Pendant des années, l’investisseur français qui voulait « tout le monde » dans son PEA devait bricoler : un ETF MSCI World d’un côté, un ETF émergents de l’autre, et un petit tableur pour garder les proportions. Depuis juillet 2026, Amundi propose enfin un seul ETF qui fait les deux : le GPEA, alias Amundi PEA Global (MSCI ACWI).
Sur le papier, c’est le produit rêvé pour le particulier qui veut investir simplement, sans se prendre la tête, et pour très longtemps. Mais comme toujours, le diable se cache dans les détails : des frais un peu plus élevés que ses cousins, un encours encore modeste et surtout une réplication synthétique qui fait parfois peur (à tort ou à raison, on va en parler).
J’en ai acheté, et je garde aussi mes WPEA. Pourquoi ? Et bien, je vais vous l’expliquer…
GPEA : la fiche d’identité
GPEA réplique le MSCI ACWI, c’est-à-dire environ 2 500 entreprises de 47 pays : les 23 pays développés du MSCI World, plus 24 pays émergents (Chine, Taïwan, Inde, Brésil, Corée du Sud…).
Caractéristique
GPEA
Nom complet
Amundi PEA Global (MSCI ACWI) UCITS ETF Acc
Code ISIN
FR0014017NX3
Ticker
GPEA (Euronext Paris)
Société de gestion
Amundi Asset Management
Date de création
6 juillet 2026 (cotation le 15 juillet 2026)
Indice répliqué
MSCI AC World Daily Net Total Return
Méthode de réplication
Synthétique (swap non financé)
Frais de gestion
0,30 % par an
Encours
Environ 80 millions d’euros (14 octobre 2026)
Dividendes
Capitalisation (réinvestis)
Prix de la part
Environ 5 euros
Éligibilité
PEA, compte-titres, assurance-vie selon les contrats
Quelques points à garder en tête :
Les émergents ne pèsent qu’environ 11 à 12 % de l’indice. GPEA reste donc d’abord un ETF « pays riches », avec une touche d’émergents.
Les États-Unis représentent près de 64 % de l’ensemble, et la technologie environ 30 %. Nvidia, Apple et Microsoft restent en tête. Diversifié, oui. Neutre, certainement pas.
Le prix de la part (environ 5 euros) est parfait pour un investissement progressif avec de petites sommes : 50 euros par mois, ça fait 10 parts, pas besoin de fractions.
Un ETF tout neuf n’a pas d’historique. On ne connaît pas encore son écart de suivi réel par rapport à l’indice (la tracking difference). Il faudra attendre six mois à un an pour juger sur pièces. Mais ceci dit, il n’y a aucune raison de douter qu’Amundi ne fera pas aussi bien que d’habitude.
Comparaison avec les autres ETF éligibles au PEA
Pour être exposé au « monde » dans un PEA, on a aujourd’hui trois grandes familles : le MSCI World seul, le MSCI ACWI (GPEA), ou le bricolage World + émergents.
ETF
Ticker
Indice
Frais
Encours (environ)
Création
Amundi PEA Global
GPEA
MSCI ACWI
0,30 %
80 M€
2026
iShares MSCI World Swap PEA
WPEA
MSCI World
0,20 %
2,3 Md€
2024
Amundi PEA Monde
DCAM
MSCI World
0,20 %
1,2 Md€
2025
Amundi MSCI World Swap
CW8
MSCI World
0,38 %
6,5 Md€
2009
Amundi PEA Emergent ESG Transition
PAEEM
MSCI EM ESG Transition
0,30 %
270 M€
2019
Tous ces ETF sont capitalisants et tous utilisent un swap (on verra pourquoi plus bas). Les encours sont arrondis et datés de l’été ou de l’automne 2026 selon les sources.
Quelques remarques :
WPEA et DCAM sont les champions des frais sur le MSCI World (0,20 %). Ils laissent de côté les émergents.
CW8 est le doyen, avec le plus gros encours, mais ses 0,38 % ne se justifient plus pour de nouveaux versements. Son prix de part (près de 700 euros) n’aide pas non plus les petits budgets.
Le bricolage WPEA (88 %) + PAEEM (12 %) revient à environ 0,21 % de frais pondérés, soit 0,09 point de moins que GPEA. Mais PAEEM suit un indice filtré ESG, qui n’est pas exactement le MSCI Emerging Markets, et il faut rééquilibrer soi-même.
GPEA coûte 0,10 point de plus que WPEA. Sur 10 000 euros, cela fait 10 euros par an. Ce n’est pas rien sur trente ans, mais c’est le prix de la simplicité et des émergents « inclus ».
Pour mémoire, d’autres ETF PEA très utilisés, qui ne jouent pas dans la même catégorie :
ETF
Ticker
Indice
Frais
iShares S&P 500 Swap PEA
SPEA
S&P 500
0,10 %
Amundi PEA S&P 500
PSP5
S&P 500
0,12 %
BNP Paribas Easy S&P 500
ESE
S&P 500
0,14 %
Amundi PEA MSCI Europe
PCEU
MSCI Europe
0,15 %
Amundi PEA Nasdaq-100
PUST
Nasdaq-100
0,30 %
Ces ETF sont plus concentrés (un seul pays ou un seul secteur). Ils peuvent compléter un cœur de portefeuille « monde », mais pas le remplacer si l’objectif est la diversification. J’avais d’ailleurs consacré un article au PUST l’an dernier.
Physique ou synthétique : comment un ETF réplique son indice
Un ETF promet de faire « comme l’indice ». Il y a trois façons de tenir cette promesse, et aucune n’est parfaite.
1. La réplication physique complète
L’ETF achète réellement toutes les actions de l’indice, dans les mêmes proportions. C’est la méthode la plus intuitive : vous savez ce que vous possédez.
Ses limites :
Elle coûte cher sur les gros indices. Acheter et rééquilibrer 2 500 lignes, dont des petites valeurs émergentes peu liquides, génère des frais de transaction qui rongent la performance.
Le prêt de titres. Beaucoup d’ETF physiques prêtent leurs actions à des tiers pour gagner quelques points de base. Cela réintroduit… un risque de contrepartie, ce qu’on pensait justement éviter.
La fiscalité des dividendes étrangers. Un ETF physique subit les retenues à la source des pays où il investit, ce qui pèse sur la performance.
Elle est impossible dans un PEA pour un indice mondial, puisque le PEA exige au moins 75 % d’actions européennes.
2. La réplication physique par échantillonnage
L’ETF n’achète qu’une partie des titres, choisis pour reproduire au mieux le comportement de l’indice. C’est la solution courante pour les indices très larges (MSCI ACWI IMI, FTSE All-World…).
Sa limite principale : l’écart de suivi. En ne détenant pas tout, l’ETF peut s’écarter de l’indice, surtout lors des mouvements brutaux sur les petites valeurs.
3. La réplication synthétique (par swap)
C’est la méthode utilisée par GPEA, WPEA, DCAM, CW8 et quasiment tous les ETF « monde » du PEA. Le fonctionnement est un peu plus subtil :
L’ETF achète un panier de substitution, composé d’actions européennes liquides. C’est ce panier qui rend l’ETF éligible au PEA (au moins 75 % d’actions européennes).
Il signe un contrat d’échange (swap) avec une banque : l’ETF lui verse la performance de son panier, la banque lui verse la performance de l’indice visé (ici le MSCI ACWI).
Chaque jour, la valeur du swap est calculée. Si la banque doit de l’argent à l’ETF, cette dette est plafonnée à 10 % de l’actif par la réglementation européenne UCITS, et le swap est remis à zéro (reset) dès que ce seuil approche.
Dans le cas d’un swap non financé (celui de GPEA), l’ETF reste propriétaire de son panier d’actions. Dans un swap financé, l’ETF verse le cash à la banque, qui lui remet en échange des titres en garantie (le collatéral).
Les avantages sont réels : un suivi d’indice souvent très précis, des frais bas, et parfois un léger avantage fiscal sur les dividendes américains. Mais les limites existent aussi :
Le risque de contrepartie. Si la banque fait défaut, l’ETF peut perdre jusqu’à ce qu’elle lui doit, soit au maximum 10 % de l’actif. En pratique, le panier de substitution reste dans le fonds et il faudrait un scénario systémique pour en arriver là. Mais Lehman Brothers aussi, c’était « impossible »…
Ce que vous détenez n’est pas ce que vous suivez. Votre GPEA est rempli d’actions européennes, pas de Nvidia ni de TSMC. En temps normal, on s’en moque. En cas de crise de marché grave, on peut se poser des questions.
L’opacité. La composition du panier et l’identité de la contrepartie ne sont pas toujours mises en avant. Il faut aller les chercher dans la documentation de l’émetteur.
Le risque réglementaire, propre au PEA. L’éligibilité de ces ETF repose sur une règle (le panier européen) que l’État peut changer. On a eu un sérieux coup de chaud cet été.
Méthode
Ce que détient l’ETF
Point fort
Limite principale
Physique complète
Toutes les actions de l’indice
Transparence
Coûts sur les gros indices, impossible en PEA pour le monde
Physique par échantillonnage
Une partie des actions
Coûts réduits
Écart de suivi
Synthétique (swap)
Un panier de substitution + un swap
Suivi précis, éligible au PEA
Contrepartie, risque réglementaire
L’été où les ETF swappés ont failli quitter le PEA
Ce risque réglementaire n’a rien de théorique. Petit rappel de l’été 2026 :
Date
Événement
26 août 2026
Le ministre David Amiel annonce que le gouvernement ne proposera pas d’exclure les ETF swappés du PEA
25 août 2026
Question écrite du député Corentin Le Fur sur les intentions du gouvernement pour le budget 2027
24 juillet 2026
Note de quatre fédérations professionnelles (AFG, AMAFI, FBF, France Post-Marché) : la DG Trésor envisagerait de rendre ces fonds inéligibles
15 juillet 2026
GPEA arrive en bourse… en plein dans la tempête
14 mai 2026
Question écrite du sénateur Hervé Maurey demandant leur retrait du PEA
L’idée de Bercy était simple : le PEA a été créé pour financer les entreprises européennes, pas pour acheter le S&P 500 avec un avantage fiscal. On peut comprendre la logique. Mais pour des millions d’épargnants qui ont construit leur stratégie long terme sur ces ETF, le changement aurait été brutal, même avec une « clause du grand-père ».
Le gouvernement a donc reculé. Tant mieux. Mais je retiens surtout une leçon : ce que la loi donne, la loi peut le reprendre. Surtout en France, où la stabilité réglementaire n’est pas vraiment une tradition française (malheureusement). Le sujet reviendra sûrement un jour. C’est une raison de plus pour ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier… ni dans la même enveloppe.
Que fait l’investisseur (très) particulier ?
Ceci n’est évidemment pas un conseil en investissement, mais simplement ce qu’un simple particulier fait de son côté.
Je l’avais déjà écrit : je n’ai jamais été un grand fan des ETF, je préfère détenir les titres en direct, même si je reconnais l’efficacité et la simplicité de ces produits, et que j’augmente chaque année leur part dans mon portefeuille global . Mais de toute façon pour la partie « très long terme », en mode DCA permanent, de mon PEA, celle que je ne veux pas avoir à surveiller, l’ETF monde reste l’outil le plus raisonnable. Et là, j’utilise les deux.
1. WPEA reste mon socle. J’en détiens; il coûte 0,20 % par an, son encours dépasse les 2 milliards d’euros et ses écarts achat-vente sont serrés. Je n’ai aucune raison de le vendre. Je le garde, tout simplement. Avec un achat régulier (en Value Averaging pour ceux que ça intéresse).
2. GPEA reçoit mes nouveaux versements. Il m’apporte les émergents sans avoir à gérer une deuxième ligne ni à rééquilibrer. Et il évite PAEEM, dont l’indice filtré ESG ne me convainc pas pour cette poche. Avec une part à 5 euros, il se prête parfaitement à l’investissement progressif, que je pratique et défends sur ce site depuis 2011.
3. Deux émetteurs, deux structures, deux contreparties. WPEA est un fonds iShares (BlackRock) domicilié en Irlande. GPEA est un FCP français géré par Amundi. Les swaps ne sont pas signés avec les mêmes banques ni dans le même cadre juridique. Si l’un des deux rencontrait un problème (contrepartie, fermeture du fonds, changement de règle propre à un type de structure), l’autre ne serait pas forcément touché. C’est de la diversification… de la tuyauterie.
4. Le résultat est un « World légèrement émergent ». En combinant les deux, je suis un peu sous-pondéré en émergents par rapport au MSCI ACWI. C’est un choix assumé : je garde une petite exposition à ces marchés, sans en faire un pari. Mécaniquement, je vais favoriser le GPEA sur le long terme car j’y investi davantage que sur WPEA.
Et pour la partie que je veux vraiment « blinder », celle qui doit traverser toutes les crises, je reste fidèle à ce que j’écrivais au printemps 2025 : un ETF à réplication physique sur compte-titres, en complément du PEA. Pas parce que les ETF synthétiques sont dangereux, mais parce qu’un investisseur long terme doit pouvoir dormir tranquille même quand le monde ne l’est pas.
Pour finir, un mot sur le timing. Je ne cherche pas le point d’entrée parfait sur ce type d’ETF : je verse régulièrement, quelle que soit la météo boursière. Sur vingt ou trente ans, la discipline compte bien plus que le jour d’achat. Et comme disait Keynes, « à long terme, nous sommes tous morts »… raison de plus pour commencer tôt.
Avertissement et sources
Cet article ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et un ETF actions peut perdre une part importante de sa valeur. Mes chiffres sont arrêtés mi-octobre 2026, à vérifier sur les documents officiels des émetteurs avant tout investissement.
Avec une offre totale de 19,93 millions de bitcoins en circulation, un cours à 1 000 000 $ par BTC porterait la capitalisation de l’ensemble du réseau à 19 930 milliards de dollars (soit 19,93 billions de dollars). Ce seuil, longtemps jugé utopique, placerait Bitcoin parmi les mastodontes de la finance mondiale.
Le million, c’est tout un symbole comme le rappelait si bien les Inconnus. Allez, une petite relaxation avant de passer aux choses sérieuses !
Une valorisation historique
Atteindre la barre du million de dollars n’est pas qu’une victoire psychologique : c’est la reconnaissance d’un actif numérique à la rareté extrême. La formule est simple :Nombre total de BTC×Prix unitaire=19,93 millions×1 000 000 $=19,93 T$
Cette capitalisation dépasserait largement celle de nombreuses entreprises cotées : pour la comparer, elle représenterait par exemple près de deux fois la valeur actuelle de Microsoft ou d’Apple.
Actif
Taille approximative
Bitcoin à 1 000 000 $
19,93 T$
Or (haut de gamme des estimations)
28,787 T$
Marché actions mondial (fin Q3 2025)
144,8 T$
Marché Forex (volume quotidien d’échanges)
9,6 T$ par jour
Bitcoin versus l’or : un duel de titans
L’or reste la référence de la rareté matérielle. Selon les estimations, la valeur totale de l’or extrait et en circulation se situe entre 23 000 milliards et 34 500 milliards de dollars. À 1 000 000 $ par BTC, Bitcoin s’approcherait de la fourchette basse de l’or, à environ 19,9 T$ contre 28,8 T$ pour l’estimation la plus souvent citée. Il ne deviendrait pas le nouvel or, mais confirmerait sa place en tant qu’« or numérique ».
Le bitcoin exprimé en or ne dépasse pas ses plus hauts. Cela montre aussi que ce n’est certainement pas le bitcoin qui s’apprécie, mais bien le dollar (et autres monnaies) qui se déprécient. Le même raisonnement est bien sûr valable pour l’or.
Comparaison avec le marché actions mondial
Le marché des actions cotées affiche une valorisation record de 144,8 000 milliards de dollars fin du troisième trimestre 2025 (source: https://www.voronoiapp.com/markets/-Global-Stock-Market-Capitalization-Reaches-Record-145-Trillion-in-Q3-2025-5178 ), un poids colossal dominé par les géants technologiques et les grands indices mondiaux. Avec 19,93 T$, Bitcoin ne pèserait qu’environ 14% de ce total, ce qui souligne qu’il reste un marché de « niche », même à un million par unité !
Le Forex : le champion de la liquidité
La taille du marché des changes est rarement exprimée en capitalisation, mais en volume d’échanges. En avril 2025, la Banque des Règlements Internationaux estimait les transactions quotidiennes à 9 600 milliards de dollars. À titre de comparaison, Bitcoin à 1 000 000 $ représenterait plus de deux jours de transactions Forex, mais ne concurrencerait pas ce marché ultra-liquide dans son modèle de fonctionnement.
Enjeux et perspectives
Rareté et attrait institutionnel : pour atteindre un tel prix, Bitcoin devrait attirer des flux massifs d’investisseurs institutionnels et voir son utilisation comme réserve de valeur considérablement renforcée.
Impact sur la finance traditionnelle : une capitalisation de près de 20 000 milliards repositionnerait Bitcoin non plus comme un actif alternatif, mais comme un pilier à part entière de la finance mondiale.
Risques de volatilité : plus la valorisation grimpe, plus l’actif devient sensible aux chocs macroéconomiques et aux régulations.
Atteindre 1 000 000 $ par Bitcoin n’est pas une fin en soi, mais un jalon symbolique qui témoignerait de l’adoption croissante de la cryptomonnaie. Pour l’investisseur particulier, il s’agit d’un champ d’observation majeur : comprendre les dynamiques d’offre et de demande, les décisions réglementaires et les grandes tendances économiques qui pourraient propulser, ou freiner, cette trajectoire hors norme.
Autrement dit, ce fameux million n’est pas un nombre totalement utopique. Evidemment, rien n’est certain et surtout pas la date à laquelle cette valeur symbolique serait atteinte.
En ce qui concerne l’Investisseur(très)Particulier. J’ai pris une bonne part de bénéfices sur le cycle actuel, et le reste, je l’ai mis en ETF avec mon portefeuille boursier. En effet, garder un montant conséquent de bitcoin en direct est beaucoup trop risqué pour un simple particulier. Sans parler des problématiques de la succession. Un compte-titre est tout de même beaucoup plus simple à gérer, non ? Mais ceci est un autre débat !
Disclaimer:
Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif et ne constituent en aucun cas un conseil en investissement ou une recommandation d’achat ou de vente de produits financiers. Avant toute décision d’investissement, il est fortement recommandé de consulter un conseiller financier indépendant et de prendre en compte votre situation personnelle, votre profil de risque et vos objectifs. Investir comporte des risques, y compris la perte partielle ou totale du capital.
Depuis septembre 2025, Trade Republic fait sensation en proposant l’accès au private equity dès 1€, en partenariat avec les géants Apollo et EQT. Une révolution pour les particuliers ou un coup marketing potentiellement dangereux pour l’investisseur (très) particulier ? Analysons les risques…
L’offre qui fait trembler la gestion traditionnelle
Trade Republic bouscule les codes en rendant accessible une classe d’actifs historiquement réservée aux investisseurs institutionnels et aux ultra-riches. Avec un ticket d’entrée symbolique de 1€ et la promesse d’un objectif de rendement à 12% par an, l’offre séduit. Mais comme souvent dans la finance, le diable se cache dans les détails.
Ce que Trade Republic promet
Accessibilité maximale : ticket minimum de 1€ contre plusieurs dizaines de milliers d’euros traditionnellement
Liquidité améliorée : possibilité de rachat mensuel sans période de blocage
Diversification : accès à 9 fonds sélectionnés par Apollo et EQT
Objectif de performance : 12% de rendement annuel cible
Source: Trade Republic
Les risques cachés derrière les (belles) promesses
1. Des frais qui plombent la performance
Les frais « cachés » : Une analyse approfondie révèle que les fonds proposés comportent des frais de gestion annuels pouvant atteindre 2,6% à 4,5%, auxquels s’ajoutent des commissions de performance de 1,7% et des frais de sortie jusqu’à 5%.
Ces frais, souvent qualifiés de « cachés », ne sont pas clairement communiqués avant investissement. Sur 5 ans, ils peuvent représenter jusqu’à la moitié des sommes investies, réduisant drastiquement les rendements nets.
2. Un objectif de 12% non garanti et peu réaliste
Performance hypothétique : L’objectif de 12% annoncé par Trade Republic n’est aucunement garanti. Les données historiques du private equity français montrent un TRI net moyen de 11,3% depuis 1987 (source: France Invest), mais avec une dispersion énorme des performances. Sans parler que nous sommes tout de même plutôt en haut de cycle sur les indices ces derniers temps…
La réalité des chiffres : Environ 25% des fonds de private equity affichent des performances négatives ou très faibles. Même avec une diversification sur 9 fonds, le risque de perte permanente de capital peut atteindre près de 1%.
3. Une liquidité en trompe-l’œil
Illiquidité structurelle : Malgré les promesses de rachats mensuels, la liquidité des fonds de private equity reste fondamentalement contrainte par la nature illiquide des actifs sous-jacents. Les rachats dépendent entièrement des conditions de liquidité disponibles du fonds.
Durée d’engagement réelle : Le private equity nécessite traditionnellement des engagements de 5 à 10 ans minimum. Les particuliers doivent être préparés à immobiliser leurs capitaux sur de longues périodes, malgré la flexibilité annoncée.
4. La complexité des produits ELTIF
Véhicules sophistiqués : Les fonds proposés sont structurés sous forme d’ELTIF (European Long Term Investment Funds), avec des règles complexes et des contraintes réglementaires que les investisseurs particuliers maîtrisent rarement.
Absence d’avantages fiscaux : Contrairement aux FCPR traditionnels, ces fonds ne bénéficient pas d’avantages fiscaux spécifiques comme l’exonération d’impôt sur les plus-values après 5 ans.
Les risques de marché spécifiques au private equity
Les entreprises non cotées présentent des difficultés de valorisation accrues, avec des estimations parfois approximatives par rapport aux marchés cotés. Cette opacité peut masquer des risques importants.
Échec entrepreneurial
Il faut garder à l’esprit que 30% des entreprises financées par du capital-risque échouent, et que les performances passées ne présagent pas des résultats futurs.
Que fait l’investisseur (très) particulier ?
Ma position personnelle
À titre personnel, je reste très sceptique sur cette offre. Le private equity est une classe d’actifs complexe qui nécessite une expertise et une capacité d’analyse que la plupart des particuliers n’ont pas. Le ticket d’entrée faible peut créer une illusion de simplicité dangereuse.
Mes recommandations si vous souhaitez malgré tout investir
Allocation limitée : Ne jamais investir plus de 5-10% de son patrimoine total dans cette classe d’actifs
Compréhension des mécanismes : S’assurer de bien comprendre les frais réels et les mécanismes de sortie
Horizon d’investissement long : Être préparé à un engagement de 7-10 ans minimum
Diversification préalable : S’assurer d’avoir déjà un portefeuille diversifié avant d’envisager le private equity
Alternative plus sage (et probablement plus rentable à long terme) : les ETF
Pour une exposition au dynamisme entrepreneurial avec plus de transparence et de liquidité, je préfère personnellement les ETF spécialisés sur les petites et moyennes capitalisations, les secteurs innovants ou simplement un indice large tel que le MSCI World par exemple. Ils offrent une diversification similaire avec des frais incomparablement plus bas et une liquidité quotidienne.
Le verdict de l’investisseur (très) particulier
L’offre de Trade Republic démocratise certes l’accès au private equity, mais les risques inhérents à cette classe d’actifs restent entiers. Pire, la facilité d’accès peut inciter les particuliers à sous-estimer ces risques.
Cette offre me rappelle les promesses des crypto-actifs ou des OPCVM structurés : beaucoup de marketing, des rendements mirobolants annoncés, mais au final des risques disproportionnés pour l’investisseur lambda.
Mon conseil : Avant de succomber à la mode du private equity « démocratisé », assurez-vous d’abord d’avoir optimisé vos placements traditionnels (PEA rempli, assurance-vie diversifiée, compte-titres avec des ETF larges et peu chers). Le private equity, même accessible à 1€, reste un placement de diversification pour investisseurs avertis, pas un placement de base.
Gardez en tête que dans l’investissement, ce qui semble trop beau pour être vrai l’est généralement !
Cela n’empêche en rien d’avoir un compte chez Trade Republic, qui présente aussi un certain intérêt (je vous laisse voir mon ancien article à ce sujet):
Si cet article vous a intéressé et si vous souhaitez vous inscrire en récupérant un petit bonus, n’hésitez pas à utiliser mon lien de parrainage ci-dessous !
Disclaimer: Je n’ai aucun lien commercial avec Trade Republic, si ce n’est la position de client et utilisateur de leur services. Faites vos propres recherches ! Chacun est responsable de ses propres investissments !
Le contenu de cet article n’exprime qu’une opinion personnelle et montre, à titre informatif, les risques associés à un investissement. Ceci ne correspond en aucun cas à un conseil en investissement. Chacun est responsable de ses propres décisions en investissement !
Lorsqu’on est un investisseur français lambda, on cherche avant tout à remplir son PEA.
Par contre, on peut vouloir se diversifier géographiquement et sectoriellement. Certes, la France compte de belles entreprises de la tech, mais soyons réaliste, le NASDAQ l’emporte haut et fort sur ce créneau.
Un exemple d’ETF sur le Nasdaq compatible avec un PEA: Amundi PEA Nasdaq-100 (PUST)
L’ETF Amundi PEA Nasdaq-100 (PUST) se distingue comme le principal ETF français permettant aux investisseurs d’accéder au Nasdaq 100 via une enveloppe PEA, avec des performances historiques impressionnantes (+154,9% sur 5 ans), en cohérence avec l’exceptionnelle progression du Nasdaq.
Malgré sa réplication synthétique qui introduit un risque de contrepartie, ses frais modérés (0,30%) et sa liquidité satisfaisante en font un véhicule d’investissement simple et attractif pour une exposition au secteur technologique américain.
L’ETF Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc (PUST) est un fonds indiciel coté qui permet aux investisseurs français d’accéder à la performance des 100 plus grandes entreprises non financières cotées sur le Nasdaq. Créé le 20 mai 2014, cet ETF présente plusieurs caractéristiques qui le distinguent.
Encours sous gestion : Environ 568 millions d’euros
Politique de dividendes : Capitalisation (les dividendes sont réinvestis)
Éligibilité PEA. Coté en euros.
La particularité principale de cet ETF est son éligibilité au Plan d’Épargne en Actions (PEA), qui offre un cadre fiscal avantageux pour les investisseurs français.
Performances historiques L’ETF PUST a affiché des performances aussi remarquables que son indice de référence au fil des années :
Performance sur 1 an : +5,81% (au 31 mars 2025)
Performance sur 3 ans : +35,24%
Performance sur 5 ans : +154,9%
Performance sur 10 ans : +364,43%
Les performances annuelles sur les dernières années montrent une forte volatilité, caractéristique des investissements centrés sur le secteur technologique :
Ces mesures indiquent que l’ETF suit de près son indice de référence (R² élevé et Beta proche de 1) tout en générant un léger alpha positif, signe d’une bonne gestion de la réplication.
Comparaison avec ses principaux concurrents
ETF éligibles au PEA:
L’ETF PUST fait face à une concurrence limitée dans l’univers des ETF PEA répliquant le Nasdaq 100 :
Nom de l’ETF
Code ISIN
Encours
Frais
Réplication
Performance 5 ans
Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc
FR0011871110
568-605 M€
0,30%
Synthétique
+154,54%
Amundi PEA US Tech ESG UCITS ETF
FR0013412269
420-430 M€
0,30%
Synthétique
+156,24%
Amundi Nasdaq-100 Daily (2X) Lev UCITS ETF
FR0010342592
954 M€
0,60%
Synthétique
N/A
Le principal concurrent direct est l’Amundi PEA US Tech ESG, qui suit un indice différent (Solactive ESG US Tech 100) mais offre une exposition similaire, avec une légère surperformance sur 5 ans. La différence principale réside dans les critères ESG appliqués à la sélection des titres, ce qui entraîne une concentration plus importante sur certaines valeurs.
Remarque: Le LQQ (Amundi Nasdaq-100 Daily (2X) Lev UCITS ETF) est un produit à levier qui n’a pas réellement d’intérêt pour l’investisseur à long terme. Le risque est supérieur pour un rendement semblable comme le montre la comparaison entre les deux ci-dessous.
Comparaison avec des ETF Nasdaq 100 non-PEA:
Si on élargit la comparaison aux ETF Nasdaq 100 non éligibles au PEA, d’autres alternatives existent :
Nom de l’ETF
Encours (M€)
Frais
Réplication
iShares Nasdaq 100 UCITS ETF (Acc)
13 292
0,30%
Physique
Invesco EQQQ Nasdaq-100 UCITS ETF
6 618
0,30%
Physique
Amundi Nasdaq-100 II UCITS ETF Acc
3 313
0,22%
Synthétique
Ces ETF non-PEA présentent généralement des encours plus importants et parfois des frais légèrement inférieurs (comme l’Amundi Nasdaq-100 II avec 0,22%). Certains utilisent également une réplication physique plutôt que synthétique, ce qui peut réduire le risque de contrepartie.
Les risques:
Evidemment, il y a le risque de marché, car rien ne dit que le Nasdaq va continuer de performer à l’avenir, mais si vous souhaitez investir dans cet indice, c’est que vous pensez le contraire !
Risque de change
Pour les ETF comme PUST qui investissent sur des marchés étrangers (ici les États-Unis), les fluctuations des taux de change entre l’euro et le dollar peuvent affecter la performance. Cet ETF n’est pas couvert en change. Ce n’est pas forcément un problème, il faut juste en avoir conscience et le prendre en compte dans sa diversification en devises.
Risque de contrepartie
Spécifique aux ETF à réplication synthétique comme PUST, ce risque provient de l’utilisation de swaps. Si la contrepartie du swap (ici BNP Paribas) fait défaut, l’ETF pourrait ne pas répliquer correctement la performance de l’indice. Evidemment, il y a d’autres garanties prises par la contrepartie et il faudrait tout de même des conditions systémiques pour qu’on en arrive là… Ceci dit, cela s’est déjà vu avec des plus acteurs plus gros que la BNP !
Risques liés aux produits dérivés
Pour les ETF synthétiques comme PUST, l’utilisation de produits dérivés ajoute une couche de complexité et potentiellement de risque. Ces instruments peuvent introduire une opacité sur la composition réelle du portefeuille et amplifier certains risques en cas de conditions de marché extrêmes.
Or justement, l’investisseur long terme veut se sécuriser lorsqu’il y a justement des conditions extrêmes !
Que fait l’investisseur (très) particulier ?
A titre personnel, j’envisage l’ETF PUST pour le placer dans mon PEA. Sur du long terme en mode « buy & hold », je prendrai plutôt un ETF à réplication physique sur compte-titre. Mais chacun sa vision sur le sujet. A moins d’un scénario « fin du monde », je ne pense pas qu’il y ait un véritable risque avec les ETF synthétiques pour les PEA (j’ai d’ailleurs du WPEA en portefeuille « très long terme »). Je n’ai jamais vraiment apprécié les ETF, préférant la détention directe des titres.
Graphiquement, le « krach Trump » n’est peut-être pas fini, mais en tout cas, il représente une correction équivalente à celui provoqué par le Covid en 2020, ce qui suggère un niveau d’entrée acceptable, soit environ -30% par rapport aux plus hauts. Le RSI hebdomadaire est à l’achat et on a frôlé la MM200 hebdo, ce qui sur le Nasdaq est rare.
Evidemment, cela implique de penser que les techs américaines vont continuer à performer dans l’avenir…
En ce qui me concerne, j’utiliserai l’ETF PUST pour un long swing trade (rebond d’au moins 50% avant une prise de bénéfices) ou, ce que je fais réellement sur mon propre portefeuille, une stratégie de Value Averaging à long terme (car au final, le risque spécifique de l’ETF est dilué dans ma diversification d’actifs). Mais bien sûr, à chacun sa stratégie.
Rappelons que les stratégies sur les ETF indiciels sont en général plus performantes que le stock-picking, c’est d’ailleurs pour cette raison que je leur accorde une place de plus en plus importantes dans mon porte-feuille global.
Disclaimer: Le contenu de cet article n’exprime qu’une opinion personnelle et montre, à titre informatif, les risques associés à un investissement. Ceci ne correspond en aucun cas à un conseil en investissement. Chacun est responsable de ses propres décisions en investissement !
Novo Nordisk, le géant danois de la santé, est une entreprise qui ne cesse de faire parler d’elle, notamment grâce à ses traitements « révolutionnaires » contre le diabète et l’obésité.
Le cœur battant de Novo Nordisk
Novo Nordisk génère ses revenus principalement à travers deux segments clés :
Diabète et soins contre l’obésité : Ce segment inclut des produits phares comme l’insuline, les agonistes GLP-1 (Ozempic, Wegovy), ainsi que des médicaments oraux contre le diabète. Ces traitements représentent plus de 57 % des ventes aux États-Unis, un marché crucial pour l’entreprise.
Biopharmaceutiques : Ce segment couvre les traitements pour l’hémophilie, les troubles de croissance et les thérapies hormonales. Bien que moins dominant, il reste essentiel pour diversifier les revenus.
La demande pour les médicaments contre l’obésité (notamment Wegovy) a explosé ces dernières années, doublant les ventes en 2024. Cependant, cette croissance rapide a entraîné des contraintes d’approvisionnement que Novo s’efforce de résoudre grâce à des investissements massifs dans ses capacités de production.
Cours boursier : montagnes russes, couteau qui tombe ou ascension durable ?
Le cours boursier de Novo Nordisk a connu une volatilité importante.
Novo Nordisk, en données hedbomadaires. En passant, je vous laisse mon point d’entrée et mon PRU actuel. Ceci n’est pas un conseil en investissement !
L’action a atteint un sommet à plus de 1000 DKK en juin 2024 avant de chuter de plus de 50 % depuis cette période.
En avril 2025, l’action se négocie autour de 400 DKK, marquant une baisse significative par rapport à son apogée.
Malgré cette chute, l’entreprise conserve un « moat économique » solide grâce à ses actifs intangibles dans les maladies cardiométaboliques et ses capacités d’innovation. Les analystes estiment que Novo pourrait capturer jusqu’à 75 milliards USD du marché mondial des GLP-1 d’ici 2031 (voir par exemple https://www.morningstar.com/stocks/is-novo-nordisk-stock-buy-after-its-collapse ).
Que nous réserve Novo Nordisk d’ici 2035 ?
Les perspectives à long terme pour Novo Nordisk sont prometteuses :
Croissance des revenus : Les ventes devraient atteindre 567 milliards DKK en 2030, soit une augmentation impressionnante par rapport aux 355 milliards DKK prévus en 2025. Si on considère le passé, on ne peut que constater une croissance continue, même si les marges ont baissé.
Expansion du marché : La demande mondiale pour les traitements contre l’obésité et le diabète devrait croître rapidement. Cependant, la concurrence féroce avec Eli Lilly pourrait limiter la domination totale de Novo Nordisk.
Risques : L’entreprise devra faire face à des pressions réglementaires (notamment aux États-Unis, où l’administration Trump ne va certainement pas faire de cadeaux à des entreprises non-américaines) et à des défis liés à la production. De plus, la dépendance aux GLP-1 expose Novo à des risques liés aux brevets expirant en 2032.
La concurrence et les pressions sur les prix jouent un rôle central dans les prévisions de Novo Nordisk, en particulier dans le marché des médicaments contre l’obésité et le diabète, où l’entreprise est un acteur dominant.
Depuis 2017, le cours d’Eli Lilly semble l’emporter face à Novo Nordisk (ici cotations dollars à N-Y)
Novo Nordisk fait face à une concurrence virulente, notamment d’Eli Lilly, qui a lancé des alternatives puissantes comme Mounjaro (tirzepatide) et Zepbound. Ces produits ont rapidement gagné des parts de marché grâce à leur efficacité et à des résultats cliniques impressionnants. Par exemple, le nouveau médicament d’Eli Lilly, retatrutide, a montré une perte de poids moyenne de 24,4 % en 48 semaines, dépassant légèrement les 22 % obtenus par Novo Nordisk avec Amycretin.
Cette montée en puissance des concurrents exerce une pression sur Novo pour innover et maintenir sa position dominante. Bien que le marché de l’obésité soit en forte croissance (estimé à plus de 100 milliards USD dans les années à venir), il devient évident qu’il y a de la place pour plusieurs acteurs majeurs. Cependant, chaque part de marché perdue pourrait affecter significativement les revenus futurs de Novo Nordisk.
Les pressions sur les prix proviennent de plusieurs fronts !
Pour rester compétitif face à Eli Lilly et d’autres acteurs émergents, Novo Nordisk a annoncé des baisses importantes du prix de Wegovy via son initiative NovoCare. Ce programme propose des réductions allant jusqu’à 50 % pour attirer davantage de patients.
Ces pressions tarifaires affectent directement la marge bénéficiaire de Novo Nordisk et limitent sa capacité à investir dans la recherche et le développement.
Novo Nordisk s’efforce de diversifier son portefeuille avec des médicaments prometteurs comme CagriSema, dont l’approbation réglementaire est prévue en 2026. Cependant, certains essais cliniques récents ont déçu les attentes, ce qui pourrait ralentir cette stratégie.
Malgré la pression actuelle, le potentiel du marché mondial reste énorme grâce à l’augmentation du nombre de patients souffrant d’obésité et de diabète.
Investir ou patienter ?
Novo Nordisk ressemble un peu à un sprinter qui se prépare pour un marathon. Avec ses médicaments vedettes comme Ozempic et Wegovy, elle court vite… mais attention au souffle ! Entre une concurrence acharnée et des défis logistiques, l’entreprise devra maintenir son rythme sans trébucher.
Pour les investisseurs particuliers, Novo Nordisk pourrait être une opportunité intéressante si vous êtes prêt à supporter quelques turbulences. Après tout, qui n’aime pas une bonne dose d’adrénaline sur le marché boursier ?
Attention cependant à ne pas essayer d’attraper un couteau qui tombe. Même si l’analyse technique a ses limites, on ne peut que noter que le RSI hebdomadaire n’est passé sous 20 que deux fois (une fois en 2002 et une fois en 2017) et cela représentait à chaque fois d’excellents points d’entrée.
Certes, la concurrence est présente, mais c’était également le cas ces 20 dernières années. Novo Nordisk a toujours su s’adapter jusqu’à présent et très souvent, les cycles d’innovations sont décalés entre des concurrents, l’un prenant l’avantage pendant quelques années sur l’autre, et vis-versa.
En ce qui me concerne, j’ai commencé à un DCA « aggressif » car le prix peut encore baisser grandement, ne serait-ce qu’en raison du contexte global, mais je veux profiter de cette correction pour me constituer une petite poche d’actions Novo.
Mes propres règles de diversification m’indiquent que je cible 2 à 3 % de mon portefeuille global.
Disclaimer: Le contenu de cet article n’exprime qu’une opinion personnelle et montre, à titre informatif, un exemple d’ analyse d’une entreprise. Ceci ne correspond en aucun cas à un conseil en investissement. Chacun est responsable de ses propres décisions en investissement !
Le Myers Briggs Type Indicator (MBTI) est un test psychologique déterminant le type psychologique d’une personne, d’après une méthode proposée en 1962 par Isabel Briggs Myers et sa mère, Katherine Cook Briggs.
Il s’appuie sur la psychologie analytique de Carl Jung et sert à l’origine d’outil pour caractériser des dominantes psychologiques de personnes par rapport à des problèmes de management et relationnels.
Vous pourrez faire le test ici par exemple: http://www.supertest.com/MB/mb1.cfm . D’autres sites existent bien sûr, il suffit de chercher un peu sur internet.
A l’issu du test, et de ses 72 questions, vous aurez un résultat en 4 lettres, qui vont déterminer votre profil.
Moi, par exemple, je suis INTJ. En tapant vos 4 lettres dans un moteur de recherche, vous trouverez des explications plus détaillées.
Mon but ici n’est pas de faire un pseudo-cours de psychologie analytique, mais de vous rappeler que la composante psychologique est déterminante dans le succès en trading.
Il me semble plus difficile à répondre, car il y a beaucoup de questions où les deux choix me conviendraient en fonction de la situation. Pour la petite histoire, le test me classe dans les « strategic traders », avec les réserves sus-mentionnées.
Evidemment, ce ne sont pas quelques tests par internet qui vont vous transformer en trader à succès, mais il est parfois utile de prendre conscience de ce que l’on tend à être. Ce ne sont que des pistes, mais personnellement, je me reconnais assez bien dans les résultats de ces tests.
Décidément, l’actualité de ce site tend vers les discussions à travers blogs interposées ! Mais peut-être est-ce dû simplement à l’intérêt évident d’une bonne discussion pour avancer, quel que soit le domaine concerné, non ? Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais personnellement j’aime bien le concept d’autant plus que cela permet de s’enrichir (au moins intellectuellement) car chacun a ses petites spécialités…
Après la série d’échanges de point de vue sur les dividendes avec Jérôme de www.dividendes.ch , voilà qu’un de mes lecteurs et bloggeur, Joël du site www.myeasytrading.com a eu l’intéressante initiative d’effectuer un backtest d’un système que je proposais à titre d’exemple.
Elle montre une fois encore qu’il n’est nullement nécessaire d’utiliser des méthodes de trading sophistiquées pour être rentable sur le long terme.
Evidemment, ceux qui cherche le système miracle obtenant des gains en plusieurs dizaines de pourcents peuvent passer leur chemin. Je dis et redis à ce sujet que cela est totalement illusoire sauf sur du court/moyen terme (et encore, cela demande une excellente méthodologie). La difficulté étant de savoir prendre ses gains avant de les reperdre. C’est ce talent qu’ont les grands traders, et encore, puisque nombreux sont ceux qui ont fini par flamber et exploser en plein vol.
Mais revenons à cet intéressant graphique élaboré par Joël, que je me permets de reproduire ici:
Ce résultat m’inspire quelques remarques:
1- J’aime beaucoup les améliorations proposées par Joël. En fait, c’est exactement comme ça que je vois le trading, et accessoirement l’un des buts que je poursuis à travers mon site: utiliser des principes de trading « sains » et adapter le système à son propre trading.
2- J’aime d’autant plus ces améliorations qu’elles ressemblent fortement à mes filtres personnels. J’utilise également certaines configurations du RSI et les bandes de Bollinger, mais c’est davantage pour filtrer des situations particulières et rares. Cela me conforte d’autant plus dans le choix d’une moyenne mobile à court terme et du doublement de positions stop dont je suis un fervent adepte depuis des années et savoir que quelqu’un d’autre à retrouvé spontanément (avec un peu de réflexion et d’expérience bien sûr) ces simples « réglages ».
3- Les systèmes les meilleurs sont souvent les plus simples, à condition bien sûr qu’on ne recherche pas des gains en dizaines de pourcents !
4 – En ce qui concerne mon exploitation de pics de volatilité, elle ne s’appuie pas sur un chiffre fixe comme 1% ou 5%, mais sur des configurations graphiques en cours (disons que je cherche systématiquement des cibles plausibles du point de vue technique mais lointaine). Je ne peux pas expliquer simplement comment je procède et cela risque d’être difficile à modéliser car je regarde plusieurs critères en même temps (niveau de retracement, éloignement avec des MM longues, position des bandes de Bollinger…) et je choisi intuitivement une cible (intuitivement est le genre de mot qui fait dresser les cheveux sur la tête des traders quantitatifs en général !)
Les backtests:
Personnellement, je me méfie comme de la peste des backtests. En effet, vouloir prouver l’efficacité d’un système par rapport à son comportement passé peut être une porte ouverte à de lourdes pertes. La seule chose qui compte à mes yeux, c’est le résultat de mon trading présent, pas celui qui aurait pu être le mien dans le passé.
Autrement dit, mon meilleur « backtest », c’est l’évolution présente de mes comptes de trading.
Evidemment, il est prudent de vérifier si un système semble viable sur la durée et notamment s’il a une espérance de gain positive. Dans ce cas, les backtests automatisés sont très intéressants. J’avoue en passant mon manque de passion pour la programmation, mais c’est un domaine qui m’intéresse et dont je compte combler quelques lacunes (peut-être grâce aux futurs articles de myeasytrading ?).
Enfin, il est également crucial de s’intéresser à TOUS les paramètres d’un backtest: quelles sont les données utilisées, quels sont les paramètres précis des ordres pris (je prends un exemple: une clôture un vendredi soir d’une bougie hebdomadaire ne donnera pas forcément le même résultat qu’une clôture le dimanche soir) sans oublier les frais de courtages de votre courtier qui peuvent représenter plusieurs pourcents de rendement annuels. Une fois encore, plus la durée des ordres est élevée et donc moins leur fréquence sera grande, et moins le bruit (différences de cotations entre courtiers, spreads…) sera important.
N’oubliez jamais que les sites qui vous proposent des méthodes miracles (à acheter bien sûr!) proposent souvent des backtests trop beaux pour être vrais. Bref, la règle générale qui s’applique dans tous les domaines, à savoir si c’est trop parfait, c’est qu’il y a sans doute quelque chose qu’on a pas bien vu, est bien entendu valable pour les backtests également.
L’élaboration d’un nouveau système de trading:
En ce qui me concerne, quand j’élabore un nouveau système, ce qui m’arrive de régulièrement, mais il est beaucoup plus rare que j’intègre un nouveau système dans mon trading réel, je vérifie « manuellement » comment il se comporte dans des périodes troubles (krachs), des périodes « anormalement » calme, des périodes de range étroit et des périodes de tendances fortes.
S’il limite la casse dans toutes ces périodes et est bénéficiaire de préférence dans les périodes de tendances (qui sont majoritaires sur le Forex), c’est qu’il est viable.
Après, je regarde d’autres critères personnels, et notamment des critères souvent sous-estimés par les particuliers comme les contraintes horaires qu’impose un système (personnellement, si je dois être devant mon ordinateur tous les matins entre 9h et 10h à l’ouverture de la Bourse de Paris, j’oublie ce système par exemple) et d’autres risques comme la marge maximale qui va être nécessaire, le nombre de transactions, le coûts d’éventuels swaps, ma capacité à trouver le système conforme à ma propre logique aussi prometteur soit-il. En effet, si je dois faire un effort pour appliquer un système parce qu’il ne correspond pas à ma manière de réfléchir, même si sur le papier il fonctionne, je sais que cet effort va me ronger petit à petit et que je vais donc finir par soit commettre des erreurs (et avoir des pertes) soit l’abandonner, donc autant ne pas commencer à s’en servir !
Bref, faites comme l’a fait Joël de myeasytrading, prenez des systèmes simples qui vous inspirent, étudiez les, changez ce que vous voulez, testez les !
Cerise sur le gâteau, s’ils vous plaisent, utilisez les une fois que vous êtes certains de vous en veillant à utiliser un money management cohérent !
J’y disais, que malgré la bulle en cours sur l’or (les articles qui fleurissaient alors donnaiennt l’or à 2000 $), il me paraissait sain et logique que le mouvement haussier marque une pause.
C’est visiblement ce qui s’est passé, et ce n’est peut-être pas encore terminé.
(graphiques en données quotidiennes 1392 × 796 pixels, cliquez-dessus pour l’agrandir)
Quand on regarde ce graphique, on constate plusieurs choses:
– une « dead cross » s’est formée (croisement entre une MM50 et une MM200). On peut faire dire ce qu’on veut aux croisements de moyennes mobiles, mais ce genre de croisement donne tout de même souvent une tendance à long terme. En passant, si ce croisement est invalidé, c’est qu’il se fera dans l’autre sens. Après, c’est une question de placement des stop et des profits…
– une ligne de tendance mineure datant de la crise de 2008 (avec trois zones de contact préalables, entourées en vert) vient d’être brisée
– le RSI n’a pas encore atteint la zone de survente (que je fixe à 20-25 personnellement)
– la tendance haussière globale de l’or ne sera certainement pas remise en question si on a une correction correspondant aux niveaux de Fibonacci de 38 ou 50
Une cible vers 1300 $ ou même 1100$ me parait tout à fait envisageable.
En données hebdomadaires, mon analyse est toujours valable, à savoir rebond sur la zone de la MM200. Remarquez également que le cours vient de briser nettement la MME50.
(graphique en données hebdomadaires 1219 × 801 pixels, cliquez pour agrandir)
Si vous voulez trader l’or, sur une correction probable, je vous conseille des produits comme les turbos, en choisissant bien le niveau de la barrière désactivante (vers 1825$ par exemple), avec une sortie en deux temps sur 1300 et 1100 par exemple. Par exemple , ce genre de turbo put infini avec un levier d’environ 4 me parait raisonnable (attention, ce n’est qu’un exemple, il en existe d’autres évidement : http://ingturbos.fr/turbos/matieres–premieres/Or/NL0009878545 ).
A titre personnel, je n’utilise pas les turbos (on ne peut pas tout faire !) et me contente très occasionnellement de CFD à faible levier (mais pour du long terme sur de l’or, ce n’est pas forcément une bonne idée). En passant, je rappelle également que je ne trade pas l’or, mais que son évolution m’intéresse évidement… Rappelez-vous également que les turbos sont des produits dérivés à déconseiller au simple particulier…
Une autre approche plus « classique » serait d’entrer en position acheteuse sur l’or une fois la correction faite. En effet, du point de vue fondamental, rien ne plaide réellement en une perte de la valeur de l’or (côtée en dollars je le rappelle) d’ici la fin de la décennie… Un exemple parmi d’autres signes: l’état de l’Utah aux USA a reconnu légalement l’or et l’argent comme forme de monnaie acceptée dans le règlement de transactions financières.
Accessoirement, prévoir un petit achat d’or physique une fois la correction faite peut s’avérer être une bonne idée si on est un peu pessimiste.
Je vous suggère en passant de regarder la vidéo de Dontigny à ce sujet (on aime ou on aime pas ce qu’il dit, mais c’est un avis peu fréquent en ces temps angoissés):
Aucun historien n’ignore l’importance prédominante de la civilisation grecque (sous ses différentes appellations suivant l’époque) sur le développement du bassin méditerranéen et donc sur l’Europe.
Peut-être qu’elle jouera à nouveau ce rôle, en influent directement sur l’avenir de l’Europe.
Il n’y a pas qu’en France qu’il y a eu des élections ce week-end. Nos amis grecs devaient aussi essayer au mieux d’accomplir leur devoir civique et de perpétuer tant bien que mal leur invention: la démocratie.
Les résultats sont pour le moment surprenants. Enfin, je devrais plutôt dire « peu conventionnels » car cela ne me surprend pas vraiment je dois bien l’avouer.
Les deux parties « traditionnels » formant l’actuelle coalition, New Democraty (droite) et Pasok (gauche) obtiennent respectivement 18 et 15% environ, ce qui nous fait un tiers des voix.
Le principe c’est que ces deux parties sont d’accord pour subir les restrictions imposées à la Grèce, mais à part ça, c’est un peu comme s’il y avait une coalition UMP-PS en France. Forcément, un tel gouvernement ne va ni à droite, ni à gauche ni même au centre. Bref, il gère comme il peut l’urgence.
Ensuite, nous avons le Syriza (coalition de la gauche radicale) qui arrive en seconde position, devant les socialistes « classiques » du Pasok. Là on est déjà dans une gauche beaucoup plus dure, dont la particularité est notamment son rejet du fameux « bailout » et du plan d’austérité/remboursement de la dette grecque.
En 4ème position, il y a avec 11% des voix, les Independents Greeks, qui forment un nouveau parti officiellement anti-corruption. En schématisant, on va dire que ce sont les déçus des deux partis au pouvoir. Ils sont également contre l’application du bailout.
Vient ensuite le KKE avec 8% des voix. Vous remarquerez la faucille dans le logo. Ce parti n’a que peu de rapport avec le PC français. Nous sommes bien devant une extrême gauche très dure, dans le style de notre Arlette nationale et « ses travailleurs, travailleuses », avec des affiches de campagnes tout ce qu’il y a de plus soviétiques (des travailleurs heureux et souriants) et prônant une révolution anticapitaliste. Dois-je préciser ce qu’il pense de l’austérité pour rembourser la dette ?
Très étonnant, car je ne pense pas que 7% des grecs soient néo-nazis, nous trouvons avec 7% l’Aube Dorée qui est ouvertement néo-nazi. Attention, je ne parle pas d’extrême-droite, là nous sommes bien dans des défilés avec drapeau noirs et or, des saluts au bras tendus et autres joyeusetés. Il n’y a qu’à regarder le logo du parti: une svastika en « clé grecque » et des lauriers mussoliniens. Oui, des néo-nazis, vous savez, le genre qui va attaquer au couteau des gens dans la rue parce qu’ils ont les cheveux longs, le teint trop basané, un drapeau rouge dans la main.
A noter également la présence du LAOS, un parti d’extrême-droite plus modéré (c’est à dire du genre à faire le salut nazi seulement en privé), un peu comme le FN à ses débuts avant qu’il ne fasse le tri en excluant ses sympathisants les plus nostalgiques.
Bref, ça nous fait 10% d’extrême-droite dure, du genre à faire passer notre FN pour des humanistes et des progressistes.
Je ne suis ni politilogue ni expert de la Grèce, mais je peux avancer quelques théories simples:
– le grec moyen de la rue a perdu gros avec les réformes d’austérité en cours. Il n’a pas vraiment bénéficié (je dis pas vraiment parce que la corruption est tout de même bien là et il y a tellement de magouilles pour ne pas payer d’impôts que le peuple a aussi sa part de responsabilité) de l’argent dépensé par les politiques. Imaginez que d’un coup, on vous enlève 30% de votre salaire en vous disant que c’est pour rembourser des banques étrangères. Il y a de quoi être énervé contre les politiciens non?
– le grec pauvre se sent abandonné. La Grèce est une porte d’entrée massive pour les immigrants voulant aller au coeur de l’Europe et des quartiers entiers se sont grandement délabrés, notamment dans les grandes villes. A côté de ça, on a des leaders d’extrême-droite qui font des coups d’éclats en faisant de véritables raids dans les quartiers et en tabassant les immigrés. Forcément, il se dit qu’au moins eux « font quelque chose ».
– les deux partis au pouvoir ont bien profité (corruption et autres abus) sans répondre aux problèmes réels des grecs pendant des années.
J’étais personnellement très récemment en Crète, qui est une île plus touristique et pas forcément si représentative que ça du reste de la Grèce, je dirais que c’est un peu comme vouloir parler de la France en n’ayant vu que la Corse, ça donne des indices mais ça ne répond pas à toutes les questions. J’y étais en pleine période pré-électorale.
J’ai constaté les choses suivantes (cela n’engage que moi !):
– pas mal de manifestations politiques molles, mais avec une présence récurrente
– des affiches, qui en France, ne seraient pas autorisées, avec des textes ouvertement néo-nazis.
– un certain ressentiment vis-à-vis de l’Allemagne (j’ai vu des affiches de pièces de théâtre où on parlait de l’Allemagne avec des costumes militaires nazi)
– beaucoup d’employés pour pas grand chose (du genre, 3 personnes pour tenir un stand où une personne aurait suffit sans surcharge de travail ou pire encore dans les bâtiments publics)
– une grande baisse de la fréquentation touristique (d’après les résidents, il y avait environ la moitié des visiteurs habituels en cette période), j’ai même vu une ville/station touristique « fantôme ». Certes, j’y étais hors saison, mais tout de même.
– aucun problème vis-à-vis du touriste français que j’étais, mis à part la sensation que toute forme de sympathie à mon égard était calculée pour me vendre tôt ou tard quelque chose, mais c’est normal pour une île qui tire l’essentiel de son activité du tourisme.
– la vie continuait son cours
– j’ai également vu beaucoup de bâtiments inachevés, avec quelques barres de fer qui dépassaient du dernier étage montrant qu’il y avait encore un étage à rajouter. Je trouvais ça étrange tout de même qu’il y en ait autant, car je n’avais pas l’impression que l’économie était sinistrée à ce point. J’ai mieux compris quand un résident m’a expliqué qu’en Grèce on ne payer pas d’impôts locaux quand on avait une maison inachevée. Du coup, une maison sur 3 est « inachevée » à vie. C’est là que j’ai compris que le peuple grec avait également une part de responsabilité dans l’endettement du pays. Personne n’est idiot au point de vouloir volontairement payer des impôts, mais visiblement, les éviter est un réel sport national voire une habitude.
Conséquences:
Le gouvernement de coalition qui va émerger de tout ça aura du pain sur la planche tout en devant gouverner avec des tendances politiques incompatibles.
Le peuple grec a fait une sorte de « révolution » silencieuse. Je ne peux pas croire un seul instant que les grecs soient soudain devenus extrémistes, mais ce qui est clair, c’est qu’ils ne veulent plus de leur gouvernement habituel et ils l’ont fait violemment savoir.
La Bourse d’Athènes a d’ailleurs bien compris le problème:
Et la France dans tout ça ?
Personnellement, je ne pense pas que la victoire de tel ou tel camp en France change quoi que ce soit.
Soit le futur gouvernement arrive à faire quelque chose de cohérent, soit il se complait dans les petites réformes et la démagogie et la prochaine élection présidentielle risque d’être tout aussi « surprenante » que celle de nos amis grecs.
Quand on regarde l’évolution de l’indice grec et celle du CAC40, on voit clairement qu’il reste de la place pour une chute.
Ceci dit, il reste aussi de la place pour une renaissance de l’indice grec.
(en orange, le CAC40)
Je pense que la situation en Grèce reste la clé de l’évolution en Europe ces prochaines années.
La Grèce nous a clairement montré où nous nous dirigeons si rien n’est fait (et n’a peut-être pas encore fini de nous le montrer!).
Un scénario boursier basé sur une lente descente « à la japonaise » reste tout à fait envisageable pour les 10-15 prochaines années, ce qui met à mal toutes les stratégies de « buy and hold ».
A moins bien sûr de faire confiance dans la capacité de nos hommes politiques (et quand je dis « nos », je parle aussi de l’Europe) à trouver des vrais solutions.
N’oublions pas non plus qu’il y aura toujours des entreprises qui feront du bénéfice et qui se développeront. Le plus dur étant bien sûr de trouver lesquelles.
Plus que jamais, il faut que l’investisseur particulier achète des sociétés de qualité, peu endettées et aux valorisations anormalement basses avec un véritable plan de trading dans une optique long terme ou bien qu’il se concentre sur du swing trading à échéance de quelques semaines en profitant des phases de baisses ou de hausses provisoires du marché.
Quoiqu’il fasse, il faut surtout éviter de faire des choses irrationnelles, s’attacher à telle ou telle position de trading mais SUIVRE SON PLAN !
« Il faut toujours être dans la tendance », « ne jamais aller contre la tendance », « trader dans le sens de la tendance« … On entend beaucoup de gens qui s’accrochent à ce principe.
Cela parait tellement logique de se dire que si le prix n’arrête pas de grimper, il vaut mieux acheter régulièrement et que si le prix baisse, il faut vendre.
Alors pourquoi est-ce si difficile à faire dans la réalité du trading (celle où l’on risque ses propres sous et pas ceux des grands philosophes de l’investissement) ?
Tout simplement parce qu’il n’est pas toujours simple de savoir si on est dans la tendance ou si on est à la veille d’un retournement ou d’une période de consolidation horizontale (ou « range » pour les anglophiles).
Mon but ici n’est pas de débattre de l’intérêt des méthodes de trading en tendance par rapport à celles basées sur les retournements, ni encore de donner une foule d’indicateurs permettant plus ou moins facilement de reconnaître une tendance.
Non, je vais juste me contenter d’affirmer bien haut quelques vérités simples que beaucoup de gens ne voient pas.
1. – la plupart du temps, les paires du Forex sont en tendances: en effet, les flux monétaires ne changent pas de sens durablement sans raison profonde
2. – l’indicateur le plus simple reste le prix, sous forme d’une bougie japonaise par exemple. Si vous ajoutez un peu de couleur, c’est encore plus évident: bougie verte => le prix grimpe, bougie rouge=> le prix baisse.
Non, je ne suis pas un adepte de La Palisse, encore que, parfois il est bon de se répéter des évidences…
Si on regarde un graphique hebdomadaire, on voit clairement que, sur une période donnée, les paires de devises fluctuent globalement dans un sens précis et que les périodes d’incertitudes et d’hésitations ne sont pas si fréquentes qu’on pourrait le croire (je parle bien d’un graphique hebdomadaire, sur des unités de temps plus courtes, ce n’est pas forcément vrai).
Prenons par exemple l’EUR/USD en données hebdomadaires entre 2003 et 2012. On voit clairement qu’il y a eu de longues périodes de tendances haussières ou baissières, avec très peu de »range ».
Notez que les périodes sont devenues plus courtes avec une volatilité accentuée depuis 2008.
J’ai séparé les périodes de hausses et de baisse visuellement en prenant comme critère l’aspect général de la courbe des prix et l’amplitude des variations. On pourrait discuter sur la pertinence de certaines tendances courtes en 2009 et 2011, je les ai mis en évidence en raison des fortes variations de prix.
Quoiqu’il en soit, l’important ici est de constater que l’essentiel des mouvements se font dans un sens pendant des semaines, des mois voir des années (ce qui encore plus vrai antérieurement à 2003 si on étendait le graphique vers la gauche).
(1885 × 845 pixels, cliquez-dessus pour agrandir)
En prenant d’autres paires, comme CHF/JPY et même la paire EUR/CHF, nettement manipulée et difficile à trader de manière « classique », il est également évident qu’il y a de longues tendances. Notez en passant que je joue l’intervention de la BNS pour garder la barrière des 1,20 € pour 1 CHF, avec un stop très serré et bien sûr un rapport gain/risque intéressant. En passant, j’aurais plutôt tendance à penser que la BNS ne pourra pas tenir cette barrière éternellement. D’ailleurs, aucune barrière proclamée par quelque banque centrale que soit n’a tenue longtemps… Ceci dit, je ne me pose pas de telles questions en trading, mais regarde simplement mon risque et mes signaux. D’ailleurs, je joue en parallèle sur un autre compte la rupture de la barrière et une chute de l’euro vers la zone de la parité…
Une application simple en trading sur Forex:
Je vous propose un système très simple et peu coûteux en temps puisqu’il se base sur des ordres passés à l’ouverture des marchés le dimanche soir.
Tout d’abord, je vous recommande de choisir des paires à faibles spreads et sans trop de swaps. On peut citer EUR/USD et USD/JPY par exemple.Ceci dit, le système fonctionne avec n’importe quelle paire, mais si une tendance longue s’établit avec des swaps négatifs, vous pouvez perdre inutilement pas mal de sous sur une durée de quelques années. Pourquoi s’embêter ? Même remarque pour les spreads. Certes, il y a peu d’ordre de passé, mais un sou est un sou, alors pourquoi le donner à votre broker ?
Entrée:
Je regarde la couleur de la bougie précédente le dimanche soir. Si elle est haussière, je place un ordre d’achat avec un stop loss sur l’extrémité basse de cette bougie ainsi qu’un ordre de vente au même niveau. Si elle est baissière, je fais le contraire (ordre de vente avec stop loss et ordre d’achat sur l’extrémité haute de la bougie).
Sortie:
Le dimanche suivant, soit la position initiée est gagnante, auquel cas je clôture sans me poser de question et je prend mes gains, soit elle ne l’est pas, sans pour autant avoir déclenché le stop.
Dans ce cas, je prend le nouveau signal (opposé forcément) et j’attends que la première position se clôture par le stop ou qu’elle finisse un jour positive.
Si un stop s’est déclenché, alors je considère la sortie de cette nouvelle position normalement (c’est à dire dès qu’elle est en gain à la fin de la semaine).
Remarquez qu’il n’y a pas de stop pour les positions déclenchées sur un stop. C’est risqué certes, mais comme vous allez ouvrir une position opposée suite au signal inverse, le risque reste faible (et c’est pour cela d’ailleurs qu’il faut utiliser peu de levier pour cette méthode). Vous pouvez aussi simplement remettre un nouveau stop à l’extrémité la bougie qui a déclenchée le stop, ce qui réduira le gain moyen de la méthode, mais évitera certaines rares mais longues périodes avec un floating négatif.
Règle d’Or:
Ne jamais avoir deux positions dans le même sens. C’est à dire que si vous avez une position à l’achat, vous pouvez prendre une position à la vente, mais pas une seconde position à l’achat en cas de nouveau signal.
En effet, si nous entrons dans une période de range avec des alternances de bougies haussières et baissières vous risquez d’augmenter votre exposition de manière importante et dangereuse en cas de fort mouvement (ce qui, je le répète, finira toujours pas arriver un jour ou l’autre).
Variante:
Cette méthode n’utilise par des ordres de prises de profits pendant la semaine. On peut toutefois placer un tel ordre sur un point particulier du graphique (une moyenne mobile 200 par exemple ou une ligne de résitance/support) à condition qu’il soit éloigné. On peut ainsi profiter d’un éventuel pic de volatilité. Il est nécessaire de placer l’ordre de profit loin pour éviter de sortir trop tôt en cas de fort mouvement. Cela fera que les ordres de profit ne seront que rarement exécutés, mais quand ils le sont, le gain est important.
Cette variante est particulièrement intéressante, mais il faut bien comprendre la volatilité de chaque paire, ce qui demande de l’expérience.
Limites:
Je recommande de trader avec peu de levier (levier 2 par exemple). Le rendement de ce type de système est assez faible, mais il ne faut pas vouloir pousser le levier car on est absolument pas à l’abri d’une grosse variation déclenchant l’ordre stop avec les prix qui repartiraient dans le mauvais sens, ce qui laissera une « grosse » moins-value latente. Cela arrive rarement, mais cela arrive tout de même. C’est un système destiné à tourner en parallèle à d’autres systèmes (sur un sous-compte par exemple).
Remarques:
Comme d’habitude, je ne vous livre pas un système clé en main, car si vous voulez espérer être rentable sur le Forex un jour, il faut que VOUS développiez/adaptiez VOTRE PROPRE SYSTEME.
A vous de définir votre gestion du risque et de calculer votre espérance de gain.
Tout ce que vous devez retenir c’est qu‘il vaut mieux gagner 50 pips par exemple en moyenne par semaine avec un seul ordre que de perdre 20 pips sur 100 ordres. Bien sûr, si vous voulez enrichir avant tout votre courtier et perdre votre temps devant un écran, vous pouvez toujours tenter la deuxième solution en espérant que vous deveniez rentable.
Ce système peut paraître décevant car il n’a rien d’exceptionnel et vous oblige à ne pas passer d’ordres. Mais croyez moi, même s’il ne vous rendra pas riche, il aura le mérite d’aider à corriger un gros défaut chez la plupart des particuliers, à savoir l’incapacité à ne pas passer d’ordre et à attendre la bonne occasion.
Application illustrée:
Rappelez-vous que le Forex n’est pas un jeu et qu’il faut apprendre à développer et appliquer un système pour espérer être gagnant sur le long terme.
Nous voilà à la conclusion de notre joute avec Jérôme de www.dividendes.ch, entre l’approche orientée dividendes et celle orientée plus-value sur le cours des actions. Le dernier épisode laissait déjà présager quelques pistes nous permettant de concilier quelque peu les deux méthodes.
Je vous livre ici ma conclusion, que Jérôme a approuvé tant son point de vue est au final très proche du mien et que vous pourrez retrouver ici.
——————————————————————————————–
Que l’on ait une approche de l’investissement basé sur les dividendes ou sur le trading, on peut dégager quelques points essentiels quelle que soit la stratégie adoptée.
1. Adopter une saine diversification
Les deux approches gagnent à utiliser un portefeuille correctement diversifié.
En trading, on peut se retrouver bloqué avec des valeurs qui stagnent pendant des années, sans ou avec très peu de dividendes. Tout miser sur quelques valeurs peut donc être très risqué.
D’un autre côté, trop se diversifier va abaisser le rendement moyen du portefeuille, puisqu’il tendra vers celui des indices.
De même, dans une approche dividende, baser son succès sur deux ou trois valeurs peut être très risqué car il suffit qu’une des sociétés que l’on a en portefeuille chute brusquement ou surtout cesse de verser des dividendes, pour que son rendement s’écroule.
Dans les deux cas, il me semble judicieux de diversifier modérément (je dirais dans une fourchette de 5 à 10 titres par exemple) mais de diversifier tout de même.
2. Se fixer des objectifs clairs et savoir vendre
Quelle que soit la stratégie d’investissement que l’on utilise, il faut définir à l’avance les conditions de sortie d’une valeur : savoir vendre.
Cela me parait ESSENTIEL à une stratégie de trading où il est nécessaire de fixer un stop loss et une ou plusieurs cibles de profit, mais plus délicat à réaliser sur un investissement en dividendes.
Il faut savoir lâcher une valeur qui déçoit (arrêt ou forte diminution du versement des dividendes, changement majeur dans les perspectives d’une entreprise, etc) pour repositionner ses billes sur un autre investissement.
De même, en cas de fort accroissement de la valeur d’un titre, il faut savoir prendre des bénéfices car « les arbres ne montent pas jusqu’au ciel » !
Même dans le cas d’un investissement basé sur les dividendes, il vaut mieux se fixer une valeur cible optimiste et éloignée de son PRU pour laquelle on décide de vendre au moins une partie de son portefeuille si le gain espéré représente par exemple une dizaine d’années de dividendes. Mieux vaut alors prendre ses bénéfices et réinvestir sur un autre support.
Le fait d’écrire clairement les conditions de vente d’un titre permet de s’y référer d’autant mieux que la durée de l’investissement est longue. Sur une période de dix ans par exemple, vous aurez de très nombreuses occasions d’hésiter sur le fait de vendre ou non un titre. Si vous avez une trace écrite de votre stratégie par rapport à un titre donné, vous pourrez voir les choses avec beaucoup plus de recul et éviter des décisions hâtives et peu optimisées.
3. Adapter sa stratégie à sa psychologie
Enfin, le point essentiel à toute stratégie, c’est de l’adapter à sa propre psychologie.
Nous avons vu dans les articles précédents de la série que la volatilité du portefeuille était déterminante dans les réactions des investisseurs.
Il n’y a pas de règle à ce sujet. C’est à chacun de trouver l’équilibre entre le trading pur et l’investissement-dividendes sur le très long terme.
Le problème, c’est qu’à moins de très bien se connaître, on va subir des pertes les premières années jusqu’au moment où on est capable de définir ses propres réactions face aux évolutions du marché et de sélectionner une stratégie adaptée.
Là encore, le fait de mettre par écrit ses règles (j’accepte un maximum de x % de perte sur un titre) va nous aider à mieux supporter le stress induit par l’investissement et nous protéger contre nos comportements irrationnels.
En résumé, le succès d’un investisseur repose sur trois piliers :
– se diversifier sans excès
– savoir ce que l’on veut
– savoir ce qu’on peut supporter
J’en rajouterais un quatrième : rester cohérent et constant dans sa stratégie sur le long terme.
Un point essentiel pour tout investisseur, qu’il ait un horizon court terme ou un horizon long terme, me semble être de tenir un journal de trading.
Certes, cela est coûteux en temps. Or la plupart des investisseurs particuliers n’en dispose pas à profusion, devant s’adapter aux exigences de leur vie professionnelle et familiale.
Souvent, ils développent une méthode plus ou moins cohérente, plus ou moins testée et se contentent des relevés de leur courtier en guise de journal.
A mon avis, c’est une erreur fondamentale. Personnellement, cela fait des années que je tiens un journal (ou même plusieurs, puisque j’interviens sur différents marchés et stratégies).
Je vais essayer ici de pointer les avantages de cette habitude.
1. Garder une trace de ses trades
Si vous prenez l’habitude de tout noter, vous pouvez toujours réexploiter les données ultérieurement. Que ce soit pour calculer des rendements mensuels, annuels, ou bien pour identifier les horaires des trades gagnants, tracer de jolis graphiques avec un tableur comme Excel.
Cela vous permet également de prendre conscience que votre trading est structuré et qu’il ne s’agit pas simplement de lancer une pièce en l’air ou une plutôt une bille sur une roulette de casino, en espérant que le résultat vous soit favorable.
2. Voir son risque et ses gains
Si vous notez systématiquement vos niveaux de stop loss et de prises de profits, vous verrez plus facilement votre rapport gain/risque. Le cas échéant, vous vous rendrez compte également si vous respectez ces niveaux et si votre money management est réaliste, avec une espérance moyenne de gain positive.
3. Apporter des commentaires à chaud et à froid
Il s’agit d’un élément très important qui vous permet de noter les raisons pour lesquelles vous êtes entré dans un trade et pour lesquelles vous en êtes sorti (sur stop loss, sur cible de profit atteinte ou pour une autre raison, souvent mauvaise en passant). Cela vous permet également de noter votre état d’esprit du moment ou les circonstances ressenties (impression de chute des marchés imminente, etc).
Bref, cela vous montre a postiori les raisons qui vous ont poussé sur un trade donné. Mieux encore, vous pourrez rajouter ultérieurement des commentaires sur l’évolution future des cours, pour vous permettre de savoir si vous êtes sorti « trop tôt » ou trop « tard ». Attention cependant, un trade fermé (quelle qu’en soit la raison) est un trade passé. Il ne faut pas se leurrer avec des « et si j’avais fais ceci ou cela ». Cela ne sert à rien, fait perdre du temps et de l’énergie. Par contre, revenir par la suite sur des anciens trades permet parfois d’améliorer son système, si on repère des raisons récurrentes pour lesquelles un trade avorte.
4. Elaborer et suivre un plan de trading
Le fait de noter systématiquement ses actions permet d’être « dans le bon état d’esprit », c’est à dire d’avoir des repères claires et une méthodologie. Autrement dit, cela nous permet de rendre le trading systématique et émotionnellement neutre. Quand vous faites vos comptes après avoir fait les courses, vous le faites (j’espère que vous le faites !) pour le bien être de votre comptabilité, par habitude et non pas parce que vous aimez l’idée de le faire. C’est un peu comme de ranger son bureau: c’est nécessaire (à plus ou moins grande fréquence suivant les personnes), le résultat est intéressant, mais c’est routinier et peu amusant. Le trading ne DOIT PAS ETRE amusant (attention, cela ne veut pas forcément dire qu’il doit être ENNUYANT), mais simplement qu’il doit devenir une routine bien huilée…
D’autre part, à force de tout noter, vous allez vous rendre compte éventuellement que vous ne suivez pas vraiment un plan de trading, ou pire, que vous n’avez pas de plan de trading. Ce qui vous poussera tout naturellement à en élaborer un.
5. Avoir une vue d’ensemble
Dans n’importe quelle situation, il est TOUJOURS bon de prendre de temps en temps du recul et d’avoir une vue d’ensemble. Cela permet d’identifier ce qui va et ce qui ne va pas. Bref, c’est la porte ouverte à l’amélioration.
6. Pouvoir s’améliorer
Même si la quête du Graal n’a pas de sens et ne peut pas aboutir, il est indispensable de pouvoir s’améliorer (dans tous les domaines, tout au long de sa vie). Comment pourriez-vous vous améliorer si vous n’avez pas de moyens de constater une évolution (ou une régression) ?
Un journal de trading vous offre un moyen simple de repérer vos erreurs, mais aussi vos points forts.
7. Déclarer ses gains et ses pertes plus facilement
De manière très terre à terre, il est toujours bon d’avoir une comptabilité détaillée par période de vos gains et pertes. En cas de contrôle fiscal, vous serez bien content de pouvoir répondre précisément aux questions que votre contrôleur vous posera.
De plus, certains courtiers situés en dehors de la France, ne donne pas de relevés fiscaux, c’est à vous de vous débrouiller et un journal détaillé vous permettra de vous y retrouver plus facilement.
D’une part, j’utilise un tableau sous Excel où je note:
– le volume acheté (ou vendu)
– la nature du produit concerné
– la date d’entrée en trade et la date de sortie
– le gain/la perte
– la variation que cela représente en pourcentage par rapport à mon capital
– la variation que cela représente sur le produit concerné (en pips pour le Forex, en dollars ou dans une autre devises pour les actions, etc)
– les niveaux de stop loss et de gain
– des commentaires sur les raisons d’entrée en trade (signal de tel ou tel système, raisons fondamentales pour un investissement dans la valeur, etc)
– si nécessaire, le contexte du trade (QE numéro X de la Féd, chute de 10% du CAC la veille, énervement professionnel ou personnel, fatigue, etc)
– la stratégie utilisée pour ce trade
– le total des gains/pertes sur un mois et sur l’année
D’autre part, je tiens ce blog en partie pour me donner des repères temporels. Cela « m’oblige » également à revenir sur des acquis pour les consolider. Par exemple, si j’écris cet article sur les journaux de trading, cela me conforte dans l’idée que je continue à tenir correctement le mien; quand je parle de l’importance de la moyenne mobile à 200 périodes, c’est bien que cela constitue pour moi un des éléments clés d’un de mes système de trading; quand je cite en exemple un trade sur une entreprise, cela me donne des repères pour mes propres trades éventuels sur les actions de cette entreprise, etc.
Le problème du temps
Même si je m’efforce de noter le plus rapidement possible un trade, il m’arrive de ne pas trouver le temps dans la semaine. Ce n’est pas grave, je le ferais un peu plus tard. Il ne faut pas se stresser inutilement à vouloir à tout prix compléter son journal alors qu’on a une pointe d’activité dans sa vie privée et/ou professionnelle.
Attention cependant à ne pas remettre indéfiniment au lendemain. Là encore, tout est question d’équilibre entre la nécessité et une bonne gestion du stress.
Si vous êtes débordé régulièrement au point de ne pas pouvoir compléter un journal de trading, même simplifié, peut-être que vous utilisez une échelle de temps trop courte pour vous ?
Il est évident que de noter tous ses trades quand on fait du scalping est difficile, voir sans intérêt (mieux vaut fonctionner par journée dans ce cas là et noter un rapide bilan quotidien). Mieux encore, oubliez le scalping si vous n’êtes pas à temps plein disponible pour le trading.
Par contre, si vous investissez sur des actions avec des graphiques hebdomadaires, ne me dites pas que vous ne trouvez pas vingt minutes par semaine pour noter l’essentiel ? Si c’est le cas, contentez-vous plutôt de faire des virement réguliers et automatisés sur vos livrets. Cela sera plus rentable pour vous !
Le journal intime
Je ne vais pas rentrer ici dans les détails psychologiques qui poussent de nombreuses personnes à tenir un journal intime, mais il est aisé de comprendre que s’écrire à soi même est une manière de relativiser les évènements de la vie.
En passant, les journaux intimes avaient une place bien plus grande autrefois qu’aujourd’hui. Le fait que de nos jours, ils soient surtout (mais pas seulement) utilisé par des adolescents, montre bien qu’ils contribuent à se construire et apprivoiser sa propre psychologie.
Or, la psychologie pour un trader/investisseur est l’élément fondamental du succès. Et le journal de trading une des clés pour y parvenir.
En conclusion, l’investisseur particulier a tout intérêt à tenir un journal de trading régulièrement.
Alors, n’attendez pas, commencez si ce n’est pas déjà fait !
Avec Jérôme, qui se consacre à des stratégies d’investissement basées sur les dividendes à travers son très bon site http://www.dividendes.ch/ , nous avons décidé de nous livrer à une petite joute amicale pour confronter nos avis sur les dividendes, à travers une petite série d’articles.
Je réponds ici à la démonstration convaincante qu’il a faite dans son dernier article, que je vous recommande chaudement de lire pour mieux comprendre son point de vue.
Il nous montre que:
– les dividendes croissants peuvent être très rentables
– la volatilité des actions d’entreprises versants des dividendes réguliers est nettement moindre que le reste du marché, notamment en cas de crise.
Ce sont des arguments tout à faits valables, avec lesquels je suis entièrement d’accord.
MAIS…
Pour un trader, volatilité et gains sont souvent liés.
En se plaçant dans une optique « long terme », tout comme l’investisseur-dividendes, l‘investisseur-trader va essayer d’exploiter cette volatilité à son profit.
Plutôt que de longs chiffres, je vais vous montrer quelques graphiques parlants.
J’ai choisis de faire mes comparaisons avec Colgate, car il s’agit là d’une excellente société pour l’investisseur-dividendes, judicieusement choisie par l’ami Jérôme.
Mon raisonnement s’appuie sur le simple principe suivant:
On achète une action de qualité, sous-côtée ou sur configuration technique intéressante, et on attend qu’elle connaisse un fort gain. Si elle baisse fortement, soit on en reprend si le raisonnement qui a poussé à l’achat est encore valable par une stratégie d’investissement progressif, soit on coupe avec une perte pour réinvestir dans une autre valeur. Si elle monte fortement, on revend en gardant à l’esprit un objectif de faire mieux que 10% par année de conservation du titre concerné.
J’ai pris mes exemples sur 10 ans, qui me semble être une bonne définition du long terme. Je considère cependant, qu’idéalement, un investissement donné ne devrait pas dépasser 3 à 5 années. Si on attend plus longtemps, c’est soit qu’on a eu un assez mauvais timing d’entrée, soit que les perspectives de la société se sont améliorées au point où l’on pense devoir rester investi (en plaçant tout de même un judicieux ordre stop pour sécuriser une partie de ses gains).
Premier exemple: la pomme du bonheur
Evidemment, prendre Apple, LA société du moment était « facile ».
En effet, qui, il y a maintenant 10 ans, en 2002, à peine sortie de la crise des valeurs technologiques, pouvait deviner que cette société allait s’imposer avec des produits tels l’ipod, l’iphone, l’imac, l’ipad ?
Ceci dit, 5000% de gain en 10 ans, cela reste un exploit qu’aucune société à dividendes ne pourra jamais rêver égaler.
Remarquez que même en 2005, alors que le titre était vers 100% de plus-value, si on vendait à cet instant, on faisant tout de même près de 30%/an sur 3 ans.
Cependant, je le reconnais, c’était un exemple très facile (ceci dit, Colgate était aussi un exemple facile d’excellente société à dividendes…)
2ème exemple: une simple société française dans le monde du matériel informatique
Lacie est l’une des rares entreprises française s’attaquant au marché des produits high-techs, secteur dominé par l’Asie et les USA.
La décennie a bien mal commencé bien mal d’ailleurs. Ceci dit, on atteint tout de même un pic à 2000% en 4 ans…
Et même si on se contentait d’un « modeste » 500% et qu’on attendait jusqu’à aujourd’hui pour vendre, soit 10 ans plus tard, en ayant bien raté le bon timing qui était en 2006, on fait tout de même 50%/an.
Je ne veux pas préjuger des qualités de Lacie, mais honnêtement, vous trouvez beaucoup de leurs produits quand vous faites un tour dans une enseigne de l’informatique ? On en trouve parfois, mais sans connaître les succès de concurrents comme Samsung, Apple ou Maxtor… Pourtant, la société a visiblement été bien gérée, fait son petit chiffre d’affaire et a une progression de sa valorisation boursière visiblement intéressante si on la compare à Colgate.
3ème exemple: la PME française
Vous allez me dire que Lacie, tout de même, c’est pas mal.
Je vais prendre un autre exemple: une petite compagnie, dont j’ai déjà parlé, mais qui ces dernières années a connu des déboires dans ses cours.
De plus, comment peut-on comparer une PME française dans un domaine aussi concurrentiel que l’électronique grand public à une méga-corporation américaine vendant des millions de produits hygiéniques à travers le monde chaque jour ?
Et bien pourtant, HF Company parvient à un pic de presque 500% en 2005, et surtout faisait 100% en 2004, soit en deux ans du 50%/an.
Je pourrais multiplier les exemples à l’infini en prenant n’importe quelle valeur ayant connue un pic important à un moment donné.
Vous remarquerez aussi que les prises de bénéfices se faisaient vers 2005-2006, au moment où la Bourse grimpait… Nous aurions eu le même effet de pics avec des graphiques partant de 2008/2009… Et cela sera encore le cas dans la décennie qui s’annonce.
Prenons l’exemple de Michelin, qui n’est certainement pas une valeur de croissance comparable aux entreprises du secteur techno.
A part l’an passé (signe des temps ?), elle a versé des dividendes réguliers.
En l’achetant avec un PRU de 40 € entre 2003 et 2004, on pouvait espérer près de 150% de gains en 2007, soit de l’ordre de 35%/an.
L’art d’avoir le bon timing:
Bien sûr, la difficulté majeure dans ce genre de trades, c’est d’acheter en bas de la courbe, et de revendre en haut de la courbe.
Il existe tout un tas de méthode pour voir si on se trouve « plutôt vers le bas » ou « plutôt vers le haut », et il existe aussi des méthodes (dont l’investissement progressif) pour limiter l’erreur que l’on va forcément commettre dans son appréciation.
Ce qui compte, c’est qu’on ait acheté « pas trop haut » et que l’on revende « suffisamment haut » pour faire un bénéfice moyen de plus de 10% annuels. Il suffit d’un « pic » du titre possédé, pour une raison fondamentale (l’entreprise est bien gérée et fait du bénéfice) ou une raison spéculative (OPA amicale sur des PME ou bien mouvement général haussier de la Bourse), pour avoir l’occasion de revendre avec des bénéfices.
On peut bien sûr aussi ajouter quelques dividendes si l’entreprise en a versé pendant la durée de détention de ses titres.
Le risque de faillite:
Certes, il existe. Chacune des entreprises citées dans mes exemples aurait pu connaître la faillite, alors que, très franchement, la probabilité que cela arrive à une bonne valeur de rendement comme Colgate, me parait très faible.
Deux réponses à ce risque:
– la diversification (évidemment !)
– la gestion du rapport gain/risque: certes perdre sa mise est gênant, mais si on fait des gains à deux ou trois chiffres sur d’autres valeurs, la moyenne restera très honorable.
Les dividendes sont-ils éternels ?
Le raisonnement mathématique pur de l’accroissement du rendement des dividendes au fil des années est valable seulement si:
– la société augmente régulièrement ses dividendes
– la société continue de verser des dividendes…
Bien sûr, il y a des sociétés américaines qui versent des dividendes de manière continue depuis des décennies… Mais cela peut-il continuer indéfiniment ?
Il ne faut pas confondre actions et obligations… (encore que les obligations peuvent également perdre leur valeur…)
La leçon du Maître:
Que l’on aime ou que l’on n’aime pas, l’investisseur le plus célèbre et le plus rentable est bien Warren Buffet.
Sans rentrer dans les détails de sa vie, dans la première moitié de sa carrière, il s’est consacré essentiellement à l’achat de valeurs décôtées offrant des perspectives de croissance et non pas des dividendes.
Ce n’est que par la suite, lorsque son fond commençait à devenir tellement grand qu’il ne pouvait plus parier sur des valeurs de croissance sans racheter la société directement, qu’il s’est lancé dans une stratégie plus conservatrice en pariant sur (les bonnes) sociétés de rendement.
Pour un particulier, je pense qu’il est plus sage de s’inspirer de ses débuts, où sa rentabilité frisait l’indécence…
La possibilité de traiter sur plusieurs horizons de temps pour profiter des rebonds et limiter les crises:
Si je prend mon cas personnel, je traite aussi sur du moyen terme/court terme, à l’horizon de quelques mois à 2-3 ans.
Je peux faire en quelques mois du 20%/30% ou plus avec des valeurs décotées que j’accepterais de garder en porte-feuille bien plus longtemps si nécessaire. Par contre, lorsque le cours bondi en peu de temps, je ne peux pas laisser passer une telle occasion (sauf bien sûr sur des investissement de long terme où je vais viser davantage). Ce qui compte ici, c’est d’avoir un plan de trading clair et défini à l’avance pour éviter de se dire « ah ben ça a grimpé de 20% en 2 semaines, je devrais peut être vendre ? » alors qu’on avait comme cible initiale du +100%, mais sur deux ou trois années, parce qu’on avait également un stop loss à 50% de perte.
Cependant, dans l’agitation des marchés actuelle, ne vaut-il pas mieux profiter des violents rebonds plutôt que d’attendre des années, avec le risque que les cours chutent encore entre temps ? Mieux encore, n’est-il pas judicieux de tenter quelques trades shorts lorsque l’occasion se présente ?
L’investisseur en dividendes, quant à lui, est bloqué durablement et ne peut pas profiter des rebonds temporaires.
Attention, je ne dis pas qu’il faille faire du trading à tout va, (je parle ici de quelques positions par an…), mais qu‘il faut savoir prendre ses profits quand ils se présentent.
Par exemple, depuis le rebond de l’automne dernier, j’ai liquidé quelques positions ayant affiché de grosses progressions de l’ordre de 20% environ, tout en conservant d’autres pour du long terme. En cas de chute des marchés dans les mois à venir, je pourrais reprendre des positions sur des valorisations plus basses, tout en ayant fixé mon profit annuel sur une partie de mon porte-feuille et en respectant ma règle:
chaque euro investi doit rapporter au moins 10% (en fait, plutôt 20…) par année passée dans mon porte-feuille.
L’investisseur-dividendes lui se consolera avec quelques pourcents de gains, en se disant, « c’est dommage, j’avais du +20% en début d’année »…
Disons le tout de suite, le « buy and hold » ou l’investissement « dividendes » ne m’intéressent pas particulièrement.
Attention, non pas qu’elles ne m’appellent pas, au contraire.
Je trouve qu’il y a un côté reposant à se dire:
» Tous les ans, tous les trimestres ou tous les mois, j’achète pour telle somme d’actions de telle grosse société… Et j’attends des années, en recevant tranquillement des dividendes. Dans le doute, je prends aussi quelques obligations de qualité. Voilà, rendez-vous dans 20 ou 30 ans ».
Je ne dis pas que le raisonnement soit mauvais dans l’absolu. Effectivement, à partir du moment où l’on réalise un investissement lissé, que l’on achète des sociétés de qualité mais provisoirement décotées, que l’on se diversifie sainement et que l’on a beaucoup de temps devant soi, c’est une méthode qui fonctionne.
Les avantages sont évidents:
– peu de temps à consacrer aux investissements
– l’effet « boule de neige » est un phénomène très efficace pour s’enrichir
– peu de stress, à partir du moment où l’on suit son plan sans se soucier des soubresauts de la Bourse.
Mais je vois personnellement deux gros inconvénients:
– rendements médiocres (avoir, sur le long terme, des dividendes de l’ordre de 5% est déjà très bien… si on enlève l’inflation, on se retrouve avec une augmentation de la boule de neige très lente et à moins de disposer d’une somme déjà conséquente de l’ordre de la centaine de milliers d’euros dès le départ, on n’y gagne pas grand chose une fois l’inflation et les taxes déduites…)
– pour un investissement « de bon père de famille », combien de personnes « prudentes » supportent l’idée de perdre 50% de la valeur de porte-feuille (en 2008/2009 par exemple) bourrées d’actions soit disant sûres et défensives ?
L’investissement-trading:
Je vous le dis tout de suite, c’est ce que je pratique, mais si vous suivez mon blog, vous l’avez déjà compris !
Pour moi, il y a deux choses essentielles:
– connaître mon rapport gain/risque
– avoir un rapport gain/risque le plus élevé possible, et en moyenne autour de 2 au moins.
J’affirme (et je le sais par expérience), qu’investir intelligemment sur des sociétés présentant une réelle valeur au moment où elles sont décotées, avec un rapport gain/risque convenable et sur du moyen/long terme, apporte bien plus que 5% par an.
Je ne parle pas ici de faire du day trading, ni même du swing trading (même si je le pratique sur Forex notamment), mais bien d’acheter des actions avec un horizon d’un à plusieurs mois, voire années.
Les avantages de ce type d’investissement sont les mêmes que pour l’investissement « dividendes »:
– si on s’en tient à quelques trades dans l’année, le temps à y consacrer reste faible
– l’effet boule de neige fonctionne tout aussi bien avec des gains de trading qui s’accumulent
– si on suit un système clair incluant un money management adapté, le stress reste faible
De plus, j’ajoute deux autres avantages:
– on ne reste pas « bloqué » sur des actions particulières, que l’on garde en porte-feuille « à vie »
– on peut nettement dépasser le rendement de 5%, sur le long terme
Ma stratégie en résumé:
Je ne parle ici de ma méthode de trading sur Forex, mais seulement de ma stratégie « Bourse ».
En gros, je procède ainsi:
– je sélectionne des actions (ou des ETF) présentant un intérêt: soit une sous-valorisation évidente, soit une configuration graphique/technique prometteuse
– je me fixe un stop loss et une ou plusieurs cibles de profit, avec un rapport gain/risque voisin de 2.
– j’achète les actions (soit en plusieurs fois, avec un investissement progressif soit en une fois) et j’attends qu’un ordre se déclenche, en gain ou en profit. Peu importe le temps que cela mettra. Ma cible mentale est 10%/an de gain au MINIMUM. Attention, cela ne veut pas dire que je coupe dès que j’obtiens 10% de plus-value, mais que ma plus-value divisée par le nombre d’années d’investissement doit être au moins de 10%. C’est une grosse nuance, car parfois, il n’y a des occasions que certaines années.
Je procède ainsi en permanence, au fil des occasions qui se présente et de mes liquidités disponibles.
Je vais prendre deux exemples:
– un tracker sur le gaz naturel
– et une société que je suis depuis un bout de temps: Laramide Ressources Ltd.
(ETFS Natural Gas en données mensuelles, image en 988X657 pixels)
Une vue d’ensemble à plus long terme laisse penser à une appréciation beaucoup plus conséquente possible:
Pour moi, la sortie du long canal baissier avec un rétrécissement de la bande de Bollinger ne peut se faire que de manière explosive vers le haut. Vers le bas, c’est impossible, à moins de croire que le gaz naturel ne vaudra presque plus rien (car malgré la baisse des prix due aux techniques des shales gas, il y a une limite à la baisse !).
Je vois deux cibles cohérentes: la MM50 mensuelle et la fermeture du gap datant de fin 2008.
Je vais pas rentrer dans les détails du pourquoi et du comment de l’intérêt d’être acheteur ou non de cet ETFS, mais pour résumer voilà typiquement l’exemple d’un investissement à long terme, vu que nous sommes bien en données mensuelles.
Supposons un PRU de l’ordre de 0,20 € (donc relativement élevé, sachant que le cours actuel est vers 0,09 €…), une cible vers 0,40 € donnerait du +100%. Donc, même si elle n’était atteinte qu’en 2022, cela resterait du +10%/an.
J’ai pris volontairement l’exemple de cet ETFS puisque non seulement, il ne verse pas de dividendes, mais en plus il a des frais de gestion (de l’ordre de 0,49%/par an si ma mémoire est bonne) et un risque de contango (puisque l’Etf est basé sur des contrats futures). Bref, on pourrait donc dire qu’il a des dividendes négatifs, sachant que le graphique montre la valeur réelle, tous frais déduits.
Bref, c’est typiquement le genre de valeur qu’un investisseur long terme ne veut pas garder en porte-feuille trop longtemps ! Et pourtant, si on pense que le prix du gaz naturel américain risque à nouveau de grimper, ça peut rester une affaire intéressante. Une fois encore, je ne discute pas ici de l’intérêt d’investir dans le gaz naturel par ce biais, ce n’est qu’un exemple.
(données mensuelles, 992X649 pixels)
Second exemple: Laramide Ressources Ltd.
Il s’agit d’une société d’exploration minière spécialisée dans l’uranium (dont j’ai déjà parlé ici: )
Elle ne verse pas de dividendes et risque la dilution de ses actions en cas d’émissions de nouvelles actions pour renflouer ses caisses (peu probable si on pense qu’elle va pouvoir extraire des ressources de ses filons et qu’elle possède assez de cash pour tenir jusqu’à là…).
Nous sommes tout de même dans une configuration meilleure que pour l’ETFS sur le gaz naturel, puisqu’au moins, il n’y a ni frais de gestion ni contango. Et sait-on jamais, peut-être versera-t-elle un jour quelques dividendes, même si cela me semble peu probable.
Si vous vous rappelez de mon article précédent sur Laramide, vous vous souvenez que mon trade initial était une entrée sur 1,01$ et une première cible vers 2,50 $.
Pour simplifier, nous allons supposer une entrée à 1$, une cible à 2$ et un stop loss à 0,50 $. Il y a mille manière de fixer un trade, ce qui compte c’est qu’il ait un rapport gain/risque correct.
Dans notre cas, le prix a failli toucher le stop loss, avant de rebondir. Le rebond est toujours en cours d’ailleurs, comme le montre le graphique suivant.
(Graphique en données hebdo. de 831X665 pixels)
Nous sommes actuellement à +40% de bénéfices, ce qui est largement rentable. Il ne faut cependant pas clôturer maintenant (à moins bien sûr d’un événement imprévisible et catastrophique, comme une centrale nucléaire qui explose quelque part, qui mettrait fin à toute possibilité de rebond des valeurs liés à l’uranium pendant quelques temps).
Pourquoi ?
Pour trois raisons:
– il faut se tenir à son plan de trading initial, sinon on fausse le rapport gain/risque et on ouvre la porte à l’envie de faire n’importe quoi dans des trades ultérieurs
– je préfère 80% en deux ans que 40% en un an. Je préfère même 80% en 4 ans que 40% en un. Ce qui compte, c’est d’avoir un rendement moyen le plus élevé possible, pas de faire d’occasionnels « coups d’éclats ».
– les raisons qui ont provoqué la prise du trade initiale sont toujours valables.
Se focaliser sur le rendement annuel moyen et non pas sur la durée d’un trade:
Pour résumer:
– soit je prend des trades uniques avec une entrée, une cible, un stop loss et un rapport gain/risque correct. En fonction de l’évolution du trade, du contexte boursier et de la société, je me fixe éventuellement un stop loss sur l’entrée si les critères techniques me le permettent. J’attends que le trade soit clôturé d’une manière ou d’une autre.
– soit je procède par un investissement progressif, avec un stop loss très éloigné (voir pas de stop loss si je calcule mon risque avec une perte totale de l’investissement et que le rapport gain/risque reste néanmoins correct), mais également une cible de profit éloignée. J’utilise l’enveloppe que je me suis fixé pour optimiser mon PRU. Si je n’utilise pas mon enveloppe et que je peux fixer un stop loss de protection correspondant au moins à 10% de gain par année de durée du trade, je le fais et j’investis le reste de mon enveloppe dans d’autres trades. J’attends que mon trade se termine par une atteinte de mes objectifs ou une sortie sur stop loss de protection.
Dans tous les cas, je m’intéresse à ce qu’un trade donné m’a apporté.
Par exemple, si j’investis 2000 € dans une action, je regarde à la clôture du trade, combien j’ai gagné et sur quelle durée. Cela me permet de connaître mon rendement annuel moyen.
Autrement dit, je suis en permanence investi sur quelque chose, et je clôture au fur et à mesure.
Ce que je dois éviter, c’est de garder des liquidités trop longtemps, puisque cela fait chuter le rendement moyen de l’ensemble de mon porte-feuille (par exemple, si je gagne 10% par an avec mes 2000 € investi de tout à l’heure, et que je garde 18 000 euros en liquidités, le rendement total de mon portefeuille ne sera que de 1% par an seulement !)
Garder des liquidité, cela ne m’arrive presque jamais, car comme j’achète sur du moyen/long terme, je suis en permanence investi, à la hausse ou à la baisse avec des trackers short ou des trackers de volatilité et je ne dénoue mes positions que sur atteinte de mes objectifs (avec néanmoins quelques stop loss et des pertes, mais c’est très rare). De plus, comme je l’expliquais ici, j’utilise une part importante de mes liquidités sur le forex avec des stratégies « neutres par rapport au marché boursier », essentiellement sur du swing trading sur quelques jours/semaines.
Bien sûr, la combinaison bourse/forex est peut-être peu répandue (mais après tout, je suis bien un investisseur (très) particulier, non ?) et pour éviter de consacrer trop de temps au trading (ceci dit, je n’y consacre guère plus d’une heure par jour, sans compter évidement les articles que je peux écrire), on peut très bien se contenter de suivre quelques actions sur des graphiques hebdomadaires et investir à long terme avec la stratégie décrite précédemment.
Bons investissements, et n’oubliez pas que vous êtes responsables de votre propre argent. Mes articles ne visent pas à conseiller tel ou tel investissement, mais à vous montrer l’intérêt de suivre VOTRE stratégie.
Je vous mets ici ma traduction des parties les plus intéressantes:
Eurex va proposer de nouveaux Futures sur la dette française:
Lancement le 16 avril 2012.
Le marché international des dérivés Eurex Exchange a annoncé aujourd’hui qu’il allait lancé un nouveau contrat Future sur les taux d’intérêt des obligations d’état à long terme émis par la République française (Obligations Assimilables du Trésort – OAT) le 16 avril 2012. […]
Les nouveaux contrats Futures sont structurés de manière similaire aux futures sur Euro-Bund, offrant aux participants un instrument de couverture adapté […] sur les obligations à 10 ans gouvernementaux. […] Le coupon sera de 6% et la valeur du contrat de 100 000 euros. La cotation minimale sera fixée à 0.01 % (10 euros par tick) – comme les cotations minimales des futures sur Euro6bund et Euro-BTP. Les heures de transactions iront de 8:00 à 19:00 CET.
Tant du côté des acheteurs que des vendeurs, des sociétés ont signifiés leur intérêt pour ce nouveau contrat. Eurex va donc proposer un programme de teneur du marché (market making) pour assurer suffisamment de liquidité. De nombreux acteurs, y compris Barclays et Morgan Stanley, ont déjà indiqués leur intérêt pour tenir le marché. […]
Je vous mets maintenant ma traduction en clair:
On vous mets un contrat spéculatif accessible facilement, qu’on peut acheter mais aussi vendre à découvert. Et pour être sûr que ça attire du monde, on va le mettre juste avant les élections françaises.
En passant, on vous propose un super instrument spéculatif où les grandes banques et autres hedge funds internationaux vont pouvoir lancer des bonnes attaques contre la dette française… Quand la crise grecque aura touché d’autres pays, faudra bien taper sur des pays plus intéressants…
Après on me dit que la finance est régulée et « qu’elle permet d’aider au développement de l’économie ». Laissez-moi rire.
Ceci dit, comme il ne faut jamais voir les choses avec un seul regard, rien n’empêche les taux de baisser encore d’avantage et pendant des années (le taux des obligations à 10 ans du Japon est à 1% en ce jour)… Après tout, les banques centrales font leur boulot.
Les taux et la dette française en images:
Comme quelques graphiques valent souvent bien mieux qu’un long discours, je vous laisse regarder ces quelques données…
En passant, mon côté chartiste ne peut pas s’empêcher de remarquer l’émergence d’une figure en « tête et épaules » sur les CDS français.. Ce qui, si la figure se concrétise, serait plutôt très bon signe.
Je rappelle que plus les CDS sont élevés et plus les investisseurs ont « peur » de placer leur argent en dettes… Et vice-versa évidemment !
(source: Bloomberg)
Et enfin, une petite vidéo pour terminer… et partir en week-end l’esprit tranquille…
Arnaques / scam . Mise à jour d'une page qui a 15 ans, et rien n'a changé (ou en pire !) Réfléchissez, renseignez vous et apprenez pour éviter les pièges #scam
Livret A : le plafond pourrait passer de 22 950 à 30 000 €. Officiellement pour financer la transition écologique, mais en réalité le plafond n'a jamais suivi l'inflation depuis 2013 (+20 % selon l'INSEE). À prix constants,il devrait déjà être à 27 600 € https://share.google/xafZAzd0vq49ebEMN
Commentaires récents