Deux ans et demi avec Degiro : le bilan

Cet article fait suite à celui-ci: http://www.investisseur-particulier.fr/de-giro-un-nouveau-venu-parmi-les-courtiers-en-ligne-low-cost-casse-les-prix

Après deux ans et demi, il m’a semblé être utile de faire un petit point, avec le recul permis par cette période de temps relativement conséquente.

 

Cet article, comme tout le contenu de mon site, n’engage que moi et n’exprime donc que mon avis personnel, ne consiste donc aucunement en un conseil ou une incitation quelconque.

Je ne touche pas de commission, n’ai pas de partenariat ou quoi que ce soit d’autre.

Je ne tire pas mes ressources d’internet. Et très franchement, quand je vois le nombre de sollicitations que je reçois, et que je lis certains blogs, je pense sincèrement que tout le monde ne réfléchit pas comme moi…

Ceci dit, revenons en au sujet d’aujourd’hui.

J’ai ouvert un compte « pour voir » chez Degiro en été 2014. Voici mes impressions.

Les points positifs:

  • Un site accessible, sans problème de connexion. Je n’ai jamais eu de soucis avec la plateforme. Je n’y passe pas beaucoup de temps dessus, mais c’est tout de même un point à signaler.
  • Une plateforme de passation d’ordre convenable. L’ergonomie me semble correcte, pas de complexité inutile. Tout me semble clair.
  • Les dividendes perçus apparaissent clairement, par date et par devise.
  • J’ai à plusieurs fois posé des questions, parfois assez techniques, par mail à Degiro. A chaque fois, j’ai eu une réponse convenable en quelques heures ou le lendemain au maximum. Quand cela n’était pas suffisamment précis, en redemandant, j’ai eu tous les détails avec des exemples concrets que je voulais, y compris sur des questions très techniques qui demandaient donc une certaine compétence de la part de mon interlocuteur.
  • Les prix ! Evidemment, ils sont imbattables au point où ils deviennent négligeables. Certaines places étrangères restent certes plus chères, mais beaucoup moins que chez d’autres courtiers. Même en comptant les frais de détention (même s’ils ne sont pas considérés ainsi, cela revient au même). A partir du moment où on possède une action sur une bourse étrangère ou que l’on fait une transaction, à l’achat ou à la vente dans l’année, on doit les payer, mais ils restent très négligeable (2,50 € par an et par Bourse, hors Euronext Paris et Bruxelles pour un français).
  • Une transaction (achat ou vente) sur une liste d’ETF gratuite. Vous pouvez même acheter 1 ETF à 2 centimes si vous le voulez. C’est assez pratique pour constituer des petites lignes de diversification, et puis c’est toujours ça d’économisé. Evidemment, il s’agit là d’une offre promotionnelle qui pourrait s’arrêter à tout moment…

Les points négatifs:

  • Promesses, promesses, chantait Dalida. Il est clair que Degiro annonce beaucoup de choses, mais ne fait finalement pas grand chose. On peut citer les promesses de gérer les IFU et le PEA. Cela revient tel un serpent de mer. Il semblerait que pour ce dernier cas cela ne devrait plus tarder… Il y avait aussi au départ la « future » possibilité d’acheter des fractions de titres. Je n’en voyais pas l’intérêt à titre personnel, mais j’imagine que d’acheter des demi-actions d’Apple ou d’Alphabet (Google) peut intéresser des petits investisseurs. A ma connaissance, ce n’est toujours pas possible. Soit le service commercial subi les décisions hâtives, techniquement difficiles à mettre en place, soit l’équipe est quelque peu dépassée par le succès et ne gère que l’essentiel. Dans tous les cas, je trouve cette attitude dommageable. Après, ce n’est pas la seule entreprise qui promet des choses « bientôt ».
  • Les IFU ne sont pas gérés. Le relevé annuel fait peine à voir, car seules les opérations sont reportées. De plus, il y a des erreurs dans les cas particuliers. Par exemple, ma position Vereit (ex-ARCP, qui a changé des noms suite à un scandale comptable) m’a été compté comme perte de cessions. Degiro a traité le changement de nom ainsi: toute ma ligne d’ARCP a été vendue et l’équivalent a été racheté en Vereit. Le prix de la vente d’ARCP a été comptée comme pertes, comme si la société avait été radié de la Bourse suite à une faillite, ce qui est évidemment fiscalement totalement faux. Il faut donc tout faire à la main. Pour des petits portefeuilles, ce n’est pas très grave, mais pour quelqu’un ayant des centaines de lignes, cela peut s’avérer fastidieux. Remarquez que d’autres courtiers publient des IFU avec des erreurs, qu’il faut de toute manière vérifier…
  • Les dividendes étrangers sont taxés fortement et la mise en place de l’application des conventions fiscales a mis du temps à se faire. Par exemple, les dividendes US subissaient une retenue fiscale à plein pot à 30 (ou 35% je ne suis plus certain, mais ce n’est pas essentiel dans mon propos) avant de passer à 15% comme il se doit pour un particulier français. Comme il s’agissait de petites sommes, je ne m’en suis pas soucié, mais s’il y avaient eu plusieurs milliers de dollars en jeu, l’histoire aurait été différente. De même, j’ai une position sur TNH, qui est un MLP (disons pour simplifier qu’il s’agit d’une action taxée de manière complexe aux USA, mais qui paie en général un fort dividende), qui a été taxée à 39.6% puis soudainement à 15%. En principe, il faut faire une déclaration spécifique à l’administration US, car à défaut, on est taxé au maximum donc à 39.6%. Etant donné qu’il s’agissait de petites sommes, je ne me suis pas embêté. Je ne sais donc pas d’où sortent ces 15%, qui correspondent au traitement des dividendes US classiques. J’ai aussi des actions norvégiennes et anglaises dont les retenues à la source sont traitées correctement.
  • Mes actions de Statoil, achetées sur OMX Stockholm où je prends en général toutes les actions scandinaves pour regrouper également les frais (j’avais également du Nordea par exemple), a été transférée sur OMX Oslo fin décembre. Juste avant de payer les frais annuels… Certes, j’ai été informé par e-mail dix jours avant et cela ne fait que 2.50 € de plus, mais j’ai trouvé le procédé cavalier (mais je chipote vu les petites sommes en jeu).
  • Le PRU n’apparaît nulle part. Il n’y a qu’une ligne qui se termine avec « résultat » qui combine tout ce qui a été fait depuis l’acquisition des actions. C’est à dire si vous achetez puis revendez avec une plus-value, puis racheter une deuxième fois un peu plus tard, la plus-value précédente est intégrée dans le total… Cela rend la lecture peut aisée, d’autant plus que la valorisation est en temps réel et change donc en continue pendant les heures d’ouverture de la Bourse…

Extrait du rapport annuel 2015 (la première ligne correspond à ARCP/Vereit). Ça et un récapitulatif des gains et pertes de cessions et c’est tout ce que vous aurez pour remplir votre feuille d’imposition…

En conclusion…

Bien que la liste des points négatifs soit plus longue que celle des points positifs, je suis assez satisfait des services de DEGIRO. Certes, nous sommes devant du low cost, il ne faut pas donc s’attendre à des miracles. Mais parfois le low cost, bien réalisé, vaut largement des services payants et chers. Et au final, ce que j’attends d’un courtier, c’est avant tout de  me permettre d’accéder à diverses places boursières sans trop grignoter mes plus-values…

Personnellement, j’attends encore les IFU (et le PEA, qui garanti en quelque sorte la bonne collaboration avec l’administration française) pour investir normalement, avec des sommes beaucoup plus conséquentes, avec Degiro.

Je suis assez satisfait de leurs services, notamment parce qu’il y a des coûts très réduits et que le service client est compétent… Et surtout, que je n’ai jamais été exigeant sur les apparences…

Après, comme toujours, je ne mets jamais tous mes œufs dans le même panier…

Et bien entendu, chacun est libre de faire comme il l’entend avec ses investissements…

 

Remarque: je n’utilise que des actions. Ce que je dis ici ne concerne donc ni CFD, ni turbos ou autres produits dérivés. J’ai un compte « basic ».

Investir dans le secteur bancaire en 2016 – les exemples du Crédit Agricole et de Nordea -(2ème partie: Nordea)

logo_nordea et CA

Remarque importante: je comptais publier cet article dans la foulée de la première partie sur le Crédit Agricole. Je n’ai quasiment pas eu le temps de m’occuper de ce blog depuis l’été dernier, et il est passé à la trappe en restant inachevé, de peu, mais inachevé tout de même. 

Etant donné qu’il s’agit d’un article pédagogique sur la manière de voir l’investissement, j’ai décidé de le publier tout de même, du point de vue estival.

Connaissant l’évolution des cours depuis cette date, j’ai donc ajouté une partie sur l’évolution réelle.

 

Après le vote du Brexit, pendant la déroute des bancaires, Nordea s’est contenté de suivre le mouvement général des Marchés, en décrochant d’un peu plus de 8%.

Cela signifie donc que le marché ne considère pas que Nordea soit particulièrement à risque, quand on compare aux -20% de certaines autres banques…

Au niveau graphique:

  • Un de mes signal d’entrée, à savoir une clôture mensuelle sous le retracement de 61% de Fibonacci a été validé fin juin.
  • Écartement vers le bas des Bollinger, laissant de la place à une chute
  • Aucune divergence haussière du RSI, mais il se retrouve au même niveau que lors des derniers plus bas de 2012
  • Passage sous la MME50 depuis plusieurs mois déjà
  • Volume plutôt en baisse, ce qui peut indiquer un épuisement du mouvement de chute, mais les différences de volumes ne sont pas très nettes.

L’ensemble n’est pas très encourageant, mais au moins l’action a déjà baissé significativement. Cela se jouera donc sur les fondamentaux.

Nordea_mensuel_juillet 2016

Les fondamentaux:

(source: Financial Times)

Nordea_assets

La dette est relativement élevée, d’ailleurs, il y a eu récemment beaucoup de rumeurs sur des problèmes de refinancement. Et on a vu avec l’exemple islandais, que les pays scandinaves étaient sans doute capables de lâcher une banque dans la tourmente. Ceci dit, Nordea est une des principales banques nordiques et est classée dans les « too big to fail » pour ces pays.

Nordea_cash

Au niveau du cash flow, Nordea se maintient tant bien que mal.

Nordea_Revenues

Le ROA est proche de zéro ce qui prouve que l’entreprise se maintient difficilement à flot, mais le ROE est honorable et indique que l’argent investi (donc aussi par les actionnaires) est plutôt utilisé efficacement. On voit d’ailleurs également une augmentation constante et régulière des profits nets.

Nordea_cash flow

Nordea_Growth-dividend

En général, on peut voir que la gestion financière met l’accent sur la régularité. Le payout ratio est cependant assez élevé, ce qui signifie que trois quarts des profits repartent pour les actionnaires. Ceci dit, au moins les choses sont claires et les actionnaires semblent bien traitées. Evidemment, l’inconvénient est que cela réduit d’autant la marge de manœuvre en cas de difficultés passagères.

Le ratio Tier 1 est plutôt bon pour une banque, à savoir 18,9 au Q2.

En conclusion, même si je ne fais que survoler les chiffres, on peut quand même en dégager les efforts réalisés par Nordea pour offrir des garanties, une stabilité et un peu de croissance. Toutes ces caractéristiques qui plaisent dans toutes les entreprises, mais encore davantage pour une banque.

Pour un prix autour de 70 SEK, l’entrée sur la valeur peut donc être sereinement envisagée.

Pour ceux qui veulent lire plus en détail la dernière publication financière:

  (Nordea) Interim Management Statement Third Quarter 2016 (4,8 MiB, 361 hits)

source: https://www.nordea.com/en/investor-relations/reports-and-presentations/latest-interim-results/

Cinq mois plus tard…

Le brouillon de cet article ayant été écrit en été, il s’est passé bien des choses depuis…

A titre personnel, je suis entré sur la valeur le 28/06/2016 à 70,15 SEK et ressorti le 6/10/2016 à 89,95 SEK, pour un profit de l’ordre de +23% en environ trois mois.

J’ai longtemps hésité à garder la moitié de la position, mais je me suis décidé à tout vendre pour plusieurs raisons:

  • à la base, ce n’était que du swing trading pour moi; je déteste garder des banques durablement en portefeuille, car je ne comprends pas tout ce qui touche au shadow banking, n’étant pas dans le cercle des initiés. Tant qu’il n’y aura pas de lois claires sur la séparations des banques d’investissements et de détails, je garderais cette méfiance naturelle.
  • un de mes signaux de sorties favoris s’est déclenché : à savoir le dépassement de la MME50 sur graphique mensuel, avec en prime, un niveau de Fibo (38%) qui correspond aussi à une ancienne ligne de support datant de fin 2015
  • le cours a explosé en quasi ligne droite

Evidemment, en regardant la poursuite de l’évolution des cours depuis cette date, je pourrais regretter mon choix, en me disant qu’il est tout à fait possible que le cours touche les 110 SEK par exemple, mais il ne faut jamais avoir de regrets en trading !

Effectivement, une valeur qui semble « sûre » (pour une bancaire !) avec une dynamique retrouvée et des cours qui s’envolent, mérite réflexion pour la garder au moins en partie en portefeuille.

Mon raisonnement est plutôt le suivant: +23% en trois mois sur une action que je ne souhaite pas garder en portefeuille trop longtemps, cela me parait correct. « Un tient vaut mieux que deux tu l’auras  » ! Evidemment, il y a d’autres manières de raisonner avec d’autres types de sortie, mais peu importe, j’ai suivi mon plan de trading initial…

nordea_mensuel_novembre2016

Si on compare avec le cours du Crédit Agricole, on peut voir que:

  • le 28 juin dernier, CA cotait vers 7,50 € (pendant que Nordea était vers 70 SEK)
  • à la date de ma sortie du 6/10/2016, le CA était à 9,11 € (pour un Nordea à 90 SEK, +23% donc). Le trade sur CA m’aurait fait gagné 21,5 %.
  • hier, à la clôture du 25/11/2016, le CA est à 10,83 € (et Nordea à 97,30 SEK). Si j’avais gardé ma position, le trade sur CA serait à +44,4% et celui sur Nordea à +39%

(Je ne prend pas en compte l’effet de change, qui était plutôt défavorable à Nordea dans la période considérée – en passant vous pouvez voir que je suis long sur la couronne suédoise en ce moment…)

eur-sek_daily_26-11-2016

On peut en conclure plusieurs choses:

  • il ne sert à rien de rentrer trop dans les détails des chiffres (surtout que le travail que demande une analyse fondamentale solide est phénoménal), c’est surtout les mouvements du marché dans son ensemble ou du moins d’un secteur, qui priment (pour du trading, pas de l’investissement buy&hold évidemment !)
  • comme on peut jamais prévoir la durée d’un trade de ce type (les cours auraient pu très bien faire du yoyo pendant des mois et des mois), autant parier sur des entreprises qui ne risquent (pas trop) de voir leur cours s’écrouler du jour au lendemain et de tout de même regarder un peu les chiffres
  • le seul moyen de faire du profit en Bourse, c’est d’être à un moment dans le marché. Et pour cela, peut importe la méthode, tant qu’elle est logique et que la suit !
  • comme parfois, on se trompe, qu’aucun système n’est parfait, le mieux est de se diversifier intelligemment, y compris au niveau des méthodes de trading.

Bons investissements !

Disclaimer: cet article donne des exemples à titre purement pédagogiques et ne vise en rien à promouvoir telle ou telle société. Chacun est libre de faire ses propres investissements et de prendre ses propres responsabilités !

Investissement gagnant, investissement perdant : l’exemple de Tesco

gagnant_perdant

Quelle que soit la méthode d’investissement ou de trading que l’on suit, il y a forcément toujours des gagnants et des perdants.

A posteriori, on peut être tenter de dire « si j’avais su, j’aurais … »

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Investir dans le secteur bancaire en 2016 – les exemples du Crédit Agricole et de Nordea -(1ère partie: Crédit Agricole)

logo_nordea et CA

Comme je vous le disais dans cet article  : http://www.investisseur-particulier.fr/investir-dans-le-secteur-bancaire-en-2016 , nous allons prendre l’exemple de deux banques pour voir s’il est judicieux d’y investir.

Après la forte chute du secteur bancaire suite au Brexit, nous avons même une très bonne occasion.

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Brexit, et alors ?

london-has-fallen

(source: film « London has fallen »)

 

Suspens. Surprises. Rebondissements. Sondages, estimations. Et finalement, en pleine nuit, on apprend que ça y est, les anglais ont choisi de sortir de l’UE.

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Comment investir dans les matières premières ?

matières premières antiquité

Le prix des matières premières a lourdement chuté ces dernières années, enfonçant pour la plupart des cas les plus bas de la crise en 2009… J’espère ne rien vous apprendre sur ce sujet.

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Investir dans le secteur bancaire en 2016

banque-hold-up

Nul besoin de faire un braquage pour s’enrichir avec les banques, mais il faut avouer que cela reste un secteur risqué.

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Faire sa comptabilité simplement avec Buddi

On ne peut pas gagner de l’argent si on ne sait pas de combien on dispose ! Vouloir gérer ses finances personnelles, et à plus forte raison ses investissements sans tenir un minimum une comptabilité sérieuse n’est pas réaliste.

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Faut-il investir sur les valeurs de la presse écrite ?

presse ecrite 1609

(« Relation », premier hebdomadaire reconnu – Strasbourg 1609)

 

Après avoir jeté un coup d’œil sur les résultats plutôt encourageants d’ADLP Partner (voir ici) et un rapide coup d’œil sur les cours boursiers, j’ai hésité à rentrer sur la valeur.

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Ma stratégie de trading actuelle expliquée avec des exemples – partie 3 et conclusion – les divergences

secret

Après une longue pause sur ce site (et oui, j’ai une vie privée aussi !), je termine ma petite série d’articles sur le Forex, avec un bilan de l’exemple du trade sur l’AUD/JPY et quelques précisions sur les divergences. Continuer la lectureMa stratégie de trading actuelle expliquée avec des exemples – partie 3 et conclusion – les divergences →