Transférer et acheter des cryptomonnaies – Ethereum, WOZX, MetaMask et Uniswap v2

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Comme je le disais dans l’article précédent, je suis entrain de me documenter sérieusement sur l’univers passionnant des cryptomonnaies.

Rien ne valant mieux que l’expérience personnelle, je procède en testant.

D’ailleurs, si vous voulez tester un transfert de n’importe quelle crypto compatible avec ERC-20 (basé sur l’ETH donc) vers mon wallet test et me témoigner votre intérêt pour cette page, n’hésitez pas à tester avec cette adresse:

0x4841309dce10281d72dcb9bb9245640706adcd26

ou en flashant ce QR code:

Je propose ce moyen de paiement “coup de pouce” non pas parce que je veux, tout d’un coup après des années, monétiser ce site qui a pour vocation de rester à tout jamais gratuit et à aider les particuliers à ne pas se faire avoir dans le monde impitoyable de l’investissement, mais car j’aimerai réellement tester ces moyens. Accessoirement, je compte faire grossir ce portefeuille, exclusivement avec l’investissement en cryptomonnaies, sans ambition autre que de partager l’expérience. Si parmi vous quelqu’un a quelques Bitcoins ou Ethereum dont il ne sait pas quoi faire après être devenu millionnaire, qu’il n’hésite pas à en mettre un paquet, sinon même avec une somme de quelques centimes, ça sera une autre manière de soutenir ce site, qui me coûte chaque année en frais d’hébergement, sans aucun retour si ce n’est la sensation que cela contribue à mon karma. J’en profite aussi pour préciser qu’aucun des services cité ici n’a de lien commercial avec moi. J’ai simplement cherché sur internet ce qui semblait être valable !

Cette parenthèse étant faite, voilà donc la suite de ce (plutôt long) article consacré aux cryptomonnaies !

Il me semble que deux grandes limites de l’adoption des cryptomonnaies sont:

  • la complexité des procédures (même si des efforts ont été faits, cela reste un “truc de geek”)
  • le manque de transparence des frais et des risques

Après avoir acheté des bitcoins sur une plateforme “grand public” (Kraken), j’ai voulu en apprendre plus.

J’ai cherché un token rare et compliqué à acquérir, histoire de bien voir ce que ça pouvait donner dans des conditions extrêmes. C’est totalement déconseillé pour un débutant, mais en même temps, j’aime bien voir la limite de difficulté tout de suite, plutôt que de l’apprendre beaucoup trop tard, autant savoir à quoi on s’expose dès le début.

Je suis tombé sur un token ERC-20 (basé sur la chaine Ethereum donc, qui est le challenger actuellement en tête face au Bitcoin) dont le projet présentait un intérêt à long terme.

En effet, ce n’est pas parce que je voulais tester, quitte à tout perdre (ce sont des frais d’apprentissage, bien plus efficace que de prendre des cours à mon avis), que je ne vais pas m’empêcher de raisonner en investisseur !

J’ai donc choisi le WOZX de la société Efforce, qui veut “révolutionner le marché des énergies vertes”. Certes, comme tant d’autres, mais si cette société n’a encore rien fait de concret à part émettre des tokens, elle se sert de l’image de Steve Wozniak qui soutient le projet (vous savez, le cofondateur d’une petite entreprise devenue grosse: Apple). Je ne suis pas entrain de vous dire que ce projet est top et que le WOZX va devenir le nouveau Bitcoin de 2030, mais en tout cas, je préfère autant en acheter plutôt qu’un des milliers de “shitcoins” (bien nommés en général) qui pullulent. De plus, il répondait à mes critères de complexité pour un débutant dans les cryptos.

Et en plus, on ne sait jamais, sa valeur peut très bien être décuplé à un moment donné, ça me paiera le temps que j’ai passé sur cet article !

1. La sécurité des fonds

Les “échanges” ne sont pas des courtiers, ni des portefeuilles (wallet) sécurisés ni encore moins un moyen de stockage à long terme. Ils sont, comme le nom l’indique, un moyen d’échanger une devise contre une autre. Comme pour le Forex vous me direz, à ceci près qu’il n’y a pas de véritable régulation, et que l’on se trouve au même niveau qu’au début du Far West du Forex. De la même manière, il valait mieux ouvrir un compte chez un “gros courtier” plutôt qu’une obscure plateforme perdue quelque part aux Seychelles ou à Hong Kong (pour ne citer que ceux-là). Je ne vais pas passer en revue ici les possibilités, mais dans tous les cas, il me semble risqué de laisser ses cryptomonnaies sur un échange, quel qu’il soit.

Il existe2 solutions majeures pour sécuriser ses fonds:

  • les hard wallets, qui reposent sur du matériel physique déconnecté d’internet (et donc sécurisés au mieux)
  • le reste : hot wallets, etc.

Un bon article résumant tout ceci se trouve chez Cryptoast (il me semble qu’il s’agit d’un site bourré de liens sponsorisés, donc leurs conseils sont à prendre avec des pincettes, mais les articles de fond m’ont l’air tout à fait sérieux).

En ce qui me concerne, je ne me vois pas investir sérieusement dans des cryptomonnaies sans un hard wallet sécurisé.

Mais en attendant, pour faire mes tests et comprendre le principe, j’ai essayé My Crypto, qui me semble offrir de bonnes sécurité si on suit à la lettre les méthodes de sécurisation les plus sérieuses (mais cela pourrait faire un article entièrement consacré à ce sujet compliqué).

Au final, j’ai opté pour MetaMask, un plugin de navigateur (c’est beaucoup moins sécurisé, mais je vais expliquer plus loin pourquoi ce choix semblait s’imposer…).

2. Acheter des Bitcoins, c’est facile, acheter du WOZX, c’est compliqué !

Pour commencer, le WOZX ne se trouve (à l’heure actuelle) que sur 4 échanges (source: https://www.coingecko.com/en/coins/efforce )

(données au 21/12/2020)

La société Efforce a introduit son token sur HBTC, puis sur Bithumb Global et clame que ce sont les seuls à être habilité à en fournir.

J’ai exclu Indodax, parce que je maîtrise mal la roupie, et un échange non soutenu par Efforce ne m’inspire pas.

Bithumb Global a des frais importants sur les transferts et globalement, leur site m’a donné mal au crâne.

J’ai donc ouvert un compte chez HBTC. En 10 minutes, juste en donnant mon adresse mail. Apparemment, pour faire des retraits, il faut passer par le NYC avec vérification d’une carte d’identité, sauf qu’il est indiqué quelque part que s’il n’y a pas de vérification de faite, la limite de retrait est juste abaissée (je n’ai pas réussi à retrouver l’information en rédigeant cet article, c’est pour vous donner une idée de ce que je pense de ce site). Bref, chez HBTC, tout est possible, des ETF à leviers, etc. Très franchement, c’est exactement la même chose que les vieux brokers douteux sur Forex d’il y a quelques années… Bref, une brève tentative de discuter en chat avec un conseillé dont la moitié était incompréhensible et dont l’option “afficher l’original” était en un idiogramme asiatique inconnu m’a convaincu que non.

Je ne comprend pas pourquoi Efforce a fait son lancement sur ces deux plateformes, mais deux hypothèses me viennent à l’esprit: 1. ils n’ont pas assez de contacts/ de soutien pour convaincre des grosses plateformes, 2. ils testent leur token en attendant de faire une vraie diffusion. Tant mieux pour les early birds.

Il reste donc Uniswap v2. Cette échange est un peu différent, en ce sens qu’il s’agit surtout d’une place de marché publique et décentralisée (enfin, plus que les plateformes centralisées citées plus haut en tout cas). Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais il n’y a pas de risque particuliers si on prend la peine de bien vérifier ce que l’on achète (n’importe qui peut proposer un token bidon ou faire circuler des faux WOZX) en utilisant notamment le numéro du contrat d’Efforce (source: Coingecko) à savoir : 0x34950ff2b487d9e5282c5ab342d08a2f712eb79f

Toute la difficulté d’Uniswap est qu’il s’agit tout de même d’une plateforme brute de décoffrage, absolument peu claire pour un débutant.

Pour faire une transaction sur Uniswap, il faut lier un wallet. Comme My Crypto n’est pas dans la liste proposée, je me décide de créer un wallet MetaMask. C’est assez facile, il faut sécuriser avec une liste de 12 mots et mon navigateur secondaire que j’utilise, Brave, est dans la liste proposée, ce qui tombe bien. Il faut évidement sécuriser cette liste d’une manière physique (un papier, une gravure…).

3. Les étapes pour acheter un token WOZX

Après avoir choisi les différents intervenants, je vais vous résumer mon parcours (du combattant !) pour avoir mes (pas forcément précieux) tokens !

1ère étape: Acheter des ETHereum sur Kraken

Voilà une étape facile. Remarquez en passant qu’il y a 0,19 € de frais.

J’ai donc acheté 0.25 ETH pour 126,07 € (126,26 € avec les frais) qui se sont transformés en 0.25 ETH. Notez que la transaction semble s’être faite en deux parties: 0.245 ETH puis 0,005 ETH.

Notez que cela n’est pas hyper clair, mais on s’y retrouve avec l’horodatage.

2ème étape: envoyer mes ETH sur mon wallet MetaMask

Il faut tout d’abord ajouter l’adresse de retrait (c’est à dire correspondant à mon wallet crée par MetaMask) SANS SE TROMPER (par un copier/coller en vérifiant à deux reprises !) car sinon les fonds sont perdus en cliquant sur “ajouter l’adresse”, puis saisir le montant (en ETH donc).

On remarque qu’il y a des frais de 0,005 ETH (qui correspondent à 2,52 € à ce moment).

Donc mes 126,26 € du début ne font plus que 123,74 € soit 0,245 ETH.

3ème étape: Lier mon wallet MetaMask à Uniswap v2 pour convertir mes ETH en WOZX

Il suffit de cliquer sur “connect Wallet” et de choisir le bon à savoir “Metamask” (sur mon image, on me propose “Install Metamask” car j’ai utilisé un navigateur non relié à MetaMask pour rédiger cet article).

4ème étape: Convertir des ETH en WOZX

J’ai choisi d’acheter 50 WOZX, ce qui se converti en 0,13293 ETH au cours du moment. Remarquez qu’il y a également 0,026831 ETH de frais de transaction (nommé “gas fee” pour toutes les transactions sur le réseau d’Ethereum). Ce qui fait tout de même 16 $ (!!!). Donc au final, cela m’a coûté 0,159761 ETH !

On peut voir par ailleurs ma transaction (j’ai caché les adresses publiques, même si c’est sans doute une précaution inutile).

Il ne me reste donc plus que 0,0928 ETH et 50 WOZX, ce qui au cours du moment (sachant que les deux cryptos ont déjà variés…) représente 139.32 $ soit avec un dollar à 1,22 € cela nous fait 114,20 € qu’il me reste de mes 126,6 € de toute à l’heure.

Notez qu’il vaut mieux calculer en dollars directement, car cela complique les estimations en passant par l’euro (pas de chance, je vis en zone euro!).

Ceci dit, si on prend en compte les 16$ de frais de “gas” lors de l’échange ETH/WOZX, on devrait avoir mois que cela (126,60-114,20=12,4 € ce qui fait seulement 15,13 $). Où est passé la différence ?

Apparemment, les frais d’une transaction ne sont que des estimations, puisque cela dépend de l’encombrement du réseau à un instant T et de la vitesse de confirmation voulu. En vérité, les frais ont été de 0,020573901 ETH comme le confirme le relevé d’Etherscan (qui permet de visualiser les réels échanges dans la blockchain):

(Notez en passage que les frais de retrait de Kraken de 0,005 ETH couvrent largement les 0,001911 ETH réellement dépensés…)

Au final, je me retrouve avec:

MISE A JOUR DU 22-12-2020: Petite remarque importante !

Pour que le WOZX apparaisse à sur MetaMask, il faut aller à l’onglet “Ajouter des jetons” / “Jeton personnalisé” et y inscrire l’adresse du contrat. Sinon, on peut angoisser et penser que ce token a disparu !

Conclusion:

On voit donc que tout cela n’est pas si simple que cela et surtout, l’ensemble manque de transparence pour l’utilisateur quand aux vrais coûts. Dans cet exemple, les frais de transferts sont importants, mais si on cherche à acheter des actions d’une nanocap exotique, cela peut être comparable.

Certes, j’ai pris un exemple complexe, qui passe de l’euro à l’ETH puis au WOZX, qui est tout de même un token rare et peu disponible.

Pour les très nombreuses cryptomonnaies listées sur les échanges majeurs, tout cela s’arrête à la deuxième étape.

Le risque d’erreur pour le néophyte est important, car chaque étape est cruciale: si on se trompe dans l’adresse de son wallet, les fonds sont perdus sans possibilité de retour en arrière. De plus, le risque de piratage de son wallet existe, même s’il devient nul (enfin, le risque 0 n’existe pas vraiment) en utilisant un hard wallet (Ledger, Trezor, etc).

A cela s’ajoute le risque de perdre sa clé privée ou sa liste de mots.

Personne n’est à l’abri d’un accident de voiture, d’un AVC ou d’Alzheimer ! Le fait de déléguer sa gestion à une banque simplifie les choses. On dit souvent que d’avoir des cryptos, c’est être sa propre banque, ce qui entraîne une indépendance, mais aussi une responsabilité plus importante !

Il est plus simple d’acheter des actions.

Ceci dit, en tant que technologie d’avenir, je crois à titre personnel à la blockchain, et donc indirectement, à l’essor des cryptomonnaies, du moins sur un horizon de temps assez long pour intéresser un investisseur (très) particulier. Cela ne veut pas dire qu’il faille se précipiter au moment où les cours explosent, mais il faut bien commencer un jour…

Il faut garder l’esprit ouvert et exercer sa curiosité. C’est pourquoi je cherche réellement à comprendre le fonctionnement des cryptomonnaies.

L’investisseur particulier doit rester très prudent et ne pas investir des sommes conséquentes sans comprendre ce qu’il fait. Ceci est valable pour n’importe quel investissement, crypto ou non !

PS: Je découvre cela avec vous, et j’ai pu commettre des erreurs d’interprétations n’étant pas un spécialiste de ce domaine. N’hésitez pas à le signaler dans les commentaires (tout en sachant que je valide manuellement les commentaires à un rythme totalement aléatoire)…

Quant aux exemples proposés, ils ne sont là qu’à titre d’exemple et ne constituent en rien un conseil d’investissement. Chacun est responsable de ses propres investissements !

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