande ampleur, aux conséquences bien plus graves que dans le cas précédent.

Voyons maintenant comment à réagit le yen face au dollar:

Après une brusque chute du yen jusqu’aux environs de 83,30 yens pour 1 $ vers 6h00 GMT, le yen s’est repris violemment et s’est renforcé dans les heures suivantes.

Pourquoi ?

Bonne question. Celui qui sait a sans doute gagné pas mal d’argent actuellement. Par contre, ce qu’on peut dire, c’est que la parité a cassé sa ligne de tendance court terme datant de début mars. Il y a en passant également eu une divergence entre le RSI à 14 heures et le cours, ce qui est généralement annonciateur d’une correction.

Je précise que les réactions des cours face à des événements imprévisibles est également semblable lorsqu’il s’agit de la publication de chiffres économiques importants (chiffres du chômage US, modifications des taux directeurs des Banques Centrales…), c’est à dire parfois « logiques », parfois paraissant « illogiques ».

Mais que doit en retenir l’investisseur particulier ?

1 – Sur les marchés, ce n’est pas toujours la logique « visible » qui prévaut.

2 – l’analyse technique, qui ne fait que refléter la réalité des cours, montre toujours clairement les événements. Elle est donc utile.

3 – comme on ne peut jamais être sûr de rien, il faut TOUJOURS fixer des stops clairs à chaque entrée en position. Qui pourrait prévoir une catastrophe ?

4 – on ne peut jamais être sûr de rien, si ce n’est de sa gestion des risques.

5 – ce n’est pas parce qu’il s’agit d’événements qui font bouger les cours, qu’il faut oublier qu’il s’agit avant tout de catastrophes humaines (même si les conséquences dans ces deux pays riches ne sont absolument pas du même ordre que des événements semblables dans d’autres régions plus pauvres du monde ! Ayez donc au moins une pensée pour les victimes…)

Choisir un courtier Forex

Depuis quelques temps, les offres pullulent. Je ne parle pas des spam dont ma boite e-mail regorge (enfin, plutôt la poubelle à spams où ces courriers vont automatiquement la plupart du temps…). Même si on recherche sérieusement un courtier, la foule d’offres à de quoi donner le tournis, tant à un novice dans le domaine qu’à quelqu’un d’expérimenté qui recherche un second ou troisième courtier par exemple.

Si vous êtes débutant, et n’avez jamais encore eu de compte forex, je vous suggère grandement:

– d’ouvrir un compte démo n’importe où, pour voir

– de chercher sérieusement un courtier qui pourrait vous intéresser, puis d’y ouvrir un autre compte démo.

– tester, tester, et tester encore, à la fois la (ou les) plate-forme(s), l’offre du courtier et surtout développer une méthode de trading.

– faites ceci pendant au moins plusieurs mois

– avec votre expérience fraîchement gagnée, vous allez vous orienter vers un courtier qui vous convienne ET qui accepte impérativement des micro-lots (soit 1000 unités d’une devise, par exemple 1000 €) en tant que volume de transaction minimum.

– appliquer votre stratégie et une gestion du risque correcte (money management) sur ce micro-compte pendant quelques mois

– ré-évaluer votre stratégie, éventuellement après un nouveau passage en démo

– éventuellement, si vous êtes rentable, transférer davantage d’argent MAIS surtout, RESPECTER un money management correct !

Les critères d’un bon courtier:

– pas d’adresse dans un paradis fiscal ou alors un siège social en Russie, des bureaux sur les Îles Vierges et un numéro d’appel à Chypre.

– régulé par l’AMF ou par un organisme équivalent dans un pays européen: Financial Services Authority (FSA) au Royaume-Uni, Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) au Luxembourg, Autorité Fédérale de Surveillance des Marchés Financiers (FINMA) en Suisse…

– possibilité de passer des ordres par téléphone en cas d’indisponibilité de la plate-forme internet

– hotline facilement joignable, conseiller disponible

plate-forme fiable sur votre ordinateur (attention, la plate-forme sert avant tout à passer des ordres, vous pouvez très bien faire vos analyses graphiques avec un autre logiciel)

Les débutants se focalisent souvent sur le spread, mais ce qui compte avant tout, surtout si on se comporte en investisseur, c’est à dire avec un horizon a plusieurs années, c’est surtout la fiabilité, la sécurité et la qualité des services. Cela ne signifie pas qu’il faille ignorer les spreads, mais qu’il ne s’agit que d’un paramètre important en fonction de sa méthode de trading (quelqu’un qui ne passe que 10 ordres dans l’année peut totalement ignorer des écarts de spreads, contrairement à quelqu’un qui passe un ou plusieurs ordres chaque jour !).

There is no such thing as a free lunch (M.Friedman)

En français, cela donne quelque chose comme « un déjeuner gratuit, ça n’existe pas ».

Milton Friedman était un économiste américain né le 31/07/1912 et mort le 16/11/2006 à San Francisco, considéré comme l’un des économistes les plus influents du XXè siècle.

Pour ceux que ça intéressent, plus d’infos sur cette page wikipédia.

Je ne partage pas forcément ses théories, mais j’aime bien cette citation que l’on pourrait aussi interpréter par « la richesse ne tombe pas des arbres » ou « il faut se bouger pour arriver à quelque chose ».

Bref, en investissement peut-être encore plus qu’ailleurs, rien n’est gratuit. L’investisseur particulier a donc intérêt à accepter de dépenser de l’argent de manière calculée pour en gagner par la suite.

Choisir une plate-forme de trading pour le Forex

Il existe de nombreuses plate-formes de trading. Chacun a ses avantages et inconvénients.

Ce qui compte, c’est que la plate-forme s’adapte à VOS besoins et non pas le contraire.

Tout d’abord, vous devez savoir ce que vous voulez faire avec cet outil:

passer des ordres

analyser des graphiques, avant de passer des ordres

Une plate-forme pour passer des ordres:

Ce qui compte ici, c’est la fiabilité. Si votre plate-forme ne vous convient pas au niveau du choix des indicateurs techniques ou des possibilités de réaliser des graphiques, ce n’est pas très grave. Vous pouvez toujours effectuer vos analyses avec d’autres logiciels avant de passer vos ordres.

Vous devez maîtriser le passage des ordres et n’avoir aucun doute sur ce que vous faites. Vous devez distinguer un buy stop d’un buy limit, un ordre O.C.O. d’un ordre market sell, etc. Vous devez également savoir quelle quantité de devises (ou de cfds ou même d’actions) vous vendez ou acheter. Une virgule mal placée peut vous ruiner rapidement.

Le Forex autorise l’utilisation d’un fort effet de levier et je vous laisse imaginer les dégâts que peut entraîner un achat de la paire EUR/USD pour un montant de 100 000 $ plutôt que pour 10 000 ou 1 000 $ !

Bref, il est impératif que vous vous sentiez à l’aise avec votre plate-forme lors du passage d’ordres.

Par ailleurs, je ne peux que recommander d’utiliser un courtier qui permette des passages d’ordres par téléphone, au cas où… L’informatique est loin d’être une science exacte et c’est encore plus valable pour les connexions ADSL par exemple…

Une plate-forme pour analyser des graphiques

Ce qui compte ici, c’est la présence de vos indicateurs favoris et la facilité d’utilisation des divers objets graphiques (tracés de lignes de tendances, de support et de résistance, de retracements de Fibonacci , de pivots…).

Tout cela sans pour autant ralentir votre ordinateur pour peut que vous ayez quelques graphiques ouverts simultanément…

Ici, le seul secret est d’essayer plusieurs plate-formes.

A noter également qu’en fonction de votre expérience, vos besoins vont évoluer. Attention, cette évolution ne signifie pas forcément que vous allez avoir besoin de plus en plus de graphiques et d’indicateurs. C’est d’ailleurs certainement souvent le contraire, au fur et à mesure que vous « sentirez » le marché, vous allez vous apprendre à aller à l’essentiel et ne plus vous encombrer inutilement de graphiques surchargés. Le mot clé ici est adaptabilité. Votre plate-forme devrait pouvoir afficher des graphiques très différents.

Une plate-forme pour les diriger tous…

L’idéal, pour certains, c’est d’avoir une plate-forme à la fois pour faire de beaux graphiques qui vous plaisent, mais aussi de passer des ordres. Cela a l’avantage de vous permettre de voir l’évolution de vos ordres (la plupart des plate-formes permettent de visualiser les trades passés) et vous évite de devoir jongler entre plusieurs logiciels.

L’autre école de pensée explique qu’il faut dissocier les logiciels d’analyse graphique et la prise d’ordres pour éviter de sombrer dans un excès néfaste de passages d’ordres.

A chacun sa réponse, pour ma part, j’utilise 3 plate-formes différentes, l’une pour faire mon analyse « long terme » et prendre de rares positions « long terme »; l’autre pour visualiser des signaux à plus court terme et prendre des positions courts termes et enfin la dernière pour tester des nouvelles idées ou visualiser occasionnellement des graphiques différents, sans passer d’ordres.

Comme souvent, l’investisseur particulier doit trouver SA propre méthode de travail et SA plate-forme.

Les outils courants

Les plate-formes les plus couramment utilisées (et donc à priori les meilleures) se divisent en deux grandes catégories:

– MT4 (et sans doute bientôt MT5): plate-forme conçue par Metaquotes Software, une société russe (http://www.metaquotes.net/en/company )

– diverses plate-formes fonctionnant sous Java sur n’importe quel ordinateur

– diverses plate-formes propriétaires (c’est à dire nécessitant un logiciel spécifique)

MT4 est réputée robuste (comprendre stable), peu gourmande en ressources (fonctionne sur des ordinateurs un peu anciens), utilisable pour du trading automatique. Elle ne fonctionne cependant que sous Windows (ou sous Linux à l’aide de Wine).

Je me propose de vous donner un rapide aperçu des diverses plate-formes que j’ai testé.

MT4:

Le gros avantage de MT4 est son universalité. En effet, de nombreux courtiers la proposent et une grande communauté d’utilisateurs existe. On peut donc trouver facilement des indicateurs programmés et d’autres outils (scripts permettant d’automatiser certains passages d’ordres ou Expert Advisors, qui permettent de faire du trading automatisé). On peut donc également assez facilement trouver quelqu’un qui peut vous programmer un indicateur personnalisé ou bien apprendre soi-même à le faire, pour peu qu’on ait la fibre informatique assez développée tout de même.

Personnellement, j’utilise MT4 car elle est très facile à paramétrer et qu’elle ne consomme que peu les ressources de mon ordinateur. En effet,  j’aime avoir une trentaine d’onglets graphiques ouverts simultanément. Je n’ai jamais vu une autre plate-forme qui le permettent sans disposer d’un ordinateur dernier cri (et encore !). De plus, j’ai pu l’installer sur un netbook sans problème. Enfin, je peux faire tourner sans problème deux copies de MT4, avec chacune de nombreux graphiques ouverts, en même temps, tout en faisant autre chose sur mon ordinateur (qui est un modèle tout à fait « normal » datant d’il y a 4 ans).

Enfin, j’ai pris mes habitudes avec cette plate-forme.

Points faibles:

– si vous faites de l’analyse chartiste poussée (personnellement, je me contente de lignes de tendance/résistances/supports, donc cela suffit largement), MT4 est inadaptée.

– si vous faites du scalping, oubliez MT4 (en passant, je vous conseille aussi d’oublier le scalping, mais ce n’est que mon avis…)

JForex

Il s’agit de la plate-forme java de Dukascopy. Elle permet également de réaliser des indicateurs programmés et des Expert Advisors, appelés ici des Stratégies. Cependant, la communauté des utilisateurs est nettement plus petite que celle pour MT4. On peut cependant trouver son bonheur en cherchant un peu.

Je l’utilise car le passage d’ordres et impeccable (meilleur que pour MT4) et elle fonctionne sous Java, et donc aussi bien sur windows, linux ou Mac OS. De plus, je la trouve très agréable à utiliser pour faire de l’analyse chartiste de base.

Points faibles:

– j’ai constaté des bugs d’affichages/des ralentissements des graphiques. Par contre, le passage d’ordres est indépendant et fonctionne toujours.

SaxoTrader

Pour moi, c’est une usine à gaz. La plate-forme semble demander du gros matériel informatique pour fonctionner correctement. Il est clair que ceux qui veulent avoir une vision globale du marché seront comblés, puisqu’on peut, avec la même plate-forme, visualiser tous les produits proposés par SaxoBank (et ils sont nombreux: actions, options, forex, sicav, obligations, cfds…).

Personnellement, je n’ai pas aimé car je préfère avoir sous la main rapidement une trentaine de devises que, lentement, 5 000 produits que je n’ai pas sur mon compte.

Cependant, je ne peux pas nier qu’il s’agit là d’un beau jouet et que certains y trouveront certainement leur compte. Personnellement, j’aime plutôt la simplicité et l’efficacité…

Points faibles:

– Trop compliquée

– Trop lente

FxTrade (d’Oanda)

Encore une plate-forme java. Celle-ci a le mérite d’être extrêmement simple. En ce qui me concerne, il s’agit surtout d’une plate-forme de passage d’ordres car elle est vraiment très limitée, tant au niveau des indicateurs que des possibilités d’analyse graphique.

Je la recommanderai cependant tout de même à des débutants (outre pour le fait qu’Oanda propose des trades à partir d’1 $ et donc à très faible levier, ce qui me semble ESSENTIEL pour un débutant) car elle permet de voir l’essentiel: le mouvement des cours avec les indicateurs les plus utiles et courants (moyennes mobiles, rsi, etc… et même des graphiques en Heiken Ashi !).

FXCM Trading Station

Cette plate-forme est utilisée par divers courtiers (outre FXCM, BestCFD, DbFx…). Je ne l’ai pas testé de manière approfondi, mais pour moi, c’est une sorte de MT4 « light » sans indicateurs programmés et avec la possibilité de trader directement à partir des graphiques.

C’est pour cette dernière caractéristique qu’elle me semble intéressante. Pour le reste, je pense qu’elle a les mêmes inconvénients que MT4 sans en avoir les avantages. Bref, je n’utilise pas, mais pourquoi pas…

Les autres:

Il y en a tellement…

Si on exclut les plateformes qui font croire que le Forex est un jeu (eToro par exemple) et les plateformes de courtiers situés quelque part dans un paradis fiscal, il en reste encore beaucoup.

N’hésitez pas à faire des commentaires sur vos expériences…

Du vent de révolte qui souffle sur l’Afrique du nord (2)…

Mon précédent article parlait de la révolte en Tunisie et en Egypte. Depuis, ce vaste mouvement s’est étendu un peu partout dans le Maghreb, y compris en Lybie, qui est un producteur de pétrole relativement important.

La Lybie ne représente qu’un peu plus de 2% de la production mondiale, mais 2% sur une matière aussi sensible que le pétrole suffise à faire s’envoler les prix.

Dans la journée de 21 février 2011, le contrat future sur le Crude Oil d’Avril a grimpé de près de 10 % !

Quand aux devises, par rapport à mon article du 30 janvier où je disais miser sur le dollar canadien et le franc suisse et bien cela a été plutôt positif.

+339 pips de gain (j’ai clôturé sur le retracement à 50% du dernier mouvement) !

Il est tout à fait possible que la paire descende bien plus bas, mais j’ai pour principe de ne pas laisser passer un tel gain en si peu de temps… « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras », ne l’oubliez jamais !

Pour l’EUR/CHF, j’ai préféré attendre un meilleur point d’entrée (sur un ancien retracement à 50%) pour acheter du CHF. Je laisse courir le gain actuellement (environ +200 pips) car je pense que la paire peut au moins toucher le bas de la Bollinger.

Petite remarque en passant, désolé d’employer ces termes techniques et pour avoir posté des graphiques un peu surchargés de divers indicateurs qui n’ont pas forcément un grand intérêt pour ces trades. Ce qui compte, c’est que sur des critères fondamentaux comme les tensions au Maghreb, un raisonnement de bon sens fonctionne encore.

Il faut cependant se méfier grandement de ce genre de situation, les marchés ne sont pas toujours logiques et je m’appuie toujours sur des données techniques à la fois pour entrer au mieux et pour sortir une fois mon objectif initial atteint (ou de manière préventive si j’ai des raisons de croire que la situation a évolué défavorablement envers mon objectif initial).

Je ne veux pas ici rentrer dans les détails techniques, mais promis, je publierai ultérieurement des explications plus techniques sur ma (mes) méthode(s).

Du point de vue social, il est remarquable de constater que:

– même les pays « riches » (la Lybie a une richesse par habitant comparable à celle de la France !) aspirent à plus de liberté et de démocratie.

– l’influence d’internet (facebook, twitter & co) est indéniable. Une société moderne ne peut plus empêcher les gens d’aspirer à plus de liberté !

– le fait d’avoir une langue commune propage les révoltes bien plus rapidement !

Cela voudrait-il dire que les systèmes politiques despotiques et archaïques sont vouées à disparaître avec l’avancée technologique des populations ? Je l’espère, même si le fait de chasser des dictateurs au pouvoir depuis des décennies ne signifient en rien que les prochains gouvernements seront démocratiques ! Il reste beaucoup de problèmes à résoudre avant d’atteindre une certaine démocratie : islamisme, juntes militaires, corruption…

La magie des intérêts composés – l’effet boule de neige

Donnez un élan à une petite boule de neige à partir du sommet d’une colline et la boule deviendra ÉNORME au bas de la pente. C’est ce qu’on appelle l’effet boule de neige. Vous pouvez faire profiter vos placements du même effet de croissance grâce à la magie des intérêts composés.
Faites un placement, même petit, et réinvestissez le revenu qu’il produit tout en conservant le placement et vous obtenez ainsi un revenu composé, de sorte que votre petit placement connaîtra une croissance exponentielle à long terme.
L’important est de déclencher l’effet boule de neige le plus tôt possible dans vos finances personnelles. Plus vous investissez tôt, plus votre argent fructifiera longtemps, ce qui devrait vous procurer un patrimoine plus important au bout du compte.

Par exemple:
1200 € placés par an (soit 100 € par mois), avec un rendement de 3%, donne 14 169.35 € après 10 ans et 33 211.78 € après 20 ans.
La même somme, placée à 8%, donne 18 774.58 € après 10 ans et 59 307.51 € après 20 ans.
A 15%, 28 019.13 € après 10 ans et 141 372.14 € après 20 ans.

Bien sûr, si vous avez une capacité d’épargne supérieure, par exemple de 500 € par mois donc 6000 € par an, on obtient très rapidement des sommes non négligeables : 93 872.92 € avec un taux de 8% sur 10 ans et 296 537.53€ au même taux sur 20 ans et pour vous faire rêver: 706 860.72 € pour un taux de 15% sur 20 ans.

Avec une méthode correctement appliquée, il est tout à fait réalisable de faire au minimum 8% (voir bien plus !) par an sur de longues périodes de temps. Ce qui compte ici, c’est la régularité.

On le voit, même en partant de rien et avec une capacité d’épargne très limitée, on peut avoir de l’argent à investir en une dizaine d’années.

Bien sûr, si vous avez déjà de l’argent à investir, quelle que soit son montant : 5000 €, 20 000 €, 200 000 € ou plus, votre “boule de neige” sera déjà très grosse au départ et peut donc devenir une véritable avalanche à l’arrivée. Remarquez cependant, qu’il est plus important de commencer tôt à investir que d’avoir une grosse somme dès le début. En effet, 20 ans passés à économiser 6000 € par an avec un capital de départ de 20 000 €, placés à 8% n’apporte “que” 389 756.67 € (à comparer aux 296,537.53€ calculés précédemment). Mais bien sûr, le vieil adage disant que “l’argent appelle l’argent” est tout à fait justifié !

Alors, qu’attendez-vous pour commencer à faire votre petite boule de neige ?

Les moutons, les loups et le lynx…

Les moutons vivent en troupeaux. Quand l’un d’entre eux est dérangé et s’en va, tous le suivent, même si la plupart n’a pas compris pourquoi le premier mouton a été dérangé.

Quand un mouton malade finit par mourir, les autres moutons s’éloignent un peu et retournent à leurs activités habituelles, en espérant qu’ils ne sont pas les prochains.

Les loups sont des animaux assez solitaires qui se rassemblent à l’occasion de la chasse, traque leur proie jusqu’à en dévoré le dernier morceau.

Quand un loup est dérangé, il fait une rapide estimation du danger et soit essaie de se débarrasser de la source du danger, soit s’enfuit s’il se sent en infériorité.

Le troisième animal qui nous intéresse est le lynx. C’est un chasseur solitaire qui guette une proie facile. Il évite absolument toute confrontation inutile.

On peut facilement faire le parallèle avec les différentes catégories d’investisseurs.

l’investisseur « mouton » suit les grandes tendances en fonction de ce qu’il entend autour de lui : journaux, sites internet spécialisés, amis et famille soit disant « bien » informés… Inutile de dire qu’en cas de problème, il sera la victime. Il réalise des investissements soit disant « sûrs » et espère que tout ira bien. C’est lui qui achète quand le prix est haut et qui vend quand la panique guette ses semblables, au plus bas !

l’investisseur  « loup » est un chasseur dangereux: hedge funds, traders des banques. Il cherche à faire un maximum de profit et chasse en meute. On peut difficilement lutter contre lui et le suivre ne nous laissera que les miettes. Il spécule quand le mouton est affaibli et prêt à vendre à n’importe quel prix, il se jette sur les opportunités qu’offre les sociétés ou les Etats en difficulté. Il est le mieux armé, même si la lutte pour les meilleures positions au sein de la harde de ses semblables est âpre !

l’investisseur « lynx » est un chasseur solitaire et malin. Il ne suit pas les moutons car il sait qu’ils ne font que courir et bêler stupidement. Il évite le combat contre le loup car il sait que cela ne lui apportera rien. Par contre, il guette la proie facile et se jette sur elle lorsqu’elle est seule, pour être sûr d’avoir les meilleurs morceaux ! Il guette la fuite des moutons, il anticipe l’attaque des loups. Il se contente d’un petit morceau, pourvu qu’il soit bon et sans trop de risque ! Et surtout, il agit et réfléchi indépendamment, n’ayant ni place dans la harde à défendre ni l’amour de la sécurité illusoire !

A votre avis, à quelle catégorie l’investisseur particulier a tout intérêt à appartenir s’il veut s’en sortir correctement ?


Analyse long terme sur USD/CHF – février 2011

Je suis actuellement acheteur de dollars contre des francs suisses.

Pourquoi ?

Depuis mai 2010, le franc suisse a connu un gain de 20% contre le dollar US, atteignant la parité, et un gain de près de 40% ces 5 dernières années.

Les raisons de la vigueur de la devise suisse sont facilement identifiables. La Suisse est perçue comme un refuge ayant une économie et une fiscalité stable. Cela est d’autant plus vrai que la zone Euro se débat dans un sur-endettement et des contradictions politiques et économiques et que l’économie américaine redémarre moins vite qu’espérée.

Néanmoins, cette fuite des capitaux vers la Suisse a des limites. En effet, son économie reste presque minuscule face à celle des Etats-Unis ou du Japon par exemple. Notez en passant que le franc suisse ne représente qu’environ 3,5% des échanges mondiaux sur le Forex. Ces capitaux sont donc soumis à de très faibles rendements, mais en échange d’une sécurité accrue des fonds. Combien de temps les investisseurs étrangers vont-ils préférer la stabilité de leur capital au lieu d’un meilleur rendement sur d’autres marchés ?

D’autre part, l’analyse graphique offre un point d’entrée intéressant aux niveaux actuels, entre 0,93 CHF pour 1 $ et 0,95 CHF environ.

Sur un graphique mensuel, on voit que nous sommes vers le bas d’un canal baissier. En considérant les plus bas de ce début d’année, le dollar peut rebondir d’abord vers 1,05 $ sur la moyenne mobile 50 mois, puis vers 1,26 CHF près du retracement de Fibonacci à 38% (en prenant le plus haut en 2000 et le plus récent). On distingue également une divergence du RSI à 14 mois, depuis son dernier plus bas de début 2008. Autant de signes techniques pouvant valider un rebond proche du dollar.

Bien sûr, rien ne dit que la chute du dollar est terminée et les indicateurs techniques ne sont que des…indicateurs qui ne montrent que ce que l’on veut bien voir.

Il n’empêche qu’il me semble que la période est propice pour un rebond de la parité USD/CHF.

Il faut bien sûr, comme toujours, prendre des risques très mesurés en n’investissant qu’une faible partie de son capital. Personnellement (mais cela n’engage que moi et ce n’est PAS un conseil pour que vous fassiez comme moi !), j’entre en deux temps: – une moitié sur 0,95 CHF et une autre sur 0,93 CHF (si le cours redescend jusqu’à là).

Mon premier objectif est à 1,05 CHF et mon second à 1,26 CHF.

J’ai une gestion des stops personnelle, que je ne recommande vraiment pas à des débutants, à savoir que lorsqu’il s’agit de positions à long termes, je n’utilise pas de stop fixes mais des hedges. Je prendrai donc une position vendeuse pour me couvrir si le cours redescendait sous 0,93 CHF. En effet, le cours peut très bien descendre jusqu’à 0,85 CHF ou 0,80 CHF voir plus bas.

En passant, avec les taux d’intérêts actuels de la Fed et de la BNS, l’achat d’USD/CHF est un carry trade. De plus, la Fed, inflation oblige, risque de monter ses taux bien avant la BNS qui veut affaiblir sa devise depuis longtemps ! Bref, c’est une position que je peux garder pendant des années si besoin. Elle finira par être payante car je ne doute pas que le dollar reviendra au moins à la parité d’ici quelques années, et en attendant, je ferai du bénéfice avec mes hedges.

Rendez-vous d’ici quelques mois ou années. Et oui, l’investisseur particulier doit être patient !

Gestion des risques : de l’importance du rapport bénéfice/risque

La vie est faite de risques.

A chaque instant, nous risquons l’accident: traverser la rue, glisser sur un sol gelé en hiver, se tordre la cheville en marchant de travers sur son paillasson, la liste est infinie…

On peut distinguer deux types de risques:

– les risque « gratuits »: fumer des cigarettes bourrées de produits toxiques, boire trop d’alcool, faire du saut à l’élastique, etc. Ce sont des prises de risques qui ne servent à rien, sinon procurer un plaisir immédiat.

– les risques pris dans le but de gagner quelque chose: jouer au loto, au tiercé, au poker, tenter une acrobatie en mobylette dans le but « d’impressionner » une fille ou suivre des régimes extrêmes pour au contraire séduire les jeunes hommes à la plage, mais aussi acheter des actions à la bourse en espérant les revendre plus chères.

Dans toute action entreprise, ce qui compte c’est le rapport entre le bénéfice espéré et le risque pris. Si ce rapport est inférieur à 1, en moyenne, sur de longues séries d’événements, l’action va apporter plus d’inconvénients que de bénéfices. Il est donc logiquement inutile de la faire !

En appliquant ce raisonnement, on peut dire par exemple que fumer est inutile car le risque (maladies diverses, perte de souffle, mauvaise haleine, dents jaunes, coût des cigarettes…) est supérieur au bénéfice (paraître « adulte » pour un adolescent, soit-disant se détendre et « diminuer son stress » pour un adulte). Le rapport bénéfice/risque est clairement inférieur à 1. En peut donc dire que par définition, toutes les prises de risques qui n’apportent pas un bénéfice conséquent « ne servent à rien ».

De même, si on achète une action à 20 €, que l’on fixe un ordre stop de vente à 15 € et que l’on espère revendre l’action quand elle vaudra 30 €, on peut dire que le risque (5 € de perte) est inférieur au bénéfice attendu (gain de 10 €), et le rapport bénéfice /risque est de 2 (10 / 5 = 2). On peut donc dire qu’on a 2 fois plus de bénéfice, en moyenne, que de risque. Ce qui signifie également qu’il suffit que l’on ait raison 50% du temps pour, toujours en moyenne, ne rien perdre.

S’il est difficile de calculer ce rapport bénéfice / risque (appelé couramment Reward/Risk Ratio en anglais) lorsqu’on cherche à l’évaluer pour des actions difficilement chiffrables (l’exemple de la cigarette plus haut), il a tout son intérêt lorsqu’on parler d’investissement.

Un investisseur particulier a donc intérêt à rechercher des placements ayant un rapport bénéfice/risque le plus élevé possible. On recommande en général un rapport minimal de 2.

Du vent de révolte qui souffle sur l’Afrique du Nord…

Que se passe-t-il quand un peuple est majoritairement jeune, appauvri par le pouvoir en place et soumis à une dictature depuis une trentaine d’années (c’est à dire la génération de leurs parents) ?

Et bien, le vent de la révolte souffle !

Et, malheureusement, la révolte ne se fait jamais sans verser de sang. Ce n’est pas tout de renverser un gouvernement (encore faut-il y parvenir vraiment !), il faut également que le nouveau gouvernement soit efficace et ne sombre pas dans d’autres travers (fanatisme religieux, dictature militaire, etc). Sans parler de l’impact sur la fragile géo-politique de la région.

Bref, la période de trouble risque de durer encore quelques temps…

Or, les investisseurs, et encore plus les gros investisseurs internationaux, n’aiment pas, mais alors pas du tout, les périodes de troubles et d’incertitudes.

Que risque-t-il alors de se produire sur les marchés ?

Les indices actions de la région vont dévisser. Or, nous l’avons constaté à plusieurs reprises, la mondialisation affecte aussi (surtout ?) les Bourses. Il est fort à parier que toutes les Bourses mondiales vont baisser, plus ou moins. Cela est d’autant plus probable qu’il y a un eu récemment une longue progression des indices et que la plupart des indicateurs techniques sont en surachat.

Autrement dit, ce n’est guère le moment d’acheter des actions.

Par contre, le franc suisse (et aussi le dollar) sont toujours des valeurs refuges lorsqu’il y a des tensions internationales.

En ce qui me concerne, je suis vendeur d’euro contre des francs suisses et des dollars canadiens de préférence aux dollars américains, car ces deux dernières devises sont très fortement corrélées et les tensions actuelles peuvent également faire flamber le pétrole, dont le Canada est producteur. (Ceci dit, cela n’engage que moi et je m’appuie également sur des signaux techniques à court terme que je ne vais pas détailler ici, prenez donc vos propres décisions avec votre propre méthode, en espérant que vous en avez une !)

Et si d’autres pays prenaient conscience que la liberté n’a pas de prix ?..