Le chômage des jeunes en Europe

Dans la rubrique « relativisons », on pourrait remarquer les choses suivantes:

– depuis les années 90, le chômage des jeunes en France est relativement constant (oscillant autour de 20%)

– pour l’Allemagne, c’est la même chose, à deux détails près: l’oscillation se fait autour de 10% et nous sommes actuellement près des plus bas (alors qu’en France, on serait plutôt vers les hauts)

– L’Italie et la Grande-Bretagne viennent de sortir par le haut de leur oscillations habituelles (qui sont respectivement vers 25% et 15%)

– La Grèce, l’Espagne et dans une moindre mesure le Portugal et l’Irlande, subissent des oscillations beaucoup plus fortes et viennent tous de dépasser leurs plus hauts des années 90.

– A part en Allemagne, les taux de chômage chez les jeunes sont au-dessus de 20% actuellement (avec des pointes à plus de 50%), ce qui est tout de même énorme si on considère que ces chiffres n’incluent ni les étudiants ni les nombreux titulaires de contrats précaires/à temps partiel/subventionnés.

Je me livre ici à une analyse très simpliste, mais souvent, les savants calculs ne servent pas à grand chose et ce sont les grandes tendances qui sont utiles pour comprendre une situation.

Ma conclusion est donc simple:

L’Europe, depuis 20 ans, a des problèmes structurels liés au chômage des jeunes, hormis l’Allemagne. Cela veut dire que « l’avenir a mal commencé » depuis un bout de temps déjà !

La France, ne s’en sort pas si mal que ça, bien que l’écart avec l’Allemagne se soit creusé ces derniers temps. De là à dire que la situation laisse de l’espoir, malgré tout, il n’y a qu’un pas optimiste à franchir…

Comment un pays ayant plus de la moitié de ses jeunes sans emploi, c’est à dire sans réelles ressources et surtout sans avenir perceptible, peut-il subsister durablement ?

Il n’y a pas d’avenir sans jeunesse.

Bref, si aucune réelle politique en faveur des jeunes n’est menée, non seulement je prédis des révolutions européennes d’ici quelques années dans les pays les plus touchés, mais aussi un déclin des pays jusqu’alors épargnés.

Ceci dit, restons « optimistes » car en France, à force d’hésitations et de politiques molles accumulées, nous conservons de la marge pour au moins encore 10 ans.

Du point de vue boursier, cela est difficile à interpréter, mais un scénario à la japonaise, avec d’occasionnels jolis rebonds me parait de plus en plus réaliste.

Je ne suis pas un fanatique de la recherche de configurations graphiques identiques, mais lorsqu’une pomme tombe d’un arbre, il n’y a pas mille trajectoires possibles, seulement quelques unes, en fonction du vent, etc.

 

Ce sont là quelques raisons de plus pour investir dans la valeur à chaque crise et revendre au milieu d’un rebond sur des niveaux de valorisations encore raisonnables. Parallèlement à cela, je continue à penser que l’investisseur particulier a également intérêt à acquérir des réflexes de traders et ne pas trop se soucier de la macro-économie, mais simplement des mouvements très court/court termes.

Evidemment, ne devient pas trader qui veut !

 

 

1 Commentaire

    • loic sur 10 juin 2012 à 20 h 47 min
    • Répondre

    entièrement ok avec toi,c’est pour cela que je suis entré sur le signal de rebond de la semaine dernière.
    selon l’étude des ratios Q-tobin la fair value du sp500 pour une fin de cycle de baisse serait de 500 environ!
    c’est possible mais je pense que nos gouvernements feront tout pour éviter cela c’est pour quoi il est important de jouer tout les signaux de trading car cela devrait swinguer pas mal ces prochains mois…
    et les 500 sur le sp on est pas sur de les voir,ce serait dommage de rester sur le quai a regarder le train partir!

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