Le crédit pour une relance ? Ou bien la dernière chance de Keynes ?

Une pyramide (ou chaîne) de Ponzi est un circuit financier où l’argent des nouveaux entrants permet de rémunérer grassement les précédents. Dès que le système s’arrête, tout s’écroule. Elle tient son nom de Charles Ponzi, qui a mis en place une escroquerie basée sur ce principe dans les années 20, à Boston.

Plus récemment, la célèbre « affaire Madoff » (2008) a refait parler de ce système.

Quand on regarde les finances publiques, on voit bien que tout le système repose sur une pyramide de Ponzi. A ceci près que l’argent frais est apporté par des crédits pris par l’Etat (donc sur le dos des générations futures).

Ah oui, un autre détail, c’est que nulle part on parle d’escroquerie. Au contraire, on parle « d’investissement », de « plans de sauvetages », de « relances ».

Source: Banque de France, données mis en graphique par http://auxinfosdunain.blogspot.com/

Parallèlement à cela, j’ai vu une publicité de crédit à la consommation à… 0% TEG. J’ai crû halluciner. La dernière fois que j’avais vu ça, c’était en vacances en Pologne. Je me disais « ah ben oui, c’est normal, toutes les grosses boites investissent à fond dans le pays et pour que la sauce prenne, va bien falloir que les gens achètent en masse, histoire de s’endetter pour quelques années MAIS avec une télé neuve écran plat 107 cm ». Enfin, bon, rien d’anormal pour un pays qui se développe selon le modèle capitaliste keynésien.

Après, je me suis dis, bon la société qui fait cette pub a les moyens de faire un coup d’éclat, on va voir si j’en trouve une autre facilement, rien qu’avec google. Ben oui, j’ai trouvé, une autre société, qui vend tout un tas de trucs technologiques. Pareil, du bon gros 0%. J’ai pas poussé mes recherches plus loin, mais j’imagine qu’il y a bien d’autres qui font ce genre d’offres.

Du 0 %, en France ? Vous vous rappelez un jour avoir vu un crédit à 0%, mais vraiment, sans frais caché. Bref, du vrai 0 %, comme une avance gratuite de trésorerie quoi ?

Moi pas.

Et on ne peut certainement pas comparer la situation de la France à la Pologne ou à n’importe quel pays émergent. On n’est pas entrain de découvrir le capitalisme, on n’est pas entrain de se développer grâce à une nouvelle consommation effrénée.

Non, nous, on s’endette.

Tout le système ponziesque de la perpétuelle consommation doit continuer son chemin. Ça tombe bien, il y a des nouveaux pays plein d’avenir (les BRIC : Brésil Russie Inde Chine), entre autres, avec d’immenses marchés qui ne demanderont qu’à acheter, quitte à s’endetter un peu en attendant.

Ça peut fonctionner. Je dirai même qu’une paquet de personnes espèrent que cela va fonctionner, après tout, l’éminent Keynes l’a bien dit :

La consommation dépend du revenu et d’une propension marginale à consommer qui suit la loi psychologique fondamentale à laquelle nous pouvons faire toute confiance, à la fois a priori en raison de notre connaissance de la nature humaine et a posteriori en raison des enseignements détaillés de l’expérience… qui veut qu’en moyenne et la plupart du temps les hommes tendent à accroître leur consommation à mesure que leur revenu croît, mais non d’une quantité aussi grande que l’accroissement du revenu.

Il suffit donc d’ouvrir grand les vannes du crédit pas cher (gratuit?) pour que la consommation augmente mécaniquement et que l’économie redémarre.

Sauf que… Si ça marche pas, tout s’écroule.

En passant, pour mieux comprendre les théories de Keynes (et d’un de ses contradicteurs, Hayek), j’ai trouvé (sur l’excellent blog, mais je l’ai déjà dis auparavant…) d’Oliver Crottaz, une vidéo très pédagogique (dommage que ce soit du rap, j’avoue que j’ai un peu de mal à supporter cette musique, mais bon… la vidéo vaut le coup!).

Si avec tout ça, on s’en sort, c’est qu’on a de la chance :o)

Un petit point sur le CAC40

J’ai pris depuis vendredi dernier 8% de mon capital en tracker short BX4. Je suis entré à 33.97 €, avec un stop loss court à 33.47 € et une cible à 37.95 €. Cela donne un rapport gain/risque de près de 8, ce qui me parait intéressant !
D’autant plus qu’au niveau fondamental, la « relance » keynésienne en cours ne semble pas bien se passer. Certes, les entreprises font des bénéfices, mais seulement grâce aux dettes. Pour moi, il y a un décalage entre l’économie réelle et les cours de la Bourse.

Ceci dit, les fondamentaux… Valent-ils encore quelque chose ? Certainement, mais seulement par l’apparition occasionnelles de krachs, le reste du temps les quantitativ easing, d’autres injections d’argent virtuel et de crédits immenses « faussent » le marché.

Je ne serai pas étonné que le CAC reparte vers 4200 points. Mais ceci dit, je pense que le CAC va corriger, vers 3800 au moins, 3700 peut-être, et sait-on jamais vers 3400. Je le travaille donc à la baisse, avec des bons rapports gain/risque.

Si je me « trompe », et bien tant pis, sur le long terme, mes gains compenseront mes pertes. Et si j’ai « raison », tant mieux.

L’essentiel est de suivre ma stratégie et non pas mes pensées prédictives. Elles ne sont là que pour donner une direction.

Bon courage et ne vous laissez pas aveugler par les émotions des foules (il n’y a qu’à voir les analyses sur internet, qui passent « d’enthousiastes » à « catastrophistes » en quelques jours, ce qui prouve bien qu’il ne faut suivre que ses propres analyses).

Le paradigme de l’économie dérangée

L’économie virtuelle est partout: réseaux sociaux, jeux massivement multijoueurs, finances…

Il n’y a qu’à voir les incohérences du système, quand on commence à gagner plus à faire jouer des prisonniers à un jeux en ligne que de travailler, il y a de quoi s’inquiéter.

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/05/26/en-chine-des-detenus-obliges-a-jouer-a-world-of-warcraft/

D’un côté, on a des jeunes occidentaux (ou assimilés, comme par exemple les Coréens du Sud) accros à l’internet/jeux/réseaux, qui font une dépression quand on essaie de leur expliquer que la vraie vie, c’est pas de rester scotché devant un écran, et de l’autre, on a de réelles maltraitances de prisonniers, qui ne demanderaient qu’à bénéficier de 5% de la vie des premiers.

Pour résoudre tout cela, il suffirait « d’obliger » les accros à faire des stages en prisons chinoises et en échange, de libérer les prisonniers de droits communs chinois.

Bien sûr,cela ne se produirait que dans un monde « idéal ».

D’autres contradictions apparaissent partout. On demande à des gens de travailler pour à peine plus que si on les laissait au chômage, et on s’étonne que certains ne sont pas enthousiastes, quand après des années d’études supérieures de qualité, on leur propose des temps partiels totalement déqualifiés.

D’un autre côté, des milliers d’immigrés ne rêvent que de venir nettoyer les poubelles européennes (ou américaines…), avec des salaires, pour eux, mirobolants.

On s’étonne que la consommation ne reparte pas massivement, alors que la précarité et l’endettement touche tout le système: des Etats jusqu’aux individus. Que fait-on ? Et bien, on prête de l’argent « gratuitement » ou presque, pour donner encore une chance à ce système.

http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=19&date=20101223

Consommation des ménages (source: INSEE)

D’un autre côté, l’Afrique est transformée en usine de recyclage géante à moindre frais (pas de normes, pas d’indemnité maladies) et l’Asie « pauvre » sert d’usine géante… http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/pdf/atlas06_dechets_dble.pdf

On demande aux jeunes de travailler pour financer les retraites des anciens, qui sont souvent bien plus aisés qu’eux et certainement bien plus qu’eux ne le seront à leur tour. Mais on s’étonne que des manifestations éclatent un peu partout (« printemps arabes », Espagne…), poussées par des taux de chômage des jeunes hallucinants.

Bref, même si cet article « coup de gueule » est loin, très loin, d’être une analyse de l’économie actuelle, n’importe qui peut voir que l’économie est déconnectée de la réalité.

Sans vouloir être alarmiste, il me semble que tôt ou tard, les indicateurs principaux de l’économie (les Bourses donc), vont rejoindre la réalité… Cela n’empêchera pas les cours de grimper encore quelque temps, grâce à l’injection massive de liquidités virtuelles dans le système.

Plus que jamais, il est difficile pour l’investisseur particulier de prévoir quoi que ce soit, d’où l’importance de soit acheter de la valeur, du concret, au bon prix; soit de suivre la vague du moment (qu’elle soit enthousiaste ou catastrophiste) avec une bonne gestion des risques.

La mode des options binaires

Le trading des options binaires (que l’on appelle aussi parfois options digitales) est en plein démarrage en France. Comme toujours, le marché de la Finance cherche sans cesse de nouveaux produits à proposer. Pas si nouveaux que ça d’ailleurs, puisque les options binaires sont utilisées depuis des années.

Qu’est-ce qu’une option ?

Une option est un produit dérivé, contrat entre deux parties, qui donne à l’acheteur le droit (le vendeur est en revanche tenu de vendre) :
– d’acheter (option d’achat, appelée aussi call)
– de vendre (option de vente, appelée aussi put)
… une quantité donnée d’un actif sous-jacent (action, obligation, indice boursier, devises, matière première, autre produit dérivé, fonds, inflation, etc.)

– à un prix précisé à l’avance (prix d’exercice ou strike en anglais),
– à une date d’échéance donnée (option dite européenne),
– ou durant toute la période jusqu’à échéance (option dite américaine),
avec un mode de règlement fixé à l’avance (livraison du sous jacent ou seulement du montant équivalent).
Ce droit lui-même se négocie contre un certain prix, appelé prime, ou premium.

Les options s’échangent à la fois sur des marchés d’options spécialisés au sein de bourses, et sur les marchés de gré à gré.

Pour simplifier, les options sont un peu comme des assurances: on paie une prime, en échange, l’assureur paie une indemnisation en cas d’événements couverts par la prime.

Qu’est-ce qu’une option binaire ?

Il s’agit d’un produit dérivé d’une option (qui est déjà un produit dérivé). On peut aussi dire que c’est une option exotique de seconde génération. Déjà là, vous remarquerez que ça sent à plein nez le produit compliqué dont le but est de couvrir des couvertures entre banques… Vous savez ce genre de produits qui font que le marché financier international est devenu un gros n’importe-quoi où plus personne ne s’y retrouve vraiment. Enfin, revenons à nos moutons binaires.

En gros, les options binaires fonctionnent comme les options traditionnelles. Lorsque vous investissez dans une option binaire, vous prenez position pour ou contre un résultat particulier. Si vous aviez raison, vous recevez un paiement fixe, et si vous aviez tord, vous perdez le montant investi dans l’option.

Par exemple, si une option binaire paie 85% et indique que la paire EUR/USD (par exemple, on pourrait prendre tout un tas d’autres actifs sous-jacents)  clôturera au dessus de 1,50 le 1er septembre 2011.  Si vous pensez que cela se produira, vous achetez l’option. Si vous pensez que cela ne se produira pas, vous la vendez.

Admettons que vous investissiez 100 €, si l’option paie 85% (sachant que la plupart des options binaires paient entre 75 et 85%), cela signifie que vous la revendrez avec un bénéfice de 85 € si vous aviez raison. Vous remarquerez que cela donne un rapport gain/risque de 0,85, ce qui n’est pas bien terrible.

Cependant, admettons que vous soyez à 10 jours de l’échéance et que le cours de l’EUR/USD soit à 1,40. Il est fort probable que l’option se négocie à un cours très faible. Si vous achetez à ce moment, et que par miracle l’euro grimpe en dix jours de dix cents (c’est peu probable, mais ça arrive…), vous allez gagner gros pour un rapport gain/risque bien meilleur.

Quel est l’intérêt des options binaires ?

Pour moi, il y en a peu pour le particulier.

Pourquoi ?

– on traite avec des dérivés, cela veut dire qu’il faut faire un effort pour comprendre ce qu’on achète. Ne trouvez-vous pas que les graphiques boursiers sont déjà assez compliqués par eux-mêmes ?

– les options servent à se couvrir, on paie donc ce service comme on paie une assurance. Là encore, les calculs pour savoir les frais exacts sont plus complexes que de regarder des commissions d’un courtier (et éventuellement un spread).

– je me méfie des phénomènes de modes, lorsque l’on propose des produits complexes au grand public en claironnant qu’avec ce nouveau produit, c’est vraiment enfantin de gagner de l’argent, c’est forcément qu’il y a anguille sous roche.

– les produits proposés au grand public intègrent des options à échéances très rapprochées (15 minutes par exemple), avec des plateformes très simples et colorées, ce qui pousse encore un peu plus vers un « trading jeu de casino ».

– quand on fait une recherche sur les options binaires sur internet, on tombe presque exclusivement sur des sites ayant un fort parti-pris (éventuellement, en le maquillant sous un site « pédagogique ») pour un courtier… De là à penser que ce sont des sites publicitaires « déguisés »…

Attention, je ne dis pas qu’on ne peut pas gagner de l’argent avec les options, mais simplement, qu’avant de toucher à des produits complexes, il faut déjà maîtriser les produits « simples ». Acheter un call CAC40 demande une analyse de l’évolution future du CAC40. Le piège pour l’investisseur particulier est à ce niveau. Les courtiers spécialisés lui font croire que c’est facile et à la portée de tout le monde alors qu’en vérité, il s’agit bien de trading, ce qui signifie qu’on est sur le même marché que les professionnels. Et devinez qui va se faire plumer en premier ?

Phénomène de mode ?

Les publicités pour des « courtiers » spécialisés dans les options binaires pullulent en ce moment. Évidement, un bon nombre d’entre eux, au marketing internet souvent très agressif, émanent d’entités financières pas toujours très bien identifiées.

Je vous conseille donc fortement de regarder à deux fois où vous placez votre argent et à ne pas vous laisser attirer par des publicités clinquantes vantant les gains hypothétiques que vous allez réaliser très facilement !

En passant, l’AMF ne s’y est pas trompé et a émis un avertissement que vous pouvez consultez ici : http://www.amf-france.org/documents/general/9961_1.pdf

Certes, l’AMF est aussi (surtout?) là pour que tous les marchés soient bien réglementés (comprendre « taxés ») et donc cela s’explique aussi de cette manière, mais tout de même, personnellement j’ai toujours eu une méfiance naturelle quand il s’agit d’envoyer de l’argent à une personne inconnue dans une destination lointaine…

Après, chacun fait ce qu’il veut, mais je pense que l’investisseur particulier n’a pas grand intérêt à risquer son argent sur des options binaires

Le grand public et le Forex

Le Forex est encore à la mode. Qui n’a pas trouvé dans son mail un spam ou vu une publicité internet vantant la facilité de faire des gains rapides !

Pourquoi travailler plus pour gagner plus ? 2 heures par jour suffisent ! ». Depuis plusieurs mois, le slogan publicitaire s’affiche sur des sites web grand public, comme ceux du groupe Radio France mais aussi Rue89. Derrière cette offre, se cache iForex.fr. Ce site de trading en ligne propose de gagner beaucoup d’argent sans trop d’effort en se lançant sur le Forex, le marché des devises internationales.

Visiblement, beaucoup de personnes se sont fait avoir, au point où un média « généraliste » comme Rue89 en parle. http://eco.rue89.com/2011/05/23/jai-teste-pour-vous-le-trading-en-ligne-205258

Je me suis permis de prendre quelques extraits de cet article (qui vaut ce qu’il vaut, mais il a le mérite de présenter clairement les points essentiels du problème).

Richard a perdu 11 700 euros entre janvier et novembre 2010. Educateur spécialisé, il est arrêté depuis un an et demi pour longue maladie, et reconnaît être fragile. Lorsqu’il se lance sur iForex, il tombe dans un engrenage :

« J’ai commencé par déposer 400 euros. Mon gestionnaire, très insistant, disait qu’avec 100 euros, c’était perdu d’avance. Il m’incitait à investir toujours plus. Ce système crée une dépendance à l’argent : on garde l’espoir de récupérer la mise. »

Richard cesse de trader lorsque son gestionnaire lui demande de réinvestir 10 000 euros. Il tente alors de récupérer la somme perdue. Il sollicite l’Autorité des marchés financiers (AMF), la Banque de France et la répression des fraudes, sans succès. Une association de consommateurs européenne lui conseille finalement de contacter l’Autorité de surveillance bancaire et financière de Hongrie. C’est en insistant lourdement auprès d’elle qu’il a été remboursé, le 16 mai.

Pascal, qui travaille dans la logistique, ouvre un compte sur iForex en octobre 2010 sur les conseils de Richard – qui n’a d’ailleurs jamais touché les 25 euros promis pour ce parrainage. Au bout d’une semaine, il se sent floué et décide d’arrêter :

« Lorsque j’ai perdu en trois minutes les 1 400 euros que j’avais gagnés, un conseiller m’a appelé quasi-instantanément pour me demander de réinvestir. J’ai eu le sentiment qu’il s’agissait d’un vice caché. »

En effet, les particuliers croient souvent qu’ils vont se transformer en trader à succès en 2 jours. Évidement, quand on croit encore au Père Noël, on est forcément déçu

Pourtant, la logique la plus élémentaire devrait pousser à un minimum de prudence

Erwan Seznec, journaliste à l’UFC-Que Choisir, a lui aussi testé iForex. Il recommande à ses lecteurs de l’éviter. Selon lui, ne « jamais perdre plus que [ce qu’on a] déposé », comme le promet iForex, est impossible :

« A partir du moment où il y a un effet de levier, il y a une prise de position, donc un risque qui, à son tour, induit la possibilité de perdre de l’argent. »

Autre point soulevé par Erwan Seznec : iForex minimise la complexité des marchés de change. De nombreux clients se retrouvent désarmés face au Forex et suivent aveuglément les conseils des gestionnaires.


Pourtant, le gendarme de la Bourse met en garde le particulier contre les risques des opérations de change. Surtout, l’AMF rappelle que le marché des devises n’a et n’aura jamais rien de miraculeux.

Pourtant le Forex peut offrir de réelles opportunités pour le particulier, mais encore faut-il le considérer comme ce qu’il est: un marché financier sérieux, et non pas comme un casino situé à Bisounoursland !

La valeur nette

La valeur nette correspond à la valeur brute d’un actif moins la coût des amortissements et/ou des provisions (ça c’est la définition « comptable », bien carrée et pas drôle du tout).

Cette petite image humoristique explique bien le problème actuel, où la plupart des gens (et institutions !) vivent à crédit.

Et vous, quelle est votre valeur nette ?

Comment lutter contre ses travers en trading

La force d’une chaîne est déterminée par celle de son maillon le plus faible.

Il en va de même en trading, où de nombreux travers guettent l’investisseur et le poussent à commettre des erreurs.

En ce qui me concerne, l’une de mes difficultés est de respecter le 12ème secret du trading, « Savoir ce que l’on veut« .

En effet, je suis toujours à l’affût d’une nouvelle méthode, d’un nouveau marché, bref de nouvelles expériences. Or, si gagner de l’expérience en trading est toujours nécessaire, j’ai toujours eu du mal à faire quelque chose qui ne m’amuse pas (plus). Or, suivre une stratégie de trading n’est pas amusant au bout d’un moment.

Pour éviter que cela ne perturbe mon trading, et me fasse donc commettre des erreurs, j’ai essayé de trouver des dérivatifs.

Elaborer et développer ce site internet en est un par exemple. Cela me permet de réfléchir à « voix haute », revenir sur des bases que j’ai acquises (ce qui, dans n’importe quel domaine, est toujours une bonne idée) et discuter de stratégies « nouvelles » en me donnant une bonne excuse pour les tester. Par exemple, c’est ce que je fais actuellement avec la méthode Stochastic 3.

Un autre moyen de lutter contre ce travers, est tout simplement de … l’accepter.

Je SAIS que je me lasse (relativement) vite et que mon cerveau est toujours à l’affût de nouveautés. Autrement dit, il me FAUT des occupations très riches en possibilités . C’est ce que j’essaie de faire dans mes loisirs et c’est certainement également une des raisons qui font que le trading/l’investissement m’intéressent beaucoup, de par la variété des situations et des moyens d’y réagir dans le but de faire progresser son capital.

C’est pour cela que j’utilise plusieurs méthodes de trading, sur des supports différents. D’une part, cela me permet de me diversifier un peu, et d’autre part cela contente cet important aspect de ma psychologie qui me demande sans cesse de chercher des nouveautés, sans pour autant me pousser à faire n’importe quoi lorsque je trade.

Attention, je ne dis pas qu’il FAUT utiliser plusieurs méthodes de trading et s’intéresser à des supports différents pour réussir, mais simplement qu’il FAUT trouver un arrangement avec ses « travers » psychologiques.

Soit on peut lutter contre eux, soit on peut les accepter et trouver un compromis. La difficulté est, comme toujours, de ne pas rester dans l’Illusion. De ne pas croire qu’on a vaincu un de ses travers (« ça y est, j’ai appris à couper mes pertes », alors qu’en vérité, on essaie surtout de se convaincre soi-même) ou qu’on a trouvé un compromis (« je ne joue plus mon argent en Bourse, depuis que je me permets d’aller au casino une fois par semaine », alors qu’en vérité, on a simplement déplacé le problème).

Une fois encore, l’essentiel est de SE CONNAÎTRE.

Deux petits indicateurs des chiffres « ronds » pour MT4

Comme nous l’avons vu précédemment, repérer les niveaux de prix psychologiques peut être intéressant en trading.

Je vous ai mis en téléchargement deux petits indicateurs qui me semblent bien utiles pour cela.

  SweetSpots (3,6 KiB, 1 352 hits)

  Horizon (4,2 KiB, 1 342 hits)

SweetSpots s’utilise en modifiant le paramètre « sublevel » par le nombre de pips que l’on veut avoir entre deux lignes principales (attention, si on utilise un courtier qui côte en décimales, il faut multiplier ce nombre par 10, par exemple 10000 pour avoir un écart tous les 1000 pips, soit tous les 10 cents sur GBP/USD).

Horizon est moins paramétrable au niveau des différents degrés de « sous-niveaux » à afficher, mais a le mérite d’adapter automatiquement l’affichage en fonction de l’intervalle de temps du graphique, ce qui évite de se retrouver avec un affichage surchargé lorsqu’on passe un même graphique à une unité de temps supérieure.

Par exemple, vous voyez que sur le graphique quotidien les niveaux sont tous les 10 cents alors que sur le graphique en 30 minutes, ils sont tous les cents.

…Et n’oubliez pas que les indicateurs n’indiquent que ce qu’on veut bien voir…

Bons investissements !

L’importance des chiffres « ronds » en trading

Les chiffres correspondent à des niveaux psychologiques, à ce titre, ils vont donc nécessairement avoir une importance particulière en trading.

Prenons par exemple l’exemple de la paire EUR/USD

Le 4 mars 2011, le cours touchait la première fois 1,40 $ pour un euro.

Quand on regarde les graphiques en données horaires par exemple entre cette date et le 17 mars, on se rend bien compte que 1,40 $ joue un rôle de résistance forte.

Si on plaçait un stop vers  1.4020, sur 6 franchissements, on était stoppé que deux fois. Si on plaçait un ordre profit à 40 pips, on était gagnant 4 fois sur 6. Ce qui donnait donc un ratio gain/risque de 2 et un gain total de 120 pips.

Mieux encore, toujours avec le même stop, si on plaçait un ordre profit à 100 pips, on était gagnant 3 fois sur 6. Cela donnait un ratio gain/risque très intéressant de 5 et un gain total de 240 pips.

On peut en déduire qu’avec un risque de 2% à chaque trade, on pouvait gagner 12% dans le premier cas et 24% dans le second (sans compter les spreads). Ce qui pour 6 trades pris en moins de 10 jours est fort respectable.

Bien sûr, cette période de temps début mars était très propice à cette stratégie de trading, mais vous pouvez regarder d’autres périodes de contacts avec des « chiffres ronds » et vous verrez que, la plupart du temps, les réactions des cours sont du même acabit.

On regardant le graphique EUR/USD en données hebdomadaires depuis trois ans, on voit assez clairement que les niveaux correspondants aux dizaines de cents sont toujours importants. Soit ils provoquent une zone de congestion soit il y a une cassure nette.

Le même raisonnement est bien sûr valable pour n’importe que paire sur le Forex, mais aussi pour les actions, en adaptant  les intervalles. Par exemple, pour USD/JPY, il faut regarder les dizaines de yens au lieu des dizaines de cents pour EUR/USD, pour les actions, on s’intéressera aux dizaines de dollars ou d’euros.

Les chiffres ronds et les actions

Le même raisonnement est bien entendu valable en Bourse, pour les actions par exemple.

J’ai choisi d’illustrer cela avec le graphique hebdomadaire de Sanofi, mais vous pourrez constater de vous même que cela marche très bien avec d’autres valeurs…

Comment savoir si les « chiffres ronds » vont servir de résistance ou vont être traversés par les prix ?

Et bien, comme toujours en trading, on ne peut jamais connaître à l’avance la direction des prix !

Par contre, on peut émettre des hypothèses.

Dans notre cas de figure, on considère que si les prix montent, le prochain « chiffre rond » va servir de résistance car il sera un palier psychologique pour les investisseurs qui étaient « longs » mais aussi un bon point pour shorter. Même si la tendance continue, il y a tout de même de bonnes chances que le prix rebondisse sur ce niveau. (Le raisonnement symétrique étant vrai pour le cas où les prix baissent).

Par exemple, si l’EUR/USD vient de la zone 1.30 $, il est probable que la zone 1.40 $ soit une résistance, au moins quelques temps.

Après, avec une gestion des risques et des rapports gains/risques corrects, on peut donc facilement développer un système de trading basé sur cette constatation.

L’autre hypothèse, c’est de se dire qu’un palier psychologique sera enfoncé et que la tendance se poursuivra. Il est donc intéressant d’entrer sur clôture au-delà du « chiffre rond » considéré, en plaçant un stop sous ce palier, à moins que… finalement le prix ne rebondisse tout de même sur le palier.

J’espère que cet article vous aura donné quelques idées d’applications intéressantes…

Et n’oubliez pas, ce qui compte, c’est de construire et de respecter VOTRE METHODE de trading !

Utiliser l’indicateur Bband Stop en trading sur CFD

Comme promis il y a quelques temps (http://www.investisseur-particulier.fr/indicateur-bband-stop-pour-mt4) , nous allons voir comment utiliser cet indicateur pour élaborer une méthode de trading.

J’ai choisi de l’appliquer sur un CFD couramment utilisé, à savoir un CFD sur le CAC40. Bien sûr, il n’y a aucune raison que la méthode ne fonctionne pas sur un autre CFD ou sur le Forex.

Le Bband Stop utilise la loi normale à travers les bandes de Bollinger. Comme je le disais dans mon article précédent, les marchés NE SUIVENT PAS TOUJOURS la loi normale, mais souvent tout de même. En tout cas, assez souvent pour que les indicateurs basés sur ce principe puissent s’avérer utile, à condition BIEN SÛR d’utiliser une gestion du risque rigoureuse !

1. Trouver un point d’entrée

Le Bband Stop est souvent utilisé de deux manières:

– sur cassure du stop, au changement de direction de l’indicateur

– sur rebond sur la ligne de stop, dans le sens de la tendance en cours.

Je vais l’utiliser ici de la seconde manière, dans le sens de la tendance.

L’indicateur est réglé par défaut (7 périodes, écart type de 2).

J’utilise une période de 4 heures (ce qui évite de rester coller sur l’écran pour guetter un signal et évite aussi des mouvements trop amples qui existent sur des petites unités de temps et qui sont essentiellement provoqués par des mouvements spéculatifs des « grosses mains »).

Je me fixe donc une règle d’entrée:

– 1ère condition: la ligne de stop vient de changer de niveau (c’est à dire qu’il ne s’agit pas d’une ligne plate pouvant indiquer une période de range sans tendance)

– 2ème condition: le prix vient de toucher la ligne stop, de préférence avec une bougie ayant une mèche longue

Par exemple, ma dernière entrée était sur 4023.5 ce vendredi matin vers 11h, après que la bougie précédente ait touché de justesse la ligne stop.

2. Gérer son risque

Je place mon stop au-dessus de la ligne de Bband stop, au-dessus d’un point extrême récent. Si le stop est trop éloigné sur le graphique, c’est que le point d’entrée n’est pas bon et il ne faut donc pas prendre ce trade.

Dans mon exemple, je l’ai placé à 4060, à savoir au-dessus du départ du signal BBand Stop et accessoirement au-dessus d’une chiffre « rond » à savoir 4050. Vous remarquerez que j’aurai pu le placer à 4050.

Je risque donc 4060-4023.5 = 36.5 points. Vous prendrez donc un nombre de lots fonction de votre gestion du risque (1% du compte, 2 %, 5%, 0,1 %… ce que vous voulez, tant que cela reste raisonnable par rapport à votre prise de risque globale, à votre expérience en trading et aussi à votre expérience avec un système donné).

3. Fixer un point de sortie

Si vous ne trouvez pas de point de sortie cohérent avec un rapport bénéfice/risque au moins très proche de 2, il ne faut pas prendre le trade.

Personnellement, sur les indices, je n’hésite pas à placer ordre de sortie de la moitié de ma position très loin, mais sur un niveau significatif. En effet, un flash crash est si vite arrivé de nos jours et on peut donc toucher une cible très éloignée en très peu de temps. Cela reste rare (ça ne m’est arrivé qu’une fois, mais j’étais très content de ma journée…), mais sait-on jamais. Ces derniers temps, les mouvements brusques surviennent régulièrement plusieurs fois par an. Dans notre, exemple un point de sortie lointain serait vers 3600 (plus bas de mars 2011 et de novembre 2010). Un autre niveau intéressant serait la zone 3800 (plus bas d’avril).

Un point de sortie proche serait vers 3950 points. Personnellement, compte-tenu des plus bas récents, je fixerai une sortie à 3960 points. Ce qui donnerait 4023.5-3960 = 63.5 points de gain.

Le rapport gain/risque serait donc: 63.5 / 36.5 = 1.74, ce qui est un peu juste.

Dans ce cas précis, je prendrai tout de même le trade (je l’ai pris d’ailleurs!) car si cette zone des 3950 est enfoncée, nous avons une cible vers 3800.

Dans ce cas, pour avoir un rapport gain/risque correct, je prendrai un premier niveau de sortie à 3960 et un second vers 3880 (niveau de gap à l’ouverture du 20 avril , soit à 143.5 points de l’entrée, avec un rapport G/R=3.93), ce qui nous fait un rapport G/R moyen de 2.83 pour l’ensemble du trade.

Remarque: n’ayant pas eu le temps de terminer cet article vendredi après-midi, je constate donc en ce samedi matin que mon premier objectif a été atteint. Dès, l’ouverture de lundi, je remonterai mon stop de ma demi-position restante à 4036 (juste au-dessus du dernier plus haut). Ensuite dès que le cours descendra, même brièvement sous 3950, je baisserai mon stop sur mon point d’entrée et je laisserai courir jusqu’à ma deuxième cible à 3880.

4. Commentaires sur ce système de trading – être dans la tendance

Comme je l’ai dis au début de cet article, nous sommes dans un système de suivi de tendance (même s’il fonctionne avec des « tendances » très courtes). Cela signifie donc que de longues périodes de range lui sont fatales.

Il en découle deux conséquences:

il FAUT avoir un rapport Gain/Risque minimal de 2 pour rattraper les périodes de pertes

il faut être dans la tendance

Pour cela, le moyen le plus simple est de regarder un graphique dans une unité de temps supérieure (ici donc en quotidien) et ne prendre les trades que dans le même sens que le signal du BBand Stop.

On voit clairement que sur les 4 derniers signaux (en période 4H, représentés par les flèches rouges), les 3 qui étaient dans le même sens que le graphique quotidien (à la vente donc) ont été des succès alors que le seul qui était à contre-tendance a été stoppé.

Conclusion

Cet exemple d’application du BBand Stop n’est…qu’un exemple. A ne pas suivre aveuglément bien sûr !

Pour réussir en trading, il FAUT vous approprier un système, cela signifie aussi le modifier à VOTRE convenance et SURTOUT, vous devez TOUJOURS penser à votre gestion du risque et donc au rapport gain/risque.

J’espère également que vous avez retenu les principales étapes de l’élaboration d’un système.

En trading, comme ailleurs, c’est en forgeant qu’on devient forgeron…!