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Analyse long terme sur USD/CHF : Bilan et conclusion

 

Je profite de la fin des vacances d’été pour revenir sur un vieux trade, débuté en février 2011.

Et oui, que voulez-vous, j’aime être à la pointe de l’actualité. Ceci dit, ce n’est pas par hasard que j’en parle… Je voulais déjà le faire fin juillet, quand je clôturais la majorité de mes trades pour partir en vacances l’esprit libre et que je trouvais vraiment que le timing était très bon pour moi à ce moment là, mais mon manque de temps chronique allié à l’envie de prendre un peu de recul par rapport à mes activités boursières ont provoqué un petit retard à l’allumage…

Rappelez-vous:

http://www.investisseur-particulier.fr/analyse-long-terme-sur-usdchf-fevrier-2011

http://www.investisseur-particulier.fr/analyse-long-terme-sur-usdchf-septembre-2011

 

Mon trade s’est décomposé de la manière suivante:

– entrée longue en février 2011 pour moitié à 0,95 CHF et à 0,93 CHF pour l’autre moitié, avec une cible initiale à 1,05 et à 1,26 CHF

– hedges de couverture avec quelques positions shorts ouvertes puis clôturées plus ou moins sur des chiffres ronds (0,90 ; 0,85 ; 0,80 environ)… Je dis environ, car je mets toujours des cibles au hasard du style 0,8532 car souvent les chiffres ronds ne sont pas exactement atteints. J’ai la flemme d’aller rechercher dans mon rapport de positions (en plus, j’avoue que les rapports de Dukascopy m’ont toujours paru peu lisibles), mais j’ai pris un peu plus de 1000 pips sur la chute libre de la parité de près de 2500 pips depuis ma première position longue…

– clôture de mes deux positions longues initiales à 0,99 CHF fin juillet 2012, donc un gain d’environ 500 pips supplémentaires.

TOTAL: environ 1500 pips

Ce qui pour un trade, qui est totalement parti dans le mauvais sens dès le départ n’est pas si mal que ça…

Evidemment, vu l’absence de levier utilisé (levier 0,5 !!!), le gain relatif à mon compte est très faible (enfin, ça fait tout de même de l’ordre de 7% soit , compte tenu de la durée du trade, pas grand chose). Mais rappelons tout de même qu’il s’agit d’un trade qui allait totalement à l’encontre de l’hypothèse de départ !

Si j’avais mis un système simple de gestion des risques, avec un SL, le trade aurait été perdant. Avec ce système de hedge partiel+faible levier, au final, il est tout de même légèrement gagnant.

Je ne dis pas ici que c’est la solution miracle, mais il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit que d’une manière d’investir sur le long terme et qu’il ne s’agit évidemment pas du seul trade que j’ai pris en un et demi. Il ne m’a demandé que très peu de marge, et j’ai donc pu utiliser mon compte autrement en parallèle.

 

(graphique USD/CHF en données quotidiennes, 1165 x 967 pixels, cliquez-dessus pour agrandir)

 

Conclusion de la stratégie utilisée:

– peu de marge utilisée, on peut donc utiliser le compte de trading pour autre chose sans problème, à condition évidemment de respecter un money management en béton, car si le compte saute, tout saute (il ne s’agit donc pas faire du scalping levier 100 en même temps !)

– permet d’éviter des pertes par stop loss « brut »

– peu de gains, puisque peu de levier. Et oui, peu de risques => peu de gains

Ceci dit, l’image du lièvre et de la tortue en début d’article n’est pas une pure coïncidence… Mieux vaut gagner peu sur le long terme que de perdre beaucoup sur le court terme !

 

Et l’avenir de la parité ?

J’ai clôturé le trade car la zone de la parité ma parait être une barrière importante. Elle correspond de plus à un retracement de Fibonacci de 38% et coïncide quasiment avec la MM200. Bref, un très bon endroit pour conclure ce trade de long terme…

Vous avez vu dans mon premier article l’intérêt de faire des analyses fondamentales sur une parité du Forex. Cela ne sert qu’à élaborer une hypothèse claire de trading, certainement pas à prédire quoique ce soit !

Surtout lorsqu’on parle d’un USD « valeur-refuge ultime malgré » tout mais imprimé à tout va par la Fed contre un CHF artificiellement baissé par la BNS et lié à un EURO plus qu’en crise !

Si quelqu’un arrive à faire une analyse convaincante, je suis preneur, mais je ne tiendrais compte au final que de mon analyse technique, et surtout, surtout, de mon rapport gain/risque ! Je vous conseille d’en faire autant pour TOUS vos trades.

Accessoirement, je ne touche plus aux paires liées au CHF en raison des manipulations de la BNS.

 

Bonne rentrée à tous…

 

 

Actu: La taxe sur les transactions financières sera applicable au 1er août 2012

(image extraite de http://www.happensingreece.com/)

 

Le décret d’application date du 12 juillet dernier. Il sera applicable au 1er août et visera les achats d’action d’entreprises françaises cotées à Paris. Gain espéré par l’Etat : 1,5 milliard d’euros par an.
 Le principe est de taxer les achats d’actions. Il s’applique dès lors que le «titre est émis par une entreprise dont le siège social est situé en France et dont la capitalisation boursière dépasse un milliard d’euros». La loi vise 109 entreprises françaises dont la liste est publiée au JO.
Cette taxe s’inspire largement du «stamp duty» britannique, qui est un droit de timbre existant depuis 1694 et qui a inspiré récemment Taïwan et le Brésil.
Le taux applicable sera de 0,2 %. Le fisc français table sur une recette moyenne de 1,5 milliard d’euros par an.

Comment cette taxe va-t-elle fonctionner concrètement?

Tout achat de titre français coté à Paris, quel que soit l’endroit où il est effectué, sera soumis à cette taxe.
Par exemple, un investisseur basé à Londres qui décidera d’acheter une action Air Liquide cotée 100 euros (ce n’est qu’un exemple bien sûr !) à Paris, devra payer 0,2 % de taxe supplémentaire à l’achat, soit 0,20 €.
C’est la chambre de compensation – Euroclear France – qui fait l’intermédiaire entre l’acheteur et le vendeur de titre, et qui collectera le produit de la taxe et le versera au Trésor français.
Pour l’investisseur particulier, ce sera le courtier qui s’en occupera et lui fera payer directement ce supplément. Je n’ai encore reçu aucune information à ce sujet par Binck, mais Saxo Banque m’a envoyé un résumé très pratique que je reprend ici.
En résumé:
– Seuls les achats d’actions sont concernés, y compris lorsque celui-ci est rendu possible par un autre moyen (exercice d’une option d’achat ou conversion d’une obligation convertible par exemple)
– la taxe ne s’applique pas en cas d’augmentation de capital par une nouvelle émission de titres ni lorsqu’on reçoit des parts gratuites. En ce qui vous concerne, modeste particulier, vous n’avez rien à faire de spécialr, si ce n’est évidemment payer la taxe, à priori automatiquement par l’intermédiaire de votre courtier.

Les conséquences ?

A priori, l’impact de cette taxe sera très faible. 0,2% de rendement en moins n’est pas énorme.
Personnellement, je vise plus de 10% au grand minimum de gains par transaction, donc 0,2% de plus ou de moins ne changeront pas grand chose au résultat final.
Evidemment, si on ajoute les frais de mon courtiers, les impôts sur les bénéfices, ça commence à faire beaucoup…
Et comme pour tout impôt, cela commence par une somme négligeable.
Prenons l’exemple de la CSG sur les bénéfices en bourse, on obtient ceci:
DateTaux applicables
1er février 19960,5%
1/1/19973,9%
1/1/199810%
1/7/200411%
1/1/200912,1%
1/1/201112,3%
1/10/201113,5%
1/7/201215,5%
Oui, la CSG a été multipliée par 31 en 16 ans ! Et mon petit doigt me dit que c’est loin d’être fini…
Je ne vais pas rentrer dans un long débat de l’intérêt ou non des taxes et impôts, mais s’il existait un produit financier indexé sur l’augmentation future de cette nouvelle taxe de 0,2 %, je n’hésiterais pas à investir dessus !
Concrètement, pour l’investisseur particulier, cela a tout de même un certain impact.
Prenons quelques exemples simples:
1) J’achète pour 5 000 euros d’actions Michelin (ce n’est qu’un exemple choisi au hasard, bon d’accord, j’avoue que j’en ai pris à 49 € et je viens de clôturer mon trade ce matin avec une sympathique et surtout rapide plus-valus, ça fait toujours plaisir). Je paie 10 € (donc 0,2%) de taxes en plus de mes frais de courtage (7,5 € environ). Certes, la taxe n’est payée qu’à l’achat, contrairement aux frais de courtage, mais ça double presque les frais tout de même !
2) Je suis un petit boursicoteur qui préfère investir petit à petit sur son PEA plutôt que sur son livret A. J’achète 1000 € d’actions et je paie donc 2 € de frais, en plus de la transaction qui me coûte 2,50 €. Là encore, l’impact de la taxe double quasiment les frais d’achat.
3) Je suis un gros investisseur qui achète pour 1 000 000 d’euros d’actions. Disons que je paie 0,10% de frais (voir moins) sur la somme à mon courtier. Du coup, ajouter 0,20% fait mal à mon porte-feuille, même si au final, il restera bien garni. Si j’estime qu’il me faut du Michelin (ou autre chose) dans mon porte-feuille, ce n’est pas cette taxe supplémentaire qui m’empêchera d’en acheter…
4) Je suis un vil spéculateur qui achète pour 10 millions de CFD, Futures, warrants, turbos, etc par jour. Ca tombe bien, la taxe ne s’applique pas à moi et je vais pouvoir continuer à « apporter de la liquidité au marché »…
Bref, si effectivement les particuliers sont moins touchés que les gros investisseurs (je ne parle pas de spéculateurs sur dérivés), cela revient tout de même à augmenter de manière significative leurs frais de transactions.
Je ne parle pas de day traders ou swing traders court-terme qui devraient peut être réfléchir à deux fois s’il n’y a pas une action hollandaise par exemple (non taxée) qui pourrait avantageusement remplacer leur action française favorite.. Parce qu’avec du 0,2% de plus, je connais pas mal de systèmes de trading qui d’un coup perdent leur avantage et leur rentabilité…
Cela risque-t-il à terme de freiner les investisseurs et ainsi pénaliser le financement des entreprises françaises ?
Si on considère bien sûr que la Bourse sert encore à financer les entreprises ! On pourra toujours contourner la taxe en achetant les titres français qui sont cotés sur les bourses étrangères. Une dizaine de grands groupes français, comme par exemple Total ou Sanofi, sont cotés à la Bourse de New York.
D’autre part, le décret est suffisamment flou pour que le high frequency trading puisse continuer joyeusement. En effet, on parle bien d’un achat et donc légalement d’un transfert de propriété, ce qui ne sera pas le cas si on s’échange virtuellement 100 000 fois une action dans la journée…
Bref, pour une taxe sensée lutter contre la spéculation délirante, je pense qu’elle va (comme d’habitude me direz-vous) passer à côté de sa cible et seulement servir à renflouer un peu les caisses vides de l’Etat.
Bon, ceci dit, je verrais tout cela à la rentrée, pour le moment, je vais (re)partir quelques semaines loin de tout cela…
Bon investissements, et ne laissez pas courir des trades sont stop loss en ces périodes estivales agitées (ni le reste de l’année d’ailleurs)…

Vacances d’été…

 

C’est l’été… Enfin, d’après mon calendrier du moins, pour moi qui habite là où c’est bleu sur la carte des températures ci-dessous…

Bon, il parait que ça va aller mieux.. un jour.

En fait, c’est comme la Bourse non ? Ça devrait remonter, non ?

La question que beaucoup de gens se posent pour cet été, c’est dans quelle direction les cours vont-ils sortir de ce petit triangle que je vous ai élégamment dessiné avec soin et papier milimétré ?

Personnellement, je vais arrêter d’y penser pendant quelques semaines, et je vais en profiter pour voyager un peu partout en Europe.

Je n’ai plus que quelques positions, bien encadrées par des stops et des prises de profits qui restent ouvertes.

Je vous conseille vivement de faire de même, ça vous évitera d’y penser pendant vos vacances, et ça évitera aussi quelques déconvenues. En effet, il est tout à fait possible que cela bouge beaucoup d’ici la rentrée… Et mieux vaut être dans le bon sens quand cela se produira.

Même si j’essaie de garder pendant cette période l’objectif optimiste d’au moins un article par semaine, j’avoue que je pense surtout que les « gros articles » avec du trading dedans seront plutôt en ligne vers la rentrée.

Ceci dit, j’aime bien de temps en temps déconnecter complètement, et revenir l’esprit neuf pour un marché neuf. Parce que le marché est toujours nouveau quelque part, c’est ça qui est intéressant ! C’est un peu dommage en ce moment, car j’ai une bonne lecture du marché et c’est donc à regret que je mets en pause mon trading, mais c’est sans doute mieux que de vouloir trop en faire et d’être pris dans la spirale de l’avidité…

Et n’oubliez pas, que l’investisseur particulier doit aussi investir dans son bien-être avant tout !

 

 

 

La France emprunte pour la première fois à des taux négatifs

La France a emprunté aujourd’hui pour la première fois de son histoire à des taux négatifs.

Les limites de la croissance exponentielle (4ème partie et conclusion)

(image tirée de http://repasgourmand.canalblog.com/archives/2010/03/13/17222706.html ; et oui, il n’y a pas que le trading et l’économie dans la vie !)

 

Je vous livre ici la quatrième et dernière partie de la discussion entre un économiste et un physicien sur les limites de la croissance exponentielle.

Vous pouvez retrouver les autres articles de la série ici:

http://www.investisseur-particulier.fr/les-limites-de-la-croissance-exponentielle-1ere-partie-les-lois-de-la-thermodynamique

http://www.investisseur-particulier.fr/les-limites-de-la-croissance-exponentielle-2eme-partie-les-limites-de-la-reduction-des-depenses-energetiques

http://www.investisseur-particulier.fr/les-limites-de-la-croissance-exponentielle-3eme-partie-le-prix-minimal-de-lenergie

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Economiste: Je dois m’opposer à l’affirmation selon laquelle la croissance doit s’arrêter une fois que le rapport quantité d’énergie / prix atteint une limite. Il y aura toujours des innovations que les gens voudront acheter et qui ne nécessiteront pas l’utilisation d’énergie supplémentaire.

Physicien: Les choses changeront certainement. Lorsque je parle d’une économie « constante », je ne veux pas dire « statique ». Les aléas de la mode feront toujours partie de nos préoccupations, nous n’allons pas cesser de nous comporter en humains ! Mais je pense davantage à une sorte de jeu à somme nulle. Les modes vont et viennent. Une certaine part du PIB sera toujours consacrée à la mode ou la nouveauté du jour, mais pendant qu’une mode apparaît, une autre tombe dans l’oubli. Les innovations permettront donc des changements dans l’économie, mais pas forcément sa croissance.

Economiste: Mais la question principale est de savoir si la vie dans 400 ans sera indéniablement de meilleure qualité qu’aujourd’hui. Même si l’énergie est fixée et que le PIB est fixe, est-ce que la qualité de vie s’améliorera réellement ?

Physicien: Je ne sais pas si une telle affirmation peut être objective. Beaucoup de gens regrettent les temps passés. Peut-être n’est-ce le résultat que de l’ignorance ou du romantisme. Cela peut être vraiment excitant de s’imaginer vivre pendant la Renaissance, jusqu’à ce qu’un pot de chambre vidé par la fenêtre ne vous éclabousse. Quoi qu’il en soit, quelle sorte d’amélioration universelle et objective peut-on imaginer ?

Economiste: Bien, par exemple, regardons un dessert, avec un sirop décoratif sur une belle assiette. Il est magnifique et certainement goûteux. La valeur que nous donnons à ce dessert est supérieure au même dessert sans décoration. Les grands chefs continueront d’innover. Imaginons une recette d’un futur éloigné de 400 ans qui vous étonnera. Vous ne pourriez même pas imaginer qu’un dessert pourrait être si extraordinairement beau et si délicieux. La foule ferait la queue pour contempler une telle création. Pas plus d’énergie, pas plus d’ingrédients, mais une valeur ajoutée pour la société. Cela est une forme d’amélioration de la qualité de vie, qui ne nécessite pas des ressources additionnelles et qui coûtera probablement la même part du PIB.

Physicien: Cela me rappelle une histoire. J’étais à l’observatoire du Mont Palomar avec un gourou de l’instrumentation optique qui m’a appris beaucoup de choses. Son repas de la nuit, préparé au soir par la cuisine de l’observatoire et conditionné dans un sac marron, était constitué d’un sandwich au thon formé de deux parties: des tranches de pain enveloppés dans un film plastique, et une salade de thon eux aussi enrobé de ce film. Cette séparation évitait que le thon ne ramollisse le pain au bout de plusieurs heures. Il posait son thon entre deux tranches de pain et cela ressemblait à un serpent qui venait de manger un rat. Étonné, je lui demandais s’il comptait étaler le thon sur le pain avant de le manger. Il me regarda énigmatiquement et m’a répondu que « tout finira au même endroit ».

Autrement dit, une présentation esthétique aussi extraordinaire soit-elle, n’aura pas une valeur universelle pour la société. Tout ira au même endroit après tout.

CONCLUSION:

En repensant à cette discussion, on peut se dire qu’un économiste qualifié ne devrait pas avoir à reculer devant les arguments d’un scientifique sans aucune connaissance particulière en économie.

Nous avons dû reconnaître plusieurs points essentiels:

– l’énergie peut avoir des limitations physiques

l’efficience a des limites, même si on s’intéresse à la réalité virtuelle.

l’énergie a forcément un prix plancher, ce qui oblige de reconnaître une fin de la croissance éternelle du PIB

Je vais citer un livre (non traduit à ce jour en français): Ecological Economics d’Herman Daly et Joshua Farley:

« … Nous ne partageons pas le point de vue de nombre de nos collègues qui affirment que la croissance résoudra le problème économique, que les étroits intérêts personnels sont les seules motivations humaines fiables, que la technologie trouvera toujours des substituts à une ressource épuisée, que le marché peut efficacement partager tous les types de biens, que le marché libre aboutira toujours à un équilibre entre l’offre et la demande, ou que les lois de la thermodynamique sont sans effets sur l’économie. »

En passant, cela m’inspire un graphique que j’ai vu quelque part sur le net, à propos de la dette US. Belle exponentielle non ? Bon d’accord, elle n’a rien avoir avec la croissance du PIB.. Quoique…

 

Actu du Jour: un important gisement de terres rares découvert dans le Pacifique, près du Japon

Une découverte d’un important gisement sous-marin de terres rares a été faite près des côtes japonaises par une équipe de géologue menée par le Pr.Yasuhiro Kato.

L’estimation porte sur 6,8 millions de tonnes, ce qui correspond à plus de 200 ans d’utilisation industrielle japonaise au rythme actuel.

Les terres rares (formées de 17 métaux indispensables aux applications nombreuses de la hi-tech allant des écrans plats aux éoliennes) sont actuellement extraites à 95% en Chine, qui limite les exportations.

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Actu du Jour: Les entreprises du CAC 40 ne valent plus que leurs fonds propres

Je suis en déplacement professionnel, mais cela ne m’empêche pas d’avoir noté une information très intéressante : une étude du cabinet Ricol Lasteyrie avec les chiffres à fin 2011, a montré que le niveau des entreprises formant le CAC 40 ne valent plus en Bourse que leurs fonds propres. Et ceci malgré de bons résultats et des investissements.

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Les limites de la croissance exponentielle (3ème partie): le prix minimal de l’énergie

Après une petite pause, due à divers déplacements professionnels qui m’ont éloignés quelque peu de ce blog, la série d’articles consacrés aux limites de la croissance infinie reprend ici avec cette troisième partie.

Elle fait suite à cet article: http://www.investisseur-particulier.fr/les-limites-de-la-croissance-exponentielle-2eme-partie-les-limites-de-la-reduction-des-depenses-energetiques

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Physicien: Quittons la Matrice et allons droit au but. Imaginons un monde avec une population constante et une utilisation énergétique constante. Si le flux d’énergie est fixe, mais si on considère une croissance économique continue, alors le PIB continuera à croître. Cela signifie que l’énergie, une ressource physiquement limitée, doit devenir arbitrairement bon marché pour que le PIB puisse continuer sa croissance.

Economiste: Oui, je pense que l’énergie joue alors un rôle amoindri dans l’économie et devient tellement peu chère qu’on puisse la négliger.

Physicien: Pensez-vous vraiment cela ? Une ressource physiquement limitée qui est fondamentale à n’importe quelle activité économique pourrait devenir bon marché ?

Economiste: Oui, c’est ce que je pense.

Physicien: Bon, assurons nous que nous parlons de la même chose. L’énergie représente de nos jours environ 10% du PIB. Admettons que nous limitions la quantité disponible chaque année à un certain niveau, mais que nous laissons le PIB croître. Nous devons ignorer l’inflation en tant que nuisance dans ce cas: si mes 10 unités d’énergie coûtent cette année 10 000 $ de mes revenus de 100 000 $; alors l’an prochain, la même quantité d’énergie coûtera 11 000$ de mes 110 000 $. Nous allons ignorer cet effet en tant qu’inflation « dénuée de sens ». La « croissance » du PIB dans ce sens n’est pas une vraie croissance, mais juste un rééquilibrage de la valeur de la monnaie.

Economiste: Soit.

Physicien: Donc, pour avoir une vraie croissance du PIB avec une énergie constante, la coût fractionnel de l’énergie doit diminuer par rapport au PIB.

Economiste: Correct.

Physicien: Jusqu’où pensez-vous que cela puisse aller ? Le coût de l’énergie descendra jusqu’à 1% du PIB ? 0,1%? Y-a-t’il une limite ?

Economiste: Il n’y en a pas nécessairement. L’énergie peut devenir un problème d’importance secondaire dans l’économie du futur, comme dans le cas d’un monde « virtuel » que nous avons précédemment évoqué.

Physicien: Mais si l’énergie devenait arbitrairement bon marché, quelqu’un pourrait tout acheter, et soudainement, les activités économiques pourraient se gripper. La nourriture cesserait d’arriver sur la table sans énergie. Les gens s’intéresseront à cela et quelqu’un sera prêt à payer plus pour cette énergie. Chacun voudra le faire, ce qui fera augmenter les prix de l’énergie. Il y a donc un plancher au prix de l’énergie.

Economiste: Ce plancher peut être très bas: bien moins que les 5-10% que nous payons aujourd’hui.

Physicien: Mais il y aura bien un plancher ? 5% ? 2% ? 1 % ?

Economiste: Disons 1%.

Physicien: Ainsi une fois que notre coût annuel en énergie atteindra 1% du PIB, les 99% restants seront bloqués. S’ils essayent de croître, alors les prix de l’énergie devront croître proportionnellement, et nous aurons une inflation monétaire, donc pas de vraie croissance.

Economiste: Je n’irais pas si loin. On peut toujours avoir de la croissance sans augmentation du PIB.

Physicien: Ceci dit, nous sommes maintenant d’accord que les prix de l’énergie ne peuvent pas baisser indéfiniment.

Même les premiers économistes, comme Adam Smith, prévoyaient la croissance économique comme étant une phase temporaire durant peut-être quelques siècles, et ayant pour limite les terres. Si les humains persistent sur le long terme, il est claire que la théorie de l’économie constante va de loin survivre l’actuelle économie basée sur la croissance continue.

Oublions Smith, Keynes, Friedman et tous les autres. Les économistes s’intéressants à une économie constante et fonctionnelle resteront dans l’Histoire bien plus longtemps que les adeptes de la croissance…

(à suivre…)

Remarque: Si vous voulez en savoir plus sur les économistes de la croissance nulle (Tim Jackson…), je vous suggère cet article qui résume bien cette approche: http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey/2011/02/22/un-capitalisme-sans-croissance-economique-est-il-possible/

Les traders à la télé

Mon opinion générale sur la télé est résumée dans l’image ci-dessus. Je n’ai d’ailleurs pas de téléviseur chez moi. Bon, j’avoue que je regarde à l’occasion quelques émissions via l’internet, mais jamais des émissions « grand public » comme la série d’Harry Roselmack.

Je trouve que ses émissions sont trop superficielles et ne creusent pas assez le sujet traité.

Cependant, je me contredis ici même en vous mettant un lien vers l’émission, datant de février 2012 et intitulée « Avec les traders au coeur de la crise financière« .

Bon, les défauts précédemment indiqués restent valables, mais il y a au moins un élément intéressant dans ce reportage (vers la minute 38) où Jean-Louis Cussac (un trader sur fond propre expérimenté) explique sa manière de voir le risque: « si vous spéculez tout le temps fort, vous êtes certain de tout perdre à un moment donné. Tout. Vous avez 0 chance de gagner si vous spéculez tout le temps fort. »

Il indique aussi les grandes lignes de son succès sur le long terme: money management, gestion du risque. Je ne connais pas ses résultats réels ni la qualité des formations qu’il propose (et j’ai une tendance naturelle à me méfier des « formateurs » en trading…), mais je ne doute pas de son expérience sur les marchés. Ce qui me permet de répéter une fois encore l’importance de la gestion des risques !

Bon visionnage (et oui, on est sur TF1, donc il y aura des coupures pubs…) !

EDIT du 19/04/2013: Visiblement, la vidéo n’est plus disponible…

Le chômage des jeunes en Europe

Dans la rubrique « relativisons », on pourrait remarquer les choses suivantes:

– depuis les années 90, le chômage des jeunes en France est relativement constant (oscillant autour de 20%)

– pour l’Allemagne, c’est la même chose, à deux détails près: l’oscillation se fait autour de 10% et nous sommes actuellement près des plus bas (alors qu’en France, on serait plutôt vers les hauts)

– L’Italie et la Grande-Bretagne viennent de sortir par le haut de leur oscillations habituelles (qui sont respectivement vers 25% et 15%)

– La Grèce, l’Espagne et dans une moindre mesure le Portugal et l’Irlande, subissent des oscillations beaucoup plus fortes et viennent tous de dépasser leurs plus hauts des années 90.

– A part en Allemagne, les taux de chômage chez les jeunes sont au-dessus de 20% actuellement (avec des pointes à plus de 50%), ce qui est tout de même énorme si on considère que ces chiffres n’incluent ni les étudiants ni les nombreux titulaires de contrats précaires/à temps partiel/subventionnés.

Je me livre ici à une analyse très simpliste, mais souvent, les savants calculs ne servent pas à grand chose et ce sont les grandes tendances qui sont utiles pour comprendre une situation.

Ma conclusion est donc simple:

L’Europe, depuis 20 ans, a des problèmes structurels liés au chômage des jeunes, hormis l’Allemagne. Cela veut dire que « l’avenir a mal commencé » depuis un bout de temps déjà !

La France, ne s’en sort pas si mal que ça, bien que l’écart avec l’Allemagne se soit creusé ces derniers temps. De là à dire que la situation laisse de l’espoir, malgré tout, il n’y a qu’un pas optimiste à franchir…

Comment un pays ayant plus de la moitié de ses jeunes sans emploi, c’est à dire sans réelles ressources et surtout sans avenir perceptible, peut-il subsister durablement ?

Il n’y a pas d’avenir sans jeunesse.

Bref, si aucune réelle politique en faveur des jeunes n’est menée, non seulement je prédis des révolutions européennes d’ici quelques années dans les pays les plus touchés, mais aussi un déclin des pays jusqu’alors épargnés.

Ceci dit, restons « optimistes » car en France, à force d’hésitations et de politiques molles accumulées, nous conservons de la marge pour au moins encore 10 ans.

Du point de vue boursier, cela est difficile à interpréter, mais un scénario à la japonaise, avec d’occasionnels jolis rebonds me parait de plus en plus réaliste.

Je ne suis pas un fanatique de la recherche de configurations graphiques identiques, mais lorsqu’une pomme tombe d’un arbre, il n’y a pas mille trajectoires possibles, seulement quelques unes, en fonction du vent, etc.

 

Ce sont là quelques raisons de plus pour investir dans la valeur à chaque crise et revendre au milieu d’un rebond sur des niveaux de valorisations encore raisonnables. Parallèlement à cela, je continue à penser que l’investisseur particulier a également intérêt à acquérir des réflexes de traders et ne pas trop se soucier de la macro-économie, mais simplement des mouvements très court/court termes.

Evidemment, ne devient pas trader qui veut !